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[Chronique] Frontières bombardées et autres nouvelles – Thibault Guillerm

[Chronique] Frontières bombardées et autres nouvelles – Thibault Guillerm

frontières bombardées


Ces pages relatent de multiples fragments d’existence liés à la Terre. Car, les chemins empruntés par ces êtres n’ont d’autre point de convergence que cet amas d’eau et de pierre à l’énergie impalpable, au symbolisme puissant. Que l’on plonge dans ses profondeurs ou que l’on se contente d’en observer les aventures, la Terre nous happe et nous enchante. Elle nous tourmente. Et pour finir, elle nous relâche dans une gerbe fantastique de rêve ou de sang.

Mon avis

Frontières bombardées et un recueil de cinq nouvelles plus ou moins courtes, traitant avec une petite pointe de philosophie différent sujets, tels que la création et l’apocalypse, mais qui met surtout ses personnages dans des situations où ce dernier se rend compte qu’il n’est au final qu’infiniment petit face aux grandeurs qui l’entoure, le tout en naviguant sur trois genre : science-fiction, fantasy et fantastique.

La première nouvelles, Frontières bombardées, met en scène Liipatha, un étudiant humanoïde qui travaille dans un centre de recherche sur la création d’univers. Nous arrivons dans ce récit au début de l’expérience, et tout en suivant la création d’univers, nous suivons les réflexions de Liipatha devant un tel exploit.
Ensuite, nous continuons sur Le choc des cultures, qui met en scène un paysan qui a son premier contact avec une forme de vie extra-terrestre, qui engendrera des évènements d’une ampleur qu’il n’aurait jamais deviné…
Avec Sombre humeur, nous suivons Ulysse, rescapé de la race humaine alors que la terre à l’air d’être recouverte par les eaux. Nous suivons son analyse de la situation, sur son radeau perdu au milieu des eaux.
Le Silloneur met en scène un personnage qui parcourt le monde sans que personne ne sache qui il est. En tout cas, il à l’air aussi âgé que la Terre qu’il arpente jour après jour. C’est sans conteste une nouvelle métaphorique.
Et pour finir, Les yeux de l’enfer, un texte fantasy sur un chasseur qui est à la recherche d’un dragon, jusqu’au jour où il tombe dessus…

Ces nouvelles ont l’air sans rapport au premier abord, mais mettent toute en scène un personnage qui se retrouve infiniment petit devant les grandeurs qui l’entoure. Bien que ce soit plus flagrant dans certaines nouvelles que d’autres, c’est un thème qui prédomine ce recueil. On ressort de cette lecture avec une réflexion sur la place de l’homme dans l’univers, comme avec Frontières bombardées où Liipatha remet en cause tout ce qu’il sait sur son univers, sur sa petite place dans un monde qui le dépasse, pour au final se reprendre et revenir à son observation.
C’est un peu le même schéma utilisé avec Le choc des cultures, où le paysan se remet en cause après avoir envoyer les extra-terrestres à Washington, pour se reprendre plus tard et revenir à son champ de haricot, sans plus de pensées sur ses actes. Mais aussi, ces nouvelles font réfléchir sur le côté matérialiste des humains, sur l’importance que l’on donne aux choses comme l’argent, dans Sombre Humeur.

Je ne m’attendais pas en lisant ce recueil à voir autant de sujets de réflexion et autant de questions soulevées, m’attendant plus à des nouvelles SFFF sans plus. C’est une réelle surprise très agréable, car cette lecture reste divertissante et rafraîchissante. L’auteur ayant une plume assez fluide, c’est un recueil qui se laisse lire très rapidement. Personnellement, je pense que certaines nouvelles (Frontières bombardées, Sombre humeur et Les yeux de l’enfer) pourraient être retravaillées pour offrir une histoire un peu plus longue – pourquoi pas un roman?

En bref, une courte lecture sympathique qui amène à réfléchir et qui se laisse apprécier !

Merci à l’auteur pour cette lecture !

[Chronique] Les bannis et les proscrits, tome 2 : Les foudres de la Sor’cière – James Clemens

[Chronique] Les bannis et les proscrits, tome 2 : Les foudres de la Sor’cière – James Clemens

les bannis et les proscrits 2


Elena porte désormais la marque de la sor’cière dans la paume de sa main.
Cette tache écarlate est la preuve d’un don fabuleux à la puissance inimaginable: un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s’opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir. Pourtant Elena n’est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d’une cité perdue où, selon la prophétie, un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir.
Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible…

Mon avis

Après ma lecture du premier tome, je vous avoue que je ne me suis plus tellement intéressé à cette saga. Je n’avais pas tellement apprécié Elena, le premier tome se déroulait sur deux jours et demi pour plus de 600 pages, et ça me faisait l’effet d’un gros prologue. Mais il y avait quand même un petit quelque chose qui m’incitait à revenir vers la Sor’cière, puisque j’ai profité de l’#OP1000K pour obtenir ce deuxième tome en ebook, une sorte de crash test pour savoir si on continue la saga, ou pas.

Maintenant, il faut que j’achète le deuxième tome en papier, ainsi que la suite, ahah.

Tout d’abord, j’ai adoré retrouver l’écriture de James Clemens, toujours aussi agréable à lire et avec un vocabulaire un poil plus riche que dans le premier tome (on en est pas au niveau de Kushiel, mais tout de même ça mérite d’être souligné). Il arrive à se mettre dans la peau de ses personnages avec une telle aisance, que s’en est presque déconcertant !

Ensuite, j’ai salué et acclamé la prise de maturité d’Elena. Elle lui faisait extrêmement défaut dans le premier tome, et j’avais fini par adorer ses compagnons plutôt qu’elle, alors que c’est notre personnage principal. Mais là, ce changement la rend plus appréciable et un poil plus buvable. Par contre, je n’ai pas particulièrement aimé le chemin que prend Er’ril, alors qu’il était un de mes personnages préféré. Je ne serais pas contre une mort fortuite dans la suite, personnellement.

Une chose qui faisait défaut également dans le premier tome, c’était le changement incessant de personnages/scènes aux moments les plus critiques pour aller s’intéresser à un autre personnage à trifouilly-les-oies, pour voir son passé, alors que… bah on s’en moquait pas mal, en vérité. Là l’auteur prend bien le temps de conclure ses différentes scènes pour aller s’intéresser à d’autres personnages qui ont leur importance cette fois-ci.

Et autant le premier tome sonnait fantasy jeunesse, la suite n’est en aucun cas à mettre entre les mains des plus jeunes ! On passe d’un extrême à l’autre, avec des accouchements de bêtes démoniaques mi araignées-mi humaines-mi… chose, entre autre. Je voudrais en dire plus, mais ce serait du spoil, mais je garde à l’esprit que certains passages de ce deuxième tome sont très trashs. On est à mille lieux du premier tome, sur bien des choses !

En bref, une suite de saga plaisante et qui me réconcilie avec un début qui était donc effectivement un énorme prologue. Je vais faire en sorte de lire la suite au plus vite !

[Chronique] Kushiel, tome 1 : La marque – Jacqueline Carey

[Chronique] Kushiel, tome 1 : La marque – Jacqueline Carey

kushiel 1


Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout…
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

 

Mon avis

La première chose que j’ai dit quand on m’a demandé “C’est comment Kushiel?”, c’est “C’est un peu comme GoT (Game of Thrones), mais en mieux traduit”. C’est pour dire, le niveau que j’accorde à cette saga ! Enfin bref, revenons un peu sur l’histoire…

Phèdre est une enfant, vendue à la maison du Cereus par sa mère, car elle n’avait plus d’argent. Sans remords, elle lui tourne le dos et part vivre sa vie. Phèdre grandit donc dans cette maison close (la première des treize de la Ville d’Elua), jusqu’au jour où elle est achetée par Anafiel Delauney, qui veut parfaire son éducation (littéraire, géographique, politique, gymnastique, linguistique, sexuelle, ect…) pour en faire la meilleure des espionnes/courtisanes. Mais Phèdre est marquée du signe de Kushiel, qui, pour faire court, est un Dieu porté sur le masochisme. Ses adeptes sont donc versés dans cet art, surtout ceux qui comme Phèdre portent son signe.
Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où Phèdre met le doigt sur un complot qui vise la couronne, et tout son monde bascule…

Des intrigues politiques, il y en a des tas, et pour tout vous dire, je n’ai réussi à les relier qu’à la fin, quand Phèdre raconte toute son histoire aux Seigneurs de Terre d’Ange. Des intrigues, mais point de complexité dans Kushiel : si à la fin on cherche le lien entre tout ça, le reste est à la portée du lectorat visé, donc totalement compréhensible. Et surtout, des intrigues bien menées, logiques, et qui ne se contredisent pas. En bref, de ce côté là, c’est le paradis !

Le sexe est également très présent dans Kushiel. En même temps, Phèdre est courtisane avant espionne, elle vend son corps pour droper des informations, c’est un point qu’il faut retenir. Cependant, rien de bien choquant ! Les scènes sont extrêmement poétisées, le mot le plus osé est “phallus”. Il faut retenir aussi que Phèdre est maso via Kushiel, mais de ce côté là, la scène la plus extrême est quand elle se fait taillader à l’aide de fléchettes par un de ses clients. Encore une fois, là aussi ça reste très poétisé. Donc rien de bien choquant, faut vraiment être ultra prude pour y trouver quelque chose à redire. Ou cassilin.

Côté écriture, l’auteure a un vocabulaire très riche, j’ai appris des tas de nouveaux mots avec ce premier tome ! Heureusement qu’un dictionnaire est intégré à la Kindle, parce qu’il m’a bien aidé ! L’auteure décrit beaucoup les scènes, les émotions, les lieux, on rentre complètement dans son univers. Ses phrases sont fluides, et pour un pavé de plus de 900 pages, je n’ai pas vraiment vu le temps passé. Autant l’histoire que l’écriture m’ont bien aidé à avancer dans ce premier tome.

En bref, j’ai adoré La marque, et je continuerais la saga !

[Chronique] La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

[Chronique] La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

les fiancés de l'hiver


Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Mon avis

Ophélie est une jeune femme qui vit sur l’Arche d’Anima, et y tient un petit musée. Car Ophélie est une liseuse, elle est capable de lire un objet, et ainsi de remonter son passé. Tout se passe merveilleusement bien, jusqu’au jour où les Doyennes de son arche décident de la fiancer à Thorn, un homme d’une autre Arche : Le Pôle. Pourquoi elle? Pourquoi si loin? Et à quelles fins?

Alerte coup de cœur

J’ai lu l’histoire de La Passe-Miroir en deux soirées : C’est le temps qu’il m’a fallu pour adorer cet univers, et avoir du mal à lâcher ce livre tellement génial. Sur la couverture, vous pouvez voir le lieu des aventures d’Ophélie, la Citacielle, la capitale flottante du Pôle. Sur fond de complots politiques, Ophélie va devoir faire sa place… Autant dire que vu le contexte, je fond !

C’est de la fantasy absolument pas pure et dure et abordable à n’importe qui : une personne qui n’est pas habituée à ce style pourrait lire ce livre sans aucun problème. Les quelques touches de steampunk disséminées dans le livre rendent l’univers encore plus attrayant ! Le tout reste assez jeunesse, mais pas jeunesse dans le sens “je prends le lecteur pour un gamin et je ne lui raconte rien de mon univers, on se contente des évènements”, mais dans le sens accessible à tous, et pour tous. En bref, c’est totalement agréable.

J’ai adoré Ophélie et Thorn, tous les deux aux antipodes l’un de l’autre, et qui vont devoir faire avec. Ni l’un ni l’autre ne veut se marier, mais ils n’ont pas tellement le choix ! J’ai adoré aussi l’écharpe d’Ophélie, qui est vivante et en fait un peut à sa tête de temps à autre. Les objets et les bâtiments sont “vivants”, si on les “domptent” bien, on en fait ce qu’on veut !

Le tout est absolument bien écrit, avec un vocabulaire riche et une écriture fluide qui transporte le lecteur avec une telle facilité, qu’il arrive à la fin de ce premier tome en réclamant la suite ! En tout cas c’est mon cas, j’ai tellement hâte que le deuxième tome sorte ! L’auteure l’annonce pour le deuxième semestre de 2015, et je peux vous assurer que je vais suivre tout ça de très très près !!

[Chronique] Rouge Rubis – Kerstin Gier

[Chronique] Rouge Rubis – Kerstin Gier

rouge rubis


Elle est le Rubis, la douzième, l’ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret est révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps.
Gwendolyn est une lycéenne comme les autres. Bon, d’accord, elle voit des fantômes dans les couloirs de son lycée, mais d’abord elle n’en voit qu’un, et puis personne n’est parfait. Pour le reste, c’est le grand ordinaire, avec des profs barbants, une mère exigeante, des frères et soeurs casse-pieds..
Mais lorsqu’elle se retrouve soudain projetée au début du siècle dernier, Gwendolyn panique. Ça ne dure pas très longtemps, mais quand même! Elle qui se croyait banale s’avère être marquée du sceau des veilleurs du temps. De ceux qui voyagent à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions.
De quoi sortir du train-train quotidien…

Mon avis

Gwendolyn est une lycéenne comme les autres, sans histoire. Enfin, elle voit des fantômes, sa famille est hyper bizarre, et certains d’entre eux ont un gêne qui peut le faire remonter le temps. Depuis toujours, tout le monde pense que c’est Charlotte, sa cousine tellement hautaine, qui est porteuse du gêne. Mais voilà, elle ne saute pas, alors que Gwendolyn ne fait que ça depuis quelques jours…

Je n’en attendais pas des masses avec Rouge Rubis : une ado qui découvre qu’elle a un pouvoir, qui va devoir sauver le monde (oui c’est très réducteur, mais autant ne pas se voiler la face), disons qu’on a qu’à se baisser pour tomber sur ce genre de roman. Et pourtant, Rouge Rubis apporte une fraîcheur et une certaine légèreté dans un univers complexe mais pas trop, avec des personnages attachants et atypiques. Et surtout, une héroïne de 16 ans qui agis vraiment comme un être humain de 16 ans !

J’ai adoré tous ces personnages, même si certains sont carrément détestables. Entre la vieille tante médium, la grand-mère qui ne pense qu’à ceux qui ont le gêne, ou la tante complètement paranoïaque et sa fille hautaine, on a de quoi faire ! Mais du côté de la famille de Gideon, les autres sauteurs, on est pas en reste non plus !

L’univers que développe ici l’auteure est passionnant, très prenant ! J’ai eu beaucoup de mal à lâcher mon livre. De plus, la plume de Kerstin est fluide alors le tout se lit très très rapidement. Le livre est vraiment à la portée de tous : un enfant de douze ans s’en sortirait à merveille avec ce premier tome.

Pour avoir vu le film juste après ma lecture, je l’ai trouvé très complémentaire à ce premier tome, c’est une adaptation très réussie, autant pour l’univers que pour les personnages ! J’ai tellement hâte de voir le prochain film et de lire le prochain tome !

[Chronique] Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume – Leigh Bardugo

[Chronique] Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume – Leigh Bardugo

grisha 1


Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l’armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d’ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s’attend à y laisser sa peau… Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s’y repaissent de chair humaine ! Seuls Grishas, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d’Alina ?

Mon avis

Alina et Mal sont deux orphelins recueillis par un Duc. Une fois majeur, ils sont envoyés servir l’armée de leur pays. Au court d’une expédition pour traverser la nappe, ils se font attaquer par des volcras, tout semble perdu jusqu’au moment où Alina fait sortir d’elle une puissante lumière… Serait-elle l’Invocatrice du soleil, celle qui pourra détruire la nappe et ramener la paix en son pays?

Tout d’abord, je tient à remercier ma binôme de LDPA, HanaShinoLili de m’avoir choisi cette lecture fort intéressante. En tout cas, j’ai passé un très bon moment en compagnie d’Alina !

Grisha est quand même rempli de tout un tas de mots sortis tout droit de l’imaginaire de l’auteure, et pour se repérer dans tout ça, ça n’a pas été très simple. Entre les skiffs, les keftas, les opriknihks, ect… Il m’a fallu un petit temps d’adaptation. Mais une fois tout ça passé, le reste de la lecture s’est extrêmement bien passé, et j’ai adoré découvrir le monde des Grishas, la vie au Petit et Grand Palais, et suivre les petites intrigues qui rythment notre lecture. Jusqu’au moment où…

Bam, retournement de situation ! Je ne m’y attendais absolument pas ! Tout en quoi je croyais (et donc par extension Alina, héhé) a volé en éclat pour laisser paraître une bien triste vérité. J’ai eu un peu de mal à reprendre ma lecture après ça, mais cette deuxième partie a quand même été agréable à lire, je me suis surtout imaginée pendant tout le reste de ma lecture des tas de scénarios concernant la fin du premier tome, mais ils allaient tous dans le même sens que celui de l’auteur, ce qui me convient plutôt bien !

Moi je voulais que le Darkling et Alina continuent ce qu’ils avaient commencé pendant la fête des neiges é.è

Niveau personne, j’ai apprécié celui du Darkling, le bad guy bien dans ses bottes comme j’aime ! En revanche, j’ai trouvé Mal tellement plat, tellement insipide… Disons que si il se faisait manger par une nuée de Volcras, moi je ne dit pas non !

J’ai totalement adoré ce premier tome, et comme la suite n’est pas sortie en France, je regrette de ne pas lire en VO, vraiment ! Petite saga à suivre, donc…

[Chronique] Haut-Royaume, tome 1 : Le chevalier – Pierre Pevel

[Chronique] Haut-Royaume, tome 1 : Le chevalier – Pierre Pevel

haut-royaume 1


Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d’autres qu’il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance.

Mon avis

Le Haut-Royaume est en plein déclin : le Roi est mourant, la Reine régente à une côte de popularité proche de celle de notre président, un Prince héritier qui fait pâle figure, son petit frère qui se drogue allègrement au kesh pour fuir tout ça ET pour renflouer les caisses de l’état, la Reine décide de vendre Angborn, une terre pour laquelle son Roi s’est vaillamment battu pour l’obtenir. Ce qui, évidemment, ne plaît à personne… Alors pour sauver le Royaume, le Roi sort de ses geôles Lorn Askariàn, le nomme Chevalier du Trône d’Onyx pour sauver le pays.

Pour mon premier Pevel, je dois dire que c’est une réussite ! On a tout ce qu’il faut dans Haut-Royaume pour passer un excellent moment : de l’épique, de la baston, de l’intrigue politique, du cliffhanger et un héros bien badass. Que demander de plus?

Ce roman est extrêmement bien écrit, c’est fluide et ça se laisse lire très facilement sans problème. Le seul problème que je soulèverais, c’est que l’auteur se répète un peu trop par moments. Disons que c’est le genre d’infos qui reviennent tellement de fois, qu’à la fin on ne peut pas s’empêcher de dire “Oui bah c’est bon, on avait compris pour le pouvoir de l’Obscure ! La première et la cinquième fois aussi…”.

Les personnages comme les décors sont très bien décrits, on arrive sans peine à imaginer une scène ou saisir la personnalité d’un personnage, important ou non, avec une mention spéciale pour Lorn. Un personnage sombre dont j’ai réussi à m’attacher, qui en veut à toutes les personnes qui ont fait qu’il est partit en prison. Lui et son chat (roux, qui plus est), sont des personnages atypiques que j’ai adoré suivre.

Par contre, l’auteur nous laisse sur notre faim ! Ce cliffangher est insoutenable, et j’ai hâte de me lancer dans le deuxième tome de la saga pour savoir ce qu’il en est vraiment !

En bref, Haut-Royaume est LE livre qu’il faut s’offrir à Noël, pour passer une bonne fin d’année !

[Chronique] Kath, tome 1 : Renaissance – Kristoff Valla

[Chronique] Kath, tome 1 : Renaissance – Kristoff Valla

kath 1

  • Éditeur : Éditions du Petit Caveau (2014)
  • Pages : 420
  • Genre : Fantasy
  • Prix : 18.90€
  • Acheter Kath, tome 1

Les vampires : une espèce plus ancienne que l’humanité.
Kath fut leur reine après avoir mené la rébellion contre son père, le premier d’entre eux.
Aujourd’hui, elle sort d’un long sommeil et découvre un monde changé. Une grande partie de sa mémoire a disparu durant son enfermement.
De la Sibérie aux États-Unis, en compagnie de son vassal, elle traque les indices qui l’aideront à reconstituer le fil de son histoire qui se confond avec celle de l’humanité.
Lorsque l’historien Jess Andrews croise sa route, il cherche à en savoir plus sur la mystérieuse inconnue et lève peu à peu le voile sur un univers étrange…

Mon avis

Kath est réveillée après plusieurs années passées, enfermée sous la glace dans une grotte. A son réveil, elle retrouve son fidèle vassal de toujours, Anthon Soldek. Amnésique, elle va tenter de retrouver sa mémoire, et pourquoi elle était endormie en Russie…

Je ne peux pas en dire plus sur le contenu du roman, car je n’ai absolument pas compris où voulait en venir l’auteur. Il n’y a aucun fil conducteur, on ne sait pas ce que veut faire Kath, pourquoi elle est réveillée, pourquoi nous avons l’impression que son vassal la manipule… Rien. Et c’est un énorme problème qui se justifie par le fait que l’auteur passe sous silence tous les moment importants qui nous aiderait à comprendre l’histoire de Kath.

En effet, Kristoff Valla saute d’un moment à l’autre avec beaucoup trop de rapidité. D’un paragraphe où Kath n’a plus de mémoire, dans une chambre d’un hôtel en Russie, qui ne se reconnaît pas en se regardant dans un miroir, pour passer au paragraphe suivant où elle sait qui elle est, qu’elle était reine des vampires, à Berlin, préparant le vol d’un collier important à ses yeux. Entre temps, on ne sait pas ce qui s’est passé. Et c’est comme ça tout le temps, si bien que nous n’essayons pas (et Kath non plus), de rechercher sa mémoire. Ou alors elle le fait, mais nous ne le savons pas.

Autre problème, la multitude de flashback. Autant au début, c’était très bien amené: suivant une situation, Kath avait des flashs de sa vie d’avant. Pendant qu’elle revivait ces différends moment, le temps s’écoulait autour d’elle. Mais à partir d’un moment, les flashs vont et viennent à chaque moment important, cassant la dynamique de l’histoire. En effet, difficile de quitter une bataille contre un commando de mercenaires pour se retrouver dans une soirée mondaine absolument calme.  Et c’est à partir de ces moment là que quand Kath à un flash, le temps s’arrête autour d’elle, à la fin des flashback nous reprenons l’histoire principale comme si rien n’avait eu lieu.

Les descriptions des scènes les plus banales sont absolument parfaites, on s’y croirait, mais quand on se retrouve dans une scène d’action, une bataille ou quoi que ce soit, les descriptions sont quasi-inexistantes. Je n’ai pas ressentit l’urgence du moment, l’adrénaline, la fureur des quelques combats… Je me suis ennuyée. J’ai donc voulu m’intéresser à l’intrigue politique, mais elle m’a paru tellement plate et … incompréhensive, car encore une fois, l’auteur a passé tous les moments les plus importants sous silence. Concrètement, quand Jess et Donovan rencontrent Morigian, j’aurais plus voulu suivre Donovan pour suivre l’intrigue politique que suivre Jess qui prend des photos avec son téléphone des objets qui l’entoure, activité en somme inutile à la vue de la suite… Ou encore quand Kath échafaude des plans, je veux la suivre, je ne veux pas suivre son vassal qui rumine parce que sa maîtresse n’est pas là! Et c’est tout le temps comme ça…

Au final, nous en apprenons bien plus sur le passé de Kath en lisant l’annexe des personnages en fin de roman, car tout y est expliqué. Éléments qui auraient eu plus d’utilité dans l’histoire, que dans une simple annexe.

En bref, une bonne idée de base qui aurait pu me séduire si je ne m’étais pas autant ennuyée. Néanmoins merci aux éditions du Petit Caveau et au forum Au cœur de l’Imaginarium pour cette lecture.

[Chronique] Le rédempteur, tome 1 : Une lueur dans les ténèbres – Sébastien Tissandier

[Chronique] Le rédempteur, tome 1 : Une lueur dans les ténèbres – Sébastien Tissandier

le rédempteur 1

  • Éditeur : Boz’Dodor (2014)
  • Pages : 68
  • Genre : Steampunk, Fantasy
  • Plus édité

Parmi les mystères inexpliqués que relatent certaines légendes, une grande partie d’entre eux sont le fait de créatures surnaturelles. Peu de gens sont les témoins de ces manifestations car une branche secrète de l’église veille et résout ces affaires dans l’ombre : ce sont les Rédempteurs. Un an après la résolution du “Secret de la bête d’Angles”, le Père Martin est envoyé à Tréfonds, une ville minière dont la construction de la voie ferrée souterraine est perturbée par d’étranges meurtres. Aidé par Li-Mei, une Éclaireuse du Siège, le Père Martin tente de dénouer cette énigme. Mais ce qu’ils vont découvrir est sur le point de bouleverser l’ordre établi par le Siège lui-même. Que cachent les meurtres de Tréfonds? Pourquoi cette affaire semble-t-elle se liée au mystère de la bête d’Angles?

Merci à Sébastien Tissandier pour cette lecture !

 

Mon avis

Un an après les évènements du tome zéro : Le secret de la bête d’Angles de Le rédempteur, nous retrouvons le Père Martin en route pour Tréfonds, une ville minière dont le chantier de construction de la voie ferrée souterraine est brutalement arrêté depuis qu’un meurtrier aux yeux rouges sévit… Une fois sur place, il fait la rencontre de Li-Mei une jeune éclaireuse qui va l’aider à résoudre son enquête.

L’auteur nous plonge directement dans l’histoire, servie avec de belles descriptions des lieux où le Père Martin se trouve, si bien que l’on arrive à se représenter assez facilement le paysage et les différentes scènes, rien n’est laissé au hasard. Il en est de même avec les personnages, qui sont vraiment bien travaillés. Bien que ce soit une nouvelle, Sébastien Tissandier a très bien réfléchit à son univers, et où il veut nous emmener. L’ensemble est plutôt bien écrit. L’écriture de l’auteur étant fluide, on se laisse facilement transporter, et les descriptions se laissent lire toute seules.

Ce premier tome commence tout doucement, le temps de laisser au lecteur le temps de prendre ses marques, puis se termine avec une fin magistrale: une enquête se termine, mais l’histoire du Père Martin n’en est pas finie pour autant… Nous découvrons par petites bribes le passé de Martin, mais nous n’en savons pas plus pour l’instant. Mais quelque chose me dit que notre Rédempteur traîne un passé assez lourd derrière lui.

J’ai adoré le personnage de Li-Mei, tout dans l’action! Avec Martin, je trouve qu’ils forment une bonne équipe, j’espère qu’on les reverra souvent ensemble, bien que je me doute qu’ils seront séparés pour aller mener à bien d’autres missions, chacun de leur côté.

En bref, un premier tome qui m’a beaucoup plu et qui me donne envie de continuer la saga! Vivement la sortie du deuxième tome!

[Chronique] La quête d’Ewilan, tome 2 : Les frontières de glace – Pierre Bottero

[Chronique] La quête d’Ewilan, tome 2 : Les frontières de glace – Pierre Bottero

la quete d'ewilan 2


En Gwendalavir, Ewilan et Salim partent avec leurs compagnons aux abords des Frontières de Glace pour libérer les Sentinelles garantes de la paix. Ils repoussent en chemin les attaques de guerriers cochons, d’ogres et de mercenaires du Chaos, résolus avec les Ts’liches à tuer Ewilan, mais se découvrent un peuple allié : les Faëls. Salim se lit d’amitié avec une marchombre aux pouvoirs fascinants, tandis qu’Ewilan assoit son autorité et affermit son Don. Mais pour prétendre délivrer les Sentinelles, elle devra d’abord percer le secret du Dragon.

Mon avis

La quête d’Ewilan, ça a été mon tout premier pas dans l’univers de Pierre Bottero. Et je ne le regrette pas! Après Les âmes croisées et A comme Association, je me devais de continuer cette saga. Donc, quand Tag m’a proposé cette LC, c’était le bon moment pour m’y relancer!

Nous retrouvons donc Ewilan et Salim en Gwendalavir, avec pour mission de délivrer les figés pour qu’ils puissent faire sauter le verrou sur les spires, pour gagner la guerre contre les Ts’lich. Et ils vont faire quelque rencontres sur leur chemin…

Ce deuxième tome ne nous laisse pas un seul moment de répit, l’action étant omniprésente! La troupe étant quasi tout le temps sur les routes, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Pierre Bottero ayant toujours eu une plume agréable à lire, on est très vite emportés par son univers, même si nous avons déjà eu un avant-goût dans le premier tome. En plus, nous ne retournons pas dans le monde d’adoption d’Ewilan, et restons exclusivement à Gwendalavir. De quoi faire de belles rencontres…

Le tout reste très jeunesse, mais l’ont sent quand même une certaine profondeur, que ce soit la psychologie des personnages ou l’univers très bien travaillé, à l’instar de Graceling, où j’avais l’impression qu’on prenait le lecteur jeunesse pour un gamin de quatre ans à qui il faut tout expliquer (et donc ça fait tellement ch*** qu’on survole à mort l’histoire…). C’était là, la force de l’auteur: il écrivait des livres jeunesses sans prendre son public pour des enfants en bas âge.

En bref, j’ai adoré ce deuxième tome et me donne envie de lire le troisième tome au plus vite! On en reparle bientôt sur le blog, c’est promis!