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[Chronique] Brunetti entre les lignes – Donna Leon

[Chronique] Brunetti entre les lignes – Donna Leon

brunetti entre les lignes


En ce maussade lundi de printemps, le commissaire Guido Brunetti pensait n’avoir rien d’autre à faire que de lire des rapports, quand il reçoit soudain un appel fiévreux de la directrice d’une prestigieuse bibliothèque vénitienne. Plusieurs livres anciens et de grande valeur ont été endommagés, d’autres ont même disparu. Les employés soupçonnent un chercheur américain venu à plusieurs reprises consulter les livres, mais pour Brunetti, quelque chose ne colle pas.
Prenant l’affaire en main, le commissaire commence par enquêter sur les visiteurs réguliers de la bibliothèque et en conclut que le voleur n’a pas pu agir seul. Mais quand l’un des suspects est retrouvé mort chez lui, l’affaire prend une tournure beaucoup plus sinistre.

Merci aux éditions Calmann-Lévy pour cette lecture !

Mon avis

Brunetti est appelé par une bibliothécaire qui a découvert l’impensable dans l’établissement où elle travaille : un homme a arraché des pages de livres anciens et rares pour les revendre au marché noir, et plusieurs ouvrages complets ont disparu également. Alors que tous les indices convergent vers un américain venu étudier ces fameux ouvrages, Brunetti va découvrir que la vérité est ailleurs…

Le commissaire Brunetti est un personnage récurent des romans de Donna Leon (Brunetti entre les lignes est le 23è tome de la série), caractérisé par son flegme à toute épreuve. Toujours en balade dans Venise, laissant se porter au fil de ses enquêtes qui ne l’inquiètes pas plus que cela. Bref, ce commissaire est un personnage qui se laisse vivre, et c’est assez étonnant dans ce genre de romans où les policiers ont souvent des passés mystérieux et où ils sont détestés par leurs collègues/des durs à cuire/détestent limite tout le monde (sans rire). En tout cas, c’est une première pour moi ! Mais avec un tel personnage, on peut découvrir la série en commençant par son milieu ou la fin : on est jamais perdus, les tomes peuvent se lire indépendamment les uns des autres.

Et donc, c’est le flegme qui caractérise les aventures de Brunetti, j’ai l’impression qu’on lit un Brunetti plus pour son ambiance et ses flâneries dans Venise que pour son cadre policier. Et c’est ce qui fait son point fort, car Donna Leon a un style très descriptif, je me suis imaginé sans trop de difficultés les différents lieux que notre enquêteur visite.

Concernant l’enquête, on ne devine pas un seul instant ce qu’il en est vraiment, l’auteure a su garder le mystère jusqu’au bout. Mais l’enquête manque de punch, et j’ai l’impression d’être restée en surface alors que certains point auraient mérité d’être un peu plus creusés, comme l’aristocratique vénitienne qui se livre à ces achats illégaux de livres volés, que l’on ne fait que survoler. J’ai trouvé la fin très abrupte, on a trouvé le coupable, il a avoué, fin de l’histoire. On ne s’attend pas du tout à une telle coupure et on reste finalement assez surpris.

En bref, Brunetti entre les lignes est un petit policier qui se laisse lire et apprécier pour son ambiance et ses balades dans Venise, mais pour avoir un cadre policier plus intéressant, il devient nécessaire de se diriger vers d’autres romans que celui-ci.

[Chronique] Assassin’s Creed Renaissance – Oliver Bowden

[Chronique] Assassin’s Creed Renaissance – Oliver Bowden

assassin's creed renaissance


Trahi par les familles dirigeantes d’Italie, un jeune homme se lance dans une épique quête de vengeance. Afin d’éliminer la corruption et de rétablir l’honneur des siens, il deviendra un assassin. Il fera appel à la sagesse de grands esprits comme Léonard de Vinci ou Nicolas Machiavel, car il sait que sa survie dépend des dons qu’il doit développer. Aux yeux de ses alliés, il représente le changement car il combat pour la liberté et la justice. Mais ses ennemis le considèrent comme la pire des menaces car il a voué son existence à la destruction des tyrans qui oppriment le peuple d’Italie. Ainsi commence une histoire de pouvoir, de vengeance et de conspiration.

 

Mon avis

Ce roman m’a été offert il y a un an ou deux pour mon anniversaire, et à vrai dire, j’étais plutôt contente étant une grande fan du jeu. A l’époque, j’ai du lire la première page et le reposer de suite. J’avais fini le jeu récemment et j’avais du mal à me replonger dans l’histoire, c’est donc pour ça que j’ai attendu. Aujourd’hui, me préparant à la sortie de AC Black Flag, il me devait de lire une bonne fois pour toute ce livre.

J’ai été déçue dès les premières pages. L’auteur s’est permis des libertés qu’il n’aurait jamais du prendre. Il a modifié des détails : la cicatrice d’Ezio qui normalement se trouve à ses lèvres et non au front, l’endroit où sa mère et sa sœur sont emmenées après la mort de son père et ses frères… Jusqu’à la mort de Rodrigo Borgia, qui, selon mes souvenirs, ne meurt pas en s’empoisonnant après qu’Ezio ai vu Minerve… Il ne meurt pas tout cours dans ACII ! Surtout qu’ensuite, Oliver Bowden à écrit AC Brotherhood… Et normalement, selon la trame du jeu, c’est dans celui-ci que Rodrigo meurt ! On apprend des détails qu’on apprend normalement dans les jeux suivant le II, certains sortent de nulle part et on se demande où Bowden est aller nous chercher ça. Certains détails dans la base de données du jeu on été modifié, comme par exemple, pourquoi Federico ne travaille plus à la banque de son père… Et ils l’ont laissé écrire une suite quand même !

Ce roman est bien pour quelqu’un qui n’a jamais joué à Assassin’s Creed, et qui n’y jouera jamais. Sinon le livre risque de faire comme le mien : voler puis ensuite atterrir dans ma biblio pour ne plus jamais être lu. Son style d’écriture est quand même bien, mais le fait qu’il ai modifié presque toute l’histoire gâche tout.

Seul point positif : la liste des personnages très nombreux dans cette saga, avec leurs dates de naissance et mort, ainsi qu’un glossaire des termes italiens et latins. Ce dernier est très utile, vu que comparé au jeu, ici l’auteur nous en met à toutes les phrases, mais malheureusement, pour une compréhension complète, on est obligé de s’y rendre assez régulièrement.

Bref, je ne prendrais pas la peine de lire la suite, ce premier tome m’a assez déçue et je file de ce pas rejouer aux jeux !