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[Chronique] Saison, tome 1 : Un parfum d’été – Jay Bell

[Chronique] Saison, tome 1 : Un parfum d’été – Jay Bell

un parfum d'été


L’amour, comme toutes les choses de l’univers, ne peut être détruit. Mais au fil du temps, il peut changer.

Les chaudes nuits du Texas étaient synonyme de solitude pour Ben avant que son cœur ne commence à battre au rythme de deux mots : Tim Wyman. De toute évidence, Tim a un corps parfait et une vie idéale, mais quand ils se rencontrent à cause d’une simple collision – pas vraiment accidentelle – Ben découvre que la vérité est rarement aussi simple. Si gagner le cœur de Tim s’avérait être une quête quasi-impossible, le garder est encore plus difficile quand la famille, la société et les émotions menacent de les séparer.

Merci aux éditions Mxm Bookmark pour cette lecture !

Mon avis

Ben a vu Tim un jour, et a développé une attirance envers ce jeune homme à qui il n’ose pas adresser la parole. Tim est beau, sportif, aime les belles voitures… Il doit sûrement être hétéro, mais cela n’empêche pas Ben de tout faire pour le croiser, quitte à le suivre. Alors que les deux jeunes hommes rentrent de cours, Ben crée une collision qui n’a rien d’accidentelle. Hospitalisé alors que ses parents sont partis en vacances, Tim se retrouve avec un Ben en tant que garde-malade et va lui avouer son homosexualité. Mais comment vivre une relation sereinement quand tout semble contre eux ?

L’acceptation de l’homosexualité est un thème fort dans Un parfum d’été, et l’ont peut voir plusieurs cas de figure : Ben, lycéen “sorti du placard”, sa famille a totalement accepté son choix, ainsi que deux de ses amis, mais le reste de ses camarades au lycée lui font bien comprendre que ce n’est pas le cas pour eux. Puis nous avons Tim, le beau gosse populaire du lycée qui n’a toujours pas fait son coming out, de peur de la réaction de ses parents qui ne l’accepteront pas, et du regard des autres. C’est une vie de mensonges qu’il se construit. Et à côté nous avons un jeune steward qui vit en parfaite harmonie avec son orientation sexuelle, sans s’inquiéter du qu’en dira-t-on. Ce jeune homme, c’est Jace.

Ce qui m’a surprise dans ce premier tome – et agréablement – c’est que l’on ne reste pas dans les amourettes de lycéen de Ben. Et oui, le lycée n’est que le point de départ de son histoire ! On le voit grandir, prendre en maturité, et faire sa petite vie : des études supérieures, le travail, il voyage, déménage à plusieurs reprises, et même qu’il se marie ! Bref, c’est une véritable tranche de vie, sans artifices, avec les hauts et les bas, les relations, tout ce qu’il y a de plus normal. On voit pour ainsi dire, quasi toute la vie de Ben dans ce premier tome, sans se cantonner à une période en particulier.

Côté écriture, Jay Bell a une plume agréable qui se laisse lire facilement. L’auteur use de beaucoup de descriptions, ce qui rend l’histoire plus immersive, plus vivante. Nous sommes vraiment au plus proche des émotions de notre personnage principal. Bell a su clôturer ce premier tome avec brio, avec une fin qui m’a beaucoup touchée. J’ai hâte de lire la suite, qui est un reboot de l’histoire du point de vue de Tim. Bien que ce premier tome se suffise à lui-même, cela devrait être intéressant d’avoir sa version. Et entre nous, j’ai encore un peu de mal à quitter l’histoire…

Ah, et en plus un film et prévu ! Si, si ! Vous pouvez voir les premières photos et quelques explications de l’auteur – en anglais – sur son site.

[Chronique] Au secours, je vois plus rien ! – Cecily

[Chronique] Au secours, je vois plus rien ! – Cecily

au secours je ne vois plus rien


Lovely Goretta narre ses déboires sentimentaux.

(Le plus petit résumé du blog !)

Mon avis

Bande-dessinée reçue dans une des dernières box de pandore, je l’avais lue dès la réception, attirée par la couverture, et j’ai fini pliée en deux tellement j’ai rigolé (comme une baleine) à chaque planches. Retour sur une petite BD rigolote !

Lovely Goretta, célibataire, rencontre sa conscience, un squelette cynique. Puis paf, elle tombe amoureuse. Amour, jalousie, déménagement, humour bien desservi, Lovely nous compte son histoire d’amour… Jusqu’à la prochaine! Et c’est drôle, drôle à s’en tordre en deux, même si notre personnage principal est en pleine déprime post-rupture. Et ça fait du bien.

Et pourtant, graphiquement, c’est simpliste. Il n’y a pas de détails, les décors sont inexistants et la mise en couleur est ultra-basique. Mais cela ne m’a pas plus dérangé que ça, au contraire! Même si la force de cette BD réside dans son humour, ces dessins légers s’accordent parfaitement avec la légèreté qui règne en général sur ces 48 pages.

Car oui, même si Lovely déprime, ne va pas bien, ou quoi que ce soit, on ne reste pas dans l’apitoiement de sois-même, ou la femme qui déclame qu’elle ne s’en sortira jamais sans l’homme qu’elle a aimé! En deux pages, on se remet au boulot, et on vit sa vie, toujours avec le sourire aux lèvres!

En bref, ça a été une agréable découverte, rafraîchissante, j’en ressort extrêmement satisfaite! Merci beaucoup à l’équipe de la box de pandore pour avoir aussi bien choisi cette BD ^^

[Chronique] Les stagiaires – Samantha Bailly

[Chronique] Les stagiaires – Samantha Bailly

les stagiaires


Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative.
Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.
Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne.
Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro…
Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent.
Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Quand la “génération Y” entre en collision avec le monde du travail : un récit marquant dans lequel beaucoup de jeunes adultes se reconnaîtront.

Mon avis

Quand j’ai vu ce livre sur Livraddict, je me suis dit qu’il devait automatiquement me plaire, c’était obligé. Le résumé, la couverture, il m’en faut peu pour me faire craquer. Quand j’ai appris que Samantha Bailly venait au salon du livre de Caen, c’était l’occasion rêvée pour acheter ce livre et au passage rencontrer l’auteure, au demeurant fort sympathique 🙂

Nous suivons une équipe de stagiaires, Ophélie, Arthur, Hugues et Alix, dans la célèbre entreprise Pyxis, connue pour ses mangas et ses jeux-vidéos. Ils y sont tous pour six mois, mais espèrent décrocher le Saint Graal en fin de stage: un emploi. Pour un salaire quasi-misérable (400€), ils vont enchaîner les heures supplémentaires avec des supérieurs pas faciles à vivre. Entre la chargée de com’ tout le temps scotchée à son portable, overbookée telle une parfaite working girl, celui qui est là car il est un ami d’enfance du PDG et qui regrette après toutes ces années son choix, leur stage ne sera pas des plus calme.

Il y a une date de péremption pour en vouloir à nos parents de nous pousser vers de mauvais choix.

Les stagiaires est très bien écrit. Avec l’écriture fluide de Samantha Bailly, nous sommes transportés dans la petite vie trépidante des stagiaires. J’ai lu le livre d’une traite, appréciant au passage les petites références geek et les musiques en début de chaque chapitres, qui illustrent bien l’ambiance qui va suivre.

Nous allons suivre tout particulièrement Ophélie et Arthur, tous deux aux antipodes l’un de l’autre. Ophélie, fille de restaurateurs, vivait à Rennes avec Quentin, avec qui elle est en couple depuis deux ans. Quand elle décroche son stage sur Paris, elle est heureuse, mais la réalité de la vie la rattrape: Paris, c’est cher, il faudra payer seule les factures, le loyer, les repas, le tout avec seulement 400€ en poche, ce qui ne va pas être simple. Quant à Arthur, c’est un fils à maman. Il vit dans le 1er arrondissement chez ses parents, boit plus que de raison, consomme de la drogue régulièrement et trompe sa copine, Juliette, qui subit son comportement jour après jours.

On rencontre également Alix, Hugues, Vincent et Enissa, tous venant d’horizons différent, mais avec le même but, celui d’obtenir un emploi. On s’attache très vite à ce petit groupe qui essaye tant bien que mal de se faire une place au sein de cette entreprise. Mais entre vie personnelle et vie professionnelle, est-il bon de mélanger les deux? C’est ce que nous verrons également au fil des pages…

Les filles jolies veulent être intelligentes, les filles intelligentes veulent êtres jolies. Je ne demande pas à avoir le corps de rêve d’Enissa, mais je voudrais seulement qu’un garçon s’intéresse à moi, qu’il ne voit personne d’autre. Tu comprends?

En bref, j’ai passé un très bon moment en compagnie de nos stagiaires, pour une première lecture de cette auteure, je suis ravie et je compte m’intéresser à ses autres ouvrages, qui ont l’air tous plus intéressants les uns que les autres 🙂

les stagiaires dédicace