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[Chronique] Prince Captif, tome 2 : Le guerrier – C.S. Pacat

[Chronique] Prince Captif, tome 2 : Le guerrier – C.S. Pacat

prince captif 2

  • Éditeur : Milady (2015)
  • Pages : 415
  • Genre : Fantasy, M/M
  • Prix : 14.90€
  • Acheter Le guerrier

Alors que leurs royaumes sont sur le point d’entrer en guerre, Damen et son nouveau maître, le prince Laurent, doivent échanger les intrigues de palais contre la violence ouverte des champs de bataille. Contraint de dissimuler son identité, Damen est de plus en plus attiré par le dangereux et charismatique Laurent. Mais alors que la fragile confiance entre les deux hommes se renforce, les secrets de leurs passés risquent de leur porter un coup fatal… 

Mon avis

Laurent et Damen évoluent loin du Palais dans ce deuxième tome, mais les intrigues de Vère les suivent où qu’ils soient. Parti aux frontières du pays sur les ordres de son oncle avec son esclave, Laurent va devoir déjouer les plans machiavéliques due régent, tandis que Damen se démène pour garder son secret et garder son maitre en vie. Alors que le nom de Damen et sa véritable fonction risquent d’être dévoilés à tout moment, et qu’il va devoir choisir entre son prince et son pays, les complots s’enchainent…

Quel plaisir que de retrouver ces deux-là ! Autant le premier tome était loin de tout rapport minimum amical entre les deux hommes – oui, le fouet, les menaces, tout ça – , ici il règne une tension sexuelle affolante ! Et bien que le moment sexe tarde à venir (l’auteure est sadique), c’est une scène très, très érotique qui nous est livrée ici. Le sadisme de C.S. Pacat va jusqu’à nous rajouter un chapitre bonus qui revient sur cette scène où Laurent et Damen explorent de nouveaux horizons avec une sacré surprise à la clé… Heureusement que la suite est pour avril, car je vous avoue que je ne pourrais pas tenir plus longtemps !

Parce que mis à part le sexe, cette fin ! Pendant tout le roman, on vit des intrigues à la Kushiel, très prenantes et où on se demande comment nos personnages principaux vont s’en sortir. Mais la fin, la fin ! Laurent est très fort, c’est notre Mélisandre, il n’y a pas à dire. Pas aussi perfide, mais pour avoir autant de coups d’avance et pour arriver pile à cette conclusion, je ne serais pas étonnée si certaines révélations devaient arriver dans le prochain tome !

Laurent reste tout de même un mystère. Bien qu’il s’ouvre un peu plus dans ce tome, on reste tout de même sur notre faim et j’aimerais bien voir ce personnage solitaire parler plus, se détendre et se laisser aller avec un Damen qui lui ne pense qu’à sa porte de sortie qu’il peut obtenir en suivant son maitre. Toujours obsédé par le reconquête de son royaume, il essaye de survivre et de suivre tant bien que mal le rythme de ces intrigues. Nous en apprendrons peut-être plus sur lui dans le prochain tome, en tout cas je l’espère !

En bref, ce deuxième tome est à la hauteur du premier. Bien qu’ici Laurent et Damen passent à la vitesse supérieure, rien n’est gagné et tout se jouera dans le dernier et troisième tome. Les scènes de sexe ne sont pas obscènes et sont plus calées sur le consentement que dans le premier, au contraire ça transpire d’érotisme tellement c’est bien écrit. L’attente de quelques mois est dure, très dure !

[Chronique] La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

la sélection 3

  • Éditeur : Robert Laffont (2014)
  • Pages : 360
  • Genre : Dystopie
  • Prix : 16.90€
  • Acheter L’élue

La Selection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est decidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

Mon avis

America est enfin décidée à remporter la Sélection, malgré tout ce qui s’est passé. Elle n’est plus la favorite du peuple, les raids des insurgés sont de plus en plus violents, le roi la déteste plus que tout et essaye de la faire craquer, ce qui n’est pas simple pour revenir dans la compétition ! A la base, ce tome devait être le tout dernier de la saga. Mais, à la plus grande surprise des lecteurs, Kiera Cass a décidé d’écrire une suite ! Pourquoi ? Aucune idée, mais je pense que le fait que la Warner ait récupéré les droits d’adaptations sur la saga pour en faire un film a du donner des idées à l’auteure. Après, on ne va pas s’en plaindre, cela permet aux nostalgiques de La Sélection de retourner à Illéa

A mon plus grand plaisir, Kiera Cass continue sur sa lancée et ce tome est le plus axé politique que les trois premiers, Maxon et America faisant plus d’actions au sujet des castes, des insurgés, qui eux ne sont pas en reste non plus. Que ce soit les nordistes et les sudistes, ça bouge énormément. Très franchement, c’est mon tome préféré ! Je préfère largement une America battante, des vrais drames et non une histoire de robe déchirée et plus de politique (et oui, on est au palais, pas dans une série télé !).

Vous n’êtes pas sans savoir (à moins que vous ne débarquiez sur le blog pour la première fois), que je suis modératrice sur Livraddict, mais plus particulièrement de la section Discutons par genre, qui regroupe tous les topics sur vos livres et sagas préféré(e)s. Au cours d’un passage sur le topic de la saga pour vérifier les derniers posts, je suis tombée sur un d’une membre qui spoilait la fin et commençait à parler de la suite (dont qui est le personnage principal du quatre, et qui est ses parents). Les aléas de la modération, malheureusement ! Mais malgré ce spoil, j’ai tout de même douté concernant le nom de la gagnante pendant ma lecture, surtout vers la fin avec les deux gros revirements de situation.

L’élue est un tome plein de surprises. Outre la fin inattendue (si vous l’avez lu, vous savez de quoi je parle), on en apprend beaucoup sur les castes inférieurs, les sudistes, et on découvre le vrai visage des dernières Sélectionnées en lice. Et pour certaines, j’ai été très étonnée, surtout par rapport au personnage de Céleste, qui nous amène une autre facette de sa personnalité.

Bref, ça a été une superbe conclusion pour ce premier arc et c’est avec appréhension que je vais me lancer dans L’héritière, car que raconter après tout ça ? Est-ce que le nouveau personnage sera à la hauteur de mes attentes ? J’aurais bientôt réponse à mes questions…

[Chronique] La sélection : Histoires secrètes – Kiera Cass

[Chronique] La sélection : Histoires secrètes – Kiera Cass

la sélection histoires secrètes


Ce hors-série exceptionnel vous propose une plongée fascinante dans le coeur et l’esprit de Maxon et d’Aspen, les deux jeunes hommes qui se livrent bataille pour conquérir America Singer.
Avant qu’America n’arrive au Palais pour la Sélection, il y avait déjà une fille dans la vie de Maxon. La nouvelle « Le Prince » s’ouvre sur la semaine précédant l’arrivée des trente-cinq candidates et suit Maxon lors de la première journée de compétition.
Élevé en tant que Six, Aspen Leger n’aurait jamais imaginé intégrer un jour la très réputée Garde royale affectée au Palais. À travers le quotidien d’Aspen, la nouvelle « Le Garde » lève le voile sur cet univers très fermé auquel America n’aura jamais accès…
Ce recueil regorge de bonus : une scène coupée, les play-lists des deux premiers tomes, et des révélations en cascade !

Mon avis

La sélection, c’est comme les Chroniques lunaires : plus il y a de nouvelles, mieux c’est. Heureusement pour nous, les éditions Robert Laffont ont pensé à en faire un recueil agrémenté d’une interview de l’auteure et d’une playlist sur les deux premiers tomes de la saga.

On retrouve d’abord Maxon dans la nouvelle “Le Prince“, une préquelle. Qu’était la vie du Prince avant la Sélection ? A-t-il déjà aimé quelqu’un ? Et au niveau de sa relation avec ses parents, comment était-il avec eux ? Et surtout, comment a-t-il vécu le début de la Sélection et sa première rencontre avec America ? Bref, tout ce qu’on se posait sur Maxon. On en apprend énormément sur ce personnage et indirectement sur les motivations du Roi. Cette nouvelle permet de voir d’un autre œil la Sélection et de confirmer certaines petites choses vis-à-vis du Roi, la politique d’Illéa ou encore les Sélectionnées.

On enchaîne avec un autre point du triangle amoureux, à savoir Aspen, dans la nouvelle “Le garde“. Ici, on reprend certains passages des premiers tomes et on les voit des yeux de l’ex d’America et ce qu’il en pense. Outre la romance dégoulinante pour essayer de se remettre avec America, alors que ça fait quelques semaines qu’il l’a plaquée, on voit ce qui se passe au palais : la garde, les servants, la relation entre le Prince et le Roi, la tyrannie de celui-ci, la résistance à petite échelle des gardes. On rencontre aussi des personnages secondaires que nous avions aperçus dans les premiers tomes.

Ce sont donc deux nouvelles très intéressantes et qui servent énormément, elles nous permettent de voir au delà de la simple Sélection. J’approuve !

Comme je le disais plus haut, une interview de l’auteure et une playlist de la saga concluent ce hors-série. Alors, je n’ai pas écouté la playlist parce que je trouve ce rajout inutile et n’a aucun lien avec l’histoire. Autant ça colle dans Phaenix, autant là c’est du rajout de pages inutile. Et l’interview, je ne l’ai pas lue non plus. Je ne me sens pas assez “proche” de la saga et de l’auteure pour lire ce genre de choses. Par exemple, je lirais volontiers une interview de Morgane Caussarieu, Carina Rozenfeld, Vincent Villeminot ou encore J.K Rowling que Kiera Cass, je n’en ressent pas l’intérêt.

En bref, un bon petit recueil et j’ai hâte de lire le prochain qui regroupera les autres nouvelles !

[Chronique] La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

la sélection 2


La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis

On retrouve America, Maxon et Aspen pour la suite de la Sélection. Je n’avais pas été tendre avec le premier tome, puisqu’il y avait des clichés et des incohérences à la pelle, et surtout que ça restait trop jeunesse. Force est de constater que ce deuxième tome, L’élite, ne suit pas son grand-frère, pour ma plus grande joie.

Tout d’abord, America a arrêté de nous resservir le cliché éculé du personnage principal féminin qui se trouve moche à chaque paragraphe. Ensuite, les caméras sont présentes ! C’est mieux pour une télé-réalité, on est d’accord sur ce point-là. Le triangle amoureux gagne aussi en cohérence et en réalisme et surtout, surtout, America a enfin une bonne raison de faire la Sélection ! Kiera Cass commence également à abandonner le côté jeunesse-fleur-amour en distillant de la violence et en axant ce tome sur les défauts de la Sélection, des Castes, et en parlant politique. Car oui, Maxon reste un prince et ses parents respectivement le Roi et la Reine d’Illéa, ils ont donc tous les trois des obligations vis-à-vis de leurs fonctions !

Cependant, même si America a gagné confiance en soit, elle est… idiote. Oui, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit. Tout ce qu’elle fait dans ce tome relève de la bêtise pure. Elle n’est pas méchante et pense bien faire, mais c’est n’importe quoi et elle détruit tout ce qu’elle a pu construire dans le premier tome en voulant faire valoir ses idées et remettre en cause ce qu’elle trouve injuste. C’est noble de vouloir faire ça, mais non, c’est aussi égoïste la plupart du temps.

Concrètement, mis à part ça, je trouve que L’élite est une bonne suite pour La Sélection. Elle n’est pas exempt de défauts, mais c’est toujours mieux que le premier et j’en ressort ravie. J’ai envie de découvrir la suite et voir si l’auteure fera mieux que ce deuxième opus.

[Chronique] Prince Captif, tome 1 : L’esclave – C.S. Pacat

[Chronique] Prince Captif, tome 1 : L’esclave – C.S. Pacat

Prince Captif 1


Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s’allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr… 

Merci aux éditions Milady et à Babelio pour cette lecture en avant-première !

 

Mon avis

Damen est le prince hériter d’Akiléos. Son père venant de mourir, il se prépare à remplir ses nouvelles fonctions. C’était sans compter son demi-frère Kastor qui le capture et l’envoie en cadeau chez l’ennemi, comme esclave sexuel du Prince Laurent et prend le pouvoir à sa place. Pour le peuple, Damen est mort également. Entravé et réceptionné à Vere, il se voit obligé de servir le prince ennemi dont il a tué le grand frère il y a quelques années sur le champ de bataille, il devient donc primordial pour lui de dissimuler son identité à tout prix !

Si vous vous attendez à de la romance entre les deux princes, ça ne va pas être le cas. Il n’y aura pas non plus de scènes de sexes entre eux deux. En effet, l‘auteure reste logique sur toute la ligne : Damen déteste ce peuple et ses dirigeants, tout comme Laurent déteste ceux de Damen, surtout qu’il se méfie de son cadeau -normal-. Aussi, tout dans leur comportement indique qu’ils n’ont pas envie de l’autre : Laurent le traitre vraiment comme un esclave et le prince déchu déteste ce personnage arrogant, froid, calculateur et particulièrement violent.

On suit toute l’histoire du point de vue de Damen, un esclave qui passe ses journées enfermé avec pour seule occupation d’échafauder des plans pour pouvoir s’échapper et rallier son pays. Il ne se passe donc pas grand chose, mis à part pendant ses quelques sorties aux côtés de Laurent où il rencontrera un peuple particulièrement décadent. Il ne faut donc pas s’attendre à de l’action. (Mais peut-être dans le tome 02 : Le guerrier ? )

A l’image de Laurent, ce premier tome a des passages assez violents qui ne plairons pas à tous : viols, tortures, humiliations et j’en passe… Personnellement ça ne m’a pas plus dérangé que ça dans la mesure où cela s’inscrit parfaitement dans l’histoire et l’univers, ce n’est pas juste un rajout fantaisiste de l’auteure. Il faut bien se mettre en tête que l’on suit l’histoire d’un homme rabaissé au rang d’esclave, ça ne va pas être amour, fleurs, paix et petits câlins sous la couette !

Le tout est servit par l’écriture fluide de C.S. Pacat, avec des descriptions justes et précises des lieux et des scènes que l’on s’imagine sans peine, nous plongeant dans l’histoire avec plus de facilité. Le vocabulaire est simple, pas trop complexe. J’ai lu ce livre en deux petites soirées et je compte faire de même avec la suite prochainement !

Si vous comptez lire ce livre, retenez juste une chose : les personnages ne paraissent pas être ce qu’ils sont vraiment

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder – Marissa Meyer

chroniques lunaires 1

  • Éditeur : Pocket (2013)
  • Pages : 412
  • Genre : Science-Fiction
  • Prix : 17.90€
  • Acheter Cinder

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

 

Mon avis

Cinder est une cyborg amnésique depuis l’accident qui a coûté la vie de ses parents. Elle a été adoptée par une famille asiatique vivant à New Beijing qui ne l’a jamais totalement acceptée. Sous le couvert de sa tutelle, sa marâtre la prend pour une domestique et elle veut à tout prix lui interdire d’aller au bal que donne le prince Kai… Une réécriture du conte de Cendrillon, sans la bonne fée !

Cinder est mécanicienne pour subvenir aux besoins de sa famille d’accueil, dans un monde où les droïdes de compagnie et autres font partie intégrante du paysage. Mais aussi un monde ravagé par la létumose, une maladie qui emporte des milliers de citoyens sur son passage et dont aucun remède existe. Mettons par dessus les Lunaires qui veulent assouvir les Terriens, de la manière la plus subtile qui sois, mais je n’en dirais pas plus…

Bref, c’est un univers bien fourni avec plusieurs intrigues qui se présentent à nous, le tout très bien ficelé et cohérent. Ce premier tome est un récit très bien mené et qui ne s’emmêle pas les pinceaux. Un véritable pageturner, je n’ai pas vu le temps défiler pendant ma lecture.

Cependant, j’ai très vite deviné qui était Cinder (son origine ainsi que son passé) très tôt, trop rapidement ! Un peu déçue de ce côté là, car même si je n’ai eu la confirmation qu’en deux parties et dont la dernière à la fin de ce premier tome, je le savais déjà, donc pour la surprise et le cliffangher, on repassera…

J’ai en tout cas très envie de découvrir la suite, bien qu’un peu septique, car nous suivrons d’autres personnages que ceux du premier tome. Je lirais la suite, mais avec des pincettes…

[Chronique] La sélection, tome 1 – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 1 – Kiera Cass

la sélection 1


Elles sont trente-cinq jeunes filles : la Sélection s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’oeil des caméras… Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Mon avis

Ça faisait un petit bout de temps que ce premier tome traînait dans ma PàL numérique, sans que j’ose vraiment le sortir. Même une LC ne m’y a pas aidée ^^’ Mais c’était sans compter sur ma binômette Cece qui voulait avoir mon avis sur la bête, dans le cadre de notre challenge mensuel, Choose me a Book.

Et donc, La sélection. La sélection est un jeu de télé-réalité (Hunger Games, mais en plus glamour) où le Prince Maxon cherche l’amour, avec un grand A. De ce fait, toutes les jeunes filles entre 16 et 20 ans peuvent s’inscrire dans l’espoir d’être dans les 35 candidates qui vivront au Palais durant tout le jeu. Éliminations ponctuelles, rendez-vous avec le Prince, être sous les caméras 24h24, 7j/7 alors qu’on vient de se faire quitter comme une vieille chaussette, ça ne fait pas peur à America, notre héroïne qui va tomber sous le charme du Prince Maxon, mais aussi de son ex, devenu garde au Palais (le hasard fait bien les choses, hein 😉 ) (Triangle amoureux spotted).

Concrètement, La sélection se lit très vite. C’est fluide, facile à lire, un vocabulaire très simple qui rend le tome facile de compréhension, bref le tout est bien jeunesse. Si vous pensiez revivre un Secret Story à la royale, c’est raté. Tout est dans le glamour, les paillettes, les petites guerres entre les filles qui ne sont pas si énormes que ça… Bref on reste dans un registre assez jeunesse. De ce côté là, je n’ai rien à redire car ça m’a plu, malgré mes réticences envers le genre.

Mais il y a certains point qui m’ont dérangée. Tout d’abord, America. Bon, s’appeler America alors qu’on vit aux States, on est d’accord pour dire que c’est cliché. Mais le cliché le plus gros et qui revient souvent, c’est celui qu’on nous ressort à chaque fois que le personnage principal est une jeune fille en fleur et qu’il y aura de la romance : le cliché éculé de la fille jolie qui se trouve moche. Resservi 156153 de fois, on pourrait penser que les auteurs changeraient, mais non. Mais dans La sélection, ce cliché a le mérite de revenir tout le temps : quand on nous présente America, quand celle-ci parle avec Maxon, quand elle se compare avec les autres filles… On va conclure qu’America a un gros manque de confiance en sois, et passer à autre chose sinon je pourrais faire tout le roman comme ça.

Si America accepte de faire La sélection, ce n’est pas parce que sa famille et elle sont au bord de la pauvreté car ils font partie d’une caste inférieur et que ça pourrait leur sauver la vie. Non, non, c’est son petit ami, Aspen, qui lui demande. Et Aspen n’a aucune raison de faire ça, d’ailleurs, il ne lui en donne pas une seule. America fait donc ce jeu pour… Bah, pour rien.

Et le détail qui tue c’est que les sélectionnées qui vivent au Palais sont censées être sous les caméras tout le temps. Le principe-même de la télé-réalité, en somme. Mais jamais l’auteure en parle ! Si, si, je vous assure ! Les seules fois où elle fait allusion à ces caméras, c’est quand America et Maxon se promènent dans le jardin et que ce dernier leur interdit de les suivre pendant leur petite promenade. Sinon, c’est tout. Et pour ceux qui se poseraient la question, rien ne nous dit non plus qu’il y a des caméras cachées un peu partout dans le Palais… Ça va être dur de retransmettre les images au public ! 😉

Mais malgré ces détails qui sautent aux yeux, ont est vite happés par le triangle amoureux Aspen/America/Maxon. J’ai très envie de lire la suite pour savoir qui choisira qui, ça promet d’être intense !

En bref, si on ne s’arrête pas sur les clichés et les détails qui tuent, on passe un bon moment de lecture 🙂

[Chronique] The Demon Prince & Momochi, Volume 1 – Aya Shouto

[Chronique] The Demon Prince & Momochi, Volume 1 – Aya Shouto

the demon prince and momochi 1


Himari Momochi, bien qu’étant orpheline, hérite le jour de ses 16 ans de la vieille demeure des Momochi. Cette dernière est présumée hantée par des démons, mais la jeune fille insiste pour s’y installer. C’est alors qu’elle y découvre trois curieux résidents, Aoi, Yukari et Ise. Mais Himari apprend bien vite qu’ils ne sont pas les seuls habitants de cette maison ! Aoi combat les démons cherchant à envahir notre monde, la demeure étant installée sur une frontière entre nos deux univers. Bien décidée malgré tout à rester, Himari va vite prendre conscience du danger qui l’entoure.

Mon avis

Quand j’ai appris que Aya Shouoto était derrière cette nouvelle série, j’ai sauté sur ce premier tome dès que je l’ai vue en librairie. Et j’ai bien fait!

The Demon Prince & Momochi raconte l’histoire de Himari Momochi, une jeune orpheline qui vient d’hériter de la demeure des Momochi. Bien décidée à s’installer malgré que ce soit une demeure hantée, elle va faire la rencontre de ses habitants, deux démons et un Nué, le gardien de la demeure, qui est en vérité installée sur une frontière entre le monde des humains, et le monde des esprits…

Un shôjo bien léger pour commencer en douceur cette série qui s’annonce d’ors et déjà prenante et très intéressante! Dans les décors d’un Japon traditionnel, nous allons suivre Momochi qui va devoir s’habituer à la présence d’esprits et autres démons, en plus de leur très mignon gardien… Ce premier tome sert bien évidemment à poser les bases de l’histoire, mais il ne m’en faut pas plus pour avoir envie de continuer!

Plusieurs scènes humoristiques ont été glissées dans ce manga, quelques running gag, mais qui n’alourdissent pas l’histoire, au contraire, et aide à mieux appréhender la partie “sérieuse” avec les démons/yôkais…

Et puis graphiquement, il en vaut vraiment le coup d’œil! Comme je le disais plus haut, l’histoire nous est servie dans un Japon traditionnel qui est extrêmement bien mis en scène, avec ces yôkais et des décors exceptionnels! Les visages sont bien représentés et les expressions ne sont pas trop appuyées (pour un manga), ce qui rend la lecture agréable. On voit qu’un grand soin a été donné aux graphiques en général. Que dire de plus? Ce tome est graphiquement par-fait.

En bref, vous cherchez un shôjo qui démarre tout en douceur et qui est, graphiquement, une perle? The Demon Prince & Momochi est LE manga qu’il vous faut!

[Chronique] Prince of biased love – Neneko Narazaki

[Chronique] Prince of biased love – Neneko Narazaki

prince of biased love


Junji Takahashi est un employé sans histoire dont s’est éprit Kôhei Satô, un jeune acteur à la renommée mondiale. Que Junji aille au travail ou rentre chez lui, Kôhei est partout ! Mais même s’il agit froidement envers lui, ne commencerait-il pas à tomber amoureux…?

Mon avis

Junji est chercheur pour une entreprise pharmaceutique et se retrouve avec Kôhei sur son lieu de travail, un acteur qui a accepté de tourner une publicité pour son entreprise. Entre eux deux, ça va démarrer au quart de tour…

Voilà un manga que j’aurais bien vu sur deux tomes au lieu d’un, histoire d’approfondir l’histoire, et surtout pour que cette relation ne s’installe pas aussi rapidement. En effet, ici Neneko Narazaki base toute son histoire sur une courte séduction et sur la relation de ses deux personnages, un peu à la manière du célèbre Le jeu du chat et de la souris de Setona Mizushiro, mais en plus rapide. J’aurais vraiment aimé en savoir plus sur nos deux personnages principaux, voir en détail leur rencontre, leur relation…

Vous l’aurez compris, le scénario est assez classique dans l’ensemble: ils sont ensemble sur le même lieu de travail et paf: l’un tombe amoureux de l’autre, l’autre fini par craquer, rien de bien transcendant de ce côté là. Je ne dirais pas que je me suis ennuyée, mais j’ai trouver ce manga tellement… classique, tellement vu et revu qu’il ne m’a pas plus touchée que ça. C’est trop banal, alors qu’il y aurait eu de quoi faire avec Junji et Kôhei.

Côté graphismes, la couverture m’a tout de suite attirée avec ses couleurs vives. Mais une fois à l’intérieur, je les trouve pauvres, même si on voit que la mangaka y a apporté du soin. Malheureusement, le manque d’expérience de Neneko se ressent beaucoup trop, certaines parties du corps sont disproportionnées, les têtes donnent l’impression d’avoir été collées et il manque des mâchoires aux personnages, mais ils se reconnaissent en un clin d’œil. Le découpage des cases est quant à lui fluide.

Côté scènes de sexe, passées les 60 pages, on rentre dans le vif du sujet (oh, ce jeu de mot…), mais les corps nus donnent l’impression que les personnages n’ont pas de muscles, ils ne sont pas assez détaillés.

En bref, je reste un peu sur ma faim. Ni le scénario ni les dessins ne m’ont vraiment satisfaite sur le coup. Prince of Biased Love aurait pu être une belle histoire si elle aurait été approfondie.

[Chronique] Ludwig Revolution, Volume 1 – Kaori Yuki

[Chronique] Ludwig Revolution, Volume 1 – Kaori Yuki

ludwig revolution 1


Yuki Kaori ou comment détourner les contes pour enfant. Vous imaginiez Blanche Neige, La Belle au Bois Dormant ou le Petit Chaperon Rouge comme de belles princesses, douces, gentilles et innocentes ? Eh bien vous allez les découvrir en tant que tueuses, meurtrières, psychopathes. Et tout ça aux côtés de Ludwig, un charmant Lord anglais qui fait de bien étranges rencontres.

Mon avis

Ludwig Revolution est le manga par lequel il faut commencer si on veut s’initier à l’univers déjanté de sa mangaka, Kaori Yuki. Rappelons-le, son univers glauque, pervers, gore, et qui tourne sur des thèmes comme l’inceste et la nécrophilie, n’est pas commun, et pourrait en rebuter plus d’un. Cependant avec ce premier tome, nous commençons doucement, pour aller petit à petit, vers la noirceur de son univers…

Nous suivons le Prince Louis, alias Ludwig, et son valet, Whilelm, alias Will, dans sa quête de la femme de sa vie. Son père n’en pouvant plus de le voir ramener des filles de joies ou de basse naissance au palais, l’envoie dans cette quête initiatique. C’est à partir de là que l’on va remonter les contes de notre enfance : Blanche Neige, Barbe Bleu, la Belle aux bois dormants, et le Petit Chaperon Rouge. Enfin, à la manière de Kaori Yuki, bien entendu ! Et avec un Prince aux tendances nécrophiles, collectionnant les corps de ses conquêtes, et aimant que les filles à forte poitrine, sa tache ne va pas être aisée… Surtout que les femmes qu’il rencontrera sont toutes dérangées : entre la sorcière SM, la princesse qui cherche uniquement la vengeance en se servant de son corps, ou celle qui a abattu toute sa famille à la hache étant enfant, il aura du soucis à se faire, notre Prince !

Il n’y a rien à reprocher à ce manga : des dessins parfaits, une histoire qui tient la route, et un univers particulièrement intéressant, vu que Kaori Yuki se base sur les contes originels des frères Grimm, déjà particulièrement trash. Un manga que je conseille à tous, mais à ne pas laisser à des plus jeunes lecteurs 🙂