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[Chronique] Rosario+Vampire, Volume 1 – Akihisa Ikeda

[Chronique] Rosario+Vampire, Volume 1 – Akihisa Ikeda

rosario vampire 1


Tsukune se retrouve malgré lui dans une école pour monstres gardée secrète de l’humanité. Heureusement, il ne va pas tarder à y rencontrer une jeune vampire, avide de son amitié et… De son sang.

Mon avis

J’avais déjà lu la première saison de Rosario + Vampire il y a maintenant 5 ans, et depuis que j’ai vu l’anime, il y a 1 an, je n’arrête pas de me dire qu’il faut absolument que je me refasse la première saison. Et on commence aujourd’hui avec ce premier tome!

Rosario + Vampire raconte l’histoire de Tsukune, un jeune humain qui a raté tous les examens d’entrée au lycée. Tout semblait perdu, jusqu’au jour où son père trouve un formulaire d’inscription pour le lycée yokaï, qui ne fait pas passer d’examens. Tsukune se rend donc sur place, mais veut tout de suite faire demi-tout: lycée qui ressemble à une maison hanté, domaine qui a tout du décors d’un film d’horreur ou encore le fait que tous les élèves sont des monstres et que les humains ne sont pas censés être ici, bref tout pour faire fuir. Même quand sa seule amie est une vampire qui aime beaucoup (trop) son sang…

Comme tout bon shonen qui se respecte, action il y a! Les bagarres entre monstres sont présentes à chaque chapitres, et nous avons déjà un bestiaire bien fourni pour un premier tome. Entre la succube, la vampire, le loup-garou, la sirène et la professeure qui a tout d’un kitsune, on ne s’ennuie pas pendant notre lecture.

Cependant, pour avoir déjà lu cette saga, ce qui m’était surtout resté en tête, c’est que cette histoire n’est pas seulement celle d’un humain qui va tenter de survivre dans une école de monstres, mais aussi un humain qui va tenté de survivre dans un harem de monstres. En effet, vampires, succubes et sirènes tentent de se l’arracher pour ce premier tome, mais dans la suite son harem grossira très, très vite…

Côté graphismes, le trait est fin, les dessins sont bien réalisés. Les personnages sont bien travaillés et on un design propre, ils sont faciles à reconnaître d’une case à l’autre. Le découpage des cases est fluide, ce qui rend la lecture simple, on est jamais perdu d’une page à l’autre. Les décors sont bien travaillés également, le tout reste très cohérent.

En bref, une bonne petite saga sans prise de tête!

[Chronique] Les chroniques de Susylee, tome 1 : Les poussières de l’aube – Cathy Coopman

[Chronique] Les chroniques de Susylee, tome 1 : Les poussières de l’aube – Cathy Coopman

les chroniques de susylee 1


24 mars 2012. C’est mon anniversaire ce soir. J’adore les anniversaires. Enfin, j’adorais avant, aujourd’hui je n’en suis plus aussi certaine, les temps changent et mes envies évoluent. Toujours est-il que celui-ci est particulier : je fête mes 102 ans !

La belle et jeune Susylee se réveille un soir sans aucun souvenir d’une vie d’avant. Un homme au teint pâle se présente comme son tuteur. Il va l’aider à composer avec sa nouvelle vie de vampire en suivant à la lettre les multiples règles liées à sa toute récente condition. Un parcours initiatique et chaotique de près de cent ans qui va redonner sens à son existence.

Mon avis

Susylee se réveille dans une maison qu’elle ne connait pas. Elle ne sait pas qui elle est, ce qu’elle fait là et n’a aucun souvenirs de son passé. Quand on lui annonce qu’elle est devenue un vampire, elle n’y croit pas une seule seconde. Mais elle doit se rendre à l’évidence, elle en est devenue un. Elle va donc commencer 102 années d’apprentissage dans sa nouvelle famille, et connaître l’amour façon vampire.

Pour moi qui est très sélective en matière de livres du genre bit-lit, cette lecture a été une agréable surprise! On est plutôt habitués aux héroïnes de bit-lit bad-ass, un tantinet macho sur les bords et particulièrement vulgaires, armées jusqu’au dents, ou bien totalement d’accord avec le fait qu’elles sont transformées en vampire depuis moins d’une heure, comme si c’était complètement normal. Et bien, ce n’est pas le cas dans Les chroniques de Susylee, et ça fait du bien. Et ce qui fait beaucoup de bien aussi, les vampires brûlent au soleil! C’est assez important pour que je le souligne, car je trouve dommage que les vampires sortent au soleil dans les autres romans.

C’est avec un langage plutôt soutenu, un vocabulaire riche et une écriture assez fluide que l’auteure nous emmène découvrir l’histoire de Susylee. Ce récit fourmille de descriptions et on s’imagine sans peine dans tel ou tel lieux. J’ai cependant eu du mal à me lancer dans ma lecture dans les cent premières pages, étant donné que tout ce passe trop vite, j’ai eu l’impression de passer sur des tas de détails très intéressants, vu que l’on saute par moment plusieurs années. Une fois habituée, j’ai avalé ce roman d’une traite.

Côté personnages, nous en avons beaucoup, mais nous arrivons sans peine à les distinguer une fois que nous les avons tous découverts. Nous découvrons les histoires de chacun d’entre eux, plus particulièrement leur passé, leur rencontre avec les vampires et enfin leur transformation, ce qui se révèle très intéressant au final pour mieux saisir l’histoire. Susylee étant notre narratrice, nous découvrons son nouvel univers et sa nouvelle famille en même temps qu’elle, nous aimons et détestons certains personnages avec elle, vivons ses joies, ses peines, ses désillusions…

En bref, malgré un début un peu difficile, j’ai passé un très bon moment avec Susylee. Ce premier tome m’a plu et je me laisserais tenter assez facilement par le deuxième.

Je remercie l’auteure, Cathy Coopman, de m’avoir si gentillement proposé la lecture de son premier livre.

[Chronique] Vampire Knight, Volume 5 – Matsuri Hino

[Chronique] Vampire Knight, Volume 5 – Matsuri Hino

vampire knight 5


Zero a juré de se venger de Shizuka Hiô, la vampiresse au sang pur qui a fait de lui un vampire et a assassiné sa famille… Mais celui qui lui a porté le coup de grâce n’est autre que Kaname. Malgré tout, les soupçons se portent sur Zero !! Et qui est ce fameux “ennemi des Sang Pur” que Shizuka haïssait ?! Sans compter qu’il y a Yûki, qui ne désire que protéger Zero et Kaname, et Ichiru, le frère jumeau de Zero qui le hait… Lorsque la nuit tombe sur le bal de l’académie Cross, les passions se déchaînent !!

Mon avis

Ce cinquième tome s’ouvre sur les évènements précédents, le combat sanglant entre Shizuka et Kaname, et entre les jumeaux, Zero et Ichiru… Qui l’emportera? Yûki arrivera-t-elle à saisir les sentiments qu’elle éprouve pour Kaname et Zero?

Un autre pan du passé de Zero nous est révélé, concernant son frère Ichiru et la fameuse nuit du massacre, qui en disent long sur ce dernier. Côté Kaname, de nouvelles questions se posent, et l’on voit de moins en moins où il veut en venir et surtout pourquoi il fait tout ça. Yûki semble être la réponse, mais je sent que ça va bien au delà d’une amourette au sein de l’Académie Cross. On en apprend un peu plus sur Le Sénat, les personnes qui y siègent, et surtout son rôle pour la communauté vampire, ce qui explique pas mal de choses.

Même dans les moments les plus sérieux, Matsuri Hino réussi à glisser quelques petites scènes comiques et détend l’atmosphère très rapidement. Encore une fois, j’ai adoré lire les petites scénettes en fin de manga, qui sont très drôles.

Le dénouement des combats respectifs concluent pas mal de petites choses et répond à certaines questions, mais ouvrent mille et une possibilités pour la suite de l’histoire, laissant dans le flou total le lecteur, qui en veut plus. On espère en tout cas que l’intrigue sera tout aussi prenante que dans ces derniers tomes!

En bref, une bonne suite, qui je l’espère continuera sur cette lancée!

[Chronique] Trinity Blood, Volume 1 – Sunao Yoshida & Kiyo Kujyo

[Chronique] Trinity Blood, Volume 1 – Sunao Yoshida & Kiyo Kujyo

trinity blood 1


Dans un avenir lointain, la civilisation est sur son déclin.
Fraîchement débarqué de Rome, le jeune prêtre Abel Nightroad, est accueilli à l’église Saint-Matthias de la ville d’Istvàn. Malgré le calme apparent qui règne dans les rues, la bourgade est en proie à des troubles qui opposent les terrans au Seigneur Guyla, un Methuselah, la race des vampires apparus lors de l’Armageddon.
Au cours de la nuit, l’église est attaquée par un vampire à la solde de Gyula et Abel doit intervenir pour protéger Esther, une jeune novice. Il révèle alors sa véritable force, celle du krsnik, un vampire capable de se nourrir du sang des autres vampires…!!

Mon avis

Trinity Blood est un manga que je ne connaissais pas, et qu’un ami m’a fait découvrir dernièrement, et je ne regrette pas 🙂

Le prêtre Abel Nightroad est muté à l’église Saint-Matthias de la ville d’Istvàn, où d’étranges meurtres ont lieu, du vampire Gyula, qui règne en maître sur la ville. Mais avec l’arrivée d’Abel en ville, ça va vite changer…

Je m’attendais à une histoire de vampire plus sombre que d’habitude étant donné que c’est un shonen, mais j’ai surtout beaucoup rit avec l’arrivée d’Abel en ville, et ses expressions qui me font plus penser à un personnage de shôjo. Malgré cela, l’univers gothique installé par nos deux mangakas est sombre, limite oppressante quand nous sommes confrontés à Gulya et sa bande.

J’ai bien aimé la relation assez étrange qu’entretient Dietrich avec Esther, la jeune sœur de l’église Saint-Matthias, et j’ai hâte de voir comment tout cela évoluera par la suite, avec notre prêtre, qui j’en suis sûre, ne manquera pas d’intervenir entre les deux.

Côté graphismes, c’est un style très dynamique, petit bémol la structure des dessins nous perd un peu, on se retrouve souvent en plein milieux de l’action comment ils en sont arrivés là. Sinon les dessins sont soignés, bien travaillés, et très détaillés même dans les scènes humoristique, là où les dessinateurs normalement n’en mettent pas. Les personnages sont très travaillés, ayant chacun leur propre identité graphique. Facilement reconnaissables, l’auteur joue pas mal avec les code du manga.

En bref, j’ai bien aimé ce premier tome, et je compte me faire la collection prochainement. Merci à l’ami qui me l’a prêté !

[Chronique] Tentation – Stephenie Meyer

[Chronique] Tentation – Stephenie Meyer

tentation

  • Éditeur : Hachette (2006)
  • Pages : 576
  • Genre : Romance fantastique
  • Prix : 8.99€
  • Acheter Tentation

“Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m’en mêlerai plus. Ce sera comme si je n’avais jamais existé.” Rejetée par celui qu’elle aime passionnément, Bella ne s’en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n’a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d’Edward, et éprouve l’illusion de sa présence. Comme s’il ne l’avait pas abandonnée, comme s’il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ?

Mon avis

Quand j’ai décidé l’année dernière de relire ma petite collection que je possédais (qui depuis à grandi, c’est devenu un beau bébé de plus de 300 livres… hum), la saga des vampires végétariens ne pouvait pas passer à travers les mailles du filet : elle aussi, je vais la relire. Sachant que le jour de ma première lecture, j’avais beaucoup apprécié cette saga, ma relecture cinq ans après me semble amère, parce qu’aujourd’hui je n’aime plus cette saga. Je n’ai pas flanché face aux détracteurs qui n’ont vu que les films (et je vous comprends…), mais j’ai juste eu un œil plus mature sur une saga que je n’aurais même pas pris la peine de continuer à lire si elle était sortie cette année.

Reprenons l’histoire, et ce deuxième tome qui annonce le triangle amoureux que nous aurons par la suite (et donc la gueguerre qu’on avait eu, team Edward ou team Jacob, guerre que je trouvais puérile à l’époque). Un tome où Bella va se faire larguer par son vampire, et qui va vivre pendant quatre mois en dépression, et va tenter de s’accrocher à Jacob pour sortir la tête de l’eau. Mais ce n’est qu’une fois que ça va mieux, que Jacob devient un loup-garou et devient donc distant avec elle, pour se rapprocher ensuite de l’humaine, qui filera avec Alice pour retrouver Edward. Oui. Bon. Vu comme ça, c’est négatif.

Ce que je n’ai pas aimé, c’est Bella. Se taper une dépression parce qu’on se fait larguer après six/sept mois de relation, faut pas exagérer non plus. Elle réalise par la suite que si elle se met dans des situations quasi-suicidaires, elle entend la voix d’Edward, telle une hallucination, qui lui dit de ne pas faire de bêtises. Quelqu’un de normal fuirait ces hallucinations auditives, Bella les traque, quitte à filer aux urgences ou être sur le point de mourir. Et je trouve ça égoïste. Égoïste pour son père, pour ses amis, sa famille, mais surtout hypocrite pour Jacob, qui n’est en faite que la roue de secours de l’humaine. Bella au final joue avec les sentiments de son pote loup-garou pour ne pas le perdre, comme la scène où ils se revoient après sa transformation et qu’il l’envoie bouler puissance x1000, et qu’elle lui fait le coup qu’elle peut essayer de tomber (en gros) amoureuse de lui pour qu’ils puissent continuer à se voir. Bon, Jacob tombe dans le panneau, mais c’est débile. Quant à sa relation avec les vampires, les prendre de haut comme elle fait (sauf avec les Volturi, dommage d’ailleurs…), alors que ce sont juste des bêtes assoiffées de sang qui peuvent la tuer, je ne m’y fait toujours pas. Sa volonté à devenir un vampire avant la menace m’énerve également, limite elle est avec lui juste pour se faire transformer, et ça je ne comprends pas.

Ce que je ne comprends pas surtout, c’est que l’auteur écris très bien. Elle a un vocabulaire riche (j’ai appris pas mal de mots en lisant Twilight, si, si, je vous assure), elle raconte bien son histoire, c’est poétisé, c’est cohérent, tous les autres personnages sont logiques et intéressants, mais ses deux personnages principaux sont plats et détestables comme ce n’est pas permis. Et autre point incompréhensible pour moi, dans Midnight Sun (Twilight vu par Edward, jamais publié, mais trouvable sur internet), Edward ne me paraît pas détestable, et est présenté comme un être torturé, qui fait moins vampire-guimauve… Donc, je ne comprends pas pourquoi il me paraît comme ça dans Twilight vu par Bella…

En bref, je n’aime plus cette saga, et je crois que je continuerais ma relecture uniquement si on me demande de les sortir de ma PàL. Sinon bah… Ils y resteront.

[Chronique] Magic Academy – Delphine Garsuault

[Chronique] Magic Academy – Delphine Garsuault

magic academy


“Noir. Tout autour de moi est noir. Je les entends, partout dans les ténèbres. Je sais que ce n’est qu’un rêve, mais cela ne m’empêche pas de frissonner.”

Hikaru et Kaoru sont deux âmes-sœurs de la race des Sylphes (ou filles et fils du vent). Kaoru est la fille du directeur de l’académie de magie ou ils étudient. Ils partent un jour en mission pour l’un de leurs professeurs dans la Forêt des Damnés. Pour la mener à bien, ils font équipe avec un elfe, une sirène, un vampire, et un animorphe. Au cours de cette mission, le lien étrange qui relie Hikaru et Kaoru va être remis en question…

Mon avis

Kaoru et Hikaru sont élèves à l’académie de magie du père de Kaoru et sont des Sylphes (fille et fils du vent) et ont une particularité, celle d’être âme-sœur. Normalement, un magicien trouve son âme-sœur parmi les animaux ou les fées, mais pour Kaoru et Hikaru c’est différent. Alors qu’ils sont envoyés en mission pour le compte de l’académie, Kaoru remarque que Hikaru est beaucoup plus distant et que surtout, leur lien s’affaiblit. Mais pourquoi? Et comment se fait-il que deux magiciens aient réussis à se lier, alors que c’est impossible en temps normal?

J’ai bien aimé Kaoru et son caractère bien trempé, autoritaire par moments, mais pleine de douceur quand il s’agit de son Hikaru. Très sûre d’elle, elle n’hésite jamais à prendre les devants ou prendre certaines initiatives qui pourraient la mener à sa perte. La relation avec son père est un mystère total, mais on sent bien que la relation père-fille n’est plus, leurs rapports sont froids et formels, pour une raison qui nous échappe, du moins jusqu’à la conclusion finale. La relation entre Kaoru et Hikaru est vraiment mignonne, j’ai eu un petit coup de cœur pour ce couple.

Delphine Garsuault a réussi à me transporter avec son écriture fluide et son univers qu’elle a réussi à bien installer en si peu de pages. La fin de cette nouvelle est triste, entre les révélations qui ne sont pas forcément très joyeuses et la mutation finale de Kaoru, l’auteure m’a achevée avec son épilogue, qui confirmait un de mes soupçons concernant la mutation.

Le seul bémol est que c’est trop court, j’aurais bien aimé découvrir ce qui se déroule entre la fin de l’histoire et l’épilogue, qui doit se situer environ une bonne dizaine d’années après les évènements qui se sont déroulés. Il aurait été très intéressant de découvrir comment Kaoru et Hikaru ont digérés toutes les révélations du directeur de l’académie, et suivre la mutation finale de notre Sylphe.

En bref, j’ai passé un très bon moment avec nos deux âmes-sœurs, mon seul regret est que ce soit trop court. Merci au forum Have a Break, Have a Book et aux éditions Chemin-Vert pour ce partenariat.

[Chronique] Anamorphose : Invictus Tenebrae – Nathy

[Chronique] Anamorphose : Invictus Tenebrae – Nathy

anamorphose

  • Éditeur : Rebelle éditions (2012)
  • Pages : 314
  • Genre : Bit-Lit
  • Prix : 10€
  • Acheter Anamorphose

Que l’on soit vampire ou humain, le passé d’un être laisse des marques indélébiles.
Dante se souvenait de tout.

La violence de l’attaque de Lucrezia. La panique ressentie quand les canines avaient effleuré sa peau et déchiré sa gorge. La douleur épouvantable qui fut la sienne ; le feu parcourant ses veines tandis qu’elle s’abreuvait de son sang. Les soubresauts de son corps refusant la perte de son fluide vital. Son envie de crier, alors qu’aucun son ne pouvait franchir ses lèvres. Des larmes qui coulaient sur son visage pendant qu’elle se délectait de sa vie. Son rire dément, ses humiliations, ses tortures.
Esclave, tel était son nom.

Bien des siècles plus tard, une jeune humaine, Camille, aussi torturée que lui, croisera son chemin. Seront-ils capables d’échapper à leur obscur destin ?

Mon avis

Toute première lecture chez Rebelle, j’ai tout d’abord été attirée par la couverture, puis ensuite par le résumé, il m’en fallait pas moins pour l’ajouter à ma wishlist. Je ne regrette pas du tout cet achat, et je pense l’acheter en version papier dans un avenir proche pour pouvoir compléter ma bibliothèque.

Dante est un vampire de plus de 600 ans. Sa vie d’humain s’est finie un jour où il s’est encore comporté, comme à son habitude, en Dom Juan et à une fois de plus humilier une jeune femme. Mais cette fois-ci, il s’est attaqué à Lucrezia, un puissant vampire, qui pour se venger le transforme en vampire et lui fait vivre 150 années de souffrance et de tortures. Camille est une humaine qui vit seule depuis dix ans, depuis la mort de ses parents et de son frère. Sans amis, sans famille, elle trouve un boulot dans une maisons d’édition, Sombre Raven, en tant que graphiste. Son patron n’est autre que Dante, elle le trouve froid et hautain. Il la trouve hautaine et seule. Mais elle lui plaît tellement… Mais leur passé laisse de très lourdes traces, qui se répercutent sur leur comportement aujourd’hui, pourront-ils arriver à se côtoyé et mettre de côté leur mal-être?

Plus romance que bit-lit, j’ai adoré ce roman, je l’ai dévoré en deux soirées. J’ai totalement adoré nos deux personnages principaux, leurs différends, et les voir évoluer ensemble même si ça ne semblait pas si simple. J’aurais beaucoup aimé voir les autres personnages évolués, comme Tristan, Guillaume et son Karl, ainsi que la relation qu’il y a entre Morgan et Dante à notre époque. Tandis que l’on voit comment Dante et Camille évoluent ensemble, on remonte dans le passé de Dante, sa vie d’humain, sa transformation, ses années de souffrance et comment s’est-il relevé après tout ça, jusqu’à son arrivée à Clermont-Ferrand, une ville que j’aime bien et que j’ai eu l’occasion de visiter plusieurs fois.

Cependant, j’ai eu un peu de mal avec la fin. Elle est cohérente, dans la lignée du reste de l’histoire, mais je la sent un peu bâclée. L’auteure nous avais habitués à montrer les scènes des points de vue de Dante et Camille, mais la fin est vue pratiquement que par Dante et nous ne comprenons pas vraiment ce qui se passe dans la tête de la jeune femme à ce moment là, mais malgré tout je reste satisfaite de cette fin.

J’ai beaucoup apprécié la plume de Nathy et j’ai très envie de m’intéresser au reste de ses ouvrages. Pour moi ce fût une belle découverte que je conseillerais à toute personne qui aime les vampires et la romance.

[Chronique] Vampire Knight, Volume 4 – Matsuri Hino

[Chronique] Vampire Knight, Volume 4 – Matsuri Hino

vampire knight 4


Depuis l’instant où il a aperçu la nouvelle élève Maria Kurenai, Zero est ravagé par la rage et l’angoisse. Qui est-elle et quel marché a-t-elle passé avec Yûki ?

Mon avis

-Flashback-

« Une nouvelle élève rejoint la Night Class, Maria Kurenai, mais elle a tout de la fille complètement louche. Pour que Kaname demande à ce que Takuma s’occupe d’elle et que Zero ai envie de la tuer au moment même où il la croise, il y a forcément quelque chose qui ne va pas chez elle. Si c’est bien le cas, les prochains tomes risquent d’être beaucoup plus mouvementés que les premiers, un petit coup de pied à l’histoire ça ne fera pas de mal ! »

Et bah j’avais raison ! Et bah j’avais raison ! Et bah j’avais raison ! Et bah j’avais raison ! Et bah j’avais raison ! Et bah j’avais raison ! Et bah j’avais raison ! Et bah j’avais raison ! Et bah j’avais raison ! Maria n’est autre que « Cette Femme », celle qui a méchamment massacré toute la famille de Zéro et l’a transformé en vampire ! J’aime avoir raison, héhé.

C’est la période des examens pour Yûki et Zéro, mais c’est aussi bientôt le bal de fin d’année, réunissant les élèves de la Night Class et de la classe de jour, pour le plus grand plaisir des jeunes humaines qui pourront approcher les vampires de beaucoup plus près que d’habitude…

C’est un tome qui débute très légèrement, avec une petite dose d’humour, mais qui s’enfonce petit à petit dans la noirceur, les révélations, l’arrivée d’un personnage qui est censé être mort depuis des années, ce qui chamboulera Zéro. Ce tome est vraiment plus axé sur celui là vu que l’on remonte au jour de l’attaque de « Cette Femme », et de son lien très fort avec son frère jumeau, Ichiru. Yûki passe limite au second plan, tandis que l’on devine d’avance que le prochain tome sera plus axé sur Kaname, qui commence à nous révéler ce qu’il fait vraiment à l’académie !

En bref, un bon tome plein de révélation, de suspens, de gens qui sont censés être morts, et d’autres qui meurent, on aurait presque envie de ranger ce tome-ci dans la catégorie shônen.

[Chronique] Dans les veines – Morgane Caussarieu

[Chronique] Dans les veines – Morgane Caussarieu

dans les veines


La canicule enflamme les nuits bordelaises. Une bande de camés dévaste un supermarché. Et tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leur dernier soupir sur le son du Bathory, nouveau repaire de la faune nocturne. Chargé d’enquêter sur ces événements, le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine.
Vampires… Le mot, absurde, échauffe les esprits, sans que personne n’ose encore le prononcer. Et alors que l’investigation piétine, Lily, la propre fille de Baron, s’entiche de l’inquiétant Damian, pensant trouver dans cette passion toxique un remède à son mal-être.

Mon avis

On a tous connu Twilight. Ne le niez pas, vous avez au moins vu les films. Je ne le nie pas, j’ai les quatre premiers tomes, que j’ai lu à 15 ans et j’avais aimé. Oui, je l’avoue. Bon, j’ai relu le premier tome l’année dernière et j’ai littéralement détesté cette romance dégoulinante, cette “héroïne” naïve sans aucun instinct de survie et son vampire boule de facette totalement ridicule avec son végétarisme. T’es un vampire, tu bouffes de l’humain, point barre. (Rigolez pas, j’ai encore les trois autres tomes à relire et chroniquer – vous l’aurez compris, j’aime souffrir. Comme avec Fifty shades of grey, vous aurez droit à la suite, parceque j’aime bien me taper la tête contre le mur à chaque phrase – en vrai j’ai promis de le faire, et je ne peux pas refuser ce défi, quitte à en perdre des neurones) J’ai détesté les débuts de The Vampire Diaries pour ça (et je déteste encore plus quand je vois la tournure “fan service” que prend la série – tuez-les, et on en parle plus).

Pour moi un bon vampire, c’est  Eric Northman de True Blood, sexe, violence, sang, bref le bien quoi. Et punaise, il brûle au soleil. Cette chose qui fait défaut aux vampires de la bit-lit, le soleil n’est rien pour eux. Mais allez-y, détruisez encore plus le mythe du vampire, je vous en prie, allez-y, enlevez-leurs instincts animaliers, ce qu’ils sont censé être. Aujourd’hui, un bon vampire et un vampire qui souffre de ses erreurs passées, qui est beau, intelligent, gentil, qui n’aime pas ou très peu sa condition, qui tombe amoureux au premier regard et qui se lance dans un jeu du chat et de la souris extrêmement naze, parcequ’au final il finit toujours dans les bras du personnage principal, il la transforme en vampire et la vie est belle pour eux deux. Et en habitués du blog, vous savez que j’ai horreur de ça.

Bref, revenons à Dans les veines. Un jour, zappant les chaînes je suis tombée sur l’émission Rêves et cris de Nolife. Entre nous, je n’aime pas du tout cette émission. Ce jour là, ils recevaient Morgane Caussarieu, l’auteure de ce petit bijou littéraire et j’ai laissé l’émission juste pour le style vestimentaire de Morgane, en grande amoureuse du style gothique, quand les mots “livre anti-twilight” me sont parvenus. Ah ouais, anti-twilight? Des vampires qui brûlent au soleil? Mais on en fait plus des comme ça! Bon, j’ai quand même mis deux ans avant d’acheter ce livre, mais il fallait que je le lise et c’est le livre qui a passé le moins de temps dans ma pile à lire, même pas trois semaines (un évènement quand on voit que certains sont coincés là dedans depuis trois ans).

J’ai tout aimé. Mais vraiment. La seule chose qui m’empêchait de boucler le roman en une nuit, c’est la fatigue. On a des vampires qui brûlent au soleil, pervers, qui font plus dans la violence que dans le sentimentalisme, qui vivent pour le sang et non pour la petite lycéenne du coin qui se trouve minable alors qu’elle ne l’est -presque- pas. Et de l’autre, on a des humains -stop!– comment ça, on a pas de loups-garous? Il y a des personnes qui sont encore capables de ne pas mélanger ces deux mythes ensemble sous un pauvre prétexte quelconque? Oui oui, reprenons si vous le voulez-bien. Donc, on a des humains et qui sont aussi pourris que nos vampires. Du père qui fait de l’inceste, la gamine gothique qui se mutile pour montrer qu’elle existe et une autre qui croit être capable de manipuler un vampire pour aller tuer les gens qu’elle n’aime pas, comme l’archétype de la blondasse du lycée, toujours entourée de son troupeau de mini-poufiasse, la mère alcoolique qui n’a jamais voulu de son enfant, la flic qui a abandonné sa mère et qui lui rend juste visite dans le cadre qu’une enquête, bref tous des pourris.

L’histoire n’est pas une romance. C’est l’histoire d’un groupe de vampire qui se déplace de villes en villes pour chercher à se nourrir, laissant une traînée de cadavres derrière eux. En parallèle nous suivons Lily qui s’est entichée de l’un d’eux, pensant que les vampires sont gentils et que son Damian lui, il ne tue pas. Et on suit son père, un flic qui enquête sur les meurtres qui se déroulent dans sa ville, Bordeaux. L’histoire est gore, horrible et sanglante.

L’auteure ne s’embarrasse pas des bonnes mœurs, partant dans l’inceste, les vampires qui se nourrissent de bébés et de jeunes enfants, la drogue, l’alcool, détaillant les cadavres et autres gorges arrachées à la perfection et les scènes de torture ont réussies à m’impressionner. L’écriture fluide, un bon découpage de chapitre, les changements de point de vue parfaitement réalisés, Morgane Caussarieu à tout d’une bonne conteuse d’histoire de vrais vampires. En bref, une auteure à suivre de très très près! (du coup, j’ai ajouté toute sa bibliographie dans ma wishlist)

Pour public averti, of course.

[Chronique] Alice Royale, tome 1 : Le lapin blanc – Céline Mancellon

[Chronique] Alice Royale, tome 1 : Le lapin blanc – Céline Mancellon

alice royale 1


Suite à un étrange e-mail, Alice Royale, enquêtrice fraîchement libérée du Centre des Êtres Clonés, se rend dans une discothèque où Humains et Vampires se côtoient. Sa nature l’a dotée de facultés psi lui permettant l’immunité contre les attaques psychiques des créatures aux dents longues. Mais à peine a-t-elle accepté la mission qu’une autre se présente à elle… et son partenariat avec l’inspecteur Villard, spécimen masculin un brin chatouilleux et susceptible, risque fort de perturber la petite vie tranquille qu’elle menait jusque-là.

Mon avis

Un jour, un portail dimensionnel s’est ouvert dans notre monde, laissant la possibilité aux démons de tous poils de débarquer dans notre dimension pour faire ce qu’ils veulent. Voulant encadrer tout ça, le Gouvernement a crée des êtres clonés aux capacités soit physiques, soit psychiques, pour pouvoir contrôler les nouveaux arrivants. Les clonés vivent dans des Centres jusqu’à ce que l’on décide qu’ils sont prêts à être envoyés sur le terrain. Nous suivons l’une d’entre eux, Alice Royale, une jeune F.C (femme clonée) aux pouvoirs psychiques, dans sa petite vie d’enquêtrice à la section paranormale de sa ville…

J’ai eu un peu de mal avec le début de l’histoire. Tout me semble aseptisé, on a l’impression d’être dans la tête d’Alice, emplie de naïveté débordante. J’ai eu un peu peur en voyant la trame de l’histoire se dessiner et surtout en voyant que les vampires sont pour la plupart déjà aux pieds de notre héroïne, si tôt rencontrée. Par contre, dès l’arrivée de l’Hunter, Beleth, l’histoire est devenue tout d’un coup drôle, intéressante et me donnait envie de continuer à lire. Mais le constat est sans appel : tout le monde est aux pieds d’Alice : les vampires, Beleth, son collègue Villard qui lui est un cliché sur patte, totalement ridicule, le genre de personnage qu’on a envie de voir mourir très rapidement, mais nous sommes dans de la bit-lit, et que serait-ce une bonne bit-lit sans un hexagone amoureux ? (les triangles amoureux dans la bit-lit, c’est pour les faibles)

Ceux qui recherchent des vampires qui brûlent au soleil et qui ne sont pas tout gentils, passez votre chemin. Ici les sangsues vivent au soleil naturellement, aiment séduire et sont de véritables sentimentalistes et de sacrés pervers (on frôle la bipolarité) (bref, bit-lit, quoi). Cependant, je m’attendais à un éventail de créatures venues du fin fond de l’enfer, pour l’instant nous n’avons que du vampirounet et du démon, on entend parler des métamorphes, mais ça ne va pas plus loin que ça. J’espère que dans le tome suivant, on aura le droit à un bestiaire un peu plus grand. (Ah, si, on a un sorcier Wiccan, mais c’est un humain DONC ça ne compte pas).

Alice travaille au bureau avec Bertrand et Mérédith, qui elle est vraiment trop -mais vraiment- trop clichée : Mérédith, gothique, spécialiste des vampires, intarissable et incollable sur le sujet, qui n’en peut plus de la vie quand elle croise une créature surnaturelle, si bien que quand Beleth débarque en ville, il préfère la fuir et aller chez Alice. Je n’aime pas spécialement Mérédith, ni même les personnages humains dans ce roman. Ils sont… Je ne sais pas, les premiers mots qui me viennent en tête c’est « pâles copies » et « pitoyables ». Heureusement qu’ils ne sont pas plus présents que ça, sinon je crois que ça n’aurait pas été possible.

En bref, quoi penser de ce premier tome de la saga Alice Royale ? Le roman est plutôt bien écrit, c’est fluide, drôle, ça se lit vite quand on est plus avec les créatures surnaturelles que les humains, on a pas le temps de s’ennuyer. La suite ? Je la lirais, surtout que ce premier tome se finit sur un cliffhanger à la True Blood (et qui regarde cette série sait de quoi je parle…)