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[Chronique] Dengeki Daisy, Volume 1 – Kyousuke Motomi

[Chronique] Dengeki Daisy, Volume 1 – Kyousuke Motomi

dengeki daisy 1


“Quoi qu’il arrive, je te protègerai.” Depuis la mort de son frère, l’unique parent qui lui restait, Teru vit seule, avec pour soutien moral, le téléphone portable que son frère lui a donné et sur lequel elle reçoit les mails d’un personnage mystérieux se faisant appeler “Daisy”. Un jour, pour une raison idiote, elle se retrouve à travailler au service de Kurosaki, le gardien du lycée aux allures de voyou. Mais ce vaurien n’aurait-il pas quelque chose à cacher à Teru ?

 

Mon avis

Le résumé ne donne pas envie, n’est-ce pas ? Mais il ne faut jamais rester sur une mauvaise impression telle que la couverture ou le résumé, c’est bien une chose que j’ai retenu, comme par exemple avec 20th Century Boys de Naoki Urasawa !

Dengeki Daisy, c’est l’histoire de Teru, une lycéenne boursière qui n’a plus de famille depuis deux ans, depuis le jour où son frère est mort. Avant de partir, il lui a laissé un téléphone portable contenant une adresse mail, celle de Daisy, promettant qu’à partir de maintenant Daisy le remplacera et sera toujours là pour elle, qu’il la protégera quoi qu’il arrive. Depuis ce fameux jour, elle se confie à son mystérieux inconnu, dont elle ne connait que le pseudo, ne l’ayant jamais rencontré.

Teru et les élèves boursiers sont persécutés par les élèves riches, et la demoiselle se laisse faire et part tout raconter à Daisy, qui compatit. Non je rigole, ce shôjo nous fais l’immense honneur de ne pas tomber dans les clichés de ce style, et nous avons une héroïne combattante qui n’hésite pas à faire face à ces élèves et aide ceux qui subissent leur comportement, n’en parlant même pas à Daisy. En voulant renvoyer des balles de tennis sur le terrain, l’une d’entre elle fini malencontreusement dans une fenêtre, et Teru et son camarade fuient l’endroit pour éviter de rembourser les dégâts. En rentrant en classe, elle tombe nez à nez avec Tasuku, le gardien de l’école, qui lui demande de payer en nature pour la fenêtre cassée.

Tasuku, gardien pervers de l’école ? Noooon. Enfin si. Un peu. En vérité Teru se retrouve ”larbin” et s’occupe de l’école à sa place, tandis qu’il joue au Mah-jong sur son ordi. On ne tarde pas à faire le lien entre Daisy et lui dès les premières pages, et on sent qu’une histoire d’amour commence entre nos deux protagonistes, même si Tasuku se refuse tout sentiment envers Teru, et que la demoiselle ne voit que par Daisy. Plusieurs questions se posent quand même. Comment Tasuku connaissait le frère de Teru ? Comment est-il mort ? Et leurs parents, pourquoi eux aussi sont morts, et comment ? Pourquoi Tasuku, informaticien de son état se retrouve gardien d’un lycée ? En bref, des questions dont j’aimerais bien avoir les réponses au prochain tome…

Côté graphismes, le travail est de qualité, les dessins sont soignés et le découpage des scènes est fluide. Seul petit bémol, à trop vouloir faire passer des émotions, certains dessins en deviennent presque ridicules, trop exagérés, ce qui tranche avec le reste du manga .

Que de dire plus? Je veux la suite!

[Chronique] xxx Holic, Volume 1 – CLAMP

[Chronique] xxx Holic, Volume 1 – CLAMP

xxx holic 1


Lycéen, Kimihiro Watanuki est poussé malgré lui par une force étrange qui le fait entrer dans la maison d’une médium, Yûko Ichihara, qui attendait cette visite inéluctable. Face à ses déclarations, Kimihiro reste perplexe, et afin de parer à son scepticisme, la médium lui révèle des détails concernant son passé, notamment un lourd secret lié aux forces occultes. Pour se débarrasser des visions qui l’assaillent, Kimihiro accepte un petit boulot d’homme de ménage chez cette médium plutôt difficile à vivre…

Mon avis

Le hasard n’appartient pas à ce monde, tout n’est que fatalité.

Kimihiro est un lycéen peu ordinaire qui a depuis toujours, des visions de démons, fantômes, et autres fumées représentant le mal qui ronge les gens. Un jour, alors qu’il subit encore une fois ces visions, il se retrouve malgré lui dans une boutique tenue par une médium, Yuko.

C’est une boutique. Une boutique où on exauce les vœux. Mais en échange, je reçois une compensation proportionnelle au vœu.

C’est ainsi que notre héros se retrouve bonne à tout faire chez Yuko, pour qu’elle réalise son souhait : ne plus avoir ces visions. C’est sur ce speech assez original que notre histoire va se dérouler. Philosophie et pouvoirs occultes seront au rendez-vous. Nous irons à la rencontre de quelques clients de Yuko, qui réclament son aide ou se retrouvent, comme Kimihiro, malgré eux à la boutique.

Quant aux personnages, ils sont tout simplement attachants. Nous y retrouvons Moro & Maru, les premiers employés de Yuko, qui n’arrêtent pas de faire tourner en bourrique notre héros. Yuko, la médium, est une jeune femme qui n’en fait qu’à sa tête, et qui aime bien laisser Kimihiro s’occuper des basses besognes. Mais attention, quand elle se met au travail, elle retrouve tout son sérieux. Et Kimihiro, notre pauvre lycéen qui doit supporter ces trois là. Il est tout ce qu’il y a de plus sérieux, mais il perd facilement son sang-froid.

Les graphismes ne m’ont pas plus attirée que ça. J’ai eu beaucoup de mal au début pour m’y habituer , mais au final on s’y fait très bien. J’ai tout particulièrement adoré les tenues de la médium, qui sont très jolies, ainsi que le style de la boutique. Cependant, à la fin du manga, on change de style graphique qui est assez déroutant : en effet, les dernières cases sont un croisement avec la saga Tsubasa Reservoir Chronicles. Au lieu d’adapter le style graphique de ce dernier à xxx Holic, ils l’ont laissé tel quel, ce qui est assez dommage.

[Chronique] Les vacances de Jésus et Bouddha, Volume 1 – Hikaru Nakamura

[Chronique] Les vacances de Jésus et Bouddha, Volume 1 – Hikaru Nakamura

Les vacances de jésus et bouddha


La divine colocation de Jésus et Bouddha.
Après avoir œuvré au bonheur de l’humanité pendant 2000 ans, les deux amis décident de prendre quelques vacances en louant un petit appartement sur Terre. Ils vont découvrir un mode de vie bien éloigné du paradis et vous offrir un regard inédit sur notre quotidien. Vous apprendrez ce que ressent Jésus quand on le prend pour Johnny Depp, ou ce que pense Bouddha de ces statues à son effigie, qui ont tant de succès dans les magazines de décoration.

Mon avis

On retrouve Jésus et Bouddha, en vacance sur terre, plus précisément au Japon. Bouddha est très économe, si bien qu’à chaque fois que Jésus fait des excès, une auréole de sainteté apparaît. Ils devront faire face à des petits problèmes comme les animaux qui souhaitent se sacrifier si ils ont faim, les stigmates de Jésus qui s’ouvrent si il stresse, et l’auréole de sainteté de Bouddha quand il s’énerve.

L’auteur nous fait voir sa version du christianisme et du bouddhisme, en revisitant certains classique comme le baptême de Jésus, dont on découvre au passage sa phobie de l’eau qui fait qu’aujourd’hui, le baptême moderne ne se fait plus en plongeant entièrement dans l’eau. Et la colombe, descendue au moment de son baptême ? Juste le Saint Père qui a envoyé l’Esprit Saint pour s’assurer qu’il allait bien !

Les graphismes sont assez simple, mais deviennent très détaillés quand Nakamura revient sur certains passages de Jésus et Bouddha au ciel. Simple, mais efficace, tout comme l’histoire.

Je n’hésiterais pas à lire la suite, qui promet de belles lectures ! A suivre, donc.

[Chronique] Kilari, Volume 1 – An Nakahara

[Chronique] Kilari, Volume 1 – An Nakahara

kilari 1


Kilari Tsukishima est une collégienne de 14 ans pleine de vie. Touts ses amies aiment le groupes SHIPS, mais elle, ça ne l’intéresse pas ! Pourtant, elle rencontre un jour un garçon dont elle tombe amoureuse au premier regard, Seiji. Mais c’est un des membre des SHIPS ! Pour être près de lui, Kilari décide de devenir une idole !

Mon avis

Encore un livre qui a atterri chez moi grâce à une NSP. J’ai un peu grincé des dents quand j’ai vu la couverture rose et le résumé, mais je me suis quand même motivée pour lire ce manga. Et surprise, ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais !

C’est rose, c’est de l’amour, c’est une histoire simple. Mais pas que ! Nous suivons Kilari, une jeune collégienne de 14 ans qui se moque de tout ce qui concerne les idoles, ce qui l’intéresse le plus, c’est la nourriture. Un vrai ventre sur patte ! Elle rencontre par hasard Seiji, un membre du groupe Ships, et tombe amoureuse au premier regard.  Kilari fera tout pour le revoir !

C’est avec ce speech qu’elle se décide de devenir une idole elle aussi pour pouvoir rejoindre Seiji. Évidemment, on se doute bien qu’elle réussi à la tache, même si la célèbre Erina Ogura fera tout pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Alors oui, je vous l’accorde, l’histoire est très simpliste, les graphismes aussi, mais il y a ce petit quelque chose qui incite à lire la suite, un petit rien du tout qui nous fera aimer cette histoire, à condition d’avoir gardé son âme d’enfant 😉

[Chronique] Cathy’s Book – Jordan Weisman, Sean Stewart & Cathy Brigg

[Chronique] Cathy’s Book – Jordan Weisman, Sean Stewart & Cathy Brigg

cathy's book

  • Éditeur : Bayard Jeunesse (2008)
  • Pages : 191
  • Genre : Science-Fiction, Romance
  • Prix : 17.90€
  • Acheter Cathy’s book

Si tu n’es pas Emma, repose immédiatement ce carnet ! Emma, je sais que cette histoire parait dingue. Maman et toi, vous devez vous demander où je suis passée et quand je reviendrai. Voilà pourquoi je te laisse ce carnet, au cas où il m’arriverait quelque chose et qu’on ne me revoit plus jamais. Regarde bien tout ce qu’il y a là-dedans. Appelle les numéros de téléphone. Va sur les sites internet. Mais surtout pas un mot à personne, sauf si tu as envie de finir impliquée jusqu’au cou comme moi. Ne t’en fais pas, je m’en sortirai (enfin j’espère). Après tout, c’est peut-être le début d’une nouvelle vie pour moi. Ce qui est sûr, c’est que plus rien ne sera comme avant. Appelle-moi. Bisous. Cathy.

Mon avis

Cathy’s Book est le premier tome de la saga Cathy (en trois tomes), que je relis suite à la sois-disant “perte” de la saga complète à laquelle je tenais beaucoup, car elle m’était offerte par des personnes qui me sont chères. Depuis, j’ai quelques difficultés à prêter mes livres… Enfin, ceux que j’aime beaucoup ne sortiront plus jamais de chez moi !

Mais cette saga, je me devais de la racheter -pas d’un seul coup- parce qu’elle m’a plu. Ce premier tome fait preuve d’une originalité qu’on ne trouve pas partout. Un peu à  l’histoire d’on vous êtes le héros , les auteurs nous poussent à mener l’enquête de notre côté à l’aide de numéros de téléphones et de sites internet. Les numéros sont au prix d’un appel normal (non surtaxé), et l’on tombe sur les répondeurs des personnages du livre. Et même en cherchant bien, on peux trouver les codes des messageries, pour écouter les messages… (essayez d’appeler celui qui est sur la couverture, vous verrez par vous même ! ) Les sites internet sont truffés de preuves si ont prend la peine de chercher. Il y a aussi une pochette de preuves à l’intérieur du livre, qui ne contient pas juste 3 bouts de ficelles et une fiche de numéros, mais des photos, articles de journaux, pages d’agendas, lettres privées, cartes de sociétés, dessins, actes de naissances et décès, ect. Bref, tout pour nous transformer en détective privé.

L’histoire, quant à elle, n’est pas qu’une simple histoire d’amour, mais avant tout une quête de la vérité sur l’ex-petit copain de Cathy, qui se retrouve malgré elle embarquée dans une histoire qui la dépasse (comme un peu tout les héros qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas). En tout cas, j’ai trouvé l’histoire bien écrite, bien menée pour arriver à la conclusion du premier tome qui ne paressait pas si évidente que ça, vu dans ce que Cathy s’est embarquée en voulant enquêter sur Victor. Notre héroïne croisera des personnages plus intriguant les uns que les autres, mais je ne peux en dire plus, ce serait spoiler une histoire qui est à découvrir.

Quand à l’effet « journal intime », le Journal Intime tiré du film LOL de Lisa Azuelos  peut aller se cacher ! Là, les auteurs on pu se permettre d’écrire en « Times new roman », parce que c’est un roman de plus de 150 pages, et c’est bien compensé par tout le reste : nombres des pages écris au stylo, les très nombreux dessins et autres annotations de bas de pages écris à la main ça donne un effet « carnet secret» très intéressant ! De nombreux rappels nous renvoie à la pochette de preuves qui ne fait pas office de décoration, mais qui sert surtout à l’histoire, surtout que les lettres ne sont pas retranscrites dans le livre, ni les numéros.

Un bon livre qui nous pousse à réfléchir et à mener l’enquête de notre côté, et qui se laisse lire… Que demander de plus ?