[Chronique] King’s Game, Volume 1 – Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

[Chronique] King’s Game, Volume 1 – Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

kings game 1


Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis

J’ai longtemps évité ce manga. Sorti pendant la période où pas mal de mangakas essayaient de surfer sur la vague du succès de Yoshiki Tonogai avec Doubt et Judge, après feuilletage de ce premier tome, il m’était apparu comme un reboot des sagas de Tonogai, avec du sexe en plus. Après lecture, j’en était vraiment pas loin…

En effet, à minuit le Roi envoie un nouveau gage aux élèves d’une même classe et si ils ne réalisent pas son ordre, les élèves qui devaient réaliser ce gage meurent, bien souvent par pendaison. Ça va du gage gentillet du style « embrasse ta voisine de classe » à « couche avec untel, sinon vous mourrez tous les deux ». En bref, que des gages « physiques » (pour ne pas dire sexuels), qui enlèvent tout le côté horrifique du manga. On aurait pu avoir peur si les gages étaient un peu plus diversifiés et si les personnages n’avaient pas des réactions totalement exagérées.

Que ce soit les élèves comme les adultes, les réactions sont trop exagérées. Entre celle qui se prostitue pour gagner un concours de popularité, celui qui bat un de ses camarades parce qu’il a du coucher avec sa copine pour un gage (c’était ça où elle mourrait, estime toi heureux, mec) ou leurs réactions en général face aux ordres du roi, c’est beaucoup trop. Quant aux adultes, les seuls au courant sont des policiers qui n’y croient pas une seule seconde. Je ne sais pas, moi j’enquête sur des suicides inexpliqués de jeunes et une classe entière me dit que c’est la faute du King’s Game et me parle des mails, je prend le groupe au sérieux et tente le tout pour remonter jusqu’au destinataire des mails, ce qui me paraît 10000 fois plus logique.

Côté graphismes, le découpage des cases n’est pas fluide avant la fin du manga qui est bien plus structuré. Les dessins sont bien réalisés, le trait est fin, mais on peut regretter que les expressions des personnages soient autant exagérées que dans le texte et qu’elles soient réutilisées en permanence, sans se donner la peine de les modifier légèrement. Les personnages sont bien travaillés et on les reconnait parfaitement, tout en restant dans les codes du manga. Le style et beaucoup trop fouillis (pour ne pas dire bordélique), on en prend plein les yeux, mais pas dans le bon sens du terme.

En bref, ce premier tome ne m’a pas plus séduite que ça, j’en suis presque déçue. Je lirais le deuxième tome pour laisser une chance à ce manga, mais il est clair que ce ne sera pas tout de suite pour moi.

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