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[Chronique] Nous faisions semblant d’être quelqu’un d’autre – Shani Boianjiu

[Chronique] Nous faisions semblant d’être quelqu’un d’autre – Shani Boianjiu

nous faisions semblant d'être quelqu'un d'autre


Camarades de classe depuis l’école primaire, Yaël, Avishag et Léa sont de jeunes Israéliennes fantasques qui se réfugient souvent dans leurs mondes imaginaires pour tenter d’oublier qu’elles s’ennuient à mourir dans le village isolé où elles habitent. Une adolescence ordinaire, mais dans un lieu et à une époque qui sont loin de l’être. A la fin de leurs études secondaires, elles sont incorporées dans l’armée et effectuent pendant deux ans leur service militaire.
Sarcastique et autoritaire, Léa se retrouve postée à un checkpoint en Cisjordanie, tandis que la sombre Avishag sert dans une unité de combat chargée de surveiller la frontière égyptienne et que Yaël entraîne les soldats au maniement des armes. Leur insouciance, leur soif de vivre, leurs corps désirants contrastent de façon saisissante avec le monde confiné, monotone, répétitif et brutal de l’armée où elles sont confrontées à toute la violence d’un pays en guerre et en état d’alerte permanent.
Léa, Avishag et Yaël racontent avec désinvolture et détachement les expériences parfois épouvantables qu’elles traversent et se distraient en s’adonnant à des jeux puérils mais dangereux ou en créant des mondes oniriques qui virent parfois au cauchemar. Et, lors de leur retour à la vie civile, on comprend l’impact délétère que cette parenthèse a eu sur leur vie d’adulte : dépressives, inadaptées ou sans perspective d’avenir dans leur travail, elles se retrouvent à vendre des sandwichs ou à faire le vigile dans un aéroport, quand elles n’infligent pas des sévices à des hommes qu’elles séquestrent… Portrait implacable d’une génération perturbée par cet univers troublé où la violence et la peur sont omniprésentes, ce roman initiatique met en lumière toute la difficulté d’être jeune et de forger son identité en Israël.

Mon avis

Pour la cinquième année consécutive, Libfly.com et le Furet du Nord s’unissent pour vous faire découvrir en avant-première les livres de la rentrée littéraire 2014 avec l’opération “On vous lit tout !”. Et pour une la deuxième année consécutive, je participe avec joie à cette opération! Je remercie les team de Libfly.com et du Furet du Nord, pour cette confiance renouvelée et les éditions Robert Laffont pour cette agréable découverte qu’a été Nous faisions semblant d’être quelqu’un d’autre.

Nous suivons dans ce roman trois personnages féminins: Yaël, Avishag et Léa. Nous allons voir comment trois personnes vivent séparément les mêmes épreuves: l’école dans la même classe, le service militaire obligatoire et l’après, après avoir vu la guerre, les hommes tomber au combat, des civils mourir, regarder des écrans pendant 8 heure d’affilés. Avec l’amour, l’amour qui fait rêver.

Ces trois femmes nous racontes l’histoire de leur vie, comment elles ont du faire face à tous les tracas du quotidien en Israël, que l’on soit enfant, soldat ou civil, et l’amour avec leur point de vue personnel. Comment elles ont abordé ces moments cruciaux de leurs vies, comment elles l’ont vécu. Avec une petite touche humoristique par moment, nous ressentions la plupart du temps l’angoisse qu’elles éprouvaient face aux moment durs.

C’est avec un rythme assez soutenu que j’ai lu ce roman, à partir du moment où les filles font leur rentrée à l’armée, j’ai été happée par l’histoire et il a été très difficile d’en sortir, ne serait-ce que pour quelques instants. Nous suivons la spirale des sentiments que ressentent Yaël, Avishag et Léa, et je n’en suis pas sortie indemne de cette lecture.

Le seul bémol que je pointerais du doigt, ce sont les trop nombreuses descriptions concernant les armes à feu, leur utilisation, comment elles ont été fabriquées, à quoi ça sert, j’ai vraiment eu l’impression de lire des bout de manuels d’explications, surtout que ces textes ne font pas partit des dialogues, mais des descriptions de l’auteur.

Malgré ce petit bémol, j’ai apprécié ce roman, tranche de vie de trois jeunes femmes israéliennes très touchantes. Nous faisions semblant d’être quelqu’un d’autre sera disponible le 28 août 2014 dans toutes les bonnes librairies !

[Chronique] La loi du Talion, première partie – Mickaël Baudoin

[Chronique] La loi du Talion, première partie – Mickaël Baudoin

la loi du talion part. 1


On m’appelle Coryphé. Je suis un danseur de mort qui valse avec les âmes défuntes. Elles guident ma lame, entraînent mes pas au fil d’une oraison funèbre que seuls les initiés du cercle macabre perçoivent.
Je suis aussi un Déshérité, un banni dont la véritable identité est enfouie dans les méandres parcheminés du Recueil des Oubliés. Malgré l’animosité de mon peuple, la haine même qu’ils éprouvent envers ce que je représente, je dois prendre part au conflit nous opposant à nos anciens esclaves, ces sauvages venus du continent de l’Est. Peut être y gagnerai-je enfin la reconnaissance que ma famille m’a toujours refusée ?

Mon avis

La loi du Talion est un roman fantasy, qui d’après le résumé, met en avant Coryphé, un danseur de mort. Les danseurs de mort sont des déshérités car ce sont des elfes malades rejetés par leur peuple. Nous allons donc suivre Coryphé, elfe mortel parmi les immortels… Enfin en partie. Le roman parle surtout de la guerre entre les elfes et leurs anciens esclaves, des elfes D’JeenLories, mortels eux aussi, et en dehors de trois chapitres, nous n’allons pas vraiment parler de l’histoire de Coryphé. Je m’attendais beaucoup à ce que l’on remonte son enfance à coup de flashbacks, qu’on le suive dans son apprentissage pour devenir danseur de mort, mais ce n’est pas le cas.

L’auteur nous parle de toutes les pièces placées sur l’échiquier de cette guerre, que ce personnage fasse juste une courte apparition ou que ce soit un personnage important pour le reste de l’histoire, ce qui fait que nous avons beaucoup trop de personnages pour si peu de pages (210 selon ma tablette), que nous voyons chacun trop rarement pour pouvoir réellement s’attacher à eux et mieux les comprendre dans leurs actes.

En effet, de ce côté-là aussi j’en attendais beaucoup, car au final seul Coryphé semble avoir été travaillé. C’est un elfe blasé, rejeté par son peuple et qui s’est construit une carapace au fil du temps, faisant de lui un être insensible à toutes remarques négatives. D’un autre côté, nous voyons énormément chez les D’JeenLories Alesham et Hornos, et leur travail commun dans cette guerre se retrouve entaché par des enfantillages du style “tu me dis pas tout, je suis pas content, je me vengerais à la première occasion” et “c’est drôle, il s’énerve car je lui dit rien, continuons dans cette voie-là, ce n’est pas comme si on devait remporter cette guerre”, alors que travailler ce duo de sorte à accentuer un peu plus le côté “camarade, mais ennemis en toute maturité” aurait été bien plus intéressant.

Le début de l’histoire est chargé de descriptions au détriment des dialogues, mais au fil des pages le style de l’auteur se fait beaucoup plus fluide. Cependant, j’ai noté de trop nombreuses répétitions, l’auteur n’utilisant pas de synonymes ou ne donnant pas différentes manière de s’exprimer à ses personnages, si bien qu’un elfe immortel dira au début à l’un que sa décision est une crétinerie, Coryphé redira exactement la même chose à la fin du livre au même elfe. Cependant, le découpage des chapitres est fluide, et nous avons moins l’impression de nous emmêler les pinceaux entre tous les personnages car l’auteur consacre un chapitre par personnages, alternant entre les elfes et les D’JeenLories.

Je ne pourrais pas dire que le scénario est original, on y retrouve certains composants qui ne sont pas sans me rappeler Tolkien pour les trop nombreuses descriptions ou G.R.R Martin qui traite un personnage par chapitre. Une guerre entre deux peuples elfiques, avec au milieu un elfe malade qui va très certainement faire gagner cette guerre n’est pas sans me rappeler la trilogie Tyrion et Téclis de William King également.

En bref, je suis loin d’être séduite, je n’ai pas trouvé ce à quoi je m’attendais et j’en ressort quelque peu déçue. Cependant, je remercie le forum Au coeur de l’Imaginarium et les éditions Boz’Dodor pour ce partenariat.

[Chronique] La guerre des éléments, tome 1 : Avril – Perrine Rousselot

[Chronique] La guerre des éléments, tome 1 : Avril – Perrine Rousselot

avril 1


Je m’appelle Avril, j’ai dix-sept ans et la vie d’une adolescente normale. J’ai un petit ami qui s’appelle Mickaël et ma meilleure amie Aline est en Terminale avec moi. Chose qui pourrait paraître étrange, j’ai un animal de compagnie qui s’appelle Lux, c’est une luciole. Le jour où je découvre un monstre sous mon lit, je me précipite chez Mickaël mais y découvre un autre garçon du nom de Snow qui me vole un baiser. Qui est-il ? Et comment peut-il savoir tant de choses sur moi et mon amitié particulière avec Lux ?

Mon avis

Avril, 17 ans, est seule chez elle, son père étant partit pour le travail. Au moment d’aller se coucher, elle repère sous son lit deux lumières rouge. Elle croit d’abord halluciner et donc vérifie, mais son hallucination se transforme vite en patte griffue qui l’attrape par la cheville et qui essaye de l’emmener sous le lit. Ni une ni deux, la jeune fille fuit son appartement pour se réfugier chez son petit ami, Mickaël, qui vit dans le même immeuble. Mais une fois sur place, ce n’est pas sur lui qu’elle tombe, mais sur un étrange garçon à l’accent slave qui l’embrasse sur-le-champ. Désemparée, Avril ne sais plus quoi faire, jusqu’au moment où son père débarque dans l’appartement de Mickaël pour tout lui expliquer. Le jeune homme s’appelle Snow, c’est son âme soeur à elle, il va vivre avec eux parceque la guerre des éléments a éclatée, qu’elle fait partie de la lumière, son petit ami est un obscur et donc un ennemi, et qu’elle va devoir vivre avec ce nouveau secret tout en attendant son propre éveil. Et ah, oui, sa luciole Lux est un élémentaire à qui elle pourra parler une fois son éveil achevé. Rien que ça. Beaucoup de révélations en une soirée, mais Avril n’est pas au bout de ses peines parcequ’une autre cargaison de secrets et révélations arrivera très prochainement!

On est plongé directement dans l’action dès les premières pages, ce qui se révèle assez déroutant quand on est habituée à être d’abord plongée dans l’univers des personnages, mais on s’y habitue très vite. Nous découvrons l’histoire d’Avril et de sa famille de son point de vue à elle. J’ai eu aussi un peu de mal avec les dialogues au début, n’ayant pas trouvé qu’ils faisaient “rapports humains”. Les personnages s’exclament tout le temps au début, et commencent leurs phrases par les mêmes mots. Ainsi dans les premiers chapitres, quand Avril s’adresse à son père elle commence toujours ses phrases par “Papa !” et son père par “Ma chérie !”. L’auteure s’améliore au fil des pages et ça se ressent tout au long de l’histoire. Cependant, j’ai beaucoup apprécié les descriptions de lieu et les explications sur l’univers de l’histoire, Perrine Rousselot a su me transporter et on imagine sans peine les lieux que nous découvrons avec Avril. J’ai lu le livre d’une traite en étant déçue de ne pas avoir le deuxième tome sous la main.

Côté personnages, je n’ai pas beaucoup aimé Avril, l’ayant trouvée trop naïve et un peu égoïste par moments vis-à-vis de Snow. Son côté girouette ne l’a pas aidée à remonter dans mon estime. En effet, Avril a la faculté d’oublier les meurtres et autres atrocités de son pire ennemi, de lui trouver des excuses et de se jeter carrément dans ses bras à grand renfort de “oui mais lui il m’a dit qu’il m’aime alors que le gars avec qui je suis actuellement, non” quand son petit ami actuel embrasse une autre fille. Personnellement, j’ai trouvé cette réaction trop excessive. J’ai par contre adoré le personnage de Snow, son petit côté secret et mystérieux. J’aurais bien aimé découvrir l’histoire de son point de vue également, ça aurait été très intéressant.

En bref, j’ai bien aimé ce premier tome malgré ses petits défauts au début et son départ assez déroutant auquel je m’y suis habitué assez vite. Le tome deux est déjà dans ma wishlist et il se peut que je le lise très prochainement!

Merci au forum Have a Break, Have a Book et aux éditions Kitsunegari pour ce partenariat 🙂

[Chronique] Übel Blatt, Volume 5 – Etorouji Shiono

[Chronique] Übel Blatt, Volume 5 – Etorouji Shiono

ubel blatt 5


Après avoir éliminé sa première cible, Köinzell se dirige vers la ville libre de Jullas-Abllas pour y préparer l’assassinat du comte Barestar et poursuivre sa sombre vengeance.
Mais les rumeurs concernant le “rebelle tueur de héros” se répandent comme la poudre et les obstacles sont de plus en plus nombreux sur la route de Köinzell…

Mon avis

Nous retrouvons notre semi-elfe suite à sa première victoire contre le Comte Schtemwolech, dans la ville libre de Jullas-Abllas, tâtant le terrain pour s’occuper de sa prochaine cible, le Comte Barestar, devenu complètement paranoïaque depuis qu’il sait que Koïnzell est à sa poursuite. Tellement il en a peur, qu’il voit n’importe où un signe qu’une personne veut le tuer, même si ce n’est pas forcément le cas. Ses hommes, obligés de donner des résultats, n’hésitent pas à tuer, violer, torturer, mener une véritable inquisition dans le comté, mais ils croiseront la route du semi-elfe, bien décider à ne pas laisser les autres mourir à cause d’un seul homme.

illu ubel blatt 5

Altea sert enfin à quelque chose, comme aider Koïnzell à prendre la fuite ou pour se cacher dans la ville libre grâce à ses contacts, des personnes qu’elle avait fait passé à l’époque pour qu’ils se rendent dans un endroit sûr. Du côté des Comtes, on se prépare, mais c’est surtout le Marquis Glenn qui prend les devants en envoyant -encore- ses hommes à la recherche de Koïnzell, qui se retrouve dans un face à face assez sanglant, arrivera-t-il à s’en sortir?

Je suis contente de voir qu’un bon coup de pied a été donné à l’histoire, notamment du côté d’Altea et des Comtes, vu qu’on apprend certaines petites choses sur leur passé commun et que certains personnages semblent ne plus être inactifs. L’histoire avance et la fin de ce cinquième tome est particulièrement décisive, certains évènements vont engendrés une petite suite de problème qu’il faudra très vite prendre en considération…

[Chronique] Übel Blatt, Volume 4 – Etorouji Shiono

[Chronique] Übel Blatt, Volume 4 – Etorouji Shiono

ubel blatt 4


Après s’être infiltré dans le château du comte Schtemwölech, Köinzell se retrouve enfin face à face avec son ancien compagnon d’armes. Un duel sans merci s’engage alors : Schtemwölech sera-t-il le premier des 7 héros à périr sous la lame vengeresse de Köinzell ?

Mon avis

On retrouve Koïnzell, Vido, Peepi et Altea, dans un face à face plutôt violent avec le comte Schtemwölech, sera-t-il le premier des sept à mourir ? Notre semi-elfe ira-t-il jusqu’au bout de son combat ? Altea servira-t-elle à quelque chose dans ce tome-ci ? C’est ce que nous allons voir dans un instant… ubel blatt illu

Alors non, Altea sert toujours à rien, c’est le genre de personnage qui pourrait mourir, là, maintenant, tout de suite, que ça n’aurait aucune incidence sur le cours de l’histoire. Rajoutons avec Peepi, qui définitivement ne fait plus rien que pleurer à chacune de ses apparitions… Mais abandonnez-les dans un fossé et ont en parle plus !

Koïnzell se retrouve face à son premier ennemi, qui était son meilleur ami avant de le tuer avec ses anciens camarades. En gros, « Ah, mais tu ne peux pas me tuer Ascheritt, on était meilleurs potes avant, t’as vu ! » « Ranafoutre, tu vas payer gros méchant » (ceci n’est absolument pas tiré du manga). Ce face à face nous permet de découvrir de nouvelles aptitudes pour notre semi-elfe, qui ne sont pas négligeable et qui pourraient être fortement intéressantes pour la suite de l’histoire.

L’action est quasi omniprésente vu que cette bataille se déroule sur un tome complet, agrémenté de révélations, surprises, découvertes en tout poil. En bref, un quatrième tome un peu lent (190 pages pour essayer de tuer un homme), mais on ne s’ennuie pas un seul instant !

[Chronique] Le châle de cachemire – Rosie Thomas

[Chronique] Le châle de cachemire – Rosie Thomas

le chale de cachemire


Pays de Galles, 1940. Jeune mariée, Nerys Watkins quitte la campagne galloise pour accompagner son mari missionnaire affecté en Inde. Alors que la guerre du Cachemire éclate, elle découvre Srinagar, la ville au bord du lac, où les Britanniques habitent de luxueux bateaux et dansent, flirtent et cancanent comme s’il n’y avait pas de guerre. Nerys est entraînée dans une dangereuse amitié et, au moment où elle retrouve son mari, l’innocente épouse galloise n’est plus la même femme. Des années plus tard, alors que Mair Ellis débarrasse la maison de son père, elle découvre un éblouissant châle ancien et une boucle de cheveux d’enfant. Se rendant au Cachemire sur les traces de ses grands-parents, Mair se lance dans une quête qui changera à jamais sa vie.

Ce récit épique mêle secrets de famille, amour sur fond de guerre et liaisons dangereuses. Avec comme toile de fond une évocation vivante et superbement documentée de l’Inde des années 1940, cette saga familiale bouleversante a connu un grand succès populaire et critique outre-Manche.

 

Mon avis

A la mort de son père, Mair se retrouve avec son frère et sa sœur pour vider leur maison d’enfance, devenue vide depuis le départ de leur dernier parent. En faisant quelques cartons dans la chambre de ce dernier, elle trouve enveloppé un somptueux châle avec une mèche de cheveux, qui auraient appartenu à sa grand-mère, Nerys. N’ayant pas vraiment d’attaches aux Pays de Galles et regrettant de ne pas avoir pu se renseigner sur ses grands-parents maternels avant que sa mère décède, elle décide de se rendre en Inde pour apprendre l’histoire de ce châle et apprendre comment Nerys Watkins, une femme de missionnaire ait pu se retrouver en possession d’un châle kani qui vaut pas moins de 1500 roupies, en bref une petite fortune.

En parallèle, nous suivons l’histoire de Nerys et son mari Evans au pays du cachemire en 1942 ainsi que leur travail de missionnaire, l’histoire du châle, mais aussi comment Nerys, timide et assez renfermée, enfermée dans ses convictions s’est affirmée en tant que femme auprès de ses amies Myrtle et Caroline, mais aussi auprès de Rainer, un jeune homme qui ne laisse pas les femmes indifférentes.

Se retrouver propulsée en Inde en 1942 dans un roman est une grande première pour moi et j’ai adoré cette expérience parce que l’auteure a réussi à retranscrire les faits de l’époque sans fausses notes, mais aussi a réussi à adapter son histoire tout autour de la guerre, très présente en Inde à l’époque, entre la seconde guerre mondiale, Pearl Harbor et les Japonais qui ont débarqués sur place, mais aussi les conflits entre les musulmans et les hindous. Je crois qu’entre l’histoire de Mair et Nerys, c’est celle de cette dernière que j’ai le plus apprécier. Nerys était une femme bien vivante, qui a subit des épreuves qui en aurait détruit plus d’une femme, mais qui a réussi à se relever et aider ses amies qui avaient besoin d’elle. A côté, j’ai trouvé Mair assez distante, froide et particulièrement seule même si elle rencontre plusieurs personnes sur son chemin. Les relations qu’elle entretient avec les différents protagonistes ne sont traités qu’en surface et sans comprendre comment, on voit dans le fond un début d’une histoire d’amour entre Mair et un de ses nouveaux amis. Je n’ai pas réussi à saisir les sentiments que Rosie Thomas voulait faire véhiculer à travers ce personnage. Sa propre découverte de l’Inde est intéressante, mais je n’ai pas plus apprécié que ça. Tout cette partie est restée en surface également, sans s’attaquer à la partie immergée de l’iceberg et c’est un sentiment d’inachevé que j’ai ressentit pendant toute son enquête.

Ma lecture a été particulièrement longue, j’avais l’impression de ne pas avancer en terme de lecture tandis que je voyais l’histoire défiler. Il y a très peu de dialogues et beaucoup de longues descriptions qui pourront dérouter les lecteurs qui ne s’y attendent pas. Le découpage des chapitres est assez fluide, passant d’un personnage à un autre assez facilement, il est très facile de s’y retrouver. Concernant la fin, j’ai eu beaucoup de mal à finir le livre. Certes, la conclusion des recherches de Mair est intéressante mais j’ai trouvé le reste particulièrement lourd à cause des longues descriptions, qui pour certaines n’apportent pas vraiment un plus à l’intrigue.

En bref, je ressort assez mitigée de ma lecture. J’ai beaucoup aimé les passages dans les années 40 et la conclusion de Mair, mais le reste ne m’a pas plus séduite que ça. Je tenais tout de même à remercier les éditions Charleston et le forum Have a Break, Have a Book pour ce partenariat qui m’a faite voyager 🙂

[Chronique] La maîtresse de guerre – Gabriel Katz

[Chronique] La maîtresse de guerre – Gabriel Katz

la maitresse de guerre


Fille d’un maître d’armes, Kaelyn rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres rêvent d’un beau mariage. Elle a le talent, l’instinct, la volonté. Mais cela ne suffit pas : c’est un monde dur, un monde d’hommes, où la place d’une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles.

Il va falloir lutter.

Alors elle s’engage dans la grande armée qui recrute des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n’a voulu lui enseigner.

Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l’invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes…

 

Mon avis

Je tiens à remercier la team de Livraddict ainsi que les éditions Scrineo pour ce huitième partenariat, qui clos en même temps la toute première année d’existence de Once Upon a Time ! Et donc pour finir en beauté, quoi de mieux qu’une lecture géniale ? Aller, trêve de blabla, rentrons dans le sujet !

Kaelyn est fille unique. Ses parents ont tellement espéré avoir un enfant pour pouvoir perpétrer leur nom, à s’en remettre à des Dieux et dans des sacrifices pendant des années pour pouvoir l’obtenir, qu’ils n’ont pas été mécontent d’avoir une fille à la place d’un garçon. Son père lui a appris le maniement des armes, mais à sa mort, personne ne veut finir la formation de Kaelyn, parce que c’est une fille et elle doit penser à se marier, fonder une famille.

A partir de là, j’ai eu un peu peur de la suite de l’histoire. J’ai eu peur de tomber dans le machisme, les clichés et autres. J’ai croisé les doigts pour que l’histoire ne tourne pas comme ça et ce fut avec une véritable joie que j’ai lu la suite qui s’annonçait très bien, loin des idées que je me faisais.

La fille du maître d’arme finit donc par s’enrôler dans l’armée de la libération qui doit partir pour Azman, un pays de cannibales esclavagistes et polygames, dans l’espoir de finir sa formation. Mais une fois sur place, ses camarades se font tuer et elle finit entre les mains d’un maître de guerre, Hadrian, qui la prend chez lui pour en faire une esclave. Ok, là aussi j’ai eu peur de la suite, je l’avoue. Mais une fois de plus, j’ai été étonnement surprise !

Plusieurs choses sont soulevées dans ce roman, mais deux m‘ont marquée. Tout d’abord, la quête d’identité de notre héroïne. Tantôt fille du Nord, du côté des rouges, tantôt Azmanienne et de leur côté, elle est un peu comme ballottée entre ces deux pays et se cherche. Heureusement que Hadrian est là pour la guider, sinon elle serait vraiment perdue dans tout ce bazar. Ensuite, le rôle de la femme dans la société. Depuis nous avons beaucoup évolué, mais à l’époque de Kaelyn, la femme n’a pas vraiment de fonction, si ce n’est que de faire la popotte, se marier et s’occuper de ses enfants. Et pourquoi pas partager les rumeurs et autres radotages avec les copines dans les bains publics. Alors, une fille à l’armée, entourée de milliers d’hommes qui ne pensent qu’à la mettre dans leur lit parce qu’elle ne ressemble pas à une vache, c’est pas tellement la joie au camp. Ces deux sujets ont été parfaitement traités par Gabriel Katz, on a limite frôlé le coup de coeur. Je pense m’intéresser dans un futur proche à ses autres publications, c’est un auteur prometteur.

Les personnages, dans leur complexité, leurs sentiments sont extrêmement bien travaillés. De plus, l’écriture fluide de l’auteur nous transporte, ce n’est clairement pas un livre compliqué à comprendre ou à lire, pas une seule fois je me suis arrêtée pour relire une phrase, pas une seule fois j’ai buté sur un mot, rien. Un roman très visuel, on s’imagine très bien les scènes, l’action, mais aussi les différents lieux où Kaelyn se rendra.

Cette lecture a été une véritable surprise, j’ai passé un très bon moment en compagnie de nos héros et j’ai particulièrement aimé la fin. Je pense que c’est un livre que je relierais plus d’une fois !

(Et puis vous avez vu cette couverture? Elle est magnifique, mais Kaelyn n’est pas brune, mais rousse 🙄 )

[Chronique] Druide – Oliver Peru

[Chronique] Druide – Oliver Peru

druide

  • Éditeur : Eclipse, J’ai lu (2010)
  • Pages : 603
  • Genre : Fantasy
  • Prix : 8.90€
  • Acheter Druide

1123 après le Pacte.
Au nord vivent les hommes du froid et de l’acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d’ombres, d’arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier.
Certains voient là l’oeuvre monstrueuse d’un mal ancien, d’autres usent du drame comme d’un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu’une nouvelle guerre n’éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l’un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l’énigme sanglante qu’il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n’ont pas de réponses.
Une seule chose lui apparaît certaine : la mort de ces quarante-neuf innocents est liée aux secrets les plus noirs de la forêt.

Mon avis

Olivier Peru (Oliver quand il signe ses livres) est un auteur dont je ne connaissais rien, pas même son talent jusqu’à cette semaine. Druide fût une révélation pour moi et je dois bien avouer que Peru est un auteur que je vais suivre de plus près, que ce soit en BD ou en roman.

Mais retournons en Sonrygar, 1123 années après le Pacte qui lie les seigneurs du Rahimir et du Sonrygar à ceux de la Forêt. Un massacre odieux est découvert dans

la Salle du Roi à Wishneight, une forteresse réputée pour être imprenable, ultra-surveillée et labyrinthique. Le seul survivant a sombré dans la folie et personne ne sait qui a bien pu perpétré cet acte d’une violence inouïe sans que personne ne s’en rendre compte. Les hommes se laissent même à penser que le Rôdeur est de retour pour se venger, d’autres préfèrent penser que ce n’est qu’une légende, un conte que l’on raconte aux enfants pas sages pour les effrayer…

illu druide

Et si la vérité résidait dans les légendes ? Ou si au contraire, quelqu’un s’en servait ? Ne serait-ce pas les puissants seigneurs du Trône de Glace qui ont lancé ces entités maléfiques contre la forteresse la mieux gardée du Sonrygar ? En tout cas, le Roi du Sonrygar préférera croire en cette version pour se lancer dans une énième guerre contre son voisin… Mais un seul homme peut tout faire changer. Le Maître Loup Obrigan, un druide accompagné de ses deux apprentis, Tobias et Kesher, ont 21 jours et pas un de plus pour innocenter le Rahimir, sinon le Roi Géant du Sonrygar se lancera dans une guerre vengeresse contre eux…

Comment ne pas aimer l’histoire ? Rien qu’elle est plus que géniale : une violence sans nom, de la fantasy pure comme on aime, une limite entre le bien et le mal plus qu’ambiguë, des héros qui n’ont pas froid aux yeux, mais qui ne souffrent pas du syndrome de l’immortalité parce qu’ils ont l’étiquette de super-héros-trop-badass-qui-va-sauver-tout-le-monde-ou-pas, les ennemis ont des raisons valables d’être ce qu’ils sont et l’histoire est tellement cohérente du début à la fin qu’on ne peut qu’en réclamer. Rajoutez à ça le style de l’auteur, à la fois banal, mais très visuel, ce qui fait qu’on est très vite plongés dans les aventures de Obrigan et qu’on arrive sans peine à s’imaginer les scènes qui se déroulent.

Que dire de plus ? La couverture est magnifique, d’ailleurs elle a été dessinée par l’auteur lui-même ! J’ai totalement aimé ce livre et c’est un coup de cœur pour moi. Comme je le disais plus haut, Olivier Peru est un auteur à suivre et j’ai hâte de pouvoir lire ses autres œuvres !

[Chronique] Übel Blatt, Volume 1 – Etorouji Shiono

[Chronique] Übel Blatt, Volume 1 – Etorouji Shiono

ubel blatt 1


Privé de la juste reconnaissance de ses faits d’armes, celui à qui l’on donne le surnom infamant de “lance de la trahison” continue son périple après avoir changé d’identité et d’apparence… Sa quête de vengeance mène Köinzell à Rielde Velem, ville dirigée par le “monastère”, un groupe religieux rongé par la corruption et qui multiplie les exécutions publiques…

Mon avis

Afin d’enrayer l’invasion de nos terres sacrées par l’armée des Ténèbres de Wischtech… L’empereur confia une mission à 14 jeunes gens qu’il dota de lances sacrées. Trois d’entre eux périrent en chemin. Quatre d’entre eux trahirent l’Empire et furent exécuté. C’est ainsi que commença… L’ère glorieuse des Sept Héros.

Sauf que l’histoire n’est pas celle que tout le monde croit. L’on apprenait dans le volume 0 que nos Sept Héros étaient loin de la vérité. En réalité, les Quatre Lances de la Trahison sont les véritables héros. Tandis que les Sept ont fuit le combat, les Quatre ont menés leur mission à bien. Ne voulant pas que tout le monde soit au courant de leur traîtrise, ils ont lâchement abattu leurs compagnons, en récoltant la gloire éternelle qui leur revenait. Ascheriit, un des Quatre, n’est pas mort, et grâce à un Elfe, il pu retrouver une forme “humaine”. Il était devenu le semi-elfe Koïnzell, qui n’avait plus qu’une idée en tête : venger ses compagnons.

Pour atteindre ses cibles, Koïnzell doit traverser la ville-frontière Rielde Velem, un monastère dirigé par des moines corrompus qui ont pour simple mission de vérifier votre “vertu” pour savoir si vous êtes dignes de passer. Pour ces hommes, la “vertu” n’est rien d’autre qu’un sac rempli de pièces d’or. Il rencontre dans son périple Peepi et Vido, qui souhaitent eux aussi passer la frontière. Ce dernier les aides, en les emmenant à un passeur qui accepte de les emmener seulement si Koïnzell lui donne un peu de plaisir…

On rencontre ici les nouveaux compagnons de route de notre semi-elfe : Peepi, Vido et Altea. Peepi est une jeune fille qui a tout perdu, qui n’a plus personne et qui n’a qu’une idée en tête, celle de venger ses amis et sa famille. Vido est un homme bien mystérieux mais plein de ressources, j’espère qu’on en apprendra plus sur lui dans les prochains tomes. Quant à Altea, elle n’est rien d’autre que le passeur, très attirée par Koïnzell. Tout aussi mystérieuse que Vido, j’ai hâte d’en savoir un peu plus sur la jeune femme.

J’ai hâte de lire la suite et voir ce que ça va donner, avec Koïnzell qui avait l’habitude d’avancer en solitaire une bonne partie du temps, et surtout en apprendre plus sur ses nouveaux compagnons de route !

[Chronique] Le journal d’Anne Frank

[Chronique] Le journal d’Anne Frank

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Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans ” l’Annexe ” de l’immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi.

Mon avis

Tout le monde connait le journal d’Anne Frank, c’est un fait. Enfin tout le monde… Mais je reviendrais sur ce sujet plus tard ! Ce journal, c’est le témoignage d’une jeune fille juive, qui du jour au lendemain se retrouve obligée de se cacher avec sa famille, vivre en clandestinité, pour éviter de partir dans un de ces camps.

Vu qu’elle l’a écrit entre 12 et 14 ans, il est tout à fait compréhensible pour des jeunes de cet âge là. J’avais lu moi-même ce journal quand j’étais au collège, et ça m’avait touchée. En le relisant aujourd’hui, j’ai pu me rendre compte que Anne, dans cette épreuve, a beaucoup gagné en maturité. Ce qui est au début, juste un rapport quotidien de ce qui se passe dans l’annexe (disputes, vols, amitié, ect), devient plus philosophique, un travail sur notre jeune auteure, un point de vue plus mature sur ce qui se passe à l’annexe. La postface du livre nous en dit plus sur l’arrestation des habitants, ce qu’ils sont devenus, et comment la guerre s’est déroulée à partir du moment où la famille Frank se cache. Nous y trouvons aussi une mini-biographie sur Anne, qui nous permet d’en savoir un peu plus. Le seul point négatif, est qu’il n’y a pas de dessin ou plan de l’annexe, comme sur l’ancienne édition.

Je suis toujours étonnée de voir que ce livre n’est pas obligatoire au programme scolaire, ou qu’il n’est pas distribué au collège. A notre époque, ont nous offrait des dictionnaires qui ne nous ont pas servi à grand chose. Presque pas un mot sur le Journal en cours, le seul exemplaire du collège se trouvait au CDI et avait l’air presque neuf tellement il était peu lu. On oblige nos jeunes à lire des livres anciens en cours, des livres qui aujourd’hui ne les intéresses pas et leur donne une mauvaise image de la lecture, alors que la littérature française ne se compose pas uniquement de Guy de Maupassant ou de Victor Hugo. On fait 5 cours sur la 2nde guerre mondiale, et le double voir le triple pour apprendre le PIB des pays, qui euh… Franchement, ne sert pas à grand chose. Bref, ce livre là je compte bien le garder, pour le faire lire à mes enfants plus tard, car si l’école ne les envois pas lire de bons livres, n’essayent pas d’accroître plus que ça leur culture générale… Qui le fera ?

En bonus, une VDM publiée aujourd’hui:

Aujourd’hui, professeur de français au collège, je demande à mes élèves d’acheter le Journal d’Anne Frank. L’un d’entre eux m’a demandé le nom de l’auteur. VDM