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[Chronique] La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

la sélection 2


La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis

On retrouve America, Maxon et Aspen pour la suite de la Sélection. Je n’avais pas été tendre avec le premier tome, puisqu’il y avait des clichés et des incohérences à la pelle, et surtout que ça restait trop jeunesse. Force est de constater que ce deuxième tome, L’élite, ne suit pas son grand-frère, pour ma plus grande joie.

Tout d’abord, America a arrêté de nous resservir le cliché éculé du personnage principal féminin qui se trouve moche à chaque paragraphe. Ensuite, les caméras sont présentes ! C’est mieux pour une télé-réalité, on est d’accord sur ce point-là. Le triangle amoureux gagne aussi en cohérence et en réalisme et surtout, surtout, America a enfin une bonne raison de faire la Sélection ! Kiera Cass commence également à abandonner le côté jeunesse-fleur-amour en distillant de la violence et en axant ce tome sur les défauts de la Sélection, des Castes, et en parlant politique. Car oui, Maxon reste un prince et ses parents respectivement le Roi et la Reine d’Illéa, ils ont donc tous les trois des obligations vis-à-vis de leurs fonctions !

Cependant, même si America a gagné confiance en soit, elle est… idiote. Oui, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit. Tout ce qu’elle fait dans ce tome relève de la bêtise pure. Elle n’est pas méchante et pense bien faire, mais c’est n’importe quoi et elle détruit tout ce qu’elle a pu construire dans le premier tome en voulant faire valoir ses idées et remettre en cause ce qu’elle trouve injuste. C’est noble de vouloir faire ça, mais non, c’est aussi égoïste la plupart du temps.

Concrètement, mis à part ça, je trouve que L’élite est une bonne suite pour La Sélection. Elle n’est pas exempt de défauts, mais c’est toujours mieux que le premier et j’en ressort ravie. J’ai envie de découvrir la suite et voir si l’auteure fera mieux que ce deuxième opus.

[Chronique] La sélection, tome 1 – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 1 – Kiera Cass

la sélection 1


Elles sont trente-cinq jeunes filles : la Sélection s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’oeil des caméras… Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Mon avis

Ça faisait un petit bout de temps que ce premier tome traînait dans ma PàL numérique, sans que j’ose vraiment le sortir. Même une LC ne m’y a pas aidée ^^’ Mais c’était sans compter sur ma binômette Cece qui voulait avoir mon avis sur la bête, dans le cadre de notre challenge mensuel, Choose me a Book.

Et donc, La sélection. La sélection est un jeu de télé-réalité (Hunger Games, mais en plus glamour) où le Prince Maxon cherche l’amour, avec un grand A. De ce fait, toutes les jeunes filles entre 16 et 20 ans peuvent s’inscrire dans l’espoir d’être dans les 35 candidates qui vivront au Palais durant tout le jeu. Éliminations ponctuelles, rendez-vous avec le Prince, être sous les caméras 24h24, 7j/7 alors qu’on vient de se faire quitter comme une vieille chaussette, ça ne fait pas peur à America, notre héroïne qui va tomber sous le charme du Prince Maxon, mais aussi de son ex, devenu garde au Palais (le hasard fait bien les choses, hein 😉 ) (Triangle amoureux spotted).

Concrètement, La sélection se lit très vite. C’est fluide, facile à lire, un vocabulaire très simple qui rend le tome facile de compréhension, bref le tout est bien jeunesse. Si vous pensiez revivre un Secret Story à la royale, c’est raté. Tout est dans le glamour, les paillettes, les petites guerres entre les filles qui ne sont pas si énormes que ça… Bref on reste dans un registre assez jeunesse. De ce côté là, je n’ai rien à redire car ça m’a plu, malgré mes réticences envers le genre.

Mais il y a certains point qui m’ont dérangée. Tout d’abord, America. Bon, s’appeler America alors qu’on vit aux States, on est d’accord pour dire que c’est cliché. Mais le cliché le plus gros et qui revient souvent, c’est celui qu’on nous ressort à chaque fois que le personnage principal est une jeune fille en fleur et qu’il y aura de la romance : le cliché éculé de la fille jolie qui se trouve moche. Resservi 156153 de fois, on pourrait penser que les auteurs changeraient, mais non. Mais dans La sélection, ce cliché a le mérite de revenir tout le temps : quand on nous présente America, quand celle-ci parle avec Maxon, quand elle se compare avec les autres filles… On va conclure qu’America a un gros manque de confiance en sois, et passer à autre chose sinon je pourrais faire tout le roman comme ça.

Si America accepte de faire La sélection, ce n’est pas parce que sa famille et elle sont au bord de la pauvreté car ils font partie d’une caste inférieur et que ça pourrait leur sauver la vie. Non, non, c’est son petit ami, Aspen, qui lui demande. Et Aspen n’a aucune raison de faire ça, d’ailleurs, il ne lui en donne pas une seule. America fait donc ce jeu pour… Bah, pour rien.

Et le détail qui tue c’est que les sélectionnées qui vivent au Palais sont censées être sous les caméras tout le temps. Le principe-même de la télé-réalité, en somme. Mais jamais l’auteure en parle ! Si, si, je vous assure ! Les seules fois où elle fait allusion à ces caméras, c’est quand America et Maxon se promènent dans le jardin et que ce dernier leur interdit de les suivre pendant leur petite promenade. Sinon, c’est tout. Et pour ceux qui se poseraient la question, rien ne nous dit non plus qu’il y a des caméras cachées un peu partout dans le Palais… Ça va être dur de retransmettre les images au public ! 😉

Mais malgré ces détails qui sautent aux yeux, ont est vite happés par le triangle amoureux Aspen/America/Maxon. J’ai très envie de lire la suite pour savoir qui choisira qui, ça promet d’être intense !

En bref, si on ne s’arrête pas sur les clichés et les détails qui tuent, on passe un bon moment de lecture 🙂

[Chronique] Les anges déchus : Hush, Hush ! – Becca Fitzpatrick

[Chronique] Les anges déchus : Hush, Hush ! – Becca Fitzpatrick

hush hush

  • Éditeur : Le masque (2010)
  • Pages : 352
  • Genre : Fantastique
  • Prix : 7.70€
  • Acheter Hush, Hush

L’amour ne faisait pas partie des plans de Nora Grey. Elle n’avait jamais été particulièrement attirée par les garçons de son école, même si sa meilleure amie, Vee, faisait tout pour ça. Mais ça, c’était avant l’arrivée de Patch.

Avec son sourire et ses yeux qui semblent voir à l’intérieur d’elle-même, Nora est attirée vers lui malgré elle. Mais après une série de rencontres effrayantes, Nora ne sait plus en qui avoir confiance. Patch apparaît partout où elle est et semble en savoir plus sur elle que ses meilleurs amis. Elle ne sait trop si elle doit lui tomber dans les bras ou s’enfuir. Et quand elle décide de chercher des réponses, elle entrevoit une vérité plus troublante encore.

Mon avis

Quand j’ai vu la couverture, je me suis dit qu’il me fallait absolument ce livre. J’avoue ne pas avoir lu le résumé, la couverture à fait le reste. Bon, j’aurais du, parce que pour le coup je suis assez surprise…

En effet, je ne m’attendais pas à un livre qui sois autant “jeunesse”. Avec les anges, je m’attendais à une sacré guerre entre les néphilims, les anges déchus et les anges qui ont encore leurs ailes, mais pas à une grosse romance, et surtout que cette romance prenne énormément le pas sur l’histoire, même si elle est justifiée par les actes de Patch (roh mais quel nom…). Même si c’est jeunesse, j’ai trouvé ça un peu plat, et terriblement cliché.

Prenez un bad boy mystérieux qui fait craquer notre personnage principal qui répond au nom de Patch, une meilleure amie insipide et qui tape sur les nerfs qui porte le nom de Vee, la pouf à la crinière de poney du lycée dont j’ai oublié le nom, un ennemi presque pas flippant, et une héroïne qui est une vraie girouette. Elle peut dire ce qu’elle veut, 10 minutes après elle fait totalement le contraire…

Mais d’un autre côté, même si je regrette que les anges aient été aussi peu mis en avant, l’histoire est plutôt bien écrite dans l’ensemble, et se laisse lire. J’ai enfilé les 350 pages d’une traite, et  malgré les défauts que j’ai pu y trouvé, ce premier tome m’a tout de même plu et m’a donné envie de lire la suite, en espérant que les anges soient un peu plus de la partie cette fois-ci!

[Chronique] Alice Royale, tome 2 : Le chat du Cheshire – Céline Mancellon

[Chronique] Alice Royale, tome 2 : Le chat du Cheshire – Céline Mancellon

alice royale 2


A la fin du premier tome, nous avions laissé Alice dans une situation délicate. Il est temps de découvrir de quelle manière notre enquêtrice aux yeux vairon arrivera à se sortir de là…

Mon avis

Alice se retrouve enfermée dans une maison hantée, avec aucun moyen d’en sortir. Mais c’est sans compter sur Beleth, Julius et Russel, ses trois prétendants. En bref, une situation quelque peu tendue…

Après ma lecture du premier tome, je me suis décidée à laisser une chance à cette saga, tout simplement parce que le premier tome était drôle -il m’en faut peu- , malgré ses petits défauts. Force est de constater que j’ai bien fait, car j’ai adoré celui-ci!

Déjà, l’humour qui est toujours au rendez-vous, et qui donne une sensation de fraîcheur. Le sarcasme, l’ironie… Deux choses que Julius et Beleth (respectivement vampire et démon) maîtrisent, en dehors de tourmenter notre Alice pour savoir lequel des deux finira dans son lit en premier, et leur façon de se moquer ouvertement de l’humain qu’est Russel, le coéquipier de notre jeune clonée. Russel, que je n’aime pas particulièrement et dont j’aurais presque espérer qu’il meurt assez vite (ceci n’est pas un spoil, il vit encore) (on ne se refait pas).

La tension sexuelle qui plane sur ce deuxième tome est beaucoup plus prononcée que dans le premier, ce qui reste assez drôle vu que j’estime le nombre des “préposés au poste” à cinq à la fin de ce livre, ce qui commence à faire beaucoup! Mais j’apprécie qu’on ne tombe pas dans un grand cliché de la bit-lit qui est de l’héroïne réticente puis ouverte à toutes propositions, car notre F.C (femme clonée) n’a pas été fabriquée pour concevoir ce genre de sentiments ou d’envies.

Moi qui attendait à ce que notre bestiaire surnaturel soit un peu plus fourni (pour rappel, nous avions que des démons et des vampires -et un wiccan, mais c’était un humain-). Ici, nous avons des égrégores (des espèces de familiers) et des cavaliers sans tête à la Sleepy Hollow ! Ça change, et puis ça met un peu d’ambiance !

Les autres points que j’apprécie et dont je suis contente de voir que nous en parlerons plus en avant dans le troisième tome, ce sont les égrégores, le lourd secret de Mérédith -qui tout d’un coup devient beaucoup plus intéressante-, le fait que des organisations soient contre les clonés et les créatures surnaturelles, mais surtout qu’il y ait un énorme complot derrière tout ça, sans vouloir spoiler.

En bref, ce deuxième qui est aussi bien écrit que le premier m’a entièrement satisfaite et me donne envie de continuer cette saga, qui m’a l’air plus qu’intéressante!

[Chronique] Folie(s) – 18 textes échappés de l’asile – Les artistes fous associés

[Chronique] Folie(s) – 18 textes échappés de l’asile – Les artistes fous associés

folie(s)

  • Éditeur : Les éditions des Artistes fous (2014)
  • Pages : 368
  • Genre : SFFF
  • En téléchargement gratuit sur le site des Artistes fous !

Les Fous ont la parole !

Folie joyeuse, tragique, douce ou furieuse, folie visionnaire, délirante, compulsive, criminelle ou simplement géniale… Mais aussi : folie qui ouvre sur un autre monde, qui efface les limites de la réalité. Entre engloutissement et hypothétique guérison. Dans cette troisième anthologie des Artistes Fous Associés, 18 écrivains de tous horizons vous initieront aux arcanes de nos déraisons les plus secrètes. Pour ne plus jamais dire : “Je suis sain d’esprit”.

Mon avis

Après avoir lu en début d’année l’anthologie Sales Bêtes ! de ce collectif, j’ai succombé face à l’ambiance et j’ai téléchargé le jour-même ce recueil, Folie(s). Resté dans ma PàL depuis ce temps là, il a fallu que je gagne la version papier au concours du forum Au cœur de l’Imaginarium pour que je me décide à le sortir de là, je ne pouvais pas attendre!

Comme dans Sales Bêtes !, nous avons là une pléthore de nouvelles de tout horizon: de la science-fiction, du fantastique, de l’horreur… Bref, tout ce que j’ai aimé, je l’ai retrouvé ici. Encore une fois, des illustrations sont présentes, et sont toutes plus magnifiques les unes que les autres. J’ai eu un coup de cœur pour celle illustrant La maman de Martin, de Morgane Caussarieu.

La maman de Martin, c’est aussi une de mes nouvelles préférées! Peut-être le fait que Morgane soit une de mes auteurs coup de cœur, mais décidément j’apprécie de retrouver sa plume ici aussi. J’ai aussi énormément apprécié C15, une autre approche de la folie en plein cœur de New York. Et pour conclure sur une troisième qui m’a plu, c’est Le maître des Bélougas, qui m’a totalement enchantée ! A la fois douce et drôle, je me suis laissée séduire par celle-ci. Que trois, car je ne peux décidément pas citer tout le recueil, mais sachez que je les ai toutes appréciées les unes que les autres, pas une seule m’a laissée de marbre!

La thème de la folie et largement exploité, on ne retrouvera pas deux nouvelles qui sera la même ou une sensation de répétitions, cette anthologie m’a donné l’impression d’ouvrir la porte sur de nouveaux univers à chaque nouvelles, chacune unique en sous genre.

J’ai hâte de recevoir la version papier pour pouvoir voir les illustrations en couleurs, et il est sûr et certain que je lirais les deux autres anthologies des ASF, à savoir Fin(s) du monde et Les contes marrons, qui ont l’air tous les deux très tentant!

[Chronique] Chimères – Xian Moriarty

[Chronique] Chimères – Xian Moriarty

chimères

  • Éditeur : Flammèche(2010)
  • Pages : 38
  • Genre : Fantasy
  • Prix : 0.99€
  • Acheter Chimères

Mai 1610.

Paris est en émoi suite à l’assassinat du roi Henri IV. Mais Hector n’a que faire des intrigues politiques qui secouent la capitale. Un homme à l’allure inquiétante a fait enlever ses sœurs et il est prêt à tout pour les retrouver.Cependant, le bretteur est loin d’imaginer quels sombres desseins se jouent réellement dans les entrailles de la ville.

Mon avis

Hector, fils de paysans est devenu voleur et tueur à gages, quittant sa famille qui a du mal à se nourrir, ses parents ayant toujours connu les coups durs. Après quelques années chez les voleurs, il retourne chez lui, espérant retrouver ses parents, ainsi que ses sœurs. Mais une fois sur place, il ne retrouve que sa pauvre mère et son dernier enfant: son père et mort, ses sœurs enlevées par un étrange homme masqué. Remonté, Hector décide de retrouver ses sœurs. Mais une fois à Paris, il va être surpris…

Quand nous rencontrons Hector, son enquête est presque finie, il lui manque plus qu’à remonter un tunnel où serait ce que cache l’homme masqué. Nous alternons un chapitre sur deux avec des flahsbacks pour avoir un résumé de son enquête et des informations qu’il a réussi à trouver.

Une fois l’homme masqué trouvé, toute une foule de questions nous vient, mais aucune réponse ne nous est donnée: le roi Henry, le lien avec les Medicis, les activités de l’homme masqué… Surtout que nous savons comment les jeunes filles ont été enlevées, mais dans quel but? Je ne sais pas si une suite est prévue, mais 38 pages avec autant de questions et aucune réponse, c’est hyper frustrant.

Le tout se laisse lire assez vite, le style de l’auteur est assez fluide, Xian allant directement à l’information qui nous intéresse sans passer par quatre chemins. Le vocabulaire des personnages est plutôt varié: Hector étant fils de paysans (donc non instruit étant donné qu’ils sont pauvres), a un vocabulaire pauvre et mâche ses mots, tandis qu’un libraire aura un vocabulaire assez riche et aura aussi une bonne élocution.

Le fait que cette nouvelle soit assez courte ne nous laisse pas le temps de nous intéresser de plus près des personnages, qui ne sont pas plus travaillés que ça. Les informations principales sont là, mais ça ne va pas plus loin, malheureusement.

En résumé, il manque trop d’informations pour que le lecteur sois pleinement satisfait de sa lecture, et c’est mon cas. Nous avons les tenants, les questions, mais les aboutissants et les réponses manquent cruellement à l’appel. Néanmoins, merci à Livraddict et aux éditions Flammèches pour ce partenariat!

[Chronique] Poupée de chair – Isabelle Lorédan

[Chronique] Poupée de chair – Isabelle Lorédan

poupée de chair


Histoire d’amour dans laquelle les sentiments profonds de deux êtres s’expriment dans une relation de domination, Poupée de chair est un récit érotique intense et émouvant.

De la rencontre de Claude dans les années 1960 jusqu’à l’époque contemporaine, les années s’écoulent, riches d’expériences. Claude pousse Solana à franchir progressivement certaines limites, de la simple fessée au fouet, d’une corde qui enserre son corps au port d’un collier définitif, signe de son entière soumission.

À travers un récit à la première personne, Solana évoque le couple atypique qu’elle forme avec son maître, qui est aussi l’homme de sa vie : cinglant, attachant, et avant tout aimant.

« Le temps que nous passions l’un sans l’autre était devenu pesant tant pour lui que pour moi. »

Mon avis

Solana et Claude se rencontrent, et entre eux, c’est le coup de foudre. Claude va initier Solana au BDSM, dans le respect de l’un et de l’autre, mais c’est plus un récit sur la place des sentiments que sur l’initiation de Solana…

En effet, ici les sentiments de Claude et Solana sont mis en avant, ainsi que ce qu’ils ressentent, donnant beaucoup plus de réalisme au récit, car après tout, le BDSM n’est pas exempt d’amour, de respect et de sentiments. Ce récit est raconté à la première personne par Solana, donnant son point de vue de soumise, et expliquant également ce que ressent Claude de son côté, comme expliqué en préambule par l’auteur.

Petit à petit, nous suivons lentement Solana et Claude dans leur découverte l’un de l’autre, dans un récit plein de sensualité. La nouvelle est très courte (48 pages), mais il n’en faut pas plus pour comprendre le message que l’auteur veut faire passer: les sentiments avant tout! Pour ceux qui ne connaissent pas le BDSM, cette nouvelle est parfaite pour comprendre ce qui se passe dans ce genre de relations.

La couverture représente bien Solana et Claude lors d’une de leur séance très marquante dans leur parcours. J’apprécie beaucoup les couvertures de cette maison d’édition, car elles montrent bien souvent une scène de l’histoire, ou expriment totalement l’ambiance qui va suivre.

Pour résumé, cette nouvelle est parfaite pour qui veut comprendre le BDSM autrement que par des récits émoustillants qui ne représentent pas souvent la réalité de la chose. Pour ma part j’ai totalement adoré découvrir ce côté là!

Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions Dominique Leroy pour ce partenariat!

[Chronique] La lune bleue – Virginie Didier

[Chronique] La lune bleue – Virginie Didier

la lune bleue

  • Éditeur : Auto-édition (2014) (l’auteure étant l’éditrice de Boz’Dodor)
  • Pages : 531
  • Genre : Fantasy
  • Prix : 4.99€
  • Acheter La Lune bleue

Providence, jeune prêtresse du sanctuaire de la lune bleue, a rêvé : un terrible danger les menace. Saura-t-elle l’empêcher ? Céleste, jeune fille enfermée dans les cachots d’un lugubre château, se pose une question : qui est-elle ? Elles ne le savent pas mais, malgré les siècles qui les séparent, leurs destins sont liés. Sauront-elles se trouver ? Et Céleste acceptera-t-elle son destin, quel qu’il soit ?

Mon avis

La lune bleue est une île regroupant les prêtresse de cette même lune. La particularité de ces femmes est de pouvoir faire des rêves prémonitoires. Une nuit, Providence rêve d’un danger pour le monde où elle vit, et qui concernera une jeune fille qui serait l’élue. Plusieurs années plus tard, Céleste vient au monde, et tout les indices laissent penser que c’est elle la fille de la prophétie. Mais saura-t-elle accepter son destin?

Une chose à retenir pour qui veut lire ce livre: pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer? Du début à la fin, à chaque évènement majeur ou non de l’histoire, même si tous les indices montrent que c’est bien ça, que cinq personnes minimum ont confirmés que oui, effectivement les indices disent vrais, les protagonistes ne seront jamais d’accord, à moins d’avoir eu trente nouveaux indices d’ici là où que le livre se finisse. Très sincèrement, je ne rigole pas. Mais on y reviendra plus tard.

La première chose qui m’a choqué, ce sont les énormes fautes d’orthographe ou grammaticales. Tout le monde en fait, moi la première, mais là c’est à se demander si ce livre a bénéficié d’une relecture quand on tombe sur: “Zara aurait accouché du petit à Orphée” (on dit fils d‘artisans, pas fils à artisans, donc ici d‘Orphée…) ou “Ebien” (vu plusieurs fois, et bien…).

Les personnages ne sont pas travaillés, et leurs prénoms choisis sont des spoils à eux tout seuls: Providence, c’est la providence qui l’a mise sur le chemin des prêtresse, Céleste, pour une raison que je ne spoilerais pas, Félonie (qui appellerais son enfant Félonie?), porte extrêmement bien son nom… Les gentils sont niais et stupides, les méchants sont stupides et se comportent comme des gamins, parlant comme si ils étaient des personnages de dessins-animés pour enfant:

-Qui je suis? Oh, mais je suis ton pire cauchemar ! Grâce à moi tu as oublié qui tu étais. C’est tant mieux, tu te feras moins de soucis et tu me poseras moins de problèmes ! J’étais venu m’assurer que tout avait bien fonctionné. Alors, dis moi, qu’est ce que ça fait d’avoir tout oublié ? Peur j’espère ! Je suis le Roi Xaron, ton seigneur et ton maître et ton pire cauchemar ! Il va falloir être bien obéissante Céleste, car si tu me causes le moindre problème, je n’hésiterais pas à sévir et je te ferais regretter d’être née ! Ah ah ah ah !

Et à l’instar des evils qui se comportent comme des gamins, les enfants de huit ans se comportent en adulte et conspires, montant des complots pour avoir le pouvoir. A huit ans. Oui. Et on revient sur ce que je disais plus haut, les héros ne savent pas prendre une seule décision toute simple malgré le nombres d’indices et de personnages confirmant ces mêmes indices. On perd donc environ 200 pages sur les 531 à voir les personnages principaux se chamailler car pas un ne sais prendre une bonne décision. Si dès le départ, tout le monde prenait les bonnes décisions, ils perdraient beaucoup moins de temps, et par extension, le lecteur aussi.

Concernant la période sur la quelle se roman se déroule, je n’en sais rien. Nous avons l’air d’être dans une époque médiévale étant donné qu’il y a des châteaux, ainsi que des rois et reines, mais ça s’arrête là, l’univers n’étant pas immersif, seul celui de Providence est travaillé, le reste c’est au lecteur de se débrouiller. Nous n’avons aucune dates, même quand plusieurs années s’écoulent, vous l’apprenez en suivant les évènements, en faite uniquement quand la reine compte les années. Les dialogues auraient pu nous mettre sur la voie, mais ils sont des répliques exactes de conversations du 21è siècle, on rajouterais un lol au bout, on s’y croirait presque si on faisait abstraction des châteaux…

Il y a plusieurs incohérences (une sirène, sous l’eau, fait quelques pas…), et beaucoup de contradictions, comme par exemple un personnage est réputé pour sa sagesse, mais en faite nous ne voyons pas du tout un personnage plein de sagesse quand il rentre en action, bien au contraire.

Jusqu’au bout, Céleste et ses camarades, malgré tout ce qu’ils ont pu voir depuis le début de l’histoire et toutes les personnes qui n’ont fait que confirmer chaque choses, ne comprennent qu’à la fin (8 dernières pages pour être précise) qui est Céleste et quel est son véritable rôle. Le lecteur connaissant déjà cette information dès le début ne peut pas s’empêcher de s’énerver au final, car depuis le début les informations sont sous leur nez, juste qu’aucun d’entre eux ne veut y croire.

En bref, ce roman aurait pu faire entre 200 et 300 pages si l’auteur avait conféré un semblant de jugeote à ses personnages, et si le contenu aurait été plus travaillé, il m’aurait très certainement plu. Mais là ce n’est absolument pas le cas, et je n’en ressort rien de positif de cette lecture. Néanmoins merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions Boz’Dodor pour ce partenariat.

[Chronique] La loi du Talion, première partie – Mickaël Baudoin

[Chronique] La loi du Talion, première partie – Mickaël Baudoin

la loi du talion part. 1


On m’appelle Coryphé. Je suis un danseur de mort qui valse avec les âmes défuntes. Elles guident ma lame, entraînent mes pas au fil d’une oraison funèbre que seuls les initiés du cercle macabre perçoivent.
Je suis aussi un Déshérité, un banni dont la véritable identité est enfouie dans les méandres parcheminés du Recueil des Oubliés. Malgré l’animosité de mon peuple, la haine même qu’ils éprouvent envers ce que je représente, je dois prendre part au conflit nous opposant à nos anciens esclaves, ces sauvages venus du continent de l’Est. Peut être y gagnerai-je enfin la reconnaissance que ma famille m’a toujours refusée ?

Mon avis

La loi du Talion est un roman fantasy, qui d’après le résumé, met en avant Coryphé, un danseur de mort. Les danseurs de mort sont des déshérités car ce sont des elfes malades rejetés par leur peuple. Nous allons donc suivre Coryphé, elfe mortel parmi les immortels… Enfin en partie. Le roman parle surtout de la guerre entre les elfes et leurs anciens esclaves, des elfes D’JeenLories, mortels eux aussi, et en dehors de trois chapitres, nous n’allons pas vraiment parler de l’histoire de Coryphé. Je m’attendais beaucoup à ce que l’on remonte son enfance à coup de flashbacks, qu’on le suive dans son apprentissage pour devenir danseur de mort, mais ce n’est pas le cas.

L’auteur nous parle de toutes les pièces placées sur l’échiquier de cette guerre, que ce personnage fasse juste une courte apparition ou que ce soit un personnage important pour le reste de l’histoire, ce qui fait que nous avons beaucoup trop de personnages pour si peu de pages (210 selon ma tablette), que nous voyons chacun trop rarement pour pouvoir réellement s’attacher à eux et mieux les comprendre dans leurs actes.

En effet, de ce côté-là aussi j’en attendais beaucoup, car au final seul Coryphé semble avoir été travaillé. C’est un elfe blasé, rejeté par son peuple et qui s’est construit une carapace au fil du temps, faisant de lui un être insensible à toutes remarques négatives. D’un autre côté, nous voyons énormément chez les D’JeenLories Alesham et Hornos, et leur travail commun dans cette guerre se retrouve entaché par des enfantillages du style “tu me dis pas tout, je suis pas content, je me vengerais à la première occasion” et “c’est drôle, il s’énerve car je lui dit rien, continuons dans cette voie-là, ce n’est pas comme si on devait remporter cette guerre”, alors que travailler ce duo de sorte à accentuer un peu plus le côté “camarade, mais ennemis en toute maturité” aurait été bien plus intéressant.

Le début de l’histoire est chargé de descriptions au détriment des dialogues, mais au fil des pages le style de l’auteur se fait beaucoup plus fluide. Cependant, j’ai noté de trop nombreuses répétitions, l’auteur n’utilisant pas de synonymes ou ne donnant pas différentes manière de s’exprimer à ses personnages, si bien qu’un elfe immortel dira au début à l’un que sa décision est une crétinerie, Coryphé redira exactement la même chose à la fin du livre au même elfe. Cependant, le découpage des chapitres est fluide, et nous avons moins l’impression de nous emmêler les pinceaux entre tous les personnages car l’auteur consacre un chapitre par personnages, alternant entre les elfes et les D’JeenLories.

Je ne pourrais pas dire que le scénario est original, on y retrouve certains composants qui ne sont pas sans me rappeler Tolkien pour les trop nombreuses descriptions ou G.R.R Martin qui traite un personnage par chapitre. Une guerre entre deux peuples elfiques, avec au milieu un elfe malade qui va très certainement faire gagner cette guerre n’est pas sans me rappeler la trilogie Tyrion et Téclis de William King également.

En bref, je suis loin d’être séduite, je n’ai pas trouvé ce à quoi je m’attendais et j’en ressort quelque peu déçue. Cependant, je remercie le forum Au coeur de l’Imaginarium et les éditions Boz’Dodor pour ce partenariat.

[Chronique] The Gardener, Volume 1 – Marc G.

[Chronique] The Gardener, Volume 1 – Marc G.

the gardener 1


Ambroise Archibald, jeune homme fortuné et bien mis de sa personne, s’est retiré au manoir familial après quelques soucis de santé. Il y coule des jours paisibles jusqu’à sa rencontre avec Léo, le jardinier en charge du domaine. Il est alors confronté à un homme qui ne lui ressemble en rien et qui va pourtant susciter chez lui une vive émotion.

Mon avis

The Gardener est un webcomic publié périodiquement sur internet que je suit depuis bientôt un an, il était donc temps que je vous en parle, de cette petite perle! Ce webcomic met en scène Ambroise, un jeune homme fortuné en convalescence au manoir familial après un accident de polo. En se baladant sur le domaine, il fait la rencontre de Léo, le jardinier et c’est le coup de foudre pour notre convalescent…

Contrairement à d’autres boy’s love, l’auteur prend tout son temps pour installer la romance entre nos deux protagonistes et il en va de même pour les scènes de sexe, qui au final sont peu nombreuses et plutôt bien intégrées à l’histoire.  Au contraire, Ambroise et Léo apprennent à se connaître, et pour l’un passer au dessus de ses petites appréhensions (c’est qu’il est timide notre Ambroise!), et passer sur ses préjugés pour l’autre.

J’ai eu un petit coup de cœur pour Eugène, le majordome de la famille. Il s’occupe de l’emploi du temps d’Ambroise et de sa remise en forme. Quant à Léo, il a tout de l’ours mal léché, mais on sent tout de même une certaine sensibilité derrière. Comme dit plus haut, Ambroise devient timide quand il s’agit de son jardinier, ce qui donne des situations parfois cocasses.

Côté graphisme, on sent une inspiration tirée des comics pour le design des visages et des corps, et une influence du style graphique des mangas pour ce qui est du découpage des scènes et des expressions des personnages, le tout restant très cohérent, offrant au lecteur un webcomic de qualité.

En bref, j’ai passé un bon moment avec The Gardener, que ce soit au niveau des graphismes ou de l’histoire, j’en ressort séduite!

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