[Chronique] Aya de Yopougon, Volume 1 – Abouet & Oubrerie

[Chronique] Aya de Yopougon, Volume 1 – Abouet & Oubrerie

aya de yopougon 1


En Côte d’Ivoire, dans les années 1970, l’époque est insouciante. L’auteure raconte à travers l’adolescence d’Aya l’école obligatoire, le travail facile, les hôpitaux bien équipés, l’absence totale de définition ethnique, dans une Afrique sans guerre et sans famine. Prix du premier album du Festival de la BD d’Angoulême 2006.

Mon avis

La première fois que j’ai lu Aya de Yopougon, c’était au collège, il y a bien 8 ans maintenant. Je crois même que le premier tome venait tout juste de sortir. Notre classe avait sélectionné cette BD pour la présenter au Salon du livre de Cherbourg (pour un concours je crois), et pour l’occasion nous avions fait un totem en bois avec gravé dessus, si mes souvenirs sont exacts, le titre du livre, le nom de l’auteur et ce que l’histoire de Aya nous inspirait à nous, collégiens de 3è. J’étais tombée sous le charme de cette BD, je crois même avoir lu la suite, mais une fois que je suis rentrée au lycée, je n’ai plus tellement lu de livres en dehors de Twilight (pas taper), et cette saga m’était totalement sortie de la tête jusqu’à ce que le film sorte et que Livraddict propose ce livre en partenariat avec Folio, que je remercie énormément. Et comme votre blogueuse à une mémoire de poisson rouge concernant ce qui s’est passé avant son entrée au lycée, elle a totalement oublié de quoi parlait Aya de Yopougon. En bref, j’ai redécouvert l’histoire et pour la deuxième fois je suis tombée sous le charme.

Yopougon, c’est un quartier populaire d’Abidjan où vivent Aya, Adjoua et Bintou ainsi que leurs familles. Nous suivrons Aya, une jeune fille qui souhaite devenir médecin, à l’instar de son père qui souhaite qu’elle n’aille pas plus loin que le BAC, qu’elle se trouve un gentil mari qui l’entretiendra, telle est la place de la femme d’après lui. En parallèle, nous aurons ses deux amies, Adjoua et Bintou, qui ne pensent qu’à sortir s’amuser, draguer et suivre le plan de trouver un mari qui pourra s’occuper d’elles sans qu’elles aient trop à se fouler. Mais tout n’ira pas comme tout le monde le souhaite quand Moussa rentrera dans la partie et qu’il devient l’objet de convoitise de Bintou et Adjoua, mais aussi du père de Aya qui ne veut que le meilleur pour sa fille…

J’ai totalement adoré le style d’écriture de Marguerite Abouet, qui au lieu d’écrire cette BD « à l’occidentale », nous fournis des tas d’expressions africaines, toutes répertoriées dans un lexique pour que la compréhension soit totale, nous permettant une immersion assez impressionnante dans les souvenirs de son enfance. Côté graphisme, le trait est fin et les cases sont assez colorées. Les visages des personnages sont vraiment expressifs, ajoutant une touche de réalisme à l’histoire.

En bref, je suis très contente d’être retombée sur cette saga qui m’avait beaucoup plus à l’époque et c’est l’occasion pour moi de la redécouvrir à nouveau. C’est donc avec joie que je vais me procurer la suite pour vous en faire profiter 🙂

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