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[Chronique] S’enfuir – Martyn Bedford

[Chronique] S’enfuir – Martyn Bedford

s'enfuir

  • Éditeur : Nathan (2016)
  • Pages : 412
  • Genre : Young Adult
  • Prix : 16.95€
  • Acheter S’enfuir

Gloria mène une vie normale d’adolescente de 15 ans. Et elle s’ennuie. Jusqu’au jour où un garçon mystérieux fait irruption dans sa classe : Uman est drôle, intelligent, d’une assurance désarmante. Il faut ce qu’il veut sans attacher la moindre importance à ce que les autres pensent. Il est tout ce que Gloria voudrait être. Il est la promesse de vivre pleinement, de vibrer, d’aimer. Alors quand il lui propose de partir, de camper dans la forêt, de choisir leur destination à pile ou face… Gloria s’enfuit avec lui sans regrets, et sans prévenir personne.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Gloria, une jeune fille de 15 ans, est tout ce qui a de plus normale. Pas de drame, rien. Juste une adolescente comme les autres. Mais petit à petit, son rapport avec les autres change. Ses parents sont de moins en moins présents, elle ne s’amuse plus quand elle rejoint ses amies dans leur café préféré… Pire, elle a l’impression d’être prise dans une affreuse routine où elle se dit “à quoi bon ?”. Mais Uman, 16 ans, va intégrer sa classe, et sa désinvolture va plaire petit à petit à Gloria. Au fil de leurs discussions, ils vont choisir de vivre, libres. De s’enfuir.

C’est une lecture légère, sans prise de tête, un de ces livres qu’il est bon de sortir l’été. Car ici, bien que l’on suive deux adolescents en fugue, c’est un véritable road trip qui nous est raconté. Mais Gloria ne raconte pas cela à nous, plutôt à la police. La narration est originale, car c’est sous forme de questions/réponses (vingt, comme l’indique le titre en VO : Twenty questions for Gloria). En tout cas, c’est bien écrit, fluide.

Gloria est une jeune fille désabusée, qui se remet en question, qui se fait une petite introspection de sa vie et se retrouve à se demander quel est le sens de tout cela. Dans ce “à quoi bon ?”, c’est toute son amertume qui ressort, que ce soit au niveau des études, de ses relations avec les autres, le but de la vie… Et à côté nous avons Uman, sa porte de sortie, qui arrive en cours d’année, entouré de mystères et qui prend la vie comme elle vient : sans prise de tête.

J’ai eu peur que le thème de la fugue sois traité par dessus la jambe, mais finalement je l’ai trouvé très réaliste. On passe par plusieurs étapes : la peur d’être attrapée, elle pense à ses parents. Puis vient l’euphorie : la liberté, ne plus avoir de règles,  on voit tout le côté génial de cette fugue. Puis enfin, la réalité rattrape les protagonistes : plus d’argent, plus de quoi se nourrir, on est facilement agressé, on se sent seul… J’ai été très surprise de voir un roman jeunesse prendre ce sujet très au sérieux.

En bref, S’enfuir est une lecture légère, absolument pas prise de tête, où deux adolescents nous montre leur mal être face à ce qu’ils vivent, jusqu’où ils sont prêt à aller pour briser cette routine. Pour moi ça a été une bonne lecture qui va me rester en tête pendant un temps !

[Chronique] La mémoire des anges – Martine Delomme

[Chronique] La mémoire des anges – Martine Delomme

 

la mémoire des anges


Issue d’une grande famille de producteurs de cognac, Mauve, interprète à Bruxelles, revient au château de Bassan pour assister aux funérailles de sa soeur Véronique. L’accueil est glacial. Douze ans auparavant, elle avait rompu ses fiançailles avec l’homme qui avait finalement épousé sa soeur, puis coupé toute relation avec sa famille. Contre toute attente, la défunte l’a nommée tutrice légale de Guillaume, sept ans, et Laurie, cinq ans, deux enfants aujourd’hui orphelins.

Mais Paule, vieille tante acariâtre qui a toujours régné en maître sur le domaine, n’entend pas les choses ainsi. Et pour cause, le lendemain des obsèques, le maître de chai annonce à Mauve que l’entreprise est au bord de la faillite. Or, si elle veut protéger l’héritage de son neveu et de sa nièce, Mauve doit absolument redresser la situation. Elle prolonge son séjour à Bassan, le temps de trouver des alternatives, mais compte bien rentrer au plus vite à Bruxelles où elle mène une existence heureuse avec Liang, l’homme qui partage sa vie. Supportera-t-il d’être séparé d’elle longtemps ? Vient l’heure des décisions. Mauve choisit de se battre pour sauver le domaine et préserver
les enfants…

Merci à NetGalley et aux éditions Calmann-Lévy  !

Mon avis

Mauve, interprète à Bruxelles a fuit sa famille de producteurs de cognac il y a 12 ans. Aujourd’hui, elle est obligée de revenir au manoir familial, car les drames s’enchaînent. Après que sa sœur se soit suicidée, c’est au tour du mari de celle-ci de disparaître, laissant deux jeunes enfants orphelins. Alors que plus rien ne la retient à Bassan, Mauve apprend que sa sœur et son beau-frère l’on désignée comme tutrice légale, au cas où quelque chose leur arriverait. En plus de l’éducation de son neveu et de sa nièce, Mauve doit sauver l’entreprise familiale, composer ses journées avec sa vieille tante qui la déteste plus que tout, et faire face à tous ces secrets de famille qui remontent à la surface…

Petite sortie de fin d’été de chez Calmann-Lévy, La mémoire des anges m’a interpellée par son résumé. Je me demandais, mais comment cette Mauve pourra gérer tout ce qui lui tombe dessus et conserver sa vie qu’elle s’est construite loin de sa famille ? J’ai donc plongé au plein cœur de cette famille, qui garde bien des secrets plus noirs que les autres… Voir même trop.

Car cela m’a gênée pendant ma lecture. Oui, il peut y avoir des lourds secrets dans une famille, ainsi que des drames irréparables, mais… Autant ? A quasiment chaque chapitre, un nouveau drame tombe, des secrets sont dévoilés, tous plus horribles les uns que les autres. C’est clairement de la surenchère, et on se demande, mais où s’arrêtera l’auteure ? Parce qu’elle est allée vraiment trop loin. Tout arrive à une seule et même personne, et c’est un peu trop gros pour passer.

Ça a été une lecture sympathique, mais elle ne m’a pas donné envie d’y revenir quand je reposais ma Kindle. Et pourtant, une fois dedans l’histoire est prenante, l’envie de savoir comment s’en sortirait Mauve ne m’a pas lâchée une seule fois, mais ce n’était pas suffisant. C’est un roman bien écrit, on sent que Martine Delomme connaît bien son sujet – le cognac – mais quand elle en parle à travers son maître de Chai, André, c’est d’une manière académique qui tranche totalement avec le ton du roman.

En bref, La mémoire des anges est une lecture sans prise de tête, mais il ne faut pas chercher plus loin.

[Chronique] Les nains, tome 2 : La lame de feu – Markus Heitz

[Chronique] Les nains, tome 2 : La lame de feu – Markus Heitz

les nains 2

  • Éditeur : Milady (2008)
  • Pages : 415
  • Genre : Fantasy
  • Prix : 25€
  • Acheter Les nains

L’armée des Orcs avance, et les Humains s’allient pour endiguer sa progression, toujours menée par les Albes impitoyables. Seuls les Nains pourraient les sauver.
Ces derniers,divisés par des conflits internes, tentent de désigner leur nouveau roi et, bien malgré lui, Tungdil fait partie des prétendants au trône. Pour les départager, on assigne une mission au jeune Nain et à son rival – qui ne souhaite qu’une seule chose : la guerre contre les Elfes. Ils doivent se rendre dans la forge de Dragonhaleine au coeur des Montagnes Grises afin de forger la Lame de Feu. Cette arme mythique est la seule qui pourrait permettre de défaire le mage Nôd’onn et l’empêcher de livrer le Pays de Sûr aux créatures de Tion.
Tungdil et ses compagnons parviendront-ils au bout de leur quête ? Le sort du monde dépend de leur réussite.

Mon avis

Autant le premier tome de la saga restait dans une ligne sérieuse et ne se permettait pas une ligne humoristique, autant dans le deuxième tome, l’humour est plus présent à travers un nouveau personnage qui va tenir compagnie à Tungdil dans son épopée : Bavragor, un nain alcoolique et borgne qui est le meilleur tailleur de pierre de son clan. Mais aussi avec les jumeaux Boëndil et Boïndil, l’aventure va être plus légère.

Plus légère ne veut pas dire que Tungdil n’a pas oublié qu’il doit ab-so-lu-ment forger la Lame de Feu pour terrasser Nôd’Onn le Dédoublé avec ses nouveaux amis. Il rencontrera aussi des alliés improbables sur sa route, qui l’aideront tous à leur manière à parvenir à ses fins.

Les batailles sont toujours aussi nombreuses et toujours plaisantes à lire grâce à la fluidité de l’auteur qui ne se lasse pas de nous détailler chaque combat. Ainsi, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer pendant cette lecture. En trois heures, le dernier tome était lu !

Bien que l’ont soit dans de la fantasy pure, l’auteur installe également de la romance. D’abord très discrète, elle s’affirme au fil des pages sans devenir cependant partie intégrante : c’est le petit bonus, la cerise sur le gâteau qui fait plaisir, en somme.

Pour ce premier arc, Markus Heitz s’en est très bien sortit ! Pas une fois j’ai deviné l’issue de ce dernier tome, ni même me suis ennuyée. J’ai hâte de pouvoir lire les autres arcs sur Les nains, qui ont été regroupés en intégrale chez Bragelonne (Les nains, La guerre des nains, La revanche des nains et Le destin des nains). Pour moi qui n’est pas familière avec ce petit peuple, c’est une réussite !

[Chronique] Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume – Leigh Bardugo

[Chronique] Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume – Leigh Bardugo

grisha 1


Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l’armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d’ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s’attend à y laisser sa peau… Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s’y repaissent de chair humaine ! Seuls Grishas, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d’Alina ?

Mon avis

Alina et Mal sont deux orphelins recueillis par un Duc. Une fois majeur, ils sont envoyés servir l’armée de leur pays. Au court d’une expédition pour traverser la nappe, ils se font attaquer par des volcras, tout semble perdu jusqu’au moment où Alina fait sortir d’elle une puissante lumière… Serait-elle l’Invocatrice du soleil, celle qui pourra détruire la nappe et ramener la paix en son pays?

Tout d’abord, je tient à remercier ma binôme de LDPA, HanaShinoLili de m’avoir choisi cette lecture fort intéressante. En tout cas, j’ai passé un très bon moment en compagnie d’Alina !

Grisha est quand même rempli de tout un tas de mots sortis tout droit de l’imaginaire de l’auteure, et pour se repérer dans tout ça, ça n’a pas été très simple. Entre les skiffs, les keftas, les opriknihks, ect… Il m’a fallu un petit temps d’adaptation. Mais une fois tout ça passé, le reste de la lecture s’est extrêmement bien passé, et j’ai adoré découvrir le monde des Grishas, la vie au Petit et Grand Palais, et suivre les petites intrigues qui rythment notre lecture. Jusqu’au moment où…

Bam, retournement de situation ! Je ne m’y attendais absolument pas ! Tout en quoi je croyais (et donc par extension Alina, héhé) a volé en éclat pour laisser paraître une bien triste vérité. J’ai eu un peu de mal à reprendre ma lecture après ça, mais cette deuxième partie a quand même été agréable à lire, je me suis surtout imaginée pendant tout le reste de ma lecture des tas de scénarios concernant la fin du premier tome, mais ils allaient tous dans le même sens que celui de l’auteur, ce qui me convient plutôt bien !

Moi je voulais que le Darkling et Alina continuent ce qu’ils avaient commencé pendant la fête des neiges é.è

Niveau personne, j’ai apprécié celui du Darkling, le bad guy bien dans ses bottes comme j’aime ! En revanche, j’ai trouvé Mal tellement plat, tellement insipide… Disons que si il se faisait manger par une nuée de Volcras, moi je ne dit pas non !

J’ai totalement adoré ce premier tome, et comme la suite n’est pas sortie en France, je regrette de ne pas lire en VO, vraiment ! Petite saga à suivre, donc…

[Chronique] Chroniques de Shaa’l, tome 1 : L’esprit du dragon – Anne Muller

[Chronique] Chroniques de Shaa’l, tome 1 : L’esprit du dragon – Anne Muller

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  • Éditeur : Etherna (2013)
  • Pages : 426
  • Genre : Fantasy
  • Plus édité

Éloigné de sa famille pour son propre salut dès sa plus tendre enfance, le jeune zéphyr devra apprendre, écouter et comprendre son destin pour devenir l’un des plus grand Rêveurs d’Etherna. Malgré les perversions et les complots dont il est indirectement victime, il devra s’élever et trouver le chemin qui mène vers ce qui l’attend. La route est longue. Les épreuves multiples et les traumatismes nombreux. Repoussé par les pro-dragons à cause de ses origines religieuses, renié par les siens pour avoir été éclaboussé par le mal incarné, parviendra-t-il à dépasser la haine et la rancœur qui coule dans ses veines et accepter sa véritable nature? Rêveur. Âme corrompue par la malfaisance des grands dragons de lumière ou clairvoyant prophète né pour guider les mortels vers la paix et la véritable solidarité ?
Rien n’est joué. Le pari est osé et la victoire, des plus improbables.

Mon avis

Trois semaines. C’est le temps que j’ai passé pour lire entièrement ce livre, alors que 426 pages auraient du me prendrent deux jours, voir trois. Pourquoi ais-je mis autant de temps pour finir ce livre? Retour sur une saga fantasy qui part sur de bonnes bases, malheureusement trop peu exploitées…

Comme son nom l’indique, Chroniques de Shaa’l nous compte la vie de Shaa’l, un jeune zéphyr qui a la particularité de rêver. Mais c’est très mal vu chez les pro-dieux que sont les zéphyrs. Alors qu’il accompagnait son père et l’ami de celui-ci, Pense-Vent pour retrouver sa mère partie pour faire un rituel complexe, il assiste, impuissant, à la mort de ses deux parents. Le vieil ami de son père ne perd pas une seconde et le dépose loin de la capitale, Elathian, en Aschalabys, endroit où vivent de nombreux pro-dragons, des rêveurs. Il devra se faire une place chez eux, tout en apprenant à être un bon rêveur et réfléchissant à sa vengeance.

Très sincèrement, ce tome n’aurait pas du s’appeler Chroniques de Shaa’l, mais Chroniques de Pense-Vent et Alenstidh contre un complot politique, avec un peu de Shaa’l dedans. C’est bien simple, une fois l’enfant laissé aux mains des pro-dragons, on passe plus de temps à enquêter et fuir avec l’ex-capitaine Alenstidh et Pense-Vent l’archéologue, seule la fin est centrée sur le personnage principal de l’histoire, ce qui est dommage, car je trouve cette partie de l’histoire bien plus intéressante que les lourds complots politiques imbuvables avec toutes ces guildes et ces races.

En effet, il y en a tellement que l’auteur n’a pas pris la peine de les amener un par un pour laisser le temps au lecteur de tout assimiler, à la place nous avons un index avant le roman contenant toutes les races d’Etherna (oui, le même nom que la maison d’édition, ça m’a étonnée sur le moment), à vous de vous souvenir de tout, parce que pas une seule explication ne sera donnée de tout le roman. Pour ma part, je n’ai rien retenu.

Le début de l’histoire est long, fastidieux, on a l’impression que l’auteure ne sais pas du tout où elle veut en venir et ne donne clairement pas envie de continuer à lire le reste. Tant que l’enfant reste avec Pense-Vent, ça manque de fluidité, de profondeur, d’explications et de descriptions. Passé ce moment, le reste de l’histoire se lit bien (mais pas plus rapidement), c’est fluide, mais il y a beaucoup trop de descriptions, qui empiètent trop sur l’histoire pour vraiment apprécier cette dernière. J’ai beaucoup apprécié les passages concernant Shaa’l car on s’intéressait enfin au personnage principal et à sa formation de rêveur, mais malheureusement, ce sujet là est trop peu exploité.

Le reste de l’histoire est composée de complots politiques et autres machinations plus lourds les uns que les autres. On ne fait que caresser du bout des doigts la surface, sans vraiment rentrer dedans. Nous restons, à l’instar de l’archéologue et de l’ex-capitaine, des spectateurs car pas un n’essaye de déjouer ce qui se trame devant lui.

Shaa’l est le seule personnage qui m’a accrochée, l’ayant trouvé bien plus intéressant que les autres. Mais son manque évident de réaction face à la mort de ses parents, de devoir vivre dans une cité de gens qui le déteste, sans essayer de fuir ne m’a pas vraiment plu.

Quant à la fin, elle me laisse dubitative. Elle donne l’impression que le roman a été coupé en deux, mais pas au bon moment car il se finit au beau milieu d’une action d’une extrême importance pour Shaa’l.

En bref, j’en attendait beaucoup de ce roman et au final j’en sort déçue et fatiguée de cette longue lecture. Néanmoins, merci aux éditions Etherna et au forum Au cœur de l’imaginarium pour ce partenariat.

[Chronique] Les nains, tome 1 : Le passage de pierre – Markus Heitz

[Chronique] Les nains, tome 1 : Le passage de pierre – Markus Heitz

Les nains 1

  • Éditeur : Milady (2008)
  • Pages : 401
  • Genre : Fantasy
  • Prix : 25€
  • Acheter Les nains

Lorsque s’effondre le passage de Pierre que les Nains gardaient depuis toujours, Orcs et Ogres déferlent sur le Pays Sûr. C’est le jeune Nain Tungdil qui donne l’alerte. Envoyé en mission par son père adoptif, le Mage Lot-Ionan, il découvre l’armée qui avance sur le pays. A la tête de cette force d’invasion, les Albes, êtres cruels et maléfiques, ont le pouvoir de ramener les morts à la vie. Tungdil n’a pas d’autres choix, s’il veut sauver Hommes, Elfes, Mages et Nains du péril imminent, que de devenir un héros.

 

Mon avis

Les Nains est une saga très connue en Allemagne (Die Zwerge), si bien que le héros, Tungdil, est autant connu que Gimli, le nain du Seigneur des Anneaux. Je pense que je me le prendrais en VO par la suite, ça fait un bout de temps que je souhaite tenter l’expérience d’une « grosse » lecture allemande et je pense avoir trouvé LA lecture qu’il me faut pour cette expérience !

Tungdil est un nain qui a vécu loin de son peuple, au Pays Sûr, depuis sa plus tendre enfance. Élevé par un mage humain, mais il a toujours espéré rencontrer un représentant de son peuple, si bien que quand son maître, Lot-Ionan, l’envoi juste emmener un sac d’artefacts à un de ses anciens élèves, le nain jubile et part sur-le-champ. Le pays est depuis quelques temps entrain de subir une invasion du Pays Mort, par les Orcs et les Albes (cousins méchants des elfes) (best description ever) et le périple du nain ne se déroulera pas aussi bien que nous l’espérions.

En Ogremort, la flamme de vie du Roi des Nains, Gundrabur, est entrain de se refroidir : il se fait vieux, il va bientôt mourir, il faut absolument un remplaçant. Gandogar est l’homme, pardon le nain de la situation, mais ses idées ne plaisent pas et le Roi Nain a entendu parler d’un nain sans famille, élevé par un mage, qui souhaite rencontrer son peuple et pourquoi une famille… Il pourrait être le nain parfait pour devenir Roi à la place de Gandogar

Je ne suis pas particulièrement fan des nains, mon truc c’est plutôt les elfes et pourtant ce premier tome est une véritable surprise ! Je ne me suis pas du tout ennuyée du début à la fin, les scènes d’actions sont omniprésentes et l’écriture fluide de Markus donne envie de lire la suite au plus vite. J’ai beaucoup aimé les scènes de combat, nombreuses, mais qui s’imbriquent parfaitement dans l’histoire. Ça donne un petit rythme à l’aventure de notre nain, ce qui n’est pas du tout déplaisant. Complots, trahisons, mensonges, le peuple nain n’est pas en reste, ce n’est pas tout rose chez les enfants du dieu Vaccras.

En bref, un agréable moment passé en compagnie de Tungdil et des nains, une bonne histoire de fantasy comme je les aimes et une énorme envie de lire la suite !