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Étiquette : sexe

[Chronique] Pure Blood Boyfriend, Volume 3 – Aya Shouoto

[Chronique] Pure Blood Boyfriend, Volume 3 – Aya Shouoto

pure blood boyfriend 3


Eve Tsubakiin, la fiancée d’Aki, fait une apparition inattendue au lycée Sainte-Agathe. La succube s’est en effet déplacée pour venir informer Aki de l’organisation prochaine d’une « assemblée nocturne » à laquelle il doit se rendre. Ce dernier ne souhaitant pas s’attarder plus sur ce sujet pour impliquer personne, Kana et Jin se rendent finalement de leur propre chef à cette réunion dont le lieu leur est communiqué par un étrange personnage venu faire appel aux services du « club de l’insolite ». Une fois sur place, ils découvrent ce qu’ils n’auraient jamais dû connaître : un macabre spectacle dont Aki se trouve être le protagoniste principal…

Mon avis

J’étais très mitigée après la lecture de mes deux premiers tomes, mais là je suis satisfaite. Les deux premiers tomes servaient uniquement à lancer l’histoire, et maintenant qu’elle est bien en place avec un univers bien défini, ça fait enfin plaisir.

Aki se retrouve invité à une Assemblée Nocturne (Vampire Knight et ses Assemblées Nocturnes… *soupir*) par sa fiancée, une succube répondant au nom de Eve Tsubakiin, qui ne voit pas d’un bon œil que Kana soit devenue l’esclave de son vampire, laissant limite entendre qu’elle aurait bien aimé être à sa place -insérez un personnage jaloux ici- . Kana va recevoir les pouvoirs de l’esclave, pour enfin servir à autre chose qu’être une poche de sang ambulante pour vampire en manque.

Ça l’était fortement suggéré dans les premiers tomes, je n’ai pas pris le temps de soulever ce point-là, mais ça tourne carrément autour du sexe leur histoire esclave/vampire, mais bizarrement, ça ne me choque pas pour le coup, vu que ça ne prend pas une trop grande place dans l’histoire.

Aya Shouoto commence à répondre à nos questions, notamment concernant les stigmas, le frère de Aki et son passé, l’histoire prend enfin son envol pour quitter les petites enquêtes de lycéens, et le bestiaire s’agrandit! Après les vampires et les loups-garous, nous avons droit aux succubes et aux anges, ces derniers risquent de devenir très très intéressant pour la suite de l’histoire…

En bref ? Une très bonne suite qui donne un coup de pied dans l’histoire, pour moi ce troisième tome, si j’en sortais encore mitigée, j’aurais arrêté la saga d’office. Du coup, je vais continuer, et je ne remercierais jamais assez les éditions Kurokawa pour m’avoir permis de découvrir le premier tome en début d’année.

[Chronique] Le jeu du chat et de la souris, Volume 2 – Setona Mizushiro

[Chronique] Le jeu du chat et de la souris, Volume 2 – Setona Mizushiro

le jeu du chat et de la souris 2


Kyoichi est désormais un homme divorcé, mais la relation qu’il a nouée avec Imagasé est toujours aussi ambiguë. Au fil des jours, il se laisse entraîner par son ami et partage son intimité, mais l’apparition de Tamaki, une jeune fille attirée par Kyoichi, jette la confusion dans cette relation encore vacillante…

Mon avis

Kyoïchi et Imagase vivent ensemble, malgré qu’ils ne soient pas en couple. Imagase est toujours amoureux et s’accroche tant bien que mal, tandis que du côté de Kyoïchi, il ne sait pas du tout où il en est. Alors que leur relation n’est pas encore tout à fait stable, Tamaki simmisce entre les deux… Kyoïchi et Imagase auront-ils droit à un Happy End?

Ce dernier tome a fini de m’achever! Autant j’avais tooootalement adoré le premier, ce deuxième tome m’a emportée là où aucun manga yaoï ne m’a encore transporté. Bien au delà des scènes de sexe à foison, comparé au premier tome, c’est une véritable débâcle des sentiments! L’un comme l’autre, ils vident leur sac et mettent enfin des mots sur ce qu’ils ressentent…

On est aspiré dans cette spirale de sentiments, on partage avec eux la joie, la peine, mais aussi leurs disputes et retrouvailles, espérant le meilleur pour eux d’eux. Ce tome montre bien combien l’amour peut être cruel et destructeur, au point d’en être complètement paranoïaque.

En bref, j’ai totalement adoré cette mini-série, qui se trouve dans mon top 3 des meilleurs yaoïs que j’ai pu lire jusqu’ici. Une véritable histoire d’amour qui pourra plaire aux fans du genre, comme aux non-fans!

[Chronique] King’s Game, Volume 1 – Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

[Chronique] King’s Game, Volume 1 – Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

kings game 1


Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis

J’ai longtemps évité ce manga. Sorti pendant la période où pas mal de mangakas essayaient de surfer sur la vague du succès de Yoshiki Tonogai avec Doubt et Judge, après feuilletage de ce premier tome, il m’était apparu comme un reboot des sagas de Tonogai, avec du sexe en plus. Après lecture, j’en était vraiment pas loin…

En effet, à minuit le Roi envoie un nouveau gage aux élèves d’une même classe et si ils ne réalisent pas son ordre, les élèves qui devaient réaliser ce gage meurent, bien souvent par pendaison. Ça va du gage gentillet du style “embrasse ta voisine de classe” à “couche avec untel, sinon vous mourrez tous les deux”. En bref, que des gages “physiques” (pour ne pas dire sexuels), qui enlèvent tout le côté horrifique du manga. On aurait pu avoir peur si les gages étaient un peu plus diversifiés et si les personnages n’avaient pas des réactions totalement exagérées.

Que ce soit les élèves comme les adultes, les réactions sont trop exagérées. Entre celle qui se prostitue pour gagner un concours de popularité, celui qui bat un de ses camarades parce qu’il a du coucher avec sa copine pour un gage (c’était ça où elle mourrait, estime toi heureux, mec) ou leurs réactions en général face aux ordres du roi, c’est beaucoup trop. Quant aux adultes, les seuls au courant sont des policiers qui n’y croient pas une seule seconde. Je ne sais pas, moi j’enquête sur des suicides inexpliqués de jeunes et une classe entière me dit que c’est la faute du King’s Game et me parle des mails, je prend le groupe au sérieux et tente le tout pour remonter jusqu’au destinataire des mails, ce qui me paraît 10000 fois plus logique.

Côté graphismes, le découpage des cases n’est pas fluide avant la fin du manga qui est bien plus structuré. Les dessins sont bien réalisés, le trait est fin, mais on peut regretter que les expressions des personnages soient autant exagérées que dans le texte et qu’elles soient réutilisées en permanence, sans se donner la peine de les modifier légèrement. Les personnages sont bien travaillés et on les reconnait parfaitement, tout en restant dans les codes du manga. Le style et beaucoup trop fouillis (pour ne pas dire bordélique), on en prend plein les yeux, mais pas dans le bon sens du terme.

En bref, ce premier tome ne m’a pas plus séduite que ça, j’en suis presque déçue. Je lirais le deuxième tome pour laisser une chance à ce manga, mais il est clair que ce ne sera pas tout de suite pour moi.

[Chronique] Les biscuitières – Esparbec

[Chronique] Les biscuitières – Esparbec

les biscuitières


Charlotte arrive un beau matin, conduite par son père, dans la biscuiterie du comte Z. pour y entrer comme apprentie. Elle travaillera sous la protection de Mélanie, la maîtresse du comte, qui règne en despote absolue sur les biscuitières. Initiée aux joies troubles du saphisme par Mélanie qui ne tarde pas à en faire sa poupée, Charlotte est bien vite entraînée dans des jeux de domination particulièrement scabreux sur la personne du garçon de bureau, Philéas. Sans compter sur Rosalinde Darley, la fille du pasteur, une voyeuse impénitente, qui lui fait découvrir peu à peu tous les secrets de la biscuiterie et de ses biscuitières.

Mon avis

Charlotte, jeune fille de 16 ans, se retrouve employée de bureau à la biscuiterie du comte Zappa, sous les ordres de Mélanie. Mais une fois sur place, ce n’est pas un métier qu’elle va apprendre, mais la luxure sous toutes ses formes, initiée par sa patronne, le garçon de bureau Phileas, et la bibliothécaire, Rosalinde. D’abord réticente, elle acceptera vite ce qui se passe autour d’elle, étant donné qu’à la biscuiterie, les biscuitières ont une sacré réputation de filles faciles qui couchent avec le premier venu, réputation qui n’est plus à prouver…

La mention “roman pornographique” sur la couverture prend tout son sens dès le début, parce que dès que nous ouvrons ce livre, nous sommes plongés directement dans des scènes de sexe extrêmement crues et très détaillées, parfois trop, et tout est prétexte à une nouvelle scène de sexe. Si vous comptiez sur une histoire derrière, laissez tombez. A par suivre les déboires de tel ou tel personnes, l’auteur ne va pas plus loin.

Les personnages ne sont pas vraiment dotés d’une volonté propre. Au début ils sont réticents à se déshabiller, coucher, mais dix minutes après on ne les tient plus. Si bien que Charlotte passe de la vierge effarouchée qui n’ose pas se déshabiller à une fille facile qui accepte tout ce qu’on lui fait en l’espace de 10 minutes, tout comme Phileas, le soumis de Mélanie.

Les premières scènes de sexes sont quasi-banales, tant que Charlotte reste avec Phileas et Mélanie, mais une fois ces deux là occupés à autre chose, son apprentissage passe dans les mains de Rosalinde, la bibliothécaire, et là tout un monde trash s’offre à nous et j’ai vite été dégoutée. Passant par la zoophilie, l’urologie, la scatophilie, l’inceste et multiples viols totalement banalisés, l’auteur ne semble pas avoir de limites. J’ai eu beaucoup de mal avec ces passages-là.

Esparbec a une écriture assez fluide, le tout se lit bien, une fois que l’on passe les propos tenus pendant les scènes de sexe qui sont dignes des chansons paillardes, et la vulgarité constante dont fait preuve nos personnages.

Ai-je aimé ce roman? Si l’on serait resté dans la même ligne de conduite qu’au départ, sans aucun doute, j’aurais apprécié celui-ci, mais avec la moitié du livre un peu trop trash à mon goût, j’en ressors très mitigée…

Merci aux éditions La Musardine et au forum Have a Break, Have a Book pour ce partenariat.

[Chronique] Highschool of the Dead, Volume 1 – Shouji Sato & Daisuke Sato

[Chronique] Highschool of the Dead, Volume 1 – Shouji Sato & Daisuke Sato

HOTD 1


La journée du 13 avril avait commencé comme une matinée ordinaire au pensionnat de Takashi. Mais alors qu’il sèche les cours et s’apprête à faire une petite sieste sur la terrasse de l’établissement. Il aperçoit devant le portail un professeur se faire dévorer par ce qui semble bien être un mort-vivant… Tout bascule alors dans l’horreur et le gore. Takashi va tenter de quitter l’enceinte de l’établissement en compagnie de Rei, son amie d’enfance. Elle sera accompagnée de quelques autres élèves et Mlle Marikawa, l’infirmière sexy et étourdie. Mais rien ne dit que la situation sera plus reluisante à l’extérieur…Le monde est contaminé par une maladie qui transforme les humains en morts-vivants. Des lycéens ainsi qu’une infirmière scolaire s’engagent alors dans une course effrénée pour essayer de leur échapper. Contre les morsures et autres griffures, les voilà armés de battes de base-ball, de piquets et tout ce qui permet de broyer les crânes des infâmes créatures… La lutte pour la survie commence… Et il n’y a pas d’antidote !

Mon avis

Cette série m’a toujours intéressée, mais je ne sais pas, rien ne me poussait à acheter le premier tome. Donc quand j’ai vu qu’un ami l’avait, je l’ai emprunté, histoire de voir si je suivrais ou pas. Premier tome fini, je ne sais pas si je vais continuer, je crois que j’aurais besoin de lire le deuxième tome pour pouvoir me prononcer définitivement.

Takashi sèche les cours, et comme d’habitude se prépare à aller faire une sieste sur la terrasse de son lycée. Il fixe le portail, et voit deux professeurs se faire dévorer par un mort-vivant. Ni une ni deux, il part chercher son amie d’enfance, Rei, et son petit ami Hisashi, dans l’espoir de s’en sortir. Le virus du mort-vivant se répand à une vitesse hallucinante dans le lycée, où il ne reste plus grand monde de vivant, en dehors d’un otaku, de deux filles et d’une infirmière, qui vont tout faire pour s’échapper du bâtiment.

Histoire que l’on voit se répéter depuis plusieurs années avec la zombie-mania, on y trouve rien d’exceptionnel: apocalypse zombie, contamination par la morsure, gens terrifiés, d’autres pas très net qui veulent prendre le pouvoir pour contrôler les survivants, bref rien de neuf au pays des morts-vivants. Ajoutons à cela une méga dose de fanservice pour le public masculin qui ne me plaît pas spécialement. Pour rappel, le fanserv est “une pratique des médias qui consiste à alimenter la passion des fans et leurs fantasmes avec des contenus digressifs ou superflus qui leur sont spécialement destinées, généralement par le biais de situations à forte connotation sexuelle ou érotique.” Ici zooms toutes les deux cases sous les jupes des lycéennes, des poitrines proéminentes, des filles qui se retrouvent dans des positions assez étranges… Et on s’en passerait bien !

Côté graphismes, rien de bien exceptionnel non plus, c’est bien dessiné, mais pas forcément détaillé. Les personnages sont bien travaillés, on les reconnait sans peine d’un bout à l’autre du tome. L’orientation des prises de vue façon “caméra”, donne un côté dynamique qui accentue la sensation d’urgence.

En bref, j’en ressort mitigée, je lirais le tome deux pour voir si je lirais la suite ou pas…

[Chronique] Deux tas de sable au bord d’un lit – Éric Lysøe

[Chronique] Deux tas de sable au bord d’un lit – Éric Lysøe

deux tas de sable au bord d'un lit

  • Éditeur : House Made of Dawn (2014)
  • Pages : 58
  • Genre : Fantastique
  • Plus édité

Un matin, Tristan Farrel se réveille et trouve deux petits tas de sable fin au pied de son lit. L’étonnement passé, un lointain souvenir refait alors lentement surface : un voyage en Algérie, en terre Tassili. Un voyage onirique, poétique et mystérieux en plein cœur du désert. Tandis qu’il s’enfonce dans ses souvenirs, la signification de ces deux tas de sable se révélera peu à peu à lui.

Mon avis

Tristan se lève péniblement, quittant son lit douillet et plonge les pieds dans du sable. Ni une, ni deux, il enlève ses pieds et regarde: deux tas de sable en forme de pyramide sont aux pieds de son lit. Mais pourquoi? Et surtout comment? Il était persuadé qu’hier, il n’y en avait pas ! Tout doucement, les souvenirs d’un voyage en Algérie lui revient, et particulièrement une nuit où il a vu une femme faire plusieurs fois ces pyramides. Pour en avoir le cœur net, il demande à son ami Germain d’examiner le sable pour lui, et il se révèle qu’il avait vu juste, c’est bien du sable qui vient d’Algérie. Sentant que ses réponses se trouvent là-bas, il y retourne dans un ultime pèlerinage…

On remonte le fil des souvenirs de Tristan avec lui, découvrant un homme un peu froid et distant. Le mystère qui entoure la découverte de ces tas de sable est prenant, le suspens est à son comble et pas un seul moment je n’aurais imaginé la fin prévue par l’auteur. Cependant, je ne m’attendais pas à ce que cette nouvelle sois truffée de scènes de sexes. Elles ne m’ont pas dérangées, au contraire, mais j’ai été surprise d’en découvrir autant dans un aussi court texte. Ces moments sont remplis d’une douce sensualité et qui amplifient un peu plus sur le mystère qui entoure les petits tas de sable. J’ai bien aimé remonter le fil de ses souvenirs, découvrir petit à petit ce qui se cache derrière les deux pyramides de sable, ainsi que tout ce qui s’est déroulé entre ces deux voyages, depuis la première fois où il a vu ces tas de sable.

Tristan est quelqu’un que l’on devine seul, qui aime voyager en solitaire, s’en est presque étonnant d’apprendre que son premier voyage en Algérie s’est déroulé avec un groupe de touristes. Comme je le disais plus haut, je l’ai trouvé un peu froid et distant envers son entourage, on ne le voit pas vraiment partager des moments d’intimité ou parler avec les personnes qui l’entoure, en dehors des scènes de sexe.

La conclusion finale ainsi que le secret autour des tas de sable m’ont particulièrement émue. Comme je le disais, je ne m’attendais vraiment pas à cette fin, ni même à ces révélations. Même si Tristan m’a paru froid et distant, je n’ai pas pu m’empêcher de verser une petite larme pour lui à la fin de ma lecture.

En bref, un court texte très sympathique et qui fait voyager ainsi qu’un suspens et un mystère bien menés et une fin particulièrement émouvante, j’ai apprécié la plume de l’auteur et je remercie le forum Have a Break, Have a Book ainsi que les éditions House Made Of Dawn pour cette belle découverte.

[Chronique] Secret de lune, tome 1 : Croissant de lune – Angélique Ferreira

[Chronique] Secret de lune, tome 1 : Croissant de lune – Angélique Ferreira

croissant de lune secret de lune


« J’ai pitié de vous, Nicolas. Vous n’êtes pas heureux et ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Un père qui a honte de votre orientation et de vos choix de carrière, une sœur qui se plaît à vous faire passer pour un idiot, et personne sur qui réellement compter. »

Lorsque les routes de Nicolas Valentin Pontault et d’Iris Sélène Black se croisent, ce n’est pas l’amour qui les unit. Au contraire ! Le premier n’est qu’un jeune homme ordinaire : photographe, modèle et professeur de théâtre à Lyon, son univers bascule le jour où il perd son travail. Déterminé à ne pas se laisser abattre, il décide de saisir cette occasion pour reprendre ses études. La seconde est une jeune bibliothécaire qui tente tant bien que mal d’échapper au clan de sorcières dont elle est l’une des héritières. Traitée comme une pestiférée par les siens, Iris est fermement décidée à ne pas les laisser contrôler sa vie. Malgré ces différences, lorsque Nicolas est transformé en loup, c’est auprès de la jeune femme qu’il trouve réconfort et protection. Au même moment, une étrange série de meurtres s’abat sur la ville, et tout porte à croire que l’assassin en a désormais après eux…

Mon avis

Iris est une jeune sorcière qui a eu le malheur de naître sans pouvoirs. Depuis, elle est traitée en pestiférée par sa mère et ses soeurs, n’acceptant pas cet “échec”, cette “tare”. Alors, un jour Iris fuit pour se construire une vie loin des siens, à Lyon, mais son passé la rattrape beaucoup plus vite qu’elle ne l’aurait cru… On ne peut pas fuir comme ça loin d’une puissante famille de sorcière sans que personne ne le sache. Quand elle croise la route de Nicolas, rien ne colle entre eux. Et pour cause, la petite soeur de ce dernier s’était fait passer pour lui sur internet, faisant miroiter un amour inexistant à la jeune sorcière, qui ne s’en est jamais remis. Un soir, Nicolas se fait transformer en loup, ne comprenant pas ce qui lui arrive, il fuit, mais manque de se faire renverser par une voiture. Iris arrive, le sauve et décide de prendre soin de lui, sans savoir qui il est réellement. En parallèle, divers meurtres ont lieux et tout porte à croire que la future victime n’est autre qu’Iris… Mais pourquoi?

Autant l’histoire promet de belles choses et de passer un bon moment, autant le reste ne m’a pas plus séduite que ça, plusieurs points m’ont faite tiquer et il m’a fallu du courage pour ne pas arrêter ma lecture tellement par moment on tombait dans le ridicule le plus total.

Tout d’abord, les innombrables références à Harry Potter m’ont vite énervée. J’aime cette saga, vraiment, mais là pour moi c’était trop. Je peux concevoir que l’auteure est fan, qu’elle ai eu envie de rendre un certain hommage ou autre à Harry Potter, mais qu’on en soit limite à deux références par chapitres, non. Les humains normaux ont hérités d’un nom, comme les moldus de J.K Rowling, à savoir les Apchers. Le nom de famille de Iris est Black, elle est rousse, sa robe de sorcière est rouge et or (Gryffondor), sa tante se nomme Cissy (surnom donné à Narcissa Malefoy par Bellatrix Lestranges) son meilleur ami, Matt, se fait surnommer Draco (Drago dans la version originale), est blond, porte une robe verte (Serpentard). Ils ont tout deux une “bague d’invisibilité” qu’ils se servent à la manière d’Harry dans la saga, c’est-à-dire écouter “aux portes”. Le polynectar is back sous le nom de metamortare et je vous laisse deviner ce qu’on met dans la potion pour prendre l’apparence de quelqu’un… Et je ne reviens pas sur le surnom de “Professeur Rogue” ni l’allusion aux hippogriffes. Pour moi c’est littéralement l’overdose. A ce niveau là, c’est plus de la référence, ni de l’inspiration. J’ai très vite pensé à un début de fanfiction vite transformée en une autre histoire à par entière.

Les chapitres sont découpés entre les différents points de vue de Nicolas et Iris, mais j’ai quand même réussi à me perdre entre les deux, au beau milieu d’un paragraphe j’avais l’impression de revenir à l’un alors qu’on était bel et bien sur l’autre. Normalement, quand il y a des ellipses, une interligne est là pour séparer les deux paragraphes pour bien signifier que l’on a avancé dans le temps (et donc entre temps changer de lieux). Ici point d’interligne, à vous de deviner où nous en sommes, avec qui et quand.

Je m’attendais à de la romance, pas à ce que ça tourne au roman érotique à partir du moment où Iris perd sa virginité. A partir de ce moment là, tout est prétexte pour glisser une scène de sexe tellement crue que s’en est plus dégoutant qu’autre chose. On vient de se disputer parce que tu t’es fait passer pour mon meilleur ami pour me prendre ma virginité? Prend moi sur le capot de la voiture. Elle dort? Et si j’essayais de profiter de sa faiblesse pour coucher avec? Oh, elle est dans le vestiaire, et si je lui sautais dessus? Tient, on est chez mes parents, allons la prendre dans la chambre de ma sœur! On ne se connait pas et tu viens de me gifler et de m’insulter? Vient là que je te prenne en pleine rue contre le mur (et encore celle là est au début du roman). Tout dans ce roman est lié au sexe ou à la nudité, que ce soit l’évènement le plus important chez les sorciers (= l’Unnissance, c’est à dire coucher devant le clan au complet pour engendrer un enfant pour perpétrer la race des sorciers), ou aller chercher des réponses ultra-importantes dans un club libertin pour êtres surnaturels en manque de sensations fortes (où, évidemment, ça se finit en partie de jambes en l’air). On frise le ridicule par moment. A ce niveau là, c’est de l’écœurement total pour qui ne s’y attend pas.

A part son aptitude à pleurer tout le temps et son air fragile, on ne s’attarde pas sur la psychologie de Iris, ni des autres personnages. Je n’ai pas vraiment saisit qui était notre jeune sorcière, étant donné que l’on passe de la fille fragile sans pouvoirs à la puissante maîtresse des potions, héritière des Black qui n’hésite pas à torturer un vampire en guise de punition suite à un jugement, pour partir sur Iris super-dévergondée, revenir à Iris-fragile, et finir par Iris super forte et méga-courageuse à la fin de ce premier tome.

Ce serait un one shot, d’accord, mais il est prévu qu’un autre tome sorte, alors pourquoi ne pas s’attarder sur les personnages? Il est de même pour l’univers qu’on ne fait que survoler d’un bout à l’autre, sans vraiment que l’on nous explique certaines choses, il m’a fallu un sacré bout de temps pour deviner que les apchers étaient des humains normaux par exemple, parce qu’on ne nous explique pas vraiment.

En bref, une histoire brouillon, un univers bâclé et largement inspiré de la saga Harry Potter, des scènes de sexe ridicules et particulièrement crue qui auraient plus leur place dans un roman érotique qu’ici, des personnages que l’on ne prend pas le temps de connaître, une bonne histoire de base qui se retrouve malheureusement gâchée par un travail inachevé. Sans tout ça, j’aurais pu avoir envie de connaître la suite de leur histoire, mais ce n’est pas possible.

Néanmoins, merci au forum Have a Break, Have a Book et les éditions Flammèche pour ce partenariat.

[Chronique] Sexe, mensonges et banlieues chaudes – Marie Minelli

[Chronique] Sexe, mensonges et banlieues chaudes – Marie Minelli

sexe mensonges et banlieues chaudes


Descendante d’Helena Rubinstein, Sara vit à Neuilly entre son père, industriel blindé, sa mère éditorialiste chez Elle, et son petit ami Amaury de Saint Sauveur. Elle travaille à la « fondation pour les femmes-du-monde » que dirige sa bourgeoise fin-de-race de belle-mère, et brunche souvent avec ses deux meilleures copines aussi vénales que futiles. Mais Sara ne se sent pas à sa place et décide de gagner son indépendance. Pas de pot, c’est ce moment que choisit Amaury pour la demander en mariage en public. Elle est piégée… Par une suite de malentendus, Sara postule à un programme diversité chez France Télévisions et se fait passer pour une Marocaine de Seine-Saint-Denis afin de décrocher le job qui la mènera à l’indépendance professionnelle. C’est là que son chemin croise celui du mystérieux Djalil. Et si son salut se trouvait de l’autre côté de périph’ ? Peut-elle décemment quitter sa vie confortable à Neuilly pour aller vivre avec ce banlieusard qui ne lui promet rien ? Sara pourra-t-elle tout avoir, la fortune et le plaisir, la sexualité et le mariage ? De rebondissements en mensonges, scènes de sexe débridées et déclarations d’amour, un mélange détonnant entre le grand théâtre de quiproquos à la Marivaux et le film Tout ce qui brille. Avec un ton irrésistible, féminin mais pas cruche, drôle mais pas lourd, branché mais pas bobo, Sexe, mensonges et banlieues chaudes nous entraîne dans les coulisses des médias et nous fait voyager des immeubles cossus de Neuilly aux cités du 93.

Hommage vibrant à l’ouverture aux autres, Roméo & Juliette version érotico-moderne, ce roman se révèle un hymne aux femmes de cette génération, tiraillées entre idéalisation du couple et désir d’indépendance, fantasmes et réalité, hyperréalisme et troisième degré. Avec de vraies scènes de sexe à l’intérieur !! Un roman écrit par une fille, pour les filles, une comédie érotique et romantique dans la lignée de Sex in the kitchen, d’Octavie Delvaux (10 000 ex vendus).

Mon avis

Sara, de la génération Y, la jeunesse dorée, se rend compte qu’elle n’est pas heureuse avec Amaury, qu’en faite elle ne l’a jamais aimé. La dernière fois qu’elle a joui avec lui? Elle ne s’en souvient plus. Elle décide donc de le quitter, mais une fois rentrée elle tombe sur une surprise de taille : Amaury et toute sa famille, ainsi que ses amis sont là, pour leurs fiançailles. Elle ne dit pas non. Elle ne dit pas oui. Mais enfile la bague quand même. Quelques temps après, elle se rend compte qu’elle ne se plaît plus dans l’univers où elle vit, au point de la dégouter. Alors pour fuir, elle cherche un boulot d’elle-même, côtoie des jeunes banlieusard(e)s sur son nouveau lieu de travail et trompe allègrement Amaury…

J’ai eu beaucoup de mal avec ce roman, sur pas mal de points. La femme qui est en moi n’a pas pu s’empêcher de s’offusquer devant une Sara qui accepte de rester avec un homme qui veut la privée de son épanouissement personnel, professionnel et sexuel pour s’occuper de leur vie sociale et des enfants qu’ils pourraient avoir tous les deux, en toute connaissance de cause. La raison? Pour ne pas perdre ses amis aussi riches qu’elle, alors qu’on a plutôt l’impression quelle ne les aime pas tellement. Elle rappelle sans cesse que ses arrières grand-mères se sont données à fond dans leur vie pour amasser une fortune assez impressionnante, pour pouvoir vivre tranquillement et s’élever assez haut dans les sphères sociales, mais n’a pas l’air de se tenir au fait que ces mêmes femmes se sont sûrement battues pour obtenir leur liberté et vivre en femmes libres.

Qui dit érotisme dit… érotisme. On s’attend à du sexe, on s’attend à de l’excitation. Mais on ne s’attend pas à ce que l’auteur nous décrive tellement l’acte en lui-même qu’elle en décrit les bruits, comme le “splach splach”  du va-et-vient (“J’ai l’impression qu’il va me démonter […] et font un bruit, splash, splash, qui accompagne nos mouvements.” P.65) et les “ah ah aaaah ah” de la jouissance (“La mannequin est sur le point de jouir, elle jette sa tête en arrière et fait “ah ah aaaah ah” en hurlant” P.142). Les scènes de sexes sont banales, décrites à l’excès et ne m’ont pas plus émoustillée que ça, j’ai surtout éclaté de rire quand Amaury atteint l’orgasme, et de la seule chose qu’il semble capable de dire à ce moment là : “Vive… Vive la France!”. Je ne sais pas comment Sara fait pour rester excitée avec ça, mais moi ça me ferait fuir le plus vite possible, avec un traumatisme à la clé.

Quand Sara découvre réellement ce qu’est le sexe, elle tombe amoureuse du premier venu, parce qu’il a réussi à la faire jouir sur le capot d’une voiture en réparation, et de là décide vraiment de s’émanciper, de tout plaquer pour un homme qu’elle ne connait que depuis quelques heures, et qui lui a adressé trois mots, à tout casser. C’est le genre de comportement que je déteste par dessus tout dans les romans érotiques, le personnage principal qui tombe amoureux en un temps record pour une raison vraiment superficielle. Pas pour une qualité, pas pour un trait de caractère, mais pour un homme magnifique ou un dieu du sexe. De toute façon, Sara est superficielle de base, il suffit de revenir à pourquoi elle n’a pas voulu quitter Amaury dès les premières pages du livre…

Mais il n’y a pas que Sara, petite sœur de Ella (Hell de Lolita Pille pour le côté jeunesse doré) et Anastasia Steele (Fifty Shades pour la superficialité), mais d’autres personnes, comme ses parents, si peu présents mais toujours là pour signer le chèque ou pour s’occuper de marier leur fille – et encore – , et sa belle-mère, Hombeline, l’archétype de la belle-maman qui s’occupe de tout, et surtout de ce qui ne la regarde pas. Nous avons aussi Djalil, l’élément déterminant dans la vie de Sara, ou alors son copain gay, Stan. Malheureusement, on ne s’arrête pas assez sur ces personnages pour pouvoir s’attacher à eux et les comprendre vraiment.

L’épilogue est une grosse prise de risque qui pour moi est un échec plus qu’autre chose. On se retrouve quelques temps après, on voit comment nos personnages ont évolués mais le fait d’y ajouter des personnes connues et de les détourner de ce qu’ils sont réellement dans la vraie vie ne passe pas, comme Marion Maréchal – Le Pen qui se retire de la vie politique pour ouvrir un centre social d’alphabétisation pour les sans-papiers sénégalais. Quand on voit que Marion suis les traces de sa tante et de son grand-père, ça décrédibilise tout de suite la fin “tout est bien qui fini bien” qu’a imaginé l’auteure. Côté écriture, ça se lit vite, même si Marie Minelli à souvent tendance à nous coller plusieurs détails en plusieurs parenthèses au beau milieu des dialogues dans les premiers chapitres, incitant le lecteur à relire la phrase plusieurs fois pour être sûr d’avoir bien compris.

En bref, une déception pour moi, je ne m’attendais vraiment pas à ça.

Je remercie le forum Have a Break, Have a Book et les éditions La Musardine pour ce partenariat.

[Chronique] Par delà le Comté d’Arkham – Julia S.

[Chronique] Par delà le Comté d’Arkham – Julia S.

par delà le comté d'arkham


Le temps est venu pour Maelys, jeune enchanteuse, de faire une démonstration de ses talents pour intégrer la Confrérie.
Elle devra pour cela voyager dans des terres inhospitalières, par delà le comté d’Arkham, où vit le terrible magicien noir.
Mais les tentations sont nombreuses pour une adolescente à la sensualité débridée, et le risque de s’égarer en chemin est grand…

Mon avis

Maelys est une jeune apprentie enchanteuse qui, pour devenir compagnon enchanteur doit réaliser une quête pour sa confrérie : au delà du Comté d’Arkham se trouve un puissant mage noir qu’elle doit à tout prix défier et détruire. Dans les faits, c’est simple, mais sur place c’est une tout autre histoire, surtout quand elle rencontrera ce jeune mage…

Quête initiatique pour intégrer une confrérie, partir botter les fesses du méchant du coin, un mix tant de fois rencontré par les amoureux de la fantasy, si ce n’est que cette fois-ci on y a ajouté une touche d’érotisme. Nous avons ici une héroïne qui part pour sa quête et qui une fois sur place enchaîne les bourdes les plus monumentales les unes que les autres : fait confiance au premier venu en lui offrant son corps en échange de quelques infos, accepter de dormir chez des êtres mi-fantômes, mi-humains qui n’ont pour la plupart pas de visage, et se débarrasse de sa seule source d’énergie pouvant canaliser ses pouvoirs avant d’entrer chez l’habitant. Et sans vouloir spoiler, mais le lecteur devine très rapidement, malheureusement, ce que l’héroïne comprend qu’à la toute fin concernant son jeune et beau mage. Je ne sais pas ce qui a décidé son maître à la confrérie (sans nom, comme pour le mage) pour la laisser faire cette quête, mais le petit vieux ne devait pas être très réveillé ce matin là

Concernant les scènes érotiques, rien de bien folichon. Je sais qu’il est catégorisé dans érotique soft, mais même les scènes de sexe des livres non-érotiques réussissent à être plus émoustillantes qu’ici. Là où justement on s’attend à des scènes détaillées, on se retrouve avec des synonymes pour désigner l’acte en lui-même ou les différentes parties du corps de l’enchanteuse, et sans trop comprendre comment ils en sont arrivés là, Maelys atteint l’orgasme, seul moment où l’auteur ne s’embarrasse plus de synonymes. Je sais que c’est soft, mais là non, non. Justement c’est trop soft, et ce n’est pas vraiment de ça qu’on attend d’un livre qui se revendique érotique, même soft.

Et pourtant, sous la plume de Julia S., nous nous retrouvons vite transportés au début, sous ce paysage que nous arrivons à visualiser très facilement, et la fin est magistrale, le lecteur ne s’y attend pas et tombe de haut, ce qui me laisse penser que l’auteur a négligé le reste du texte au détriment du début et de la fin, ce qui est dommage. En bref, un bon début, une bonne fin, mais un contenu qui sonne creux et une étiquette « érotique » qui n’est pas vraiment à sa place.

Merci au forum Have a Break, Have a Book et aux éditions Lune Ecarlate pour ce partenariat.

[Chronique] Invitation au manoir – Chloé Saffy et Emma Cavalier

[Chronique] Invitation au manoir – Chloé Saffy et Emma Cavalier

invitation au manoir


Lorsque Pauline et Julien (personnages du Manoir d’Emma Cavalier) reçoivent, en compagnie de Pierre, le mentor de Julien, les personnages d’Adore (roman de Chloé Saffy) Anabel et Verlaine, ce sont deux univers romanesques qui se côtoient. Les personnages se jaugent, s’apprécient, se jalousent… Invitation au Manoir peut figurer comme un chapitre inédit des deux romans précités et les lecteurs de l’un ou l’autre titre, et a fortiori des deux, retrouveront avec plaisir personnages et lieu, ainsi que l’érotisme des scènes de domination, servi par l’écriture riche et séduisante de ces deux auteures. Les lecteurs qui ne connaissent pas encore Le Manoir et Adore trouveront quant à eux l’occasion d’une découverte…

Mon avis

La nouvelle Invitation au manoir est un cross-over des deux romans Adore de Chloé Saffy et Manoir de Emma Cavalier. Ayant lu la première le mois dernier, Adore, j’étais plutôt contente de retrouver Verlaine et Anabel, même si la fin d’Adore m’avait quelque peu déçue.

Verlaine et Julien se sont rencontrés à un vernissage. Ce dernier a invité Anabel et Verlaine pour une séance sadomaso chez lui dans son manoir, avec sa femme et soumise Pauline, ainsi que son mentor, Pierre. Nous suivrons ce groupe pendant une de leurs séances très émoustillante, qui ne laisse vraiment pas de marbre.

Connaissant déjà Anabel et Verlaine, je me suis surtout intéressée au trio Julien/Pierre/Pauline qui est très intéressant et j’ai très envie de découvrir leur histoire également, comment en sont-ils arrivés là tous les trois et quel liens les unis tous. Concernant la scène de sexe, Fifty Shades of Grey peut aller se rhabiller avec ses sois-disant scènes SM, Invitation au manoir est trois fois plus réaliste, excitant et bon Dieu, du SM, du vrai !

J’avais un peu peur que l’écriture à quatre mains de cette nouvelle soit fouillis et que l’écriture de ces deux auteures ne s’accorde pas, même si l’idée de faire rencontrer ces cinq-là est plutôt bonne. Le résultat est plutôt parfait, on ne voit pas de différence de changement de main, nous avons à peine le temps de nous plonger dans l’histoire que c’est déjà fini.

En bref, une très bonne nouvelle érotique qui a su me séduire et qui m’a donné envie de lire Manoir de Emma Cavalier pour en savoir plus sur notre trio.

Merci au forum Have a Break, Have a Book et à l’éditeur pour ce partenariat.