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[Chronique] Hate list – Jennifer Brown

[Chronique] Hate list – Jennifer Brown

hate list

  • Éditeur : Albin Michel (2012)
  • Pages : 404
  • Genre : Drame
  • Prix : 6.90€
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“C’est moi qui ai eu l’idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour on me pardonnera ?”

C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils ont écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l’établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s’est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu’au matin où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée…

Mon avis

Valérie et son copain Nick sont persécutés tous les jours par leurs camarades de promo. Chaque fois qu’un élève les embêtes, ils notent son nom dans un petit carnet rouge, la liste de la haine. Mais un jour, Nick arrive au lycée et met un terme à tout ça dans un bain de sang. Il blesse Valérie, et met fin à ses jours. Quelques mois après, Val retourne en cours et essaye de vivre après cette tuerie et tente de se reconstruire…

Je crois que je ne m’attendais pas à ça. Quand j’ai ouvert ce livre, je pensais que Val chercherait à savoir pourquoi son copain est passé à l’acte. Mais en faite, nous suivons surtout cette reconstruction, comment les gens vivent l’après, l’impact que ça a eu sur eux et ça ne va pas plus loin.

L’histoire ne m’a absolument pas touchée. Je sais, c’est tragique, ça a fait l’actualité il y a quelques années… Mais la façon dont l’histoire est racontée ne m’a plus touchée que ça. C’est un peu le même schéma de ce genre de roman à succès : les parents du personnages principal font comme s’ils n’entendent pas leur enfant en train de se remettre au fond de leur lit d’hôpital, qui se font des idées sur la situation, des élèves/amis qui font semblant d’apprécier le personnage principal, un policier qui enquête et qui ne croit pas une seule seconde la survivante, un psychiatrique de l’hôpital à côté de la plaque, la survivante qui sort avec le bad guy qui vit dans un logement insalubre avec la mère qui change de mec comme de chemise… Oui, à peu de chose près, c’est les mêmes éléments que dans Hantise que j’ai lu ce mois-ci…

Je n’ai pas trouvé que tout le blabla sur “la haine des autres a amené Nick à se venger blabla…” soit vraiment convaincant. En faite, ça a fait l’effet inverse, parce que tout ça ne vient qu’à la fin du roman, devant une palanquée de caméra et non dans un contexte plus réaliste.

En bref, j’en ressort déçue. Je m’attendais à autre chose, et le contenu ne m’a pas convaincue. Dommage!

[Chronique] La couleur de la haine – Malorie Blackman

[Chronique] La couleur de la haine – Malorie Blackman

la couleur de la haine


Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
Noirs et blancs ne se mélangent pas. Jamais. Pourtant, Callie Rose est née. Enfant de l’amour pour Sephy et Callum, ses parents. Enfant de la honte pour le monde entier. Chacun doit alors choisir sons camp et sa couleur. Mais pour certains, cette couleur prend une teinte dangereuse… celle de la haine.

Mon avis

Comme pour le premier tome, et ce sera ainsi jusqu’au troisième, je n’ai pas la version Macadam, mais celle de France Loisir, et encore une fois j’ai eu le regret de constater que FL n’a pas offert une véritable correction à ce livre avant de l’envoyer à l’imprimeur. Cette fois-ci, des fautes de syntaxe et des fautes de frappes ont rythmées ma lecture, et je ne peux que vous conseiller d’acheter la version Macadam, une fois encore.

Mais revenons à l’histoire. Nous retrouvons Sephy, 18 ans, qui vient d’accoucher de sa petite Callie Rose, l’enfant qu’elle a eu avec le regretté Callum. Sa mère et sa sœur font tout pour se rapprocher d’elle, l’aider, voir même l’héberger, pour qu’elle puisse quitter son minuscule appartement, où quelques semaines avant, Jude est venu pour la tuer…
Jude, toujours plus cruel, plus froid. Mais dans ce tome-ci, Malorie ne le fait pas passé pour la brute sans cœur mais lui confère des sentiments. On y découvre un Jude capable d’aimer, de ressentir de la tristesse, de la crainte… Mais aussi de la colère, des envies de vengeance, de meurtre ; A l’instar de Sephy, qui s’enfonce petit à petit, à chaque évènements, dans la dépression et le rejet de son entourage.

Depuis la naissance de Callie Rose, Sephy se rend compte que ce ne sera pas facile. Son enfant n’est ni Prima, ni Nihil. Elle est les deux. Elle est l’un et l’autre, mais à la fois dans aucune de ses deux cases… Trop claire pour être une Prima, trop foncée pour être une Nihil, je n’ose imaginer ce qu’elle devra traverser comme épreuves une fois qu’elle sera en âge de comprendre ce qui se passe autour d’elle. Mais en attendant, c’est Sephy qui paye le prix fort pour avoir mis au monde cet enfant…

Dans l’entourage de Sephy, certaines choses ont changées. Sa mère a enfin lâché la bouteille et retrouve un semblant d’humanité, mais seule. Son divorce avec Kamal Hadley a été prononcé, et ce dernier a refait sa vie ailleurs, ne se souciant plus de Sephy, mais en continuant d’entretenir sa fille, Minerva, qui travaille désormais pour le célèbre Daily Shouter, un journal très connu. Minerva sera un peu plus proche de sa sœur, mais avec Sephy qui rejette petit à petit son entourage, ce ne sera pas une mince affaire… Elle fera aussi la rencontre de Sonny, Jaxon et Rhony, trois jeunes Nihils qui font parti du groupe The Midges, encore très peu connu. J’espère qu’on en entendra encore parler dans le tome suivant !

En bref, pour moi cette suite est un véritable coup de cœur. Sa fin, assez troublante, laisse entrevoir des milliers de possibilité pour la suite, que j’espère pouvoir lire au plus vite !