Archives de
Étiquette : horreur

[Chronique] Bird Box – Josh Malerman

[Chronique] Bird Box – Josh Malerman

bird box

  • Éditeur : Le Livre de poche (2014)
  • Pages : 380
  • Genre : Science-Fiction, Horreur
  • Prix : 15.90 €
  • Acheter Bird Box

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Mon avis

Depuis qu’Ils sont arrivés, il ne faut surtout pas regarder dehors. Vous pourriez devenir fous. Ce n’était qu’une rumeur au début. Après tout, des gens qui en tuent d’autres puis mettent fin à leurs jours, c’est malheureusement monnaie courante. Mais ça s’est amplifié. Parce qu’ils ont vu quelque chose qui les a poussés à passer à l’acte. Qui sont-Ils, d’où viennent-Ils ? Le monde entier se pose ces questions, tandis que Malorie se prépare à accoucher au milieu de cette horreur…

Ça a été une véritable surprise ! D’abord attirée par la couverture, je ne pensais pas découvrir un tel récit. Premier roman de Josh Malerman et dont les droits appartiennent à Netflix pour un film (21 décembre 2018, retenez cette date !), Bird Box a tout de la science-fiction horrifique et survivaliste.

On a ici la population mondiale, affolée par une créature, qui n’est jamais décrite ou encore nommée. Nous essayons de deviner qui Elles sont, d’où est-ce qu’Elles viennent, leur but ? On devine tout juste leur présence, quand un personnage ne vient pas mettre un coup de pieds dans nos certitudes. Car personne ne s’accorde sur ce qui est dehors. Véritables créatures ou folie collective ? Tant de questions, et si peu de réponses… Et c’est là où réside tout l’intêret de Bird Box. C’est un roman qui se rapproche de ceux de Lovecraft : des créatures innomables que l’on ne voit pas, que l’on devine et la folie ambiante… Le maître de l’horreur n’aurait pas renié ce titre !

Malorie, une femme forte au milieu du chaos

Le personnage que nous suivons ici est Malorie. Enceinte au début de la crise, elle va se retrouver obligée d’accoucher au milieu du chaos ambiant. Et devoir plus tard, élever ses enfants dans le noir, de façon quasi-militaire. Pour leur survie à tous. C’est une femme forte, qui a beaucoup de courage et qui nous surprends toujours plus au fil des pages. Au détriment des hommes qui préfèrent se ranger derrière leurs peurs, Malorie essaye de contenir les siennes pour survivre.

D’une façon plus globale, je ne me suis pas attachée aux autres personnages – en quelques lignes on peut les perdres assez vite. Cependant, on est très vite pris dans la spirale de leurs émotions. On a peur avec eux, on sursaute quand un nouveau venu frappe à la porte. Leur détresse est palpable. J’étais tellement prise dans l’histoire que j’ai eu du mal à la quitter !

Et tout cela nous tient en haleine. Le pire, ce sont les derniers chapitres. Je n’ai pas pu lâcher mon livre à ce moment-là ! Tout au long de l’histoire, on alterne entre le passé et le présent, pour mieux comprendre le contexte de Bird Box. Et là où j’admire le talent de Josh Malerman, c’est que le rythme n’est pas cassé par ces allers-retours, tout reste fluide et cohérent. Vous avez ici un véritable pageturner !

En bref, il vous reste un peu plus de 3 mois pour dévorer Bird Box avant la sortie du film. Coup de coeur certifié !

[Chronique] Soleil noir – Christophe Semont

[Chronique] Soleil noir – Christophe Semont

soleil noir


Promu sergent dans le nord de l’Argentine, Esteban Pantoja s’apprête à fêter son avancement en compagnie de sa femme et de sa fille. Pour eux, ce soir-là, tout va basculer… Adela est serveuse dans un bar de nuit de La Paz. Un boulot comme un autre, en attendant mieux. Depuis quelques mois, elle se bat contre des visions qui la hantent jour et nuit. Ils s’appellent Sergio, Kamila, Federico et Diego. Ils sont jeunes, ils ont la vie devant eux. La vie… et un énorme conteneur, abandonné au cœur de la jungle.
Rien ne les vouait à se rencontrer.
Et pourtant, leurs destins sont liés. Tous vont être les témoins de la folie d’un homme. Car au plus profond de la forêt amazonienne, tapi dans son antre, un serpent attend son heure…

Merci aux éditions Critic pour cette lecture !

Mon avis

Esteban vient tout juste d’être promu sergent. Voulant fêter ça avec sa petite famille, il va chercher sa femme avec sa fille. Sa femme travaille à la banque, s’occupe des derniers clients pendant que son mari l’attend. Mais personne ne repartira de la banque, car un braquage est en cours, et ces hommes sont sans pitié. Plus loin, des enfants découvrent un conteneur rempli de cadavres. A la Paz, Adela, une jeune serveuse, est victime d’hallucinations toutes plus réalistes les unes que les autres. Tandis que Esteban se réveille à l’hôpital, seul rescapé du braquage, il jure vengeance. Tout ce petit monde est lié, mais ne le sait pas encore…

Comme dans tout bon roman où tout est lié mais que nos personnages ne sont pas au courant, on est envoyés d’un bout à l’autre. Car même si on se doute de la liaison, quelle est la base de tout ceci ? Comment en sont-ils venu là, alors qu’ils ne se connaissent pas ? C’est ce que nous allons tenter de déchiffrer aux côtés de Esteban, sur la piste des hommes qui ont tué sa femme et sa fille.
Et pour un court roman de 265 pages, il y a beaucoup de monde ! Avec une vie bien à eux, un passé, mais j’ai tout de même eu du mal à les cerner, du au trop grand nombre, on a pas vraiment le temps de s’attacher à l’un d’entre eux.

Le lien avec l’Histoire est assez facile à deviner, mais là où réside l’intérêt, c’est de chercher à savoir qui a fait quoi, et comment. Du reste, l’enquête est cohérente du début à la fin, et il reste assez difficile à deviner les tenants et les aboutissants tant que nos personnages n’ont pas mis le nez dedans, cela reste assez mystérieux pour éveiller la curiosité du lecteur jusqu’au bout.
Côté écriture, je suis ravie de retrouver Christophe Semont avec Soleil noir ! Les descriptions sont toujours autant réalistes, on a l’impression d’y être. La fin reste ouverte, laissant imaginer le bon comme le pire pour l’après, faisant travailler notre imaginaire. Bien que je n’approuve pas forcément le choix de Adela, c’est une fin comme je les aime : tout est bien qui fini bien ou tout est bien qui fini mal ?

En bref, Soleil noir est un court thriller très intéressant à suivre, du fait du style d’écriture très descriptif de son auteur. Bien que l’on ne s’attache pas forcément aux personnages, on reste concentrés sur l’enquête jusqu’au bout. Une bonne lecture, qui satisfera les grands comme petits lecteurs de ce genre.

[Chronique] Avec tes yeux – Sire Cédric

[Chronique] Avec tes yeux – Sire Cédric

avec tes yeux

  • Éditeur : Presses de la cité (2015)
  • Pages : 550
  • Genre : Thriller
  • Prix : 21.50€
  • Acheter Avec tes yeux

Thomas ne croit que ce qu’il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Merci aux éditions Presse de la Cité et le blog Book en Stock  pour cette lecture !

Mon avis

Thomas fait des rêves horribles en ce moment. Pour essayer de régler le problème, il accepte qu’un psy l’hypnotise. Mais depuis, c’est pire. Il est maintenant en proie à des visions cauchemardesques où il torture une jeune femme jusqu’à la mort. Persuadé que tout cela est réel et que cela va se dérouler prochainement, il tente le tout pour le tout et part à la recherche de la victime pour empêcher que cela arrive. Et c’est là que les ennuis commencent…

Le petit dernier de Sire Cédric (pas si petit que ça) a été un sacré coup de cœur. Et pourtant, il est très angoissant, tant l’auteur joue avec nos peurs. Mais l’histoire donne envie d’y revenir malgré tout; même si l’on ne se sent pas très rassuré pendant la lecture. L’ambiance que Sire Cédric installe dans ses romans est généralement angoissante, ça fait froid dans le dos, mais d’un autre côté, on ne résiste jamais longtemps et on replonge aussi vite dans l’histoire ! Bref, j’aime me faire peur.

On y suit donc Thomas, web-développeur de son état et fraîchement célibataire, qui se retrouve avec ses visions pour le moins étranges. Il va être aidé par Fox, une jeune fille rencontrée sur un canal IRC, et Nathalie, une gendarme qui reste dans les bureaux car son père, plus haut gradé qu’elle, fait tout pour qu’elle n’aille pas sur le terrain. On saute d’un point de vue à un autre sans s’emmêler les pinceaux, et surtout sans jamais deviner ce qu’il en retourne. Et pourtant, Sire Cédric laisse des tas d’indices dans le texte, mais ils sont soit trop minces pour en tirer une conclusion, soit c’est un piège. Dans tous les cas, impossible de deviner avant la fin ce qu’il en est, le secret est bien gardé !

L’intrigue est cohérente, pleine de suspens, et joue avec nos nerfs. La plume de Sire Cédric est toujours agréable à lire. C’est fluide, et l’auteur a un vocabulaire riche. Tous les sujets qu’il aborde sont traités à la perfection, on sent bien que l’auteur s’est documenté avant de se lancer dans l’écriture de Avec tes yeux.

En bref, Avec tes yeux est un thriller horrifique dans la lignée des autres romans de Sire Cédric, peut-être un peu moins fantastique que d’habitude. Si vous ne craignez pas d’avoir la frousse, foncez chez votre libraire !

[Chronique] Incubes : Actes I & II – Anthony Holay

[Chronique] Incubes : Actes I & II – Anthony Holay

incubes

  • Éditeur : Édition des tourments (2015)
  • Pages : 83
  • Genre : Horreur
  • Prix : 13€
  • Acheter Incubes

Résumé Incubes, Acte I :
Un couple, qui vient tout juste de perdre leur enfant, décide d’aller passer une semaine isolé du monde dans un charmant chalet de montagne. Tandis que la femme fait difficilement son deuil, l’homme aperçoit des silhouettes étranges et inquiétantes qui rôdent autour de la maison en pleine nuit…

Résumé Incubes, Acte II :
David, et sa femme Anna, profitent d’un beau week-end d’été pour emmener voir les cascades à leur tout jeune bébé Juliette. En chemin, ils s’arrêtent sur une aire de repos, en pleine montagne, pour se désaltérer. Malheureusement pour eux, quelque chose de profondément mauvais se cache en ces lieux ; quelque chose qui enlèvera Anna et Juliette et les entraînera au sein même de la montagne. En s’engageant dans une poursuite effrénée pour tenter de sauver sa famille, David ne se doute alors pas du lourd secret qu’il s’apprête à déterrer…

Merci à l’auteur, Anthony Holay, pour cette lecture !

Mon avis

J’avais déjà eu l’occasion de découvrir le premier acte d’Incubes l’année dernière, aux éditions House made of dawn. J’avais tout particulièrement adoré avoir peur en lisant cette nouvelle. Et donc quand l’auteur m’a présenté la suite, j’ai tout de suite accepté de la lire. Et après lecture, j’ai comme l’impression qu’un troisième acte ne serait pas de trop…

Les actes I et II sont regroupés dans cette nouvelle édition, mais je vais surtout parler du dernier acte, ayant déjà longuement parlé du I ici. Le II est sa suite directe, on y suit cette fois-ci deux nouveaux personnages, David et Anna. Voulant faire une pause sur une aire de repos, Anna et sa fille se font enlever par d’étranges créatures. N’écoutant que son courage, David fonce dans la forêt pour les récupérer. Les mêmes créatures croisées dans le premier acte…

On y retrouve la même atmosphère tendue que dans l’acte I. Et ici, c’est une part du mystère qui est dévoilé, on en apprend plus sur les créatures, mais d’un autre côté on ne peut faire la distinction entre le vrai et le faux. Hallucinations ou véritables créatures sorties tout droit des enfers? Jusqu’à la dernière ligne, l’auteur nous tient en haleine. Car là où on pourrait penser que l’histoire va se répéter, Anthony Holay nous offre un retournement de situation inattendu et des révélations qui nous font encore plus douter.

J’ai été tellement happée par cette lecture, que j’ai lu les deux actes en une après-midi, voulant à tout prix connaître la fin. C’est une histoire qui se lit très facilement. Les descriptions, encore une fois, nous offrent une immersion assez agréable, il a été très facile d’imager les différentes scènes qui composent ce deuxième acte. Quant à la fin, elle est surprenante, mais reste dans la continuité d’Incubes, c’est cohérent. J’espère qu’un troisième acte verra le jour, car je pense qu’il y a encore beaucoup à dire autour de ce mystère…

[Chronique] Je suis ton ombre – Morgane Caussarieu

[Chronique] Je suis ton ombre – Morgane Caussarieu

je suis ton ombre


Le Temple, petit village du Sud-Ouest, ses plages, ses blockhaus, son unique bistro, son école où la violence est le seul remède à l’ennui. Poil de Carotte y vit seul avec son père handicapé. Gamin perturbé aux penchants sadiques et souffre-douleur de ses camarades de classe, sa vie bascule lorsqu’il se rend dans une ferme calcinée en lisière de forêt. Des fantômes y rôdent, paraît-il.Mais en lieu et place de revenants, il découvre un étrange journal rédigé par des jumeaux, il y a trois cents ans. Leur vie sauvage et heureuse à La Nouvelle-Orléans tourne au cauchemar lorsqu’un marquis décadent les prend à son service.Plus Poil de Carotte avance dans sa lecture, plus des événements étranges surviennent : un chat noir qui parle, une voix qui lui chuchote la nuit à l’oreille, un enfant au teint trop pâle et aux lèvres trop rouges… Et s’il avait réveillé des forces aussi malsaines qu’attirantes ?

 

Mon avis

Poil de carotte, un gamin qui vit dans un petit village de campagne, est le souffre-douleur de ses camarades. Alors qu’il rêve d’intégrer la bande du petit « caïd » de l’école, Timmy, il va tomber un jour sur un carnet étrange qui a tout du journal intime. Et pour cause, ce petit journal relate la – courte – vie d’humain de Gabriel, le jeune vampire sadique de Dans les veines

Ça faisait un petit bout de temps que je voulais sortir de ma pile à lire ce roman-là, sans que je trouve le temps de le faire. C’est enfin chose faite et j’ai renoué avec l’univers de Morgane Caussarieu: violent, malsain, à ne pas mettre entre toutes les mains, bref ce qui s’annonce être un régal.

Et donc, on revient ici sur le personnage de Gabriel, le gamin-vampire, jaloux et complètement flippant du premier roman de l’auteure. On découvre ses derniers moments en tant qu’humain dans les bayous, à la Nouvelle-Orléans, à l’époque où l’on colonise ce nouveau monde avec en prime le commerce triangulaire. On assiste également à la transformation de Gabriel en vampire. Mais tout cela ne va pas se dérouler dans le plus grand des calmes : Gabriel va vivre un calvaire, à la limite du supportable, car encore une fois les vampires n’ont pas le monopole de la monstruosité, les humains sont eux aussi des monstres dans leurs domaines respectifs… (Gabriel en devient presque attachant. Presque.)

J’ai dévoré Je suis ton ombre en une soirée, tellement on se retrouve vite transporté dans l’univers immersif de Morgane, on s’y croirait, surtout dans les bayous. La chaleur, l’humidité, les bestioles qui grouillent, les vêtements qui collent à la peau… C’est toujours un plaisir, rien que pour cette immersion, de lire les récits de cette auteure.

Encore une fois, j’en ressors ravie et j’ai très très envie de sortir de ma PàL Vampires et Bayous pour pouvoir continuer sur cette lancée !

Merci à Toine, mon nain préféré, pour cette lecture (et dédicacé avec un poney, siouplaît ! ). Du coup la dédicace prend tout son sens après lecture ahahah… Pauvres poneys :'(

je suis ton ombre dédi

[Chronique] De fièvre et de sang – Sire Cédric

[Chronique] De fièvre et de sang – Sire Cédric

de fièvre et de sang


Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ?

Mon avis

Quand j’ai commencé à lire De fièvre et de sang, je ne pensais pas que je me retrouverais à manger plus de 600 pages en deux jours, et à ajouter toute la bibliographie de Sire Cédric dans ma wishlist. Et pourtant, c’est ce qui vient de se passer…

On suit le commandant Vauvert et une profileuse albinos, Eva, qui enquêtent sur la disparition de plusieurs jeunes femmes. Ils retrouvent la dernière victime, Eloïse Lombard, chez ses kidnappeurs, les frères Salaville. Ils retrouvent également sur place une vingtaine de cadavres pendus par les pieds, le visage arraché, toutes vidées de leur sang. La maison est pleine de pentacles et noms de divinités/démons tracés au sang sur les murs et le sol. Après la mort des frère et six mois d’enquête, l’affaire et classée. Jusqu’au jour où les meurtres recommencent de plus belle, pile un an après le sauvetage d’Eloïse…

Ce roman est un véritable page-turner! L’écriture fluide de l’auteur y est pour beaucoup, mais aussi l’ambiance angoissante qui plane sur l’histoire, et qui ne nous lâche pas jusqu’au bout! Entre paranormal et ésotérisme, Sire Cédric nous fait passer par tout un panel d’émotions très rapidement.

De plus, l’histoire est extrêmement bien menée! Rien, aucun indice qui pouvait nous faire deviner la fin avant nos personnages principaux, un thriller vraiment bien ficelé en somme. Mon seul regret, c’est qu’on en apprenne pas plus sur le passé d’Eva et Vauvert. Autant celui de notre profileuse est un minimum expliqué (même si je trouve ça trop peu), celui de Vauvert nous est totalement inconnu.

Mais malgré ça, j’en ressort extrêmement satisfaite, et très contente de cette lecture, c’est un coup de cœur pour moi. Vous aimez les romans horrifiques et les thrillers bien ficelés? Alors De fièvre et de sang est fait pour vous!

[Chronique] Appartement 16 – Adam Nevill

[Chronique] Appartement 16 – Adam Nevill

appartement 16


Certaines portes devraient toujours rester fermer…

A Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n’y entre, personne n’en sort. Et c’est comme ça depuis cinquante ans.
Jusqu’au jour où April, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l’appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d’étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant.
Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, April commence à reconstituer l’histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l’immeuble et l’entrée de l’appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d’inimaginable…

Mon avis

Ceci est un abandon. J’ai tenu 100 pages, après j’ai tout arrêté. Ça fait deux mois que j’enchaîne les bouquins lourdingues, je n’en peux plus. Mais je vais quand même taper un petit avis, parce que quand même, y’a matière.

Barrington House est un immeuble hanté, ou réside un fantôme et un vortex démoniaque. Il s’y passe des choses étranges, comme des tableaux vivants… Pour couronner le tout, le gardien de nuit a des hallucinations qui sont extrêmement proches de la réalite…

Je ne sais pas si c’est la traduction qui est foireuse ou le style de l’auteur qui gâche tout, mais OH MON DIEU COMBIEN CE LIVRE EST LOUUUURD! Vraiment! Bye bye la fluidité! J’ai du relire plusieurs fois certaines phrases pour pouvoir comprendre où voulait en venir l’auteur, et quand tu commences un livre comme ça, généralement ça n’annonce rien de bon.

Autant les moments où il ne se passe rien de palpitant, le texte est plutôt bien écrit, on arrive à suivre, mais une fois qu’on touche au côté horreur du roman, l’auteur s’éparpille, se répète, perd le lecteur… Comment peut-on avoir peur en lisant un roman d’horreur si on arrive même pas à suivre l’auteur?

Côté personnages, rien de bien transcendant, j’en ai bien peur, que ce soit Seth ou Apryl…

C’est donc avec regret que je referme ce livre, parce que le résumé était tellement tentant…

[Chronique] Incubes – Anthony Holay

[Chronique] Incubes – Anthony Holay

incubes

  • Éditeur : House Made of Dawn (2010)
  • Pages : 36
  • Genre : Horreur
  • Prix : 1.99€
  • Acheter Incubes

Un couple, qui vient de perdre leur enfant, décide de s’isoler du monde en louant un chalet à la montagne pour les vacances. Mais, tandis que la femme se remet difficilement de ce deuil, l’homme commence à percevoir des formes inquiétantes dans l’obscurité…

Mon avis

Justine et son mari ne sont plus les mêmes depuis que celle-ci à perdu son fils, étant mort-né. Pour pouvoir remonter la pente, notre narrateur a loué un chalet à la montagne, loin de tout, pour qu’ils puissent se ressourcer, et pourquoi pas essayer de refaire un enfant? Mais la nuit, il est réveillé avec une désagréable sensation, celle que si il se rendort, quelque chose d’horrible se déroulera…

Voilà une courte nouvelle horrifique qui aura réussi à me faire peur! L’ambiance installée par l’auteur est lourde, on sent qu’il y a quelque chose, et on se met à avoir peur, à l’instar du mari de Justine, qui ne comprends pas du tout ce qui se passe dans ce chalet.

L’histoire est racontée du point de vue du narrateur, le mari de Justine, à travers ce qui semble être un journal, relatant les moments forts de ces quelques nuits passées au chalet. On ressent toute l’horreur des actes et l’impression de ne pas être seuls pendant toute notre lecture, jusqu’à la conclusion finale. Cette nouvelle étant très courte (une trentaine de pages), elle se lit très vite et très facilement grâce à la facilité qu’a Anthony Holay de transporter ses lecteurs dans son univers horrifique.

Nous n’avons pas vraiment le temps de nous attacher aux personnages, le tout se déroulant très vite. Justine passant son temps à dormir et à divaguer la plupart du temps, nous suivons seulement son mari, en proie à une terreur constante, sans vraiment comprendre d’où vient le danger. Le traumatisme du jeune couple n’est qu’un prétexte pour nous amener à ce chalet perdu dans les montagnes, mais est très bien amené face aux évènements qui suivront leur arrivée, qui sont en lien direct avec. Notre jeune narrateur va commencer à voir des ours de la taille de géants et qui ressemblent à d’horribles gargouilles aux yeux rouges et sombrer petit à petit dans l’alcool, l’empêchant de réfléchir correctement…

Alors, est-ce l’alcool qui a déclenché tout ça? Est-ce des hallucinations? Ou est-ce que notre narrateur a vraiment vu des grandes bestioles de la taille de géants, qui ressemblent à d’horribles gargouilles aux yeux rouges?

La fin est amenée avec brio et s’imbrique parfaitement avec le reste de l’histoire, concluant cette nouvelle avec le même sentiment d’horreur qui tenait le narrateur dès sa première nuit…

En bref, j’ai passé un très bon moment, première fois que j’ai autant peur en lisant! Merci aux éditions House Made Of Dawn et au forum Have a Break, Have a Book pour ce partenariat.

[Chronique] Sales bêtes ! – Les artistes fous associés

[Chronique] Sales bêtes ! – Les artistes fous associés

sales bêtes

  • Éditeur : Les artistes fous associés (2014)
  • Pages : 255
  • Genre : SFFF
  • Ebook gratuit sur le site des Artistes fous associés

Chimères, animaux-totems, transformations bestiales, animal tapi en soi qui se dévoile, conscience émergeant chez la bête, créatures mythologiques, improbables, quotidiennes… Ou tout simplement regards croisés entre l’homme et l’animal, entre lutte, répulsion, respect et fraternisation, proximité dérangeante et fascination.
Dans cette deuxième anthologie, Les Artistes Fous Associés explorent la thématique animale à travers 20 récits tour à tour horrifiques, poétiques, sarcastiques, émouvants, tragiques, gores, sexuels, dans un format allant de la micro-nouvelle à la novella. Venant des quatre coins de la francophonie, leurs auteurs et illustrateurs sauront réveiller la (sale) bête qui sommeille en vous !

Mon avis

Sales bêtes! Et un recueil de nouvelles regroupant une vingtaine de courtes histoires de 25 auteurs et illustrateurs, dont le thème – vous l’aurez deviné – sont les bêtes, animaux, créatures mythologiques, ect… La qualité est au rendez-vous dans ce recueil, je ne me suis pas ennuyée une seule fois pendant ma lecture, pestant même quand certaines se finissaient trop vite à mon goût. Rajoutez à ça de magnifiques illustrations à chaque début de nouvelles dont j’ai craqué pour certaines. En somme, de belles découvertes.

Autant certaines sont drôles et font pas mal de jeux de mot comme Tau Rho de Herr Mad Doktor, autant d’autres font réfléchir concernant les tests sur animaux et la façon dont les êtres humains traitent ces derniers, comme avec  Clic de Maniak, Notre Dame des Opossums de Southeart Jonas, La dépression du chat de Gallinacé Ardent, Cobaye #27 de Eric « Udeka » Noël, La parole du Rhinocéros de Ana Minsk ou encore Les maîtres ne vinrent plus de Ludovic Klein. On voyage aussi en plein dans le folklore japonais avec Manger les rêves de Romain d’Huissier.

Tau Rho n’est pas seulement drôle, mais est aussi dérangeante, tout comme Parasite de Vincent T. et La bête noire de Julien Heylbroeck, qui nous font sortir de notre zone de confort. Après tout, c’est aussi le but de ce recueil de nous faire sortir de nos petites habitudes livresques! Et sur ce coup, c’est réussi.

Les nouvelles vont ainsi du plus petit insecte, en passant par les singes et les sirènes, dont une des nouvelles est signée Morgane Caussarieu, auteure plutôt habituée à écrire sur les vampires, mais qui arrive cependant à nous faire voyager en quelques pages dans un univers qu’elle n’a pas l’habitude de traité avec Un arrière goût d’éternité.

Côté illustration, j’ai eu un coup de coeur pour pas mal d’elles, mais si je devais en garder qu’une seule, se serait celle illustrant la nouvelle Deuxième évènement de Ludovic Klein, faite par Cham:

illu sales betes

En bref, j’ai beaucoup apprécié ce recueil de nouvelles et d’illustrations, j’ai découvert des auteurs et des artistes qui méritent d’êtres suivis. Un grand merci au forum Have a Break, Have a Book et aux éditions des Artistes fous associés pour cette agréable découverte 🙂

[Chronique] La malédiction de Chango – Christophe Semont

[Chronique] La malédiction de Chango – Christophe Semont

la malédiction de chango

  • Éditeur : House Made of Dawn (2010)
  • Pages : 108
  • Genre : Horreur
  • Plus édité

Quand Franck Carnac, un ex-militaire reconverti en tueur à gages, est envoyé à Cuba pour éliminer un français terré à Santiago De Cuba, il ne se doute pas que cette mission sera différente des autres…
Confronté aux légendes les plus anciennes de cette ile millénaire, le tueur découvrira que ses démons intérieurs ne sont rien en comparaison de ce qui se cache dans les entrailles de Cuba…

Mon avis

Une petite fille demande à sa grand-mère de lui raconter l’histoire de Chango et de sa femme, sa malédiction. Malgré l’interdiction de la mère de la petite fille, la grand-mère lui conte alors la malédiction de Chango, le Dieu de la guerre et des tambours, en guise de prologue.

Franck est un ancien militaire, célibataire depuis que sa femme est partie avec son fils. Depuis qu’il a quitté l’armée, il a de sérieux problèmes d’alcoolisme et enchaîne les petits boulots de mercenaire pour subvenir à ses moyens. Pour cette affaire il a été contacté pour tuer Pierre Guillemot, un vieil homme qui vit à Cuba. Une fois sur place, il se retrouve être la cible d’une jeune femme aux tatouages mystiques, puis plus tard par des créatures monstrueuses qui ressemblent à des enfants qui semblent sortir tout droit de la légende de la malédiction de Chango…

On ne devine pas le lien entre la malédiction de Chango et Franck avant la fin de sa mission, ni même la conclusion finale de l’histoire, étant donné que l’auteur a su nous révéler aux bons moments les éléments les plus importants. La partie mythologie, qui renferme toute l’histoire autour des Dieux de la Santeria, religion originaire des Caraïbes. Bien que Chango existe dans la Santeria, je n’ai trouvé aucune trace de sa légende – et donc de sa malédiction -, ce qui me porte à croire que l’auteur a inventé cette partie-là.

-Toute légende comporte une part de réalité. C’est pourquoi elles se perpétuent ainsi à travers le temps, comme un avertissement. Afin de nous préparer pour le jour où elles deviennent vraies.

La rencontre avec les enfants est particulièrement glauque et sanglante, sans pour autant me terrifier. Ce sont des créatures aux yeux noirs, les dents noires et qui ont des griffes à la place des ongles, qui ne s’arrêtent pas tant qu’ils ne meurent pas, ils n’ont rien à perdre et on les sent dirigés par quelque chose qui est au dessus d’eux. Leur arrivée est synonyme de mort et on ne peut imaginer que Franck puisse s’en sortir un seul moment avec ces enfants sur son dos…

La fin nous laisses imaginer plusieurs scénarios possibles pour notre mercenaire, nous ne savons pas vraiment ce qu’il advient de lui à la fin de cette nouvelle. Personnellement, cette fin me plaît, car je ne pense pas que j’aurais apprécié cette lecture si une fin bien définitive qui ne laisse aucune place à l’imagination aurait été écrite.

En bref, j’ai passé un bon moment tout au long de cette courte lecture que je ne peux que conseillé aux adeptes des textes mythologiques!