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[Chronique] Noob, tome 1.5 : La pierre des âges – Fabien Fournier

[Chronique] Noob, tome 1.5 : La pierre des âges – Fabien Fournier

noob 1.5


Grande agitation dans l’univers virtuel de Horizon 1.0 : une mise à jour arrive ! Pour la plupart des joueurs, c’est la promesse de nouveaux défis à relever, d’exploits à associer à leurs noms, et d’artéfacts légendaires à remporter…
Mais pour les membres de la guilde Noob, c’est avant tout une chance inespérée de perdre leur réputation de loosers. Et pour cause : une série de quêtes secrètes a été implantée pour quelques jours seulement ; croisade dans laquelle n’importe qui peut se lancer, sans distinction de niveaux, de classes ou même de talents ! Déterminés à remporter la récompense promise, aussi mystérieuse que convoitée, Arthéon, Gaea, Omega Zell et Sparadrap s’aventurent dans des régions du monde d’Olydri où leur survie est menacée à chaque instant…
Que faudra-t-il craindre le plus : les terrifiants mages noirs, ou les boulettes commises par les membres de la guilde Noob ?

Mon avis

Après avoir vu le premier film de cette série crossmedia, il était temps que je me penche sur la version roman de Noob. J’ai longtemps hésité, mais mon meilleur ami m’ayant offert le premier tome de Néogicia, je me devais de m’y mettre, je ne pouvais plus reculer. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de m’y mettre, mais je bloquais à chaque fois. Fabien Fournier a démontré ses talents de scénariste, que ce soit au niveau de la série, du film et de la BD, mais est-ce que c’est un bon écrivain? Arrivera-t-il à faire ressortir la magie, tout ce qui fait de Noob une série à succès sur le web ? C’est pour ça que je n’ose toujours pas lire la BD du Visiteur du futur, ni les épisodes sortis chez Bragelonne… J’ai peur que mon regard sur ces séries change #_# Enfin on est pas là pour le Visiteur, retournons à nos moutons !

Bref, On retrouve nos noobs au niveau 10, après qu’ils aient fait le premier étage de la tour Galamadriabuyak, sur Horizon 1.0. En attendant la mise à jour 1.1, nos noobs essayent de faire les quêtes secrètes disséminées un peu partout en Olydri par les concepteurs du jeu. C’est donc l’occasion d’en apprendre plus sur le background du jeu, et sur nos personnages préférés ! Bien que je sois un peu déçue qu’on ne parle pas de Sparadrap IRL, alors que Gaea, Omega Zell et Arthêon on le droit à une petite rétrospective de leur vie IRL.

Et bien qu’on apprenne pas tellement grand chose sur Gaea que ce que nous savons déjà, on en apprend beaucoup plus sur Zell et Artheon, et certaines choses sont assez surprenantes, tout en restant en parfaite cohérence avec les personnages que nous avons appris à connaître à travers la série. Côté background, on est bien servis également, et pour le coup certaines choses s’éclaircissent concernant la série et le film, certains détails deviennent tout de suite beaucoup plus compréhensibles après lecture de ce premier tome.

La pierre des âges est assez fluide, et se laisse lire rapidement. On retrouve ici la patte de Fabien Fournier, telle qu’on la connait si bien dans la série. Cependant, ce tome étant le premier roman de l’auteur, il n’est pas exempt de quelques petits défauts, comme le début qui est bourré de descriptions (par exemple dont la façon dont Artheon rentre chez lui, se jette sur son lit, ouvre son magazine, ect…), qui sont quelques peu inutiles, on aurait pu aller droit au but beaucoup plus rapidement ici. Ainsi que certaines répétitions, comme Gaea qui a une tenue en tissus qui ne la protège pas des masses qui revient assez souvent, ou Arthêon qui passe son temps à temporiser pendant ses temps de parole (pour celui là, c’est vraiment très très fréquent. On est pas au niveau de fifty, mais je me dois tout de même de le souligner).

En bref, malgré quelques petits défauts dont on peut aisément passer par dessus, ce premier tome de Noob est un bon complément de la série qui se laisse lire et apprécier à tout âge (mon frère de 11 ans l’a lu en une journée). On y retrouve très facilement l’atmosphère de la série, même si ce premier tome peut être lu sans avoir vu un seul épisode, ni lu les BDs. Un premier tome qui laisse envisager une bonne suite, qui me tarde de lire !

En vraiment très très bref? Mais pourquoi vous ne vous êtes toujours pas rué chez votre libraire?

[Chronique] Au secours, je vois plus rien ! – Cecily

[Chronique] Au secours, je vois plus rien ! – Cecily

au secours je ne vois plus rien


Lovely Goretta narre ses déboires sentimentaux.

(Le plus petit résumé du blog !)

Mon avis

Bande-dessinée reçue dans une des dernières box de pandore, je l’avais lue dès la réception, attirée par la couverture, et j’ai fini pliée en deux tellement j’ai rigolé (comme une baleine) à chaque planches. Retour sur une petite BD rigolote !

Lovely Goretta, célibataire, rencontre sa conscience, un squelette cynique. Puis paf, elle tombe amoureuse. Amour, jalousie, déménagement, humour bien desservi, Lovely nous compte son histoire d’amour… Jusqu’à la prochaine! Et c’est drôle, drôle à s’en tordre en deux, même si notre personnage principal est en pleine déprime post-rupture. Et ça fait du bien.

Et pourtant, graphiquement, c’est simpliste. Il n’y a pas de détails, les décors sont inexistants et la mise en couleur est ultra-basique. Mais cela ne m’a pas plus dérangé que ça, au contraire! Même si la force de cette BD réside dans son humour, ces dessins légers s’accordent parfaitement avec la légèreté qui règne en général sur ces 48 pages.

Car oui, même si Lovely déprime, ne va pas bien, ou quoi que ce soit, on ne reste pas dans l’apitoiement de sois-même, ou la femme qui déclame qu’elle ne s’en sortira jamais sans l’homme qu’elle a aimé! En deux pages, on se remet au boulot, et on vit sa vie, toujours avec le sourire aux lèvres!

En bref, ça a été une agréable découverte, rafraîchissante, j’en ressort extrêmement satisfaite! Merci beaucoup à l’équipe de la box de pandore pour avoir aussi bien choisi cette BD ^^

[Chronique] Le bêtisier des sites de rencontres – Stéphane Rose

[Chronique] Le bêtisier des sites de rencontres – Stéphane Rose

le betisier des sites de rencontres


De la quête du grand amour au plan cul d’un soir, les pires annonces des sites de rencontres, aussi authentiques que désopilantes !

Mon avis

A l’heure d’internet où presque toute la population est connectée en permanence à différents sites et autres réseaux sociaux, certains sont connectés sur des sites de rencontres, dans l’espoir de trouver le grand amour, une amitié, ou juste un coup d’un soir. Dans ce recueil, vous trouverez les perles des sites de rencontres les plus drôles, mais aussi les plus étranges, et dans certains cas, certaines qui font peur…

En effet, on trouve de tout dans ce recueil, et principalement des annonces bourrées de fautes d’orthographes qui donnent un double sens à certaines phrases, ou les rendent totalement illisibles. Les demandes étranges sont présentes, allant de l’homme qui cherche une personne aux pieds plats ou d’autres qui cherchent une personne pour forcer leurs femmes à coucher avec un autre, ce genre d’annonce qui fait peur étant donné que ce sont de vraies annonces qui sont reprises ici, seuls les pseudos et les photos ont été changés.

Fantasmes inavoués, poètes à la recherche de la première expérience sortant du commun ou à la recherche de la personne qui fera oublier son ex, on trouve de tout dans ce recueil, et on ne peut pas s’empêcher de rire à la lecture de certaines annonces horripilantes.

Ce recueil, vous l’aurez compris, regroupe le pire des sites de rencontres et permet de passer une bonne demi-heure à rire! Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions La Musardine pour ce partenariat.

[Chronique] Deux nuances de brocoli – Marie Laurent

[Chronique] Deux nuances de brocoli – Marie Laurent

deux nuances de brocoli


Le chemin d’Amalia Faust, brave fille complexée et un peu nunuche, caissière chez Brico, croise pas hasard celui d’Edouard Green, le séduisant patron d’une boîte de sex toys. Green propose bientôt à Amalia un étrange pacte. Elle découvre un univers insoupçonné où sexe, légumes et soumission sont étroitement associés. Mais à la longue, les positions inconciliables des deux héros risque de rendre leur relation difficile.

Mon avis

Ayant lu Fifty Shades et l’ayant trouvé ridicule en tout point, quand le forum Have a Break, Have a Book et les éditions Artalys se sont associés pour nous proposer cette nouvelle en service de presse, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion. Résultat ? Du fou rire et un bon moment de passé en compagnie de Edouard et Amalia

Cette parodie reprend les scènes les plus connues de Fifty Shades: la rencontre, le contrat (qui, Dieu merci, est moins barbant que dans la saga originale), leur première fois, la rupture, les cadeaux hors de prix… Façon légumes. Mais revenons à notre histoire. Amalia est caissière chez Brico, n’assume pas son poids et n’a eu que des relations sexuelles minables. En dehors de sa colocataire, Lucie, elle est seule, sans parents. Un soir, Edouard Green, tout de vert vêtu, demande de l’aide à Amalia pour l’aider à trouver une corde verte. Pour Green, elle est parfaite pour ses habitudes sexuelles, alors, il l’invite à prendre un café et lui explique ses pratiques sexuelles, à savoir le BDSML, le SML et le SL: le sexe légumier, où comment prendre du plaisir avec un brocoli. Et c’est là que ça devient drôle.

Des relations sexuelles à base de légumes, c’est tordant! Imaginez un Edouard qui fouette Amalia avec un poireau ou qui lui donne du plaisir avec un brocoli, et qui a une panne si les légumes ne sont pas au centre de leurs relations… Alors, évidemment, les scènes de sexe ne sont pas du tout excitantes, mais invitent au fou rire incontrôlable.

Tout comme dans la série originale, Green est un sacré macho qui passe du super-amant-protecteur au mec le plus détestable, tellement il est exigeant. Rajoutons en plus sa lubie pour le vert: tout est vert, que ce soit ses tenues, ses voitures, ses cadeaux, les tenues qu’il offre à Amalia, sa décoration d’intérieur… S’en est une véritable obsession limite étouffante pour qui vit avec un maniaque du contrôle tel que Green. Quant à Amalia, elle est encore plus nunuche et naïve qu’Ana, mais sans la déesse intérieure (merci, mille fois merci de ne pas l’avoir ajoutée, je crois que je n’aurais pas supporté). Les traits de caractère des personnages sont poussés à l’extrême, les rendant encore moins attirants que dans Fifty Shades, mais au moins Deux nuances de brocoli a le mérite d’être fluide et de se laisser lire extrêmement vite. C’est une petite nouvelle addictive et on ne peut s’empêcher d’en demander plus à la fin de notre lecture.

En bref, un bon moment de passé, beaucoup de fou rires et du vert, beaucoup de vert. Merci aux éditions Artalys et au forum Have a Break, Have a Book!

[Chronique] Calling Cthulhu : L’appel du Great Auld Ane – Aurélie Gisbert

[Chronique] Calling Cthulhu : L’appel du Great Auld Ane – Aurélie Gisbert

calling cthulhu l'appel du great auld ane


Cthulhu s’invite le temps d’une soirée dans la capitale des Gaules… et chamboule le programme arrosé d’un quatuor d’amis !
Entre humour et peur, suivez les péripéties de ces quatre compagnons confrontés malgré eux au Grand Ancien.

Mon avis

Quatre amis, poursuivant leur barathon dans les rues lyonnaises se retrouvent nez-à-nez avec le Grand Ancien, Cthulhu, qui arrache le pont de la Guillotière. Pensant que c’est une hallucination due à l’alcool, ils éclatent de rire et pensent à rentrer chez eux, quand l’idée monte tout doucement… Un espèce de poulpe géant est bel et bien en train de détruire Lyon! Ni une, ni deux, ils se dirigent vers le bar The Great Auld Ane et tombent ni plus ni moins sur les créatures qui ont invoqué le Grand Ancien!

 – Qu’est-ce que c’est que ça ?

– Oh, ça ? On dirait un tentacule géant qui embarque le pont de la Guillotière.

Un silence meuble nos bouches rendues grandes ouvertes par le spectacle et les vapeurs capiteuses. Des hurlements et des cris plombent méchamment l’ambiance. Puis j’articule la seule question qui me semble convenir :

– Rappelez-moi combien de pintes on a bues jusque-là ?

Je m’attendais à avoir peur en parcourant cette nouvelle, mais à la place j’ai surtout ri de la situation des quatre colocataires qui ont attendu limite la moitié de la nouvelle pour se rendre contre que tout ceci était réel. A grand renfort de flashbacks sur toute la soirée avant l’arrivée de Cthulhu dans leur ville, on remonte petit à petit le début du barathon pour comprendre comment nos amis en sont arrivés là, si bien qu’on passe plus de temps à se remémorer leur beuverie plutôt que de chercher une solution au problème, mais au moins certain points de l’histoire sont éclaircis. Sans ces flashbacks, le reste de la nouvelle aurait été incompréhensible.

Nos quatre amis sont Tom, un chômeur, Phil, qui vient de se faire quitter par sa copine, Lou, qui vient juste de perdre son travail, et la narratrice qui n’a pas de nom, qui est en vacances. J’ai eu beau chercher et relire la nouvelle, je n’ai pas trouvé son prénom, ce qui est dommage, peut-être un oubli de l’auteur, ou fait exprès? Nous n’avons pas d’autres détails sur nos personnages, si ce n’est que Lou à la fâcheuse tendance de s’emporter assez facilement. Mais comme c’est une nouvelle très courte (24 pages), on comprend très bien que la psychologie des personnages ne soit pas plus développée que ça.

Les créatures, des espèces d’hommes-poissons visqueux et pas très aimables, non contents d’invoquer Cthulhu, s’amusent aussi à transformer les êtres humains qui consomment au The Great Auld Ane en hommes-poissons version ratés, qui ne tiennent que des propos incohérents sur la venue du Grand Ancien à Lyon ainsi que son rituel, destinés à mourir…

Cette petite nouvelle se lit très vite, on ne voit pas défiler la vingtaine de pages, étant donné que nous sommes très vite transportés par le style de l’auteure. Précise dans sa narration, Aurélie Gisbert nous emmènes là où elle veut que nous soyons, gardant une parfaite cohérence du début à la fin. J’ai apprécié ce court moment, dommage que ce ne soit pas plus long, ayant beaucoup ris.

Merci au forum Have a Break, Have a Book et aux éditions L’ivre Book pour ce partenariat.

[Chronique] H2G2, Tome 1 : Le guide du voyageur galactique – Douglas Adams

[Chronique] H2G2, Tome 1 : Le guide du voyageur galactique – Douglas Adams

h2g2 1

  • Éditeur : Denoël, Folio (1982)
  • Pages : 274
  • Genre : Science-Fiction, Humour
  • Prix : 7.70€
  • Acheter H2G2

Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée : que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d’autoroute ; que la Terre va être détruite d’ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d’une future voie express intergalactique ; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s’apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l’accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

Mon avis

J’ai découvert H2G2 grâce au film éponyme qui m’avait énormément plu. Quand j’ai vu qu’il était tiré d’un livre, il me le fallait absolument ! Je remercie Kob de Harcèlement Textuel de me l’avoir offert l’or d’un swap, ce petit livre rentre dans mes coups de cœur de l’année ! 🙂

-Écoutez, dit Arthur, est-ce que ça vous ferait gagner du temps si je laissais tomber et devenais fou tout de suite?

H2G2, c’est l’histoire d’Arthur Dent, un terrien qui apprend dans la même journée que sa maison va être détruite pour construire une déviation, que c’est la fin du monde, que la Terre va être détruite pour construire une voie express hyperspatiale et que son ami Ford Prefect n’est pas terrien mais natif de Beltégeuse. Ajoutez à cela une touche d’improbabilité et d’ironie, ainsi qu’une bonne dose d’humour et un robot dépressif pour obtenir une histoire totalement délirante, improbable, complètement bancale, mais oh combien drôle.

Il est important de signaler que soudain et contre toute probabilité, un cachalot s’était matérialisé à plusieurs kilomètres au-dessus de la surface d’une planète étrangère. Et vu qu’une telle position se révèle difficilement tenable pour un cachalot, la pauvre innocente créature eu fort peu de temps pour assimiler son identité. Voici donc l’ensemble de ses pensées pendant qu’il tombait.

Waaaaouuh hèèè ! Que s’passe-t-il ? Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Quel est le but de ma vie ? Euh.. Que veux-je dire par “qui suis-je” ? Bon, allez, du calme, re-saisissons-nous..

Wouhouu !! Quelle intéressante sensation ! Qu’est-ce que c’est ? Un genre de picotement dans mon... Bon, je suppose que j’ferais mieux de commencer par trouver des noms pour les choses.. euh.. appelons ça une queue ! Oui, queue ! Et qu’est-ce que ce sifflement rugissant qui passe en trombe devant c’que j’vais tout à coup baptiser ma tête. Le vent ? Est-ce un nom bien choisi ? On fera avec.. Oui tout cela est tellement excitant, la tête m’en tourne à l’avance. A moins que ce n’soit le vent !? Y’a un sacré vent maintenant, non ? Et qu’est-ce que c’est que cette chose qui me fonce très vite dessus tout à coup ? Si grosse, si plate, si ronde… Il lui faut un nom avec le son “ol” ! Molle, drôle, sol.. Oui “sol”, c’est ça, “sol” ! Voilà un bon nom, “sol” ! J’me demande si on va être copains tous les deux. Bonjour, sol !

Le rythme de l’aventure d’Arthur est prenante, on se surprend à dévorer ce tome de bout en bout. L’auteur reste totalement cohérent dans son univers décalé et complètement loufoque, partant dans des explications plus dingues les unes que les autres grâce au Guide du Voyageur Galactique que Ford a prêté à Arthur pour qu’il puisse en savoir plus sur la galaxie.

Les Vogons. Une des races les plus antipathiques de la galaxie. Pas méchants mais caractériels, bureaucrates, psychorigides au cœur de marbre. Un Vogon ne lèverait pas le petit doigt pour sauver sa propre grand-mère au prise avec une blatte à griffes, la féroce bête de Thral, sans une autorisation en trois exemplaires, signée, transmise, approuvée, rediscutée, perdue, retrouvée, soumise au vote populaire, reperdue et finalement enterrée sous un amas de compost pendant trois mois et recyclée en allume feu.

L’histoire est passionnante et m’a faite beaucoup rire, je crois même ne pas avoir fini un seul chapitre en étant écroulée de rire devant les explications et les dialogues humoristiques entre les personnages. Mais celui qui m’aura le plus plu dans tout ça, c’est Marvin, le robot humanoïde doué de sentiments,  totalement dépressif au point qu’il en pousse les autres ordinateurs au suicide rien qu’en parlant avec eux. H2G2 sans ce petit robot ? Impossible !

En bref, une très bonne petite lecture, j’ai plus qu’à me procurer la suite !

“Je refuse de prouver que j’existe, dit Dieu, car prouver c’est renier la foi et sans foi, je ne suis plus rien.
– Pourtant, remarque l’Homme, le Babelfish en dit long sur le sujet, non ? Son évolution ne saurait être le seul fruit du hasard. Il prouve votre existence et donc, selon votre propre théorie, vous n’existez pas, C.Q.F.D.
– Sapristi, s’exclame Dieu. C’est que je n’avais pas pensé à ça ! ” et sur-le-champ il disparaît dans une bouffée de logique.
“Bah c’était facile”, dit l’Homme puis – en guise de rappel – il se met à prouver sur sa lancée que le noir est blanc et finit écrasé sur le premier passage pour piétons.

[Chronique] Le donjon de Naheulbeuk, Saison 1, Partie 1 – Lang & Poinsot

[Chronique] Le donjon de Naheulbeuk, Saison 1, Partie 1 – Lang & Poinsot

le donjojn de naheulbeuk


Bon, alors, vous en avez marre des trucs sérieux? Des héros héroïques? Des compagnies propres sur elles? Alors voici l’histoire d’un groupe d’aventuriers pas comme les autres…
Entrez avec eux dans le Donjon de Naheulbeuk à la recherche de la dernière statuette de Gladeulfeurha qui permettra l’accomplissement de la Prophétie !

Mon avis

Il est écrit dans les tablettes de Skélos que seul un gnome des Forêts du Nord unijambiste dansant à la pleine lune au milieu des douze statuettes de Gladeulfeurha enroulées dans du jambon, ouvrira la porte de Zaral Bak et permettra l’accomplissement de la prophétie…

Parfaitement.

A la base, Le Donjon de Naheulbeuk (qu’on nommera LDdN pour la suite), est une série audio qui en est à la quatrième saison actuellement. La série est sortie aussi en romans, en jeu de plateau, jeu de rôle et sera très prochainement sur nos écrans. L’équipe de Pen of Chaos en a fait des concerts et tout un tas de goodies ont suivi par la suite. Bref, LDdN ça envoie du poney sous tout format !

Nous suivons un groupe d’aventuriers composé d’une elfe empotée et extrêmement naïve, une sorcière qui ne pourrait rien faire sans ses livres, un nain cupide et qui n’aime pas l’elfe (qui lui rend très bien), un ranger un peu froussard et nerveux, un barbare porté sur la baston et un voleur quelque peu inutile. On mélange le tout et on obtient une compagnie sans nom complètement loufoque à la recherche de la douzième statuette de Gladeulfeurha, qui serait cachée dans le fameux Donjon de Naheulbeuk. Notre compagnie rencontrera beaucoup de créatures dont le niveau intellectuel est équivalent à le leur (ou pas très loin). Du rire en perspective !

Côté graphisme, même si on sent que la dessinatrice n’est pas à son coup d’essais, elle a une patte graphique bien à elle, en imposant un style que l’on voit rarement. On est plus proche du dessin humoristique et excentrique que ce que l’on voit d’habitude, même si on sent qu’il y a une véritable recherche graphique sur les personnages visant à faire ressortir chez eux leurs principaux traits de caractère, quitte à forcer le trait par moments (par exemple le ranger a toujours l’air énervé). Le découpage case par case est fluide, on suit correctement l’histoire scène par scène sans se retrouver perdu deux cases plus loin. Malgré le fait que la dessinatrice a besoin d’évoluer, l’aspect visuel est tout à fait respectable.

Alors, à suivre ou pas ? Mais bien évidemment ! Que ce soit en audio ou en BD ou en jeu de rôle (les seuls que j’ai pu écouter/lire/essayer pour le moment), suivez chers lecteurs, suivez !!

Le site officiel, avec plein de débilité à télécharger gratuitement pour notre plus grand plaisir: Donjon de Naheulbeuk

[Chronique] Noob : Tu veux rentrer dans ma guilde ? – Fournier, Cardona & Torta

[Chronique] Noob : Tu veux rentrer dans ma guilde ? – Fournier, Cardona & Torta

Noob 1


Horizon 1.1 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d’Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil. Parmi eux, Arthéon le guerrier tente désespérément de mener ses compagnons jusqu’au très convoité niveau cent. Une tâche bien difficile lorsqu’on doit gérer la désastreuse guilde Noob, composée par Gaea l’invocatrice, manipulatrice et vénale, Omega Zell l’assassin, macho et égocentrique, sans oublier le pire de tous, Sparadrap, le prêtre naïf et simplet. Dans ce jeu basé sur la cohabitation entre joueurs, ils devront se supporter pour accomplir de nombreuses quêtes, explorer des donjons, parcourir des régions, peaufiner leur équipement et affronter de terribles monstres pour augmenter leurs niveaux. Une affaire bien mal embarquée…

Mon avis

Ce premier tome de Noob en bande-dessinée, est tirée de la web-série du même nom, qui en est actuellement à la cinquième saison (à voir sur le site officiel). On y retrouve la pire guilde du jeu, Noob, dirigée par Arthéon le guerrier, un joueur très patient, Sparadrap le prêtre, un pur noob que l’on peut facilement croiser dans n’importe quel MMORPG, Omega Zell l’assassin macho, et Gaea l’invocatrice, une joueuse manipulatrice et vénale.

Nous allons suivre cette guilde, dont le principal objectif est de devenir niveau 100. Mais comment peut-on y arriver, avec un prêtre qui confond ses sorts entre celui pour guérir et l’autre pour se battre, une invocatrice tellement radine qu’elle ne prend aucun risque pour éviter de payer ses réparations d’équipements, et un assassin tellement macho, porté sur le charisme avec pour seule ambition de rentrer dans la meilleure guilde du jeu, pour rejoindre Fantöm, le meilleur joueur de Horizon 1.1 ? Malgré leurs défauts, les personnages sont plus attachants les uns que les autres.

Les graphismes sont magnifiques, et l’on voit ce qu’il est impossible de faire dans une web-série à petit budget : un monde extra-ordinaire. Des donjons aux villes imposantes, des familiers attachants comme les petits smourbiffs, aux boss de fin d’instance tels que les dragons, nous nous rendons compte que l’imagination de Fabien Fournier (Fantöm dans la série), n’est pas en reste, et que lire la  suite devient même obligatoire ! J’ai hâte en tout cas, de pouvoir me mettre à la lecture des tomes suivants.

Le saviez-vous ? Le projet d’un film Noob est en cours, pourquoi ne pas les aider à réaliser ce rêve ? N’hésitez pas à faire un tour sur Ulule, pour voir le projet dans son intégralité.