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[Chronique] La Niña Blanca – Christophe Semont

[Chronique] La Niña Blanca – Christophe Semont

la nina blanca

  • Éditeur : House made of dawn (2014)
  • Pages : 36
  • Genre : Paranormal
  • Plus édité

Même dans le milieu ultra-violent et sans pitié des cartels mexicains, on a peur de la Santa Muerte. Alors quand des barons de la drogue se font assassiner sauvagement et sans explication, la rumeur se répand comme une traînée de poudre : la Niña Blanca rôde…

Mon avis

Quand El Loco est maudit par l’homme qu’il tue pour trahison, sous les yeux des membres de son cartel, il ne se doute pas une seule seconde que la Niña Blanca va lui rendre une petite visite…

C’est un plaisir de plonger dans un nouveau texte de Christophe Semont, auteur de La malédiction de Chango, une nouvelle fort plaisante que j’ai déjà eu loisir à chroniquer. Quel grand plaisir de voir tout ce travail fournit pour une courte nouvelle, que ce soit autour des cartels, l’implication des forces de l’ordre de l’ordre et les légendes mexicaines, notamment la populaire Santa Muerte

Pour un texte aussi court (une trentaine de page), Christophe Semont arrive à planter assez rapidement le décor, la psychologie des personnages, tout ! Avec les descriptions juste des lieux et des évènements, on s’imagine sans peine où les scènes et on plonge très rapidement dans cet univers. On s’y adapte tellement vite qu’on se retrouve à la fin de la nouvelle sans avoir vu les pages défiler !

En tout cas le dépaysement est total et m’a amené à faire quelques recherches pour en savoir plus sur la Santa Muerte, tout comme j’en avais fait pour la Santeria dans la précédente nouvelle de l’auteur. Mais pendant ma lecture, j’avais hâte d’avoir la version de l’auteur sur la Niña Blanca, qui est-elle et pourquoi elle fait tout ça et la fin centrée sur ce personnage m’a grandement  satisfaite, je n’aurais pas pu rêver mieux !

Je ressort de ma lecture plus que satisfaite, c’est un coup de cœur pour moi!

Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions House Made of Dawn pour cette lecture

[Chronique] L’entretien – Antoine Gaiani

[Chronique] L’entretien – Antoine Gaiani

l'entretien

  • Éditeur : House made of dawn (2014)
  • Pages : 91
  • Genre : Contemporain
  • Prix : 2.04€
  • Acheter titre livre

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cet entretien d’embauche. Laurel Montant le sent bien. Est-ce le fait qu’il ait oublié montre et mallette ou bien les drôles de questions de son interlocuteur ? Et qui est cet impoli masqué qui se trouve avec lui dans la salle d’attente ? Un récit kafkaïen qui perd le lecteur dans une histoire qui pourrait bien s’avérer plus complexe que prévue.

Merci aux éditions House made of dawn et au forum Au coeur de l’imaginarium pour cette lecture !

Mon avis

Edit du transfert de blog, mai 2016 : J’ai écris initialement cet article en novembre 2014, pour le forum Au coeur de l’Imaginarium, mais je ne l’ai jamais publié. J’attendais l’aval de l’administrateur, que je n’ai jamais eu. Peu de temps après, j’ai quitté leur équipe pour des raisons que j’ai longuement détaillées sur la page du blog, à l’époque. Aujourd’hui – et en exclusivité, chanceux ! 😀 – voici mon avis sur L’entretien !

Écrire une chronique sur une nouvelle n’est jamais chose aisée. Mais quand cette nouvelle ne me fait ni chaud, ni froid, ça le devient encore plus…

On suit Laurel qui doit se rendre à un entretien d’embauche. Mais une fois devant son nouveau patron, il apprend que celui-ci n’est autre que le Passeur des âmes vers le Paradis ou l’Enfer… Car il va bientôt mourir, étant dans un état plutôt grave suite à un accident. Mais Laurel ne l’entend pas de cette oreille, et essaye de comprendre l’énigme de sa mort et comment revivre…

Non pas que je me sois ennuyée pendant ma lecture, mais elle ne m’a absolument pas affectée. L’histoire manque terriblement d’action : en effet, Laurel écoute le Passeur parler de sa vie, lui rappeler ses nombreuses fautes, Laurel nie, essaye de trouver une solution pour s’enfuir, mais rien de plus, au final. Et oui, ce n’est qu’un entretien : le Passeur énumère les fautes, Laurel se pose des questions, ils parlent ensemble jusqu’à la conclusion finale et… c’est tout. Alors certes, il y a tout de même des révélations et de nombreux rebondissements, mais je n’ai rien ressenti non plus de ce côté là : l’étonnement, la stupéfaction, … Rien. Ce qui est plutôt ennuyant, car je m’attends toujours à passer par un panel d’émotions tout au long de ma lecture, ce qui, à mon humble avis, fait vivre l’histoire que nous lisons.

Si tout cela ne m’a absolument pas touchée, c’est que les personnages manquent de vie, ils ne sont pas tellement approfondis. Laurel est un homme qui n’accepte pas la situation aussi facilement que le Passeur le voudrait. A par nier, vouloir partir, et avoir ses petites erreurs rappelées par le Passeur, on en sait pas plus sur ce personnage au final. Tout comme le Passeur, nous n’en savons pas plus également sur lui, si ce n’est qu’il est là pour attendre que Laurel passe de vie à trépas.

Mais dans l’ensemble, cette nouvelle est plutôt bien écrite et se laisse lire, tant l’écriture de l’auteur est fluide. Il n’y a pas de fautes, la syntaxe est bonne, on arrive très vite à la fin sans avoir vu les pages défiler. Mais pour ma part, c’est tout ce que je peux ressortir de cette lecture.

En bref, une petite histoire qui se laisse lire, mais qui ne ma pas plus touchée que ça.

[Chronique] Werwolf – Tiéphaine G. Szuter

[Chronique] Werwolf – Tiéphaine G. Szuter

werwolf

  • Éditeur : House made of dawn (2014)
  • Pages : 51
  • Genre : Fantastique
  • Plus édité

Enlisés dans la campagne russe à bord de leur char, quatre soldats allemands errent en quête de secours.

Le froid, la fatigue et la peur pèsent sur eux depuis trop longtemps.

Mais le vrai danger vient peut-être d’ailleurs, de quelque chose qui dépasse leur imagination de simple soldat. Car que peuvent être ces ombres abominables qui rôdent de plus en plus près du char lorsque la nuit tombe ?

 

Mon avis

Werwolf (qui se prononce Vervôlf), est une courte nouvelle fantastique se basant sur les rumeurs et autres mythes qui entourent les troupes d’élite SS. Nous y suivons quatre soldats allemands qui tentent de rallier leurs lignes, en 1944. Deux vétérans, un bleu et un ex-SS qui se retrouvent malgré eux poursuivis par une bête sombre qui ne pense que par la vengeance…

L’auteur maîtrise totalement son sujet: l’Ordre Noir, l’Ahnenerbe, les armes et autres engins utilisés pendant la guerre (notamment les chars). Mais un gros problème persiste: vous avez intérêt à être calé sur ce sujet, sinon vous n’allez pas comprendre grand chose, car il n’y a pas d’annotations expliquant tel ou tel terme, ce qu’est par exemple l’Ahnenerbe, la véritable signification du Wolfsangel, ou ce qu’est un shrapnel.

Il en va de même pour les différents mots orthographiés en allemand, il n’y a aucune annotation. Heureusement pour moi, l’Allemand était ma LV1 et j’ai passé quelques temps dans un lycée bavarois, mais tous les lecteurs n’ont pas une connaissance de la langue. Par contre, il est dommage de constater que les villes citées par nos personnages principaux ne sont pas, elles, en allemand (Hanovre -> Hannover…). Car si on se lance dans cette voie-là, autant y aller jusqu’au bout.

Dans l’ensemble, l’histoire est plutôt bien écrite, mais c’est trop plat. Il n’y a aucune tension, et je ne l’ai pas ressentie à travers nos quatre soldats, traqués à la fois par les Russe, leurs partisans, et quelques loups-garous… On s’inquiète un peu, une fois passer les trois quart de la nouvelle, mais ça ne m’a pas plus touchée que ça.

Je trouve également dommage que l’ex-SS ne tienne pas sur ses positions. En effet, Wolfhart ne veut plus rien à voir avec son passé dans l’Ordre Noir et le projet Werwolf, mais nomme ses chars avec des noms de loups (dont notamment Fenrir, et je trouve dommage que ce nom soit utilisé dans 90% des histoires sur les loups-garous, ça manque cruellement d’originalité), et qu’il explique son passé dans la SS (et donc le projet Werwolf), très facilement à ses subalternes.

En bref, un gros potentiel, mais qui se retrouve gâché par le fait d’être obligé d’aller chercher les informations sur internet alors qu’une annotation en bas de page aurait suffit.

Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions House Made of Dawn pour ce partenariat.

[Chronique] Le sens de la vie – Sylvain Lamur

[Chronique] Le sens de la vie – Sylvain Lamur

le sens de la vie


Quand la rumeur de cette exposition extraordinaire arrive aux oreilles de Inigo et de son amant, ils ne peuvent résister à la tentation d’aller y jeter un coup d’oeil par eux-mêmes.
Il faut dire que l’annonce est sensationnelle : l’artiste De Bruyne aurait confectionné une sculpture qui vous dévoile le sens de la vie. Rien de moins.
Les voilà partis sans attendre vers l’étrange et légendaire ville de Tihème où l’œuvre transcendantale est exposée.

Un Court Lettrage qui vous plongera dans un monde à part, à la frontière du Western et du Steampunk.

Mon avis

Il y a des livres, leur résumé vous tente. Voilà un peu ce qui s’est passé quand j’ai vu Le sens de la vie : du western mélangé à du steampunk, j’imaginais que ce serait sur fond de philosophie sur le thème du sens de la vie. En effet, une sculpture qui permettrait d’enfin comprendre, ça promet ! Oui mais voilà, on promet, on s’attend à quelque chose, et puis on l’a pas. Et on déchante…

Le côté western? Je l’ai cherché, à vrai dire. Et je ne l’ai pas trouvé, étant donné qu’aucune indication permettait de comprendre que nos personnages principaux étaient en plein dedans. Cependant, le côté steampunk est bien présent, et nous offre une agréable traversée dans cet univers, la plume de Sylvain Lamur nous transportant très facilement avec une fluidité très agréable.

Si je n’étais pas satisfaite par ce côté western absent, je m’attendais à l’être avec une vision du sens de la vie par l’auteur, au travers de ses personnages. Mais non. A la place, nous avons un personnage féminin répondant au nom de Lili, qui se retrouve recherchée par les femmes bafouées de Tihème pour avoir couché avec leurs maris, qui rejoint le couple gay. Couple gay qui se fait agresser par un groupuscule homophobe de la ville, ce qui prend beaucoup de place dans l’histoire. Et le sens de la vie, dans tout ça ? On voit la question nous passer sous le nez, pour laisser place à une nouvelle placée sous le signe de l’homoromance. Même si ce genre de lecture ne me gêne pas, j’en ai toute une pile à lire de dédiée si l’envie me prend d’en lire. Sauf que là, non, ce n’est pas vraiment ça que je voulais.

L’on me donnerait le pouvoir de réécrire cette nouvelle, j’enlèverais le personnage de Lili et son histoire, qui ne fait qu’appesantir cette nouvelle, et nous éloigne de notre but principal. Sans ce personnage, on aurait très certainement nos réponses. Car Lili n’apporte pas que ce problème, mais aussi celui de fournir une fin totalement brutale et qui frustre le lecteur. Quid de Inigo? Quid de la sculpture et son sculpteur? Tant de questions sans réponses…

Mais sans ça, à la fin, peut-être que l’auteur ne savait pas comment conclure son histoire, mais il couche sur le papier ses idées, sans trop chercher si elles s’imbriquent bien ou pas, pour justifier le fait que nous n’aurons plus un mot sur le sens de la vie, et le tout donne l’impression de brouillon inachevé.

J’en ressort déçue. Je voulais faire l’expérience d’une lecture western mélangée au steampunk, découvrir une vision du sens de la vie, on me la met sous le nez et on me la promet, pour au final me dire “Et bah non, et puis c’est pas grave”… En bref, je ne suis pas satisfaite de cette nouvelle.

Néanmoins, merci aux éditions House Made of Dawn et Au coeur de l’imaginarium pour ce partenariat

[Chronique] Incubes – Anthony Holay

[Chronique] Incubes – Anthony Holay

incubes

  • Éditeur : House Made of Dawn (2010)
  • Pages : 36
  • Genre : Horreur
  • Prix : 1.99€
  • Acheter Incubes

Un couple, qui vient de perdre leur enfant, décide de s’isoler du monde en louant un chalet à la montagne pour les vacances. Mais, tandis que la femme se remet difficilement de ce deuil, l’homme commence à percevoir des formes inquiétantes dans l’obscurité…

Mon avis

Justine et son mari ne sont plus les mêmes depuis que celle-ci à perdu son fils, étant mort-né. Pour pouvoir remonter la pente, notre narrateur a loué un chalet à la montagne, loin de tout, pour qu’ils puissent se ressourcer, et pourquoi pas essayer de refaire un enfant? Mais la nuit, il est réveillé avec une désagréable sensation, celle que si il se rendort, quelque chose d’horrible se déroulera…

Voilà une courte nouvelle horrifique qui aura réussi à me faire peur! L’ambiance installée par l’auteur est lourde, on sent qu’il y a quelque chose, et on se met à avoir peur, à l’instar du mari de Justine, qui ne comprends pas du tout ce qui se passe dans ce chalet.

L’histoire est racontée du point de vue du narrateur, le mari de Justine, à travers ce qui semble être un journal, relatant les moments forts de ces quelques nuits passées au chalet. On ressent toute l’horreur des actes et l’impression de ne pas être seuls pendant toute notre lecture, jusqu’à la conclusion finale. Cette nouvelle étant très courte (une trentaine de pages), elle se lit très vite et très facilement grâce à la facilité qu’a Anthony Holay de transporter ses lecteurs dans son univers horrifique.

Nous n’avons pas vraiment le temps de nous attacher aux personnages, le tout se déroulant très vite. Justine passant son temps à dormir et à divaguer la plupart du temps, nous suivons seulement son mari, en proie à une terreur constante, sans vraiment comprendre d’où vient le danger. Le traumatisme du jeune couple n’est qu’un prétexte pour nous amener à ce chalet perdu dans les montagnes, mais est très bien amené face aux évènements qui suivront leur arrivée, qui sont en lien direct avec. Notre jeune narrateur va commencer à voir des ours de la taille de géants et qui ressemblent à d’horribles gargouilles aux yeux rouges et sombrer petit à petit dans l’alcool, l’empêchant de réfléchir correctement…

Alors, est-ce l’alcool qui a déclenché tout ça? Est-ce des hallucinations? Ou est-ce que notre narrateur a vraiment vu des grandes bestioles de la taille de géants, qui ressemblent à d’horribles gargouilles aux yeux rouges?

La fin est amenée avec brio et s’imbrique parfaitement avec le reste de l’histoire, concluant cette nouvelle avec le même sentiment d’horreur qui tenait le narrateur dès sa première nuit…

En bref, j’ai passé un très bon moment, première fois que j’ai autant peur en lisant! Merci aux éditions House Made Of Dawn et au forum Have a Break, Have a Book pour ce partenariat.

[Chronique] Les contes du 5è étage – Vincent Palacio

[Chronique] Les contes du 5è étage – Vincent Palacio

les contes du 5eme etage

  • Éditeur : House Made of Dawn (2014)
  • Pages : 154
  • Genre : Science-Fiction
  • Prix : 1.99€
  • Acheter titre livre

7 petits contes baroques qui dépeignent la vie de personnages gentiment pathétiques et parfaitement losers. Cependant, le style de Palacio n’est jamais triste ou pessimiste. On s’amuse toujours de cette vie misérable que mènent ses personnages : un rocker à l’égo démesuré, une mamie aux supers pouvoirs, un loup minable qui gâche sa vie et celle des autres, un amnésique qui a coulé une chape de béton sur son passé ou encore un VRP aux rouflaquettes ringardes qui vend des déambulateurs aux vieux de la campagne. Si tout est drôle dans ce melting-pot négligé et fourre-tout, on n’oubliera pas de se poser au moins une vraie question philosophique : Qui se souviendra d’Elvis dans 100 000 ans ?

Mon avis

Venckman, notre conteur, vit au 5è étage d’un phare. Batteur dans un groupe de rock, il partage son phare avec quelques fantômes dont Edgar Allan Poe qui squatte son placard. Il relève des détails de sa vie pour pouvoir écrire des petites histoires. C’est ainsi que nous allons découvrir le fantôme noir qui vit dans la maison d’un amnésique, celle d’un VRP qui vend des déambulateurs à des petits vieux perdus dans la campagne et une de ses clientes aux super-pouvoirs, Ginette, ou encore l’histoire de Muguene, un loup au statut d’Omega qui doit passer une visite médicale. L’idée du loup? Parce qu’il a vu trop de reportages animaliers. Celui de Ginette et ses pouvoirs? Parce qu’un petit vieux s’est envolé juste en face de lui…

J’avais prévu ici un petit speech bien sentit, mais après tout, boaf. Trop de phrases. Pour faire court, n’espérez pas trouver des réponses ou des questions dans ces lignes. Si vous voulez vraiment savoir quel est le sens de la vie… Eh ben, c’est par là.

J’ai adoré découvrir dans quel monde vivait Venckman, son univers délirant qui n’a pas de sens et qui n’a pas été sans me rappeler celui de Adams Douglas dans son célèbre Guide du Voyageur Galactique. C’est délirant, ça part dans tous les sens, et surtout c’est drôle. Autant j’ai apprécié les tranches de vie de notre conteur, ce côté fourre-tout et bordélique, autant je n’ai pas aimé les nouvelles autour de Ginette, le fantôme noir et Muguene.

Quand j’ai commencé la première histoire, celle du fantôme noir, je n’ai pas compris ce qui se passait. Au début on commence avec le fantôme, où il vit dans la maison, l’auteur met en place une atmosphère digne des bons films d’horreurs, puis tout d’un coup, sans prévenir, on se retrouve avec un groupe de quatre amis (dont notre amnésique) qui se droguent et discutent de tout et rien. Quid du fantôme noir? L’atmosphère que l’auteur avait installé? Plus rien, tout envolé, jusqu’à la dernière page où le fantôme revient, mais l’effet n’est plus le même qu’au début, étant donné que nous nous retrouvions dans une soirée pizza/jeux-vidéos/drogue/discutions banales où il ne se passait rien. Limite quand l’auteur a ouvert une parenthèse pour faire revenir Venckman au beau milieu de cette histoire, j’étais contente, car ça redonnait un coup de pied à l’histoire et donnait envie de continuer.

Puis est venu le tour de Ginette et de son vendeur de déambulateurs. J’avais bien compris que la partie la plus intéressante se trouverait à la fin de cette histoire et j’avais vu juste: tout le moment où le VRP explique sa vie, boit un café, conduit sa voiture (ce qui fait les 3/4 de l’histoire de Ginette, comme pour le fantôme noir) est longue, limite ennuyante et j’ai eu hâte d’en finir au plus vite. Quand on découvre Ginette, la petite vieille aux super-pouvoirs, le rythme s’accélère, l’action est présente et … L’histoire de Ginette est finie.

Quant à la dernière, celle du loup Muguene, je n’ai pas aimé du début à la fin. Je l’ai trouvée longue, lourde, je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir, j’ai du faire quatre pauses pendant cette nouvelle pour me mettre à lire autre chose et revenir plus tard, sinon je crois que je ne l’aurais pas finie.

Quand ça partait dans tous les sens avec Venckman, quand il nous décrivait sa ville, les problèmes de portes dimensionnelles ou son concert, ça passait, on arrivait à se caler sur le rythme assez rapide et on suivait. Mais avec les nouvelles, le rythme se retrouve cassé, un moment c’est lent, calme et ça a du sens, pour repartir quelques pages plus loin avec un rythme assez rapide et du non-sens à la pelle. J’ai mis deux jours à lire les 154 pages de cette nouvelle, en me disant que si je finissais l’histoire actuelle, j’aurais à nouveau les histoires délirantes de notre conteur…

En bref j’en sors assez mitigée, parceque la vie de Venckman, ses délires et son non-sens, son humour et son sarcasme me plaisent, mais je n’ai pas apprécié les nouvelles dont le rythme se trouve cassé, et dont des fois où on se demande où voulait en venir l’auteur…

Néanmoins, merci au forum Have a Break, Have a Book et à Made House of Dawn éditions pour ce partenariat.

[Chronique] La malédiction de Chango – Christophe Semont

[Chronique] La malédiction de Chango – Christophe Semont

la malédiction de chango

  • Éditeur : House Made of Dawn (2010)
  • Pages : 108
  • Genre : Horreur
  • Plus édité

Quand Franck Carnac, un ex-militaire reconverti en tueur à gages, est envoyé à Cuba pour éliminer un français terré à Santiago De Cuba, il ne se doute pas que cette mission sera différente des autres…
Confronté aux légendes les plus anciennes de cette ile millénaire, le tueur découvrira que ses démons intérieurs ne sont rien en comparaison de ce qui se cache dans les entrailles de Cuba…

Mon avis

Une petite fille demande à sa grand-mère de lui raconter l’histoire de Chango et de sa femme, sa malédiction. Malgré l’interdiction de la mère de la petite fille, la grand-mère lui conte alors la malédiction de Chango, le Dieu de la guerre et des tambours, en guise de prologue.

Franck est un ancien militaire, célibataire depuis que sa femme est partie avec son fils. Depuis qu’il a quitté l’armée, il a de sérieux problèmes d’alcoolisme et enchaîne les petits boulots de mercenaire pour subvenir à ses moyens. Pour cette affaire il a été contacté pour tuer Pierre Guillemot, un vieil homme qui vit à Cuba. Une fois sur place, il se retrouve être la cible d’une jeune femme aux tatouages mystiques, puis plus tard par des créatures monstrueuses qui ressemblent à des enfants qui semblent sortir tout droit de la légende de la malédiction de Chango…

On ne devine pas le lien entre la malédiction de Chango et Franck avant la fin de sa mission, ni même la conclusion finale de l’histoire, étant donné que l’auteur a su nous révéler aux bons moments les éléments les plus importants. La partie mythologie, qui renferme toute l’histoire autour des Dieux de la Santeria, religion originaire des Caraïbes. Bien que Chango existe dans la Santeria, je n’ai trouvé aucune trace de sa légende – et donc de sa malédiction -, ce qui me porte à croire que l’auteur a inventé cette partie-là.

-Toute légende comporte une part de réalité. C’est pourquoi elles se perpétuent ainsi à travers le temps, comme un avertissement. Afin de nous préparer pour le jour où elles deviennent vraies.

La rencontre avec les enfants est particulièrement glauque et sanglante, sans pour autant me terrifier. Ce sont des créatures aux yeux noirs, les dents noires et qui ont des griffes à la place des ongles, qui ne s’arrêtent pas tant qu’ils ne meurent pas, ils n’ont rien à perdre et on les sent dirigés par quelque chose qui est au dessus d’eux. Leur arrivée est synonyme de mort et on ne peut imaginer que Franck puisse s’en sortir un seul moment avec ces enfants sur son dos…

La fin nous laisses imaginer plusieurs scénarios possibles pour notre mercenaire, nous ne savons pas vraiment ce qu’il advient de lui à la fin de cette nouvelle. Personnellement, cette fin me plaît, car je ne pense pas que j’aurais apprécié cette lecture si une fin bien définitive qui ne laisse aucune place à l’imagination aurait été écrite.

En bref, j’ai passé un bon moment tout au long de cette courte lecture que je ne peux que conseillé aux adeptes des textes mythologiques!

[Chronique] Deux tas de sable au bord d’un lit – Éric Lysøe

[Chronique] Deux tas de sable au bord d’un lit – Éric Lysøe

deux tas de sable au bord d'un lit

  • Éditeur : House Made of Dawn (2014)
  • Pages : 58
  • Genre : Fantastique
  • Plus édité

Un matin, Tristan Farrel se réveille et trouve deux petits tas de sable fin au pied de son lit. L’étonnement passé, un lointain souvenir refait alors lentement surface : un voyage en Algérie, en terre Tassili. Un voyage onirique, poétique et mystérieux en plein cœur du désert. Tandis qu’il s’enfonce dans ses souvenirs, la signification de ces deux tas de sable se révélera peu à peu à lui.

Mon avis

Tristan se lève péniblement, quittant son lit douillet et plonge les pieds dans du sable. Ni une, ni deux, il enlève ses pieds et regarde: deux tas de sable en forme de pyramide sont aux pieds de son lit. Mais pourquoi? Et surtout comment? Il était persuadé qu’hier, il n’y en avait pas ! Tout doucement, les souvenirs d’un voyage en Algérie lui revient, et particulièrement une nuit où il a vu une femme faire plusieurs fois ces pyramides. Pour en avoir le cœur net, il demande à son ami Germain d’examiner le sable pour lui, et il se révèle qu’il avait vu juste, c’est bien du sable qui vient d’Algérie. Sentant que ses réponses se trouvent là-bas, il y retourne dans un ultime pèlerinage…

On remonte le fil des souvenirs de Tristan avec lui, découvrant un homme un peu froid et distant. Le mystère qui entoure la découverte de ces tas de sable est prenant, le suspens est à son comble et pas un seul moment je n’aurais imaginé la fin prévue par l’auteur. Cependant, je ne m’attendais pas à ce que cette nouvelle sois truffée de scènes de sexes. Elles ne m’ont pas dérangées, au contraire, mais j’ai été surprise d’en découvrir autant dans un aussi court texte. Ces moments sont remplis d’une douce sensualité et qui amplifient un peu plus sur le mystère qui entoure les petits tas de sable. J’ai bien aimé remonter le fil de ses souvenirs, découvrir petit à petit ce qui se cache derrière les deux pyramides de sable, ainsi que tout ce qui s’est déroulé entre ces deux voyages, depuis la première fois où il a vu ces tas de sable.

Tristan est quelqu’un que l’on devine seul, qui aime voyager en solitaire, s’en est presque étonnant d’apprendre que son premier voyage en Algérie s’est déroulé avec un groupe de touristes. Comme je le disais plus haut, je l’ai trouvé un peu froid et distant envers son entourage, on ne le voit pas vraiment partager des moments d’intimité ou parler avec les personnes qui l’entoure, en dehors des scènes de sexe.

La conclusion finale ainsi que le secret autour des tas de sable m’ont particulièrement émue. Comme je le disais, je ne m’attendais vraiment pas à cette fin, ni même à ces révélations. Même si Tristan m’a paru froid et distant, je n’ai pas pu m’empêcher de verser une petite larme pour lui à la fin de ma lecture.

En bref, un court texte très sympathique et qui fait voyager ainsi qu’un suspens et un mystère bien menés et une fin particulièrement émouvante, j’ai apprécié la plume de l’auteur et je remercie le forum Have a Break, Have a Book ainsi que les éditions House Made Of Dawn pour cette belle découverte.