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[Chronique] La sélection, tome 5 : La couronne – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 5 : La couronne – Kiera Cass

La couronne

  • Éditeur : Robert Laffont (2016)
  • Pages : 333
  • Genre : Dystopie
  • Prix : 16.90€
  • Acheter La Couronne

Il ne doit en rester qu’un.

Vingt ans après la Sélection d’America Singer, et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.

Sa mère à l’article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l’amour et du pouvoir, détestée par une partie de l’opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.

Devenir femme, épouse et reine en l’espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le cœur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l’écouter…

Mon avis

La fin de cette ultime sélection s’annonce, et Eadlyn va devoir faire son choix. Mais entre son rôle de future mariée, future épouse et future reine, et tous les problèmes auxquels elle doit faire face, elle va devoir précipiter son choix. Le choix de tout sa vie, celui où elle ne pourra jamais revenir en arrière. Entre le cœur et la raison, quelle va être sa décision ?

C’est enfin la conclusion de La Sélection. La vraie, cette fois-ci ! Et c’est une bonne fin qui nous est présentée-là, la saga se conclue merveilleusement bien. Beaucoup n’ont pas apprécié qu’après l’annonce du prétendant sélectionné,  la saga s’arrêtait-là. Rappelez-vous que c’était déjà le cas dans le premier arc, alors personnellement, cela ne m’a pas gênée. Il n’en fallait pas plus, de toute façon !

J’ai apprécié que l’on découvre les coulisses de la politique d’Illéa, du côté des conseillers royaux. On est allés beaucoup plus loin, lâchant le côté midinette du début de la saga. Est-ce que j’irais jusqu’à dire que La Sélection a pris en maturité ? Oui, assurément. Et même qu’un couple homosexuel est mis en avant,  ce qui a été une agréable surprise, cette diversité fait beaucoup de bien, dans cette sélection 100% hétéro 🙂

Concernant le choix du sélectionné , je suis très contente, car il était dans mon top 3 ! Sans spoiler, voici le top que j’avais établi :

  1. L’homme choisi par Eadlyn qui représente la raison
  2. L’homme choisi par Eadlyn qui représente l’amour
  3. L’homme qui représente la roue du carrosse, je lui donnais 25% de chances d’êtres pris !

Je n’étais vraiment pas loin, pour le coup !

En bref, cette ultime sélection clos la saga merveilleusement bien. D’abord réticente, je suis ravie d’avoir passé le cap et d’avoir continué malgré les défauts du premier tome. J’espère qu’une série ou un film verra rapidement le jour, vu que les droits ont été acquis par Warner Bros en 2015.

[Chronique] Tu comprendras quand tu seras plus grande – Virginie Grimaldi

[Chronique] Tu comprendras quand tu seras plus grande – Virginie Grimaldi

tu comprendras quand tu seras plus grande


A 32 ans, Julia, psychologue ne croit plus au bonheur. Après avoir perdu surccessivement son père, son fiancé et sa grand-mère, elle se laisse aller sans réagir. Jusqu’au jour où elle répond, sur un coup de tête, à une offre d’emploi de thérapeute en maison de retraite à Biarritz.

Merci aux éditions Fayard pour cette lecture !

Mon avis

Julie traverse une très mauvaise passe. En quelques temps, elle a perdu son fiancé, son père, et sa grand-mère. Que lui reste-t-il à part un bout de canapé chez une amie, à Paris ? Pas grand chose. Alors elle accepte un job de thérapeute dans une maison de retraite, à Biarritz. Mais c’est quelques mois auprès des résidents vont l’amener à s’ouvrir et à aller de l’avant…

Virginie Grimaldi, c’est avant tout Ginie de Femme sweet Femme, où elle raconte tout ce qui lui passe par la tête, ou ce qui se passe dans sa vie (ou alors elle parle de ses poils :mrgreen: ). Entre les spams, ses problèmes avec Groupon, sa vie de famille, sa belle-mère, l’amour et dans le pré ou ses poils, donc, elle oscille entre un ton mordant, drôle, ou parfois elle nous donne juste envie de la serrer dans nos bras.

Bref, cela va faire au moins quatre ans que je lis Ginie et que je ne m’en lasse pas ! Alors quand j’ai appris qu’elle avait écrit un livre, je me suis pressée de me le commander (on est acheteuse compulsive ou on l’est pas). Mais ayant une pile à lire astronomique, je n’ai pas sorti ce livre très rapidement, à vrai dire c’est qu’après la lecture de Tu comprendras quand tu seras plus grande que je me suis décidée à le dévorer (parce qu’il n’y a pas d’autre mot 😀 )

Et donc ? Venons en aux faits. Déjà, on va commencer par déclencher l’alerte coup de cœur, histoire de situer un peu mon amour pour ce livre ! 🙂 Et oui, il en faut pas moins. Parce qu’on retrouve le style de Ginie, son fameux ton mordant. C’est comme si elle avait mis ses articles de blogs bout à bout, et je n’en suis pas si loin que ça, puisqu’elle nous parlait déjà de maison de retraite, de sa grand-mère et d’une certaine maladie en A. ces dernières années. En plus de son récent voyage à Biarritz ! (groupie, moi ? Non, presque pas… 😳 ).

Et Virginie le confirme à la fin de son livre, remerciant les personnes qui ont bien voulu qu’elle reprenne leur histoire, qu’elle s’en inspire pour ses personnages, qui sont tous aussi touchants les uns que les autres (sauf Léon, on est bien d’accord ! ). Tout ça pour dire qu’on se sent aussi proche de Julie que de Ginie, c’est un peu comme si les deux femmes ne faisaient qu’une.

Puis, Tu comprendras quand tu seras plus grande est un véritable page turner ! Je n’ai pas vu les pages défiler. C’est un livre bourré d’humour, tendre, bref très feel good. Julie nous emmène avec elle, dans sa découverte de la maison de retraite et ses résidents, mais aussi dans son questionnement sur elle-même, sur ce qu’elle vit et comment elle l’appréhende. Quand on arrive à la fin, on est d’abord déçus de voir qu’on va bientôt devoir refermer le livre. Mais je suis d’abord restée bouche bée, car je n’avais pas deviné un tel dénouement ! J’avais tout imaginé, mais certainement pas ça. Je me suis vraiment éclatée de bout en bout avec cette lecture. Alors, merci Ginie

En bref, Tu comprendras quand tu seras plus grande est un roman très feel good qui vous fera passer du rire aux larmes en quelques pages. Oui, Virginie a bien fait de se lancer dans l’écriture, et j’espère de tout cœur qu’elle continuera encore !

[Chronique] Cet été-là – Sarah Ockler

[Chronique] Cet été-là – Sarah Ockler

Cet été-là


D’après Frankie, la meilleure amie d’Anna, rien ne vaut les plages de Californie pour tomber amoureuse. Et si elles rencontrent au moins un garçon par jour, Anna a toutes les chances d’en trouver un qui lui plaise. En théorie … Dans la réalité, Anna n’a aucune envie de passer l’été à flirter en bikini. Parce qu’elle a déjà vécu une première, et secrète, histoire d’amour : avec le grand frère de Frankie, un an plus tôt, juste avant qu’il ne meure brutalement, laissant Frankie et Anna Anéanties derrière lui…

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Matt est le grand frère de Frankie. Tous les deux sont les meilleurs amis de Anna depuis… Toujours. C’est un trio inséparable, les filles allant même s’habiller pareil. Le soir de l’anniversaire d’Anna, Matt lui avoue ses sentiments, qui sont réciproques. Alors ils commencent à sortir ensemble, mais en cachette. Quand Matt est enfin prêt à mettre sa petite sœur au courant, il meurt au volant de sa voiture. Un an après, Frankie n’est toujours pas au courant et Anna doit vivre avec ce lourd secret. Mais l’été risque d’être fort en révélations quand les filles partent ensemble en vacance, avec les parents de Frankie

C’est le deuxième roman de Sarah Ockler que je lis, et j’ai bien plus adoré Cet été-là que #Scandale. En effet, ce petit dernier est plus vivant, plus prenant, on ressent enfin quelque chose pendant la lecture. Les relations sont plus réalistes, les dialogues sonnent plus vrais. Et en plus, il se lit aussi bien et aussi vite que son grand frère, alors que demander de plus ?

Frankie était, avant l’accident, une jeune fille tout à fait normale, sans histoire. Aujourd’hui, elle porte des tenues courtes, fume, se maquille à outrance et s’invente une vie délurée pour que ses parents la remarque, pour qu’elle ne soit plus seulement “la sœur du gars qui est mort” aux yeux des autres. On ne peut pas la blâmer pour son égoïsme, chacun vit le deuil à sa façon, mais elle n’a plus les pieds sur terre. A côté, Anna était et reste quant elle la même qu’avant, le poids de la perte de Matt en plus, qu’elle aimait secrètement depuis des années, tandis qu’elle doit vivre son deuil presque en secret, puisque personne ne savait quelle était sa relation avec son meilleur ami.

Plusieurs thèmes sont abordés ici. Entre entretenir un secret sur une longue durée, le deuil, le premier amour, comment tomber amoureux sans avoir l’impression de trahir celui que l’on a toujours aimé et qui est mort, l’amitié qui évolue pas forcément comme on le voudrait, et la fameuse première fois, un sujet qui revient très souvent entre les deux filles. Tous les sujets sont très bien traités, sans tomber dans l’excès. Pour le coup, Sarah Ockler a su doser et faire entrer en scène ces thèmes aux bons moments, ce qui rend l’histoire harmonieuse et cohérente.

En bref, bien loin de #Scandale, Cet été-là est un second roman très intéressant, où l’on ressent tout un panel d’émotions. Les thèmes abordés sont très bien traités, et ces vacances au soleil donnent envie d’aller lire sur les plages. Alors, pourquoi se priver ?

[Chronique] S’enfuir – Martyn Bedford

[Chronique] S’enfuir – Martyn Bedford

s'enfuir

  • Éditeur : Nathan (2016)
  • Pages : 412
  • Genre : Young Adult
  • Prix : 16.95€
  • Acheter S’enfuir

Gloria mène une vie normale d’adolescente de 15 ans. Et elle s’ennuie. Jusqu’au jour où un garçon mystérieux fait irruption dans sa classe : Uman est drôle, intelligent, d’une assurance désarmante. Il faut ce qu’il veut sans attacher la moindre importance à ce que les autres pensent. Il est tout ce que Gloria voudrait être. Il est la promesse de vivre pleinement, de vibrer, d’aimer. Alors quand il lui propose de partir, de camper dans la forêt, de choisir leur destination à pile ou face… Gloria s’enfuit avec lui sans regrets, et sans prévenir personne.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Gloria, une jeune fille de 15 ans, est tout ce qui a de plus normale. Pas de drame, rien. Juste une adolescente comme les autres. Mais petit à petit, son rapport avec les autres change. Ses parents sont de moins en moins présents, elle ne s’amuse plus quand elle rejoint ses amies dans leur café préféré… Pire, elle a l’impression d’être prise dans une affreuse routine où elle se dit “à quoi bon ?”. Mais Uman, 16 ans, va intégrer sa classe, et sa désinvolture va plaire petit à petit à Gloria. Au fil de leurs discussions, ils vont choisir de vivre, libres. De s’enfuir.

C’est une lecture légère, sans prise de tête, un de ces livres qu’il est bon de sortir l’été. Car ici, bien que l’on suive deux adolescents en fugue, c’est un véritable road trip qui nous est raconté. Mais Gloria ne raconte pas cela à nous, plutôt à la police. La narration est originale, car c’est sous forme de questions/réponses (vingt, comme l’indique le titre en VO : Twenty questions for Gloria). En tout cas, c’est bien écrit, fluide.

Gloria est une jeune fille désabusée, qui se remet en question, qui se fait une petite introspection de sa vie et se retrouve à se demander quel est le sens de tout cela. Dans ce “à quoi bon ?”, c’est toute son amertume qui ressort, que ce soit au niveau des études, de ses relations avec les autres, le but de la vie… Et à côté nous avons Uman, sa porte de sortie, qui arrive en cours d’année, entouré de mystères et qui prend la vie comme elle vient : sans prise de tête.

J’ai eu peur que le thème de la fugue sois traité par dessus la jambe, mais finalement je l’ai trouvé très réaliste. On passe par plusieurs étapes : la peur d’être attrapée, elle pense à ses parents. Puis vient l’euphorie : la liberté, ne plus avoir de règles,  on voit tout le côté génial de cette fugue. Puis enfin, la réalité rattrape les protagonistes : plus d’argent, plus de quoi se nourrir, on est facilement agressé, on se sent seul… J’ai été très surprise de voir un roman jeunesse prendre ce sujet très au sérieux.

En bref, S’enfuir est une lecture légère, absolument pas prise de tête, où deux adolescents nous montre leur mal être face à ce qu’ils vivent, jusqu’où ils sont prêt à aller pour briser cette routine. Pour moi ça a été une bonne lecture qui va me rester en tête pendant un temps !

[Chronique] Mon cher stagiaire – Anouk Laclos

[Chronique] Mon cher stagiaire – Anouk Laclos

mon cher stagiaire


Une pétillante quadra devenue veuve avant l’heure se voit confier les rênes de l’empire de champagne Van Styn.

Un jeune étudiant américain à l’ambition débordante et au charme fou rêve d’y faire un stage.

Anouk laisse sa chance à Andrew, dont la soif d’apprentissage va se révéler troublante…

Entre bulles de champagne et déplacements professionnels de rêve commence alors une initiation enivrante aux plaisirs à la française, mais jusqu’où Anouk osera-t-elle aller ?

Merci aux éditions Calmann-Lévy et à Babelio pour cette lecture !

Mon avis

Anouk, la quarantaine, veuve, et depuis peu PDG de la société Van Styn, spécialisée dans le champagne, prend un stagiaire sous son aile, un américain assez pudibond. Andrew a soif d’apprendre, que ce soit les ficelles du métier, mais aussi comment donner du plaisir aux femmes, ce que sa nouvelle patronne ne va pas rechigner à lui apprendre, étape par étape…

C’est le premier roman érotique chez Calmann-Lévy, et c’est une sacré surprise. Étant une grande lectrice de romans de ce style, cela me fait toujours plaisir de voir ce genre s’épanouir. Mais ce roman est présenté comme le premier roman érotique français  où c’est une femme qui initie un homme, ce qui est faux. Il suffit de jeter un œil au catalogue de La Musardine pour trouver une pléthore de livres 100% français qui présentent le même thème.

Autant vous le dire, je n’aime pas du tout la couverture rose-grise, c’est même un frein. En librairie, je n’aurais même pas accordé 10 secondes de mon temps pour ce livre. Pour moi, une couverture dans ces tons là me renvoie directement à toutes les publications post-cinquante nuances de Grey de Hugo et Cie, ce moment où cet éditeur a publié énormément de titres faisant l’apologie de la culture du viol sous toutes ses formes. Donc pour moi, une couverture rose-grise, c’est demi-tour tout de suite. Espérons que par la suite les éditions Calmann-Lévy trouveront un style graphique pour leurs romans érotiques qui leur ressemble, et non aux livres des autres.

Et le dernier point gênant, bien que ce soit un pseudo, je n’aime pas quand l’auteur(e) porte le même nom que son personnage principal dans les romans érotiques. On ne sait pas où est la limite entre la fiction et la réalité et ça devient vraiment gênant, j’ai pas forcément envie d’imaginer l’auteure couchant avec un stagiaire.

Bref, parlons maintenant du contenu.

Qui dit roman érotique, dit scènes de sexe. Elles sont peu nombreuses, un bon point, montent crescendo et sont émoustillantes, vraiment bien décrites. Mais le must – qui est aussi le gros point positif de Mon cher stagiaire – c’est qu’il y a du consentement sexuel respecté partout. Oui, oui, vous avez bien lu, cette denrée rare est là et elle est exprimée clairement ! C’est un énorme point positif ! J’ai presque envie d’embrasser l’auteure tellement je suis heureuse que le consentement soit là.

J’ai lu ce livre très rapidement, la plume de “Anouk Laclos” étant fluide, avec un vocabulaire riche, et des descriptions savamment dosées. C’est un livre qui se lit très facilement. Le cadre choisi par l’auteure est bien mis en place, que ce soit la société Van Styn ou les différentes demeures que Anouk et Andrew visitent. Je suis cependant très surprise par la fin ! J’ai d’abord été choquée par ce retournement de situation, de voir dans quelle situation Anouk était mise, mais j’ai finalement trouvé l’énième rebondissement concernant Andrew trop tiré par les cheveux. Je pense qu’on aurait pu s’arrêter à la première révélation, voir la deuxième.

En bref, j’ai l’air sévère comme ça, mais j’en ressort globalement satisfaite. Pour un premier roman de l’auteure, je l’ai trouvé abouti, et son intrigue bien menée. Un peu déroutée par la fin, cependant, mais je retiens en premier lieu que le consentement est présent, qu’il est respecté, et ça, ça fait beaucoup de bien.

[Chronique] La fille du train – Paula Hawkins

[Chronique] La fille du train – Paula Hawkins

la fille du train


Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.

Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Mon avis

Rachel prend le même train tous les jours aux mêmes heures, toujours à la même place. Le train passe toujours très lentement prêt de son ancienne demeure. Mais quelques maisons avant son ancienne, un nouveau couple à emménager. Elle ne les a jamais rencontrés, mais les vois tous les matins, sur le balcon. Alors tous les jours, pour passer le temps, Rachel leur invente une vie, des prénoms, toute une histoire où ils sont ses amis, un couple parfait, sans défauts. Mais quand Megan, la femme, disparaît du jour au lendemain, Rachel décide de faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider la police à retrouver cette femme qu’elle présente comme son amie…

Est-ce que cette Rachel n’a pas un petit problème ? Oui, elle est alcoolique. Divorcée, au chômage, elle n’a plus rien d’autre dans sa vie que les petites histoires qu’elle se crée. Et voilà qu’un de ses personnages principaux, Megan, disparaît sans laisser de trace. Et on découvre qu’elle n’est pas si parfaite que ça, qu’elle traine de lourdes casseroles qui l’empêchent d’aller de l’avant, faisant d’elle une femme solitaire. Mais tout cela n’aurait pas pu être complet si une femme ne s’était pas décidée à être leur rivale : Anna, la femme de l’ex de Rachel, ultra-protectrice envers sa fille Evie, qui aspire à vivre dans le calme et le bonheur, quitte à éloigner de sa vie par tous les moyens ces femmes qu’elle déteste…

Des personnages hauts en couleurs, donc, mais ces femmes cherchent toutes une solution à leur problème, bien que l’on pourrait regretter qu’elles soient montrées comme des femmes faibles qui ont besoin d’un homme pour s’en sortir. D’ailleurs en parlant des hommes, nous ne sommes pas en reste. On découvre donc les maris de Anna et Megan, parfaits en apparence, de véritables pervers narcissiques en réalité, toujours dans ce besoin de contrôler la vie de leur femme, mais ils ne sont pas manichéens, loin de là, on découvre aussi le peu de bons côtés qu’ils ont. Seul le psy est équilibré, dans cette histoire ! Cependant, je trouve dommage que seules les femmes soient travaillées, aient un passé, une vie, car les hommes ont une grande importance dans ce thriller et il aurait été intéressant d’en savoir plus de ce côté-là.

Je n’ai pas deviné un seul instant ce qui se tramait. Où est Megan ? Qui l’a enlevée ? Pas un seul instant je n’ai vu l’ombre d’un indice, Paula a su distiller ses informations au bon moment, ce qui est plaisant. Il y a beaucoup d’action, de rebondissements et de révélations à couper le souffle, tant on ne s’y attend pas ! En tout cas, La fille du train est tellement bien écrit, l’auteure ayant une plume fluide et un vocabulaire riche – mais pas complexe, que je l’ai lu en quatre heures, et d’une traite ! Un véritable pageturner, en somme, qu’il m’a été agréable de découvrir lors du bookclub de mai chez Madmoizelle.

En bref, La fille du train est un bon thriller qui mérite le succès qu’il connait, il en enchantera plus d’un ! D’ailleurs, la version en poche est pour septembre, et un film sortira chez nous en octobre prochain ! Voici la bande-annonce, mais attention, elle spoile énormément ! Ce visionnage se fait à vos risques et périls !

[Chronique] 1984 – George Orwell

[Chronique] 1984 – George Orwell

1984

  • Éditeur : Folio (1950)
  • Pages : 408
  • Genre : Dystopie
  • Prix : 8.70€
  • Acheter 1984

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face.

BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de WINSTON… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens.

Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance.
Seule comptait la Police de la Pensée.

Mon avis

Winston travaille au Parti. Il est chargé de réécrire des articles de presse pour que le passé corresponde aux dires du Parti. Nous sommes en Oceania, 1984. En guerre contre l’Eurasia et en alliance avec l’Estasia, Big Brother dirige le Parti d’une main de fer, à grand renfort de campagnes de propagande, courant avec la Police de la Pensée contre les Camarades coupables du crime de la Double Pensée…

1984 est un pilier de la dystopie, une base indispensable pour mieux comprendre ce sous-genre de la science-fiction. George Orwell met en scène Winston, un homme désabusé qui va ouvrir les yeux petit à petit sur sa situation et celle de ses camarades. Big Brother est partout, sur la moindre affiche. Tout le monde est surveillé, même chez soi à travers le télécran. Big Brother entretient un climat de peur et de haine contre les opposants du Parti avec les minutes (et semaines de la Haine). La propagande est partout, comme le montre bien le métier de Winston.

Les jeunes enfants sont envoyés dans des écoles où ils apprennent à espionner leur entourage pour le compte du Parti – jusqu’à dénoncer leurs parents, fiers d’avoir bien éduqué leur progéniture – , pour dénoncer quiconque commettrait le crime de Double Pensée. On apprend aux jeunes femmes que la procréation est un devoir envers le Parti et les unions sont autorisées dans ce sens, appuyant bien sur le fait qu’il n’y a pas de plaisir dans le sexe.

On réécrit aussi le dictionnaire, pour amener un nouveau langage : le Novlangue. Moins il y a de mots, moins les Camarades pourront en mettre sur ce qu’ils voient, ce qu’ils vivent, ce qu’ils pensent. L’objectif final est qu’ils n’aient plus besoin de penser par eux-mêmes… Cela fait froid dans le dos, et ce n’est qu’une partie de ce que le Parti impose à ses Camarades ! Comme la manipulation des médias, chose que le gouvernement fait déjà.

Le roman est divisé en trois parties : la première, on découvre l’univers de George Orwell, dans quoi il fait évoluer Winston. La deuxième, on voit comment les règles du Parti s’appliquent dans le quotidien des Camarades. La troisième, l’on voit jusqu’où la Police de la Pensée est prête à aller pour faire en sorte que le plus réfractaire des camarades finissent par aimer sincèrement Big Brother…

En tout cas, 1984 est très bien travaillé sur le sujet qu’il traite. C’est un roman très complet, et également très prenant, tout est orchestré à merveille pour que l’on ne se perde pas un seul instant. Et vu tout ce qui a déjà été réalisé rien que par chez nous, et pourtant seulement imaginé à l’époque où ce livre a été écrit, l’on peut dire que George Orwell était un visionnaire !

En bref, George Orwell est un maître de la dystopie, 1984 est une bonne base pour qui veut se lancer dans le genre. Pour ma part, j’en ressort séduite ! Et n’oubliez pas, deux et deux font cinq…

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 4 : Winter – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 4 : Winter – Marissa Meyer

winter

  • Éditeur : Pocket (2016)
  • Pages : 987
  • Genre : Science-Fiction
  • Prix : 22.90€
  • Acheter Winter

La Princesse Winter est admirée par le peuple lunaire pour sa grâce et sa gentillesse. Malgré les cicatrices qui marquent son visage, on dit que sa beauté dépasse de loin celle de sa belle-mère, la Reine Levana.

Winter déteste Levana et sait que cette dernière n’approuverait pas ses sentiments pour son ami d’enfance, le séduisant garde Jacin. Mais la jeune fille n’est pas aussi faible que le croit la reine et cela fait des années qu’elle a entrepris de contrecarrer les plans de sa belle-mère. Avec Cinder et leurs alliés, Winter pourrait même avoir le pouvoir de commencer une révolution et gagner une guerre qui sévit depuis trop longtemps.

Est-ce que Cinder, Scarlet, Cress et Winter seront à la hauteur pour battre Levana et enfin trouver la paix qu’elles méritent?

Mon avis

Enfin, enfin ! Il est sorti ! Je l’attendais avec une telle impatience… Et on y est.
Winter est la belle-fille de Levana, considérée comme folle car elle a des hallucinations, puisqu’elle refuse de se servir de son pouvoir lunaire. Mais le peuple l’aime tout de même, bien plus que Levana, qui comme à son habitude – et avec sa paranoïa légendaire – va être encore plus horrible…

Le conte revisité cette fois-ci est Blanche Neige et les sept nains ! Et encore une fois, le tout s’imbrique extrêmement bien. Tout y est ! Le “chasseur” qui doit tuer la princesse, la pomme, le baiser du sauveur… Ah, tellement d’émotions dans ce tome qu’on en ressort pas indemne ! C’est le tome le plus puissant des quatre au niveau des sentiments et émotions, et on ne peut pas rester indifférents face à tous ces évènements. Clairement, Winter est mon tome préféré ! Il clos merveilleusement bien la saga, tout en restant dans la même veine que les autres tomes, et gardant la même ligne de conduite des personnages à tout instant.

C’est un plaisir de rencontrer enfin la princesse folle, Winter. On voit au delà de sa folie une personne altruiste, toujours prête à tendre la main. C’est un personnage plein de bonté, qui n’a jamais un acte méchant envers quelqu’un. Elle refuse de se servir de son don pour éviter de faire du mal, elle est très douce, aimante. Je crois que Winter rentre dans mon top des personnages littéraires préférés !

Problème de lectrice : je suis à la fois contente d’avoir lu ce dernier tome, découvert cette fin et Winter, mais je suis aussi triste, car il n’y aura plus de prochaine sortie, plus de chroniques lunaires. Il va falloir vraiment que je relise cette saga l’année prochaine, entre un marathon Harry Potter et Le seigneur des Anneaux !

En bref, ce quatrième tome clos en beauté cette saga qui m’aura transportée dans chacun de ses tomes. Marissa Meyer a tout d’une bonne conteuse, et je serais ravie de la retrouver dans d’autres histoires. Les chroniques lunaires est une saga coup de cœur que je recommande sans hésiter !

[Chronique] Movie Star, saison 2 : Venise – Alex Cartier

[Chronique] Movie Star, saison 2 : Venise – Alex Cartier

movie star 2


Ophélie a quitté Christophe son boyfriend idéal sans hésiter un instant le jour où Michael, l’acteur le plus sexy au monde, devant Brad Pitt et Georges Clooney réunis, a proposé à la petite française de l’emmener en croisière sur le My pleasure, son magnifique yacht ancré aux larges des côtes corses. Au programme des vacances pour Ophélie : champagne, luxe et amour dans les bras de son fantasme absolu en compagnie de Laure, sa meilleure amie, toujours aussi nympho.

Mais combien de temps peut durer une idylle avec une star hollywoodienne ? Pourquoi ne reste-t-on jamais avec les mecs bien comme Christophe ? Et surtout que va-t-il advenir d’Ophélie à la fin de l’été, une fois perdue son innocence sentimentale et sexuelle, lorsqu’au Festival de Venise les masques vont tomber ?

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture !

Mon avis

Pour ce deuxième tome de Movie Star, nous retrouvons Ophélie là où nous l’avions laissée, ce moment où elle plaque Christophe pour partir en croisière avec Michael, dans l’espoir – toujours le même – de devenir sa femme. Sauf que justement, elle n’est pas l’officielle, et toutes les bonnes choses ont une fin…
Car oui, il faut bien retourner au travail, à sa petite vie parisienne, loin du luxe du yacht de son amant. Et là, Ophélie va aller de désillusions en désillusions sur cet homme qu’elle glorifiait depuis des années.

Cette suite est beaucoup plus axée sur le sexe, j’avoue m’être un peu lassée de toutes ces scènes de sexe qui s’enchaînent. Heureusement, avec l’arrivée de Laure, cela donne un second souffle à l’histoire, plus de fraicheur. J’ai d’ailleurs adoré avoir son point de vue, bien loin du “vagin sur patte vulgaire” qu’elle était décrite par Ophélie. On découvre ici un personnage sensible, bien dans sa peau et sa sexualité.

Cependant, il y a un passage qui m’a fait levé un sourcil. Quand cela commence par “je ne suis pas féministe, mais…“, je crains pour la suite. Et là, l’idée était que “je ne suis pas féministe, mais je trouve que le consentement c’est très important”, et de là, Ophélie rétorque “bon bah puisque Laure le pense, je vais demande à Michael de respecter mes décisions”, car ce dernier boudait parce que son amante refusait certaines pratiques.

Je souhaite juste que les choses soient claires concernant le consentement : il n’y a pas besoin d’être féministe ou d’avoir l’aval de quelqu’un pour réclamer ce qui nous est dû. L’auteur ne voulait sans doute pas véhiculer le message dans ce sens-là, mais pour ma part c’est de cette façon que je l’ai pris. Mais on reparlera plus en détail du consentement sexuel dans la littérature dans un prochain article, car il y a beaucoup de choses à dire sur le sujet.

Edit 22/05/2016 : Après discussion avec l’auteur, il est apparu que nous partagions le même point de vue sur le consentement sexuel, ce qui confirme que Alex Cartier ne voulait pas présenter les choses comme cela. Nous sommes donc sur la même longueur d’onde concernant ce sujet qui a son importance, quelque soit le support où il est présenté.

Bref. Laure n’est pas le seul personnage qui rejoint la croisière, nous avons aussi Charlie, le frère de Michael, un homme mystérieux, réservé, très à l’écoute des autres et toujours présent. Sa présence laisse présager un triangle amoureux pour la suite, mais j’ai hâte d’en savoir plus sur ce personnage ! En tout cas, la fin de Movie Star promet d’être très intéressante : un nouveau décors, le point de vue de Laure que j’espère voir plus souvent pour contrebalancer avec ceux de Ophélie, et le fameux choix : Michael ou Charlie ? Espérons qu’elle choisira le bon !

En bref, Venise est pour moi un tome un peu en deçà du premier, j’aurais préféré que l’on reste avec moins de scènes de sexe pour plus de réflexion sur l’avenir de Ophélie avec un des Brown, car il y aurait beaucoup eu a dire avec le comportement de Michael. J’ai hâte de voir ce que donnera le dernier tome de cette saga !

[Chronique] Geek Girl, tome 4 – Holly Smale

[Chronique] Geek Girl, tome 4 – Holly Smale

Geek girl 4


C’est la rentrée, et Harriet est RA-VIE : cette année, c’est sûr, elle va prendre un nouveau départ et se faire plein d’amis. Malheureusement, malgré tous ses efforts, les amis se font rares… Même Nat, sa meilleure amie, l’évite, et Toby, son harceleur personnel, ne veut plus la voir !
C’est pourquoi, quand on lui propose un shooting au Maroc, elle accepte aussitôt. Et peu importe si le photographe s’est trompé et pense travailler avec une autre mannequin (beaucoup plus expérimentée), Harriet est prête à tout… pour briller.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Harriet est de retour en Angleterre après le fiasco “New York” et compte sur cette nouvelle année pour se faire des amis. Les premiers jours, elle se retrouve seule, mais quand son visage se retrouve placardé dans tout le pays, du jour au lendemain tous ses camarades deviennent instantanément ses amis, sauf un qui résiste à la Harriet-mania. Mais une telle amitié est-elle vraiment réelle ?

Geek Girl et moi, c’est un peu un coup de coeur depuis que j’ai découvert la saga. Alors évidemment, j’ai été ravie de recevoir le nouveau tome des aventures de Harriet, qui cette fois-ci s’envole au Maroc. Mais sa carrière est au point mort, au point qu’on la confond avec une autre mannequin, bien plus talentueuse et plus expérimentée qu’elle, chose qu’elle ne va pas démentir pour faire cette nouvelle campagne de publicité…

Holly Smale nous montre de plus en plus la dark side du mannequinat et de la célébrité. Harriet se retrouve à poser avec des animaux dont les espèces sont protégées, et ce, en toute illégalité. Elle tourne dans une publicité dans des conditions peu appréciables, dont le réalisateur est un homme imbu de lui-même, à l’égo extrêmement démesuré. Le respect pour le modèle a disparu. Et une fois en Angleterre, c’est son visage placardé partout qui lui vaudra un élan d’affection de la part de 99% de ses camarades… La célébrité peut faire changer le regard des gens sur une personne, au point qu’un ennemi peut vouloir devenir son meilleur ami le lendemain. Des amitiés totalement fausses, donc !

Avec ce quatrième tome, Harriet a beaucoup pris en maturité, comme nous le montrent certaines de ses décisions. C’est une énorme évolution pour ce personnage qui avait l’habitude de fuir ou de se cacher derrière les adultes et ses powerpoints à chaque nouvelle difficulté ! J’ai tellement hâte de découvrir la suite avec le retour de Wilbur…

En bref, ce quatrième tome des aventures de Harriet est plutôt bien mené, plus mature et amène plusieurs pistes de réflexions tout à fait intéressantes. J’en ressort convaincue et satisfaite, et j’ai hâte de découvrir le prochain tome ! Vivement l’année prochaine 🙂