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[Chronique] #Scandale – Sarah Ockler

[Chronique] #Scandale – Sarah Ockler

#scandale

  • Éditeur : Nathan (2015)
  • Pages : 407
  • Genre : Young Adult
  • Prix : 16.90€
  • Acheter #scandale

L’enfer c’est les autres… et Facebook.
Le soir du bal d’automne, Lucy se retrouve au bras de Cole, le petit-copain de sa meilleure amie, cette dernière étant malade. Emportée par l’euphorie et son amour secret pour le jeune homme, Lucy finit par commettre l’irréparable : l’embrasser. Mais bientôt, une photo de son baiser avec Cole est postée sur son propre compte Facebook, ainsi qu’une série de photos présentant ses amis dans des situations compromettantes. En quelques heures, le lycée entier la déteste et pour elle, l’enfer commence…

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Lucy va au bal au bras de Cole, le petit ami de sa meilleure amie, qui le lui a demandé. Mais lors de la soirée, elle l’embrasse. Le lendemain matin, elle rentre chez elle et se rend compte que son smartphone a disparu. Une fois connectée à Facebook, elle voit la photo d’elle embrassant Cole et d’autres embarrassantes de ses amis, publiés sur son propre compte. Et ainsi, le harcèlement commence…

Ah, les réseaux sociaux et les jeunes, beaucoup vivent à travers eux aujourd’hui et ne font plus la part des choses. C’est le cas pour les élèves du lycée de Lucy qui participent à un concours de photos la plus compromettante et scandaleuse sur la page de Lady Blabla. Alors quand les photos de la demoiselle sont publiées, elles finissent bien évidemment sur la page de la Lady et provoque le scandale, ainsi qu’un harcèlement envers Lucy, même si elle n’est pas la fautive.

Et tout de ce côté-là est bien expliqué et mis en scène d’une manière très réaliste. C’est sans conteste le bon côté du roman. Mais son point faible, c’est que je n’ai pas ressenti l’intensité des relations : le début d’une relation amoureuse, une amitié vieille de dix ans qui se brise, une haine entre sœurs… C’est plat et ça sonne bateau. Rien de tout cela n’est fort et c’est un peu dommage pour un roman sur l’harcèlement où on compte généralement sur les relations avec ses amis et ses proches pour s’en sortir.

Mais à part ce problème, ce roman est bien écrit, ça se laisse lire, c’est fluide. Le vocabulaire n’est pas complexe, bref de la Young Adult dans toute sa splendeur, il ne faut pas en demander plus. J’ai tout de même passé un bon moment de lecture et je le recommanderais aux personnes qui veulent lire un roman sur le cyber-harcèlement et l’harcèlement en général, à la sauce ado.

[Chronique] L’année solitaire – Alice Oseman

[Chronique] L’année solitaire – Alice Oseman

l'année solitaire


On est censés vivre la plus belle période de notre vie. On est jeunes, on est en train de décider de notre avenir (c’est en tout cas ce qu’on nous répète), on a des amis. Mais en fait, tous, on attend que quelque chose change. Becky, ma meilleure amie avec qui je rigole de moins en moins. Lucas, qui réapparaît dans ma vie après toutes ces années. Mon frère Charlie, la plus belle personne que je connaisse. Michael Holden, avec son sourire trop grand. Et moi, la fille la plus misanthrope et pessimiste du lycée. On attend tous que quelque chose change.s’insurgent, qu’elle va essayer de se reconstruire. 

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Premier roman de Alice Oseman, qu’elle a écrit à 18 ans, qui puise son inspiration dans son propre vécu, pendant ses années lycée. Étudiante en littérature anglaise, la jeune fille nous livre ici le récit le plus réaliste sur l’adolescence qui m’a été donné de lire jusqu’ici.

Avec le personnage de Tori qui nous raconte cette histoire de son propre point de vue, on va vivre l’année de désillusion de l’adolescente, ce passage à vide commun aux adolescents de cet âge  : incompréhension de ce qui les entoure, leurs amis qui ne le sont plus, leurs parents avec qui ils n’ont plus de dialogues, ces adultes qui “ne comprennent rien”, cette tristesse, ce renfermement et ce cynisme dans lesquels ils s’enfoncent. C’est le côté le plus réaliste de cette histoire et que j’ai le plus apprécié, je m’y suis beaucoup retrouvée en repensant à mes propres années lycée.

Cependant, le fil conducteur de l’histoire, le site “solitaire.co.uk” me paraît quelque peu incohérent sur certains points. En effet, plusieurs jeunes qui tiennent ce site créent des situations très dangereuses : lynchage d’un gay refoulé qui a eu peur de voir son homosexualité révélée au grand jour, destruction de matériel scolaire par le feu au sein même de l’école, piratage d’un concert qui blesse des dizaines de jeunes, encore une fois par le feu… Et rien. Pas une seule autorité locale ne s’inquiète de tout ça. On refile l’affaire aux surveillants de couloir et on compte sur eux pour attraper les coupables, malgré la violence des actes. Pas un adulte interfère dans l’histoire, je trouve ça trop gros. Ce n’est pas cohérent avec la réalité et je ne suis absolument pas convaincue.

Malgré tout, c’est un livre qui se lit bien, l’auteure a un vocabulaire riche et une culture générale importante (notamment littéraire) pour son âge (je craque pour toutes les références à Harry Potter). Il m’a fallu que quelques jours pour le finir. C’est un récit qui reste beau, un hymne à la jeunesse si on s’en tient au premier fil de l’histoire : l’adolescence.

[Chronique] Geek Girl, tome 3 – Holly Smale

[Chronique] Geek Girl, tome 3 – Holly Smale

geek girl 3


Je m’appelle Harriet Manners et je suis vraiment en couple. Je sais que je suis en couple parce que je ris bêtement de mes propres blagues, chante les chansons dont j’ignore les paroles et pirouette sur moi-même, les bras en croix, chaque fois que je traverse un rayon de soleil. Mon quotidien n’est plus qu’arcs-en-ciel, couchers de soleil, textos du matin et coups de fil du soir. Pour la première de ma vie, je veux que ne change… Alors que feriez-vous si, comme moi, vous deviez déménager à New York et laisser votre amoureux derrière vous?

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Troisième tome de la saga Geek Girl, nous nous envolons cette fois-ci pour New York avec Harriet et sa famille. Désormais simple lycéenne depuis qu’elle a arrêté le mannequinat,  irréversiblement amoureuse de Nick, Harriet va devoir composer avec sa nouvelle vie. Se refaire des amis, vivre une vie normale et suivre des cours. Mais Nick est toujours mannequin, lui, et part aux quatre coins du globe pour divers shootings et défilés. Vont-ils enfin réussir à avoir une vie amoureuse quasi-normale?

Bien que j’ai adoré les premiers Geek Girl pour leur humour décapant et ses personnages loufoques, cette fois-ci nous avons moins de Toby, Richard, Wilbur et Bunty qui a eux tout seul remplissaient au moins 75% du quota loufoque et décalé de la saga. Car cette fois-ci, l’auteur donne une plus grande importance à la romance et au métier de mannequin – et surtout le dark side du métier.

Mais ne vous inquiétez pas, car Harriet assure le show ! Les infos improbables mais vraies sont toujours là, les ennuis dans lesquels elle se fourre aussi, ainsi que ses nombreuses listes et sa façon d’appréhender la vie – la vraie – du haut de ses seize ans. Car l’auteur n’oublie pas non plus ce côté-ci de la saga, montrer le monde vu par les yeux d’une adolescente pas comme les autres.

On dit parfois que la fiction est ce qui nous rapproche le plus de la magie. Oubliez les chapeaux et les lapins : ouvrez un livre, et un univers entier en sort. Et peu importe qu’il soit plein de dragons, d’orphelins victoriens ou de magiciens : vous êtes immédiatement quelqu’un d’autres, ailleurs.
Transporté.

Ce tome-ci ne ressemble à aucun autre, car l’auteur y met plus en avant la romance, mais aussi fait grandir son personnage principal, qui prend en maturité, les évènements aidant. Mais vue la conclusion de ce tome-là, j’ai hâte de voir comment l’auteur démêlera tout ça, et surtout fera évoluer ce qu’elle a mit en place !

Le prochain Geek Girl “Être ou ne pas être” sort en juillet… Un spin-off pour la saga de Holly Smale? A suivre…

[Chronique] Confidences d’une fille en colère – Louise Rozett

[Chronique] Confidences d’une fille en colère – Louise Rozett

confidences d'une fille en colère


Bienvenue dans ma vie !
1. Ma famille a explosé,
2. Mon lycée est une jungle,
3. Mes « camarades » de classe n’ont que deux mots de vocabulaire : cool et fuck,
4. Ma meilleure amie ne pense qu’à perdre sa virginité,
Et moi, je me sens comme au milieu des Aliens et j’ai constamment la rage.
Je donnerais tout pour remettre les compteurs à zéro : ramener papa à la maison, entendre de nouveau rire maman, me chamailler avec mon petit frère — comme avant.
Seulement plus rien n’est comme avant, même pas MOI. La preuve, je viens de recevoir mon premier baiser…

Mon avis

Confidences d’une fille en colère… Voilà bien un livre qui porte mal son nom. Je l’aurais plutôt appelé Confidences d’une adolescente de 14 ans qui a ses hormones qui la travaillent, en plus du fait que son père est mort. C’est plus long, mais un peu plus logique quand on arrive au bout des 379 pages et qu’on s’est ennuyé ferme.

Parce que c’est ça en faite : Rosie fait son entrée au lycée, découvre qu’elle peut tomber amoureuse d’un garçon, même si celui-ci est en couple et que sa copine la menace de lui arracher les yeux si elle approche le fameux gars… Sans compter à côté que son père et mort, que son frère va à l’université et que sa mère est toujours en plein deuil. Que Rosie est égoïste avec tout son entourage, et qu’elle ne le remarque pas… Bref, rien de bien transcendant. C’est… la vie!

Je me suis donc ennuyée et c’est bien dommage, parce que le roman est quand même bien écrit dans l’ensemble, c’est fluide, ça se laisse lire quoi. Le gros problème réside dans cette histoire plate, ultra-prévisible d’où aucune émotion ne ressort.

Je n’ai pas particulièrement aimé le personnage de Rosie – en plus – , je l’ai trouvé exagérément trop mature pour son âge (14 ans, rappelons-le), elle en paraît vingt. Ce qui m’a surtout énervée, c’est que l’auteur, à travers le personnage, nous gratifie à chaque mot “compliqué”(/plus de trois syllabes) d’un renvoi au dictionnaire avec des phrases du style “Si vous ne savez pas ça les incultes, consultez un dictionnaire”, et ça tout le long du roman… C’est franchement agréable de se sentir prise pour une demeurée quand je lis un livre, vraiment ! J’ai fini par survoler le roman pour le finir, parce que ce n’était plus possible.

En bref, Confidences est un livre à oublier. Très vite.

[Chronique] Fangirl – Rainbow Rowell

[Chronique] Fangirl – Rainbow Rowell

fangirl

  • Éditeur : Milady (2014)
  • Pages : 505
  • Genre : Young Adult
  • Prix : 17.70€
  • Acheter Fangirl

Cath est fan de Simon Snow.
Okay, le monde entier est fan de Simon Snow…

Mais pour Cath, être une fan résume sa vie – et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa soeur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c’est ce qui les a aidé à surmonter la fuite de leur mère.
Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l’univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films.
La soeur de Cath s’est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s’en passer. Elle n’en éprouve pas l’envie.

Maintenant qu’elles sont à l’université, Wren a annoncé à Cath qu’elle ne voulait pas qu’elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d’écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots…
Mais elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n’a jamais vraiment été seul.

Pour Cath, la question est : va-t-elle réussir à s’habituer à cette nouvelle vie ?
Peut-elle le faire sans que Wren lui tienne la main ? Est-elle prête à vivre sa propre vie ? Ecrire ses propres histoires ?
Et veut-elle vraiment grandir si c’est synonyme d’abandonner Simon Snow ?

 

Mon avis

Fangirl est une petite pépite. Vous savez, le genre de pépite qui vous fait sortir de votre zone de confort, qui vous fait lire du Young Adult alors que vous n’êtes pas une aficionados du genre. Qui vous fait aimer un livre que vous avez emprunté “juste pour voir”, parce que le résumé a quelque chose d’attirant, qu’il vous parle. Et bien voilà, Fangirl c’est un peu tout ça pour moi.

Je vous avoue que j’avais très peur quand même de me lancer dans cette lecture. Bien au delà de sortir de ma zone de confort, j’ai beaucoup trop entendu parler de Rainbow Rowell sur la blogo cette année, et j’avais peur d’être déçue tout simplement. Mais finalement, c’est très bien passé!

Parce que Fangirl, c’est vraiment que de la romance. Il ne faut pas chercher au dessus, plus loin ou autre : c’est de l’amour. C’est Cath qui se retrouve pour la première fois de sa vie sans sa sœur jumelle et qui découvre qu’autour d’elle, il existe des gens, et que ces gens peuvent être vos amis, et plus si affinité.

Je me suis beaucoup identifiée à Cath, une fille un peu misanthrope sur les bords, qui ne fait confiance à personne, qui à plein d’amis sur internet (♥), et qui écrit des fanfictions (j’en écrivais, maintenant je ne tiens plus que ce blog). J’ai beaucoup apprécié ce personnage, qui sait se remettre en cause et a des réactions drôle par moment.

Le tout est très bien écrit, c’est fluide, il y a des péripéties là où il faut pour tenir le lecteur en haleine, juste assez pour donner envie d’y revenir le plus rapidement possible. Il y a pas mal de références tout au long du livre, à Harry Potter, Twilight, le Hobbit, le SdA, Battlestar Galactica… et j’en passe, j’en ai très certainement ratés, mais je pense en avoir saisit la plupart.

En bref, c’est un coup de cœur et je remercie ma binômette Cece de me l’avoir choisi pour notre Choose me a Book 🙂

[Chronique] Revanche – Cat Clarke

[Chronique] Revanche – Cat Clarke

revanche

  • Éditeur : Robert Laffont (2013)
  • Pages : 504
  • Genre : Drame
  • Prix : 18.50€
  • Acheter Revanche

La vie est injuste.
Jem Halliday est amoureuse de Kai, son meilleur ami, qui est gay. Pas vraiment l’idéal, mais Jem s’est faite à l’idée.

La vie est cruelle.
Une vidéo de Kai en compagnie d’un garçon a été postée sur Internet. Il ne l’a pas supporté et s’est suicidé.

Sa vie ne sera que vengeance.
Quoi qu’il lui en coûte, Jem a décidé de découvrir qui sont les responsables et de les faire payer, un à un, jusqu’au dernier…

Mon avis

Je pense que le résumé en dit assez sur le contenu du livre. Jem emo/gothique, irrévocablement amoureuse de Kai, son meilleur ami gay. Le lendemain d’une soirée chez le petit ami de la sœur de Kai, une vidéo est envoyée par mail, vidéo dans laquelle Kai est en compagnie d’un autre garçon. Il est anéanti, décide de se suicider. Avant de passer à l’acte, il laisse douze lettres à Jem – une pour chaque mois après sa mort – . Jem apprendra qui sont les coupables, et vengera son meilleur ami.

Enfin, venger est un bien grand mot.

Critique garantie sans spoil.

Après Cruelles, Revanche m’a l’air bien fade. C’est toujours aussi bien écrit, et Cat Clarke arrive à nous transporter, mais il y a des choses qui ne vont pas. Si je l’ai lu jusqu’au bout, c’était pour voir si mes intuitions étaient bonnes. Et pour le coup, j’avais raison sur toute la ligne…

Parce que dans cette vidéo, Kai n’était pas seul. Je me doutais déjà à la soirée, que Kai aimait quelqu’un, que c’était réciproque et qu’il ne voulait pas que ça se sache – ça m’a sauté aux yeux comme une évidence – . Quand la vidéo est apparue, ça devenait plus qu’une évidence, je commençais à avoir mes doutes sur le coupable. Quand Jem reçoit les trois noms sur un bout de papier, il devenait évident que c’était cette personne, pour des tas de raisons que je n’évoquerais pas ici, ce serait spoiler. Et quand l’on devine qui c’est dès le début, ça gâche tout le reste de l’histoire.

L’autre gros problème, c’est Jem. Elle est tellement insipide! On ne lui demande pas une maturité hors du commun, car à vrai dire je la comprend: son meilleur ami dont elle était amoureuse s’est suicidé à cause de ce ae@#!! de coupable. Elle vient de perdre son seul ami, son mentor, son frère de cœur, il y a de quoi réclamer vengeance. Mais ne pas parler à la police de la vidéo et préférer se faire sa petite vengeance dans son coin, c’est irresponsable. Elle est aussi extrêmement naïve. On lui donne trois noms, sans explications, elle ne sait pas de qui ça vient, mais pour elle c’est forcément ces trois personnes: elle ne les aiment pas, ils ont fait des blagues pendant cette soirée, c’est forcément eux les coupables.

Et à partir de ce moment là, ça part tellement en freestyle! Elle décide de se venger, des petites vengeances mesquines qui auront certains dommages collatéraux, et qui ne sont pas forcément très réfléchies. Ses idées de vengeances la désignent automatiquement comme coupable, mais tout le monde à l’air d’être aveugle, personne ne pense à elle. Et sincèrement, j’ai eu honte pour elle. Honte qu’elle s’abaisse à des actes si… bas, mesquins, sans se soucier du mal qu’elle faisait autour d’elle.

Bien que le thème laisse penser à l’exclusion à cause de l’homosexualité, j’ai trouvé qu’il parlait plus de l’exclusion à cause des rumeurs fondées par deux-trois élèves, et le mal que ça engendre pour les victimes. Dans les deux cas, que l’on soit plus touché par un thème que l’autre, j’ai trouvé que c’était très mal exploité, que l’auteur n’en parlait pas assez, pour au final se focaliser sur le Plan de vengeance de Jem, qui mange, boit, dort, étudie vengeance encore et encore…

Au final, je me suis plus attachée à Lucas, Kai et Sasha qu’à Jem, qui m’a semblé trop fade et insipide face à des personnages qui montraient des palettes de sentiments bien plus larges et qui ne sont pas obnubilés par une seule et unique chose. Mais il me faut reconnaître une chose, la fin – la toute, toute fin – a réussi à m’émouvoir.

J’en sort très mitigée et que moyennement satisfaite. En espérant retrouver la Cat Clarke de Cruelles dans ses autres romans…

[Chronique] Geek Girl, tome 2 – Holly Smale

[Chronique] Geek Girl, tome 2 – Holly Smale

geek girl 2


Je m’appelle Harriet Manners et maintenant je suis mannequin.
Je sais que je suis mannequin parce que nous sommes lundi matin et que je porte un tutu doré, une veste dorée, des ballerines dorées et des boucles d’oreilles dorées. Mon visage est peint en doré et un long fil de fer doré est enroulé autour de ma tête. Ce n’est pas ainsi que je m’habille d’habitude le lundi.
Eh oui, la geek que j’étais est devenue tendance, populaire et cool ! Comment ça, « ce n’est pas crédible » ?

Je remercie les éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Harriet est devenue mannequin, dans l’espoir de ne plus avoir cette étiquette de geek pas populaire sur le dos, et pourtant, elle reste une adolescente comme les autres et qui a des examens de fin d’année à passer. L’été s’annonçait ennuyant quand Willbur lui annonce qu’elle part pour Tokyo…

J’ai trouvé ce deuxième tome très prévisible. Dès que les catastrophes s’enchaînent et que Harriet explique sa présence à Tokyo à ses colocataires, j’ai très vite deviné qui étai(en)t le(s)s coupable(s), et surtout ce qui allait en découler. Cependant, quand les catastrophes arrivent, on ne s’y attend pas du tout.

Harriet vit aussi un grand chamboulement: elle va devenir grande sœur. Sauf que son père et sa belle-mère ne pensent plus qu’au bébé, au point de transformer le bureau où Harriet stocke toute ses affaires en chambre pour l’enfant à venir. Comment une adolescente va vivre l’arrivé d’un petit être qui va monopoliser l’attention de ses parents? Encore une fois, les problèmes d’ados sont mis en avant.

Notre personnage principal est devenu mannequin, mais nous n’abandonnons pas pour autant son côté geek ! Il est tout aussi présent que dans le premier tome, et c’est toujours un plaisir que de lire les anecdotes de Harriet, ainsi que celles de Toby, son harceleur officiel.

Nous rencontrons aussi de nouveaux personnages tout en couleur et tout aussi loufoques, comme Bunty, sa belle-grand-mère, ou encore Poppy et Rin, les colocataires (et aussi mannequins). Déjà que Willbur est assez… perché, Bunty explose les records!

Toujours aussi bien écrit, en trois petites heures j’ai avalé ce roman. L’humour est toujours aussi présent (quoi, vous pensiez que le père de Harriet grandirait avec l’arrivée d’un deuxième enfant? Ahah). Vivement la sortie du troisième tome (prévu pour printemps 2015) !

[Chronique] Cruelles – Cat Clarke

[Chronique] Cruelles – Cat Clarke

cruelles

  • Éditeur : Robert Laffont (2013)
  • Pages : 419
  • Genre : Drame
  • Prix : 17.90€
  • Acheter Cruelles

Lors d’un séjour avec sa classe en Écosse, Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l’asociale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d’humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres. Cass décide qu’il est grand temps de donner à Tara une leçon qu’elle n’est pas prête d’oublier. Va alors se mettre en marche une succession d’événements qui vont changer la vie de ces filles à jamais.

Mon avis

Alice King, jeune lycéenne de 16 ans, part en voyage scolaire en Écosse, dans un trou perdu. Sur place, elle partage son chalet avec sa meilleure amie, Cass, une gothique trop renfermée sur elle-même, Rae, une fille totalement asociale, Polly, mais aussi avec Tara, la peste de service, mais aussi la plus populaire. Cass et Polly n’en pouvant plus des humiliations publiques quotidiennes que leur fait subir Tara, elles décident de monter un plan pour lui faire peur. Mais quand Tara meurt pendant l’exécution de ce plan, quelle solution reste-t-il aux filles?

Ce roman porte bien son nom… Cruelles. Parce que c’est cruel ce qui arrive, cruelle est leur décision, cruel est la vie après la mort de Tara. L’histoire s’ouvre sur son enterrement, et à partir de là, j’ai eu qu’une seule envie: celle de découvrir au plus vite comment elle est morte. Et une fois passé ça, on se demande bien comment les filles vont faire pour garder le secret, certaines vont changer après ça…

Je n’ai pas vu les 400 pages passer, Cat Clarke nous emmène avec elle dans ce drame, sans nous lâcher une seule seconde. L’histoire est plutôt bien écrite, fluide, allant à l’essentiel. Que dire de plus? Je n’ai vraiment aucun point négatif à soulever de ce côté là, si ce n’est qu’une coquille qui s’est glissée dans le texte, inversant les personnages Polly/Rae pendant un très court moment.

J’ai totalement adoré le personnage d’Alice, totalement torturée par ses sentiments et le drame, qui ne sais plus où donner de la tête. Plus elle en apprend sur cette histoire sordide, plus on sent son désespoir et son envie d’en finir avec ce lourd secret. Sans vouloir spoiler, je m’étais imaginé une fin totalement différente pour Alice, autant dire que celle-ci m’a surprise, mais j’en reste tout de même satisfaite.

En bref, pour une première plongée dans les romans de Cat Clarke, je suis ab-so-lu-ment satisfaite et très contente! Merci beaucoup à ma binôme Cece de m’avoir aider à sauté le pas en me le choisissant pour notre lecture mensuelle !

[Chronique] Nos étoiles contraires – John Green

[Chronique] Nos étoiles contraires – John Green

nos étoiles contraires


Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis

J’annonce que cette critique sera négative, tout en évitant le spoil, mais négative tout de même, n’ayant pas aimé ce livre. Pour moi, TFIOS ne mérite pas son titre de “Meilleur roman 2012”. Pourquoi?

Déjà, le speech de base. Très sincèrement, je n’ai pas compris où voulait en venir l’auteur. Nous suivons Hazel, atteinte d’un cancer des poumons à l’âge de 16 ans, qui rencontre Augustus (Gus), en rémission. Dès le premier regard, ce sera le coup de foudre (elle, parce qu’il est beau -syndrome d’Anastasia Steele- et lui parce qu’elle ressemble à son ex qui est morte d’une tumeur au cerveau -glauque-). Hazel ne veut pas sortir avec lui, car c’est une grenade, un jour ou un autre, elle finira par mourir, ce qui le fera souffrir (comme tous, Hazel, même les non-cancéreux ne sont pas immortels). Mais un jour elle dit oui, et elle se rend compte qu’elle est heureuse.

Voilààà. Déjà, ça. Rien que ça. Aller, je cale ici un point positif: c’est bien écris, c’est fluide. Vous vous attendiez à une histoire d’amour épique entre deux cancéreux qui vont se soutenir mutuellement dans la maladie? Ahah, fuyez donc, bande de fous.

Si l’histoire avance, c’est parce que l’auteur se base sur un petit tas de pièces rapportées au livre, comme la pyramide de Maslow, et les deux livres fictifs Une impériale affliction et un roman SF qui m’a tellement peu marquée que j’en ai pas retenu le nom. Sans Une impériale affliction, l’histoire n’est rien. Car ce roman est le roman préféré d’Hazel, celui qu’elle relit 10 fois dans le mois, parce que l’héroïne, Anne, vit le cancer comme elle. Le rêve d’Hazel, c’est de connaître la fin de ce roman, car il n’y en a pas. Et donc, grâce à son nouvel ami, elle va pouvoir rencontrer l’auteur, Peter Van Houten. Et là c’est le drame, c’est le moment où l’auteur passe en mode freestyle, et que ça devient vraiment n’importe quoi…

Ça se sent que John Green ne sait pas trop quoi faire du personnage de Peter, et pourtant, il y aurait eu matière à faire. Après leur rencontre avec Peter, les rencontres/interactions avec ce dernier vont être plus invraisemblables que les autres, au point de faire d’Hazel un pauvre personnage harcelé par un pauvre type alcoolique qui tente d’oublié qu’il a perdu sa fille qui avait le cancer (tous les enfants de ce livre ont le cancer, visiblement) en écrivant un bouquin totalement fictif mais dont sa fille est le personnage principal (vous suivez? Une impériale affliction?).

Hazel et Gus sont des caricatures sur pattes des personnages que l’on croise régulièrement dans la romance, de ce côté-là, John Green ne s’est pas foulé. Il a essayé de faire passer des sentiments, mais de la manière dont il a installé leur histoire, ça sonne complètement faux et a côté de la plaque. Leur rencontre transpire le WTF à grand seaux, désolée mais si un mec me fixe pendant toute une réunion, ça me ferait flippé. D’un autre côté, si cette même fille est limite sur le point de m’égorger car j’ai des cigarettes sur moi, je ne l’invite pas voir V comme Vendetta chez moi. Juste une simple question de bon sens.

Mais on sent que l’auteur s’est renseigné avant d’écrire son livre. Sur le cancer, la philosophie de la vie pour les nuls, la pyramide de Maslow, sa culture cinéma, oui on la sent. Mais d’habitude, les auteurs l’intègrent bien à leur histoire. Pas avec John Green. J’ai eu l’impression qu’à travers le personnage d’Hazel l’auteur me disait “tu la sens ma culture? tu le sens que je me suis renseigné et que je connais des choses? TU LA SENS MA GROSSE CULTURE BOURRÉE D’ACRONYMES?” Oui parce que l’auteur aime les acronymes et nous en colle partout. Conseil: prenez des notes, sinon vous serez perdus comme moi.

Pour conclure, j’ai lu quelque part, que “oui mais c’est un bestseller ce livre, qui va être adapté au ciné, il est donc bien.” Souvenez-vous que Fifty Shades of Grey aussi.

[Chronique] Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas – Tahereh Mafi

[Chronique] Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas – Tahereh Mafi

insaisissable 1


“Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

Mon avis

Juliette est enfermée depuis 264 jours depuis qu’elle a commis l’irréparable. Il se passe des choses étranges avec elle, personne ne peut la toucher sans en subir les conséquences. Ça fait presque un an qu’elle vit seule, dans un asile, avec aucun contact extérieur, jusqu’au jour où Adam, un ancien camarade de classe, partage sa cellule avec elle…

L’univers est particulièrement bien amené, le Rétablissement également, on est pas perdu une seule seconde. Cependant, on en sait encore trop rien de la hiérarchie du Rétablissement, si ce n’est que deux personnes, dont un que nous ne croisons pas une seule fois de tout ce premier tome. Et, nous en savons un peu plus sur la résistance mise en place, le Point Oméga.

La romance mise en avant dans le résumé, résume à peu près l’ambiance du livre: pleurs de Juliette, Juliette dit non à tout, Juliette tombe amoureuse, Juliette coeurcoeurlove jusqu’à la fin du livre. Je suis très peu habituée à la dystopie pour pouvoir être clairement objective sur le sujet, mais du peu que j’ai lu jusqu’ici, la romance était moins mise en avant, ce qui m’a énormément gênée. De plus, pour quelqu’un qui ne veut pas être touchée, je trouve qu’elle se fait beaucoup trop peloter à mon goût. Pour tout vous dire, j’ai eu beaucoup de mal avec Juliette en général. Tant qu’elle n’a pas rejoint Castle (promis, no spoil), je la trouve trop naïve, trop nunuche et trop dégoulinante d’amour fou pour moi.

Le tout se laisse lire agréablement bien, l’écriture de l’auteure étant fluide et nous transporte avec facilité. Avec les nombreuses descriptions, on imagine sans peine les lieux où se trouve Juliette, et certains dialogues m’ont faite sourire. Cependant, au début de l’histoire, Tahereh Mafi à la fâcheuse habitude de rayer pas mal de phrases de Juliette, ce qui se révèle assez énervant au final. Mais plus nous avançons dans l’histoire, moins les phrases sont rayées.

En bref, malgré un personnage principal que je n’ai pas trop apprécié, j’ai plutôt bien aimé ce premier tome de la saga Insaisissable, et je lirais très certainement la suite.