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[Chronique] Si c’est la fin du monde – Tommy Wallach

[Chronique] Si c’est la fin du monde – Tommy Wallach

si c'est la fin du monde


Et si une météorite avait deux chances sur trois… de faire exploser la Terre dans deux mois ? Alors que la fin de la terminale approche pour Peter, Anita, Andy et Eliza, une météorite apparaît dans le ciel : elle a deux chances sur trois de percuter et faire exploser la Terre deux mois plus tard.
Tout à coup, l’avenir n’a plus la même importance… L’anarchie s’installe peu à peu : violence et pillages se multiplient, beaucoup arrêtent de travailler, la nourriture commence à manquer.
Les quatre adolescents doivent décider maintenant ce qu’ils feront du reste de leur vie, et peut-être, paradoxalement, en profiter pour être enfin libres et heureux, même pour peu de temps…

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Comment réagiriez-vous si l’on vous annonçais qu’une météorite allait s’abattre sur terre, signant la fin du monde ? C’est la question qui s’impose à quatre adolescents, Peter, Eliza, Anita et Andy. Quatre jeunes qui allaient finir leur terminale, qui se préparaient à rentrer à la fac, à affronter leur avenir. Mais Zandor – petit nom de la météorite – va mettre fin brutalement à leurs rêves et les questions qu’ils se posaient sur l’après-lycée…

Si c’est la fin du monde est un roman qui se base essentiellement sur les sentiments de ses personnages, leurs actions face à la fin imminente, leur façon à eux d’appréhender l’arrivée de la météorite. Est-ce le moment de faire des bonnes actions ? De tenir un blog ? D’organiser un concert géant en vue de la fin du monde ? Finir en prison ? Trainer avec un dealer/tueur/insérez ici un acte illégal ? Peut-être. Peut-être pas. Mais Zandor approche chaque jours, et soit il effleure la terre, soit il rentre en contact avec elle.

A tout cela va s’ajouter les petits tracas de nos lycéens. Ils ont une vie, ils sont en couple, ont des parents qui ont besoin d’eux, des promesses à tenir tandis que d’autres n’ont pas été respectées, une réputation à tenir, aussi basse soit-elle. Un mal-être. Un avenir qu’ils souhaitaient voir arriver, alors que pour certains, le projet était de rien glander ou de se soustraire à l’autorité parentale. Tout cela n’est plus qu’une futilité, mais Peter, Eliza, Andy et Anita y pensent encore. Bref, autant de petites questions existentialistes et pourtant légitimes, qui rendent le récit plus vivant, plus prenant, car on se met à espérer avec eux que Zandor ne viendra pas.

Côté écriture, on est loin du style simplifié des YA habituelles. Ici l’auteur opte pour un vocabulaire plus poussé, ce qui s’est révélé très intéressant. Et ça fait du bien, aussi ! Tommy Wallach a un style assez descriptif, on se sent immergés dans cet univers pré-apocalypse. Les personnages souffrent tout de même de quelques clichés : la petite sœur à moitié gothique pour être remarquée, le sportif pas très intelligent, la photographe un peu hippie qui saute sur tout ce qui bouge, le drogué qui se moque de tout ce qui arrive et qui a besoin des filles pour comprendre un peu mieux les émotions humaines. On a vu mieux, je vous le concède,  c’est pour moi le seul problème de Si c’est la fin du monde.

En bref, Si c’est la fin du monde se base sur les émotions, actes et sentiments qui arrivent quand on se retrouve confrontés à une telle situation. Il souffre de quelques clichés au niveau des personnages, mais le reste est authentique, vivant. En tout cas, il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’un déballage de sentiments, d’émotions et autre remise en question qui arrive à chacun de nos adolescents. Alors à votre avis, fin du monde or not ?

[Chronique] Anges d’apocalypse, tome 1 : Le tourment des aurores – Stéphane Soutoul

[Chronique] Anges d’apocalypse, tome 1 : Le tourment des aurores – Stéphane Soutoul

anges d'apocalypse 1


Deux corps pour une seule âme. Impossible selon vous ?
C’est pourtant le fardeau que j’endure suite à la malédiction lancée par un sorcier. Tout ça parce que j’ai eu le cran de refuser ses avances. Pour la peine, je l’ai tué, mais en attendant quelle plaie ! La nuit, je suis Famine, l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse, et ex-meurtrière qui s’est reconvertie dans la profession de garde du corps. Et lorsque vient le jour, je me trouve coincée avec l’identité de Samantha, une lycéenne des plus ordinaires.
Comme si je n’avais pas déjà suffisamment d’ennuis avec deux vies à mener de front, la Cour des sorciers de Toronto vient de me confier la protection de son lord. Il faut dire que certains de ses dissidents se sont mis en tête de le supprimer. Cette fois-ci, je n’ai pas le droit à l’erreur, même si mon côté humain a choisi le mauvais moment pour s’enticher d’un étrange garçon, le genre craquant, mais véritable nid à problèmes…
Je vous le dis : pas facile de gérer deux existences à la fois !

Mon avis

La bit-lit avec moi, ça passe ou ça casse. C’est comme ça, j’ai toujours mes petites exigences et je crois bien que je suis vraiment très (trop ?) exigeante avec ce genre. Avec l’érotisme, ce sont deux genres où il faut vraiment que le contenu soit savamment dosé pour ne pas tomber dans le cliché ou le déjà vu. Et que ça me plaise, of course. Et bien avec Anges d’apocalypse, ça casse. Je ne l’ai même pas fini, et pourtant je n’aime pas abandonner mes lectures, encore moins quand je suis en lecture commune avec une copinaute, mais je ne pouvais pas continuer ma lecture, ce n’était plus possible. Et pourtant, j’en attendais beaucoup ! Une belle couverture, un résumé alléchant, une bonne moyenne sur Livraddict… Bref, je m’attendais à passer un super moment !

L’histoire, c’est celle de Syldia, alias Famine, alias Samantha, un des quatre anges de l’apocalypse biblique qui s’est reconvertie en garde du corps pour êtres surnaturels. Manque de pot, ça c’est pour la nuit, le jour elle est coincée dans le corps de Samantha, une jeune lycéenne, une malédiction causée par un sorcier qui n’a pas supporté leur rupture. Bref, difficile de concilier les deux au quotidien. Je ne peux pas en dire plus, car il ne se passe rien dans ce premier tome, l’auteur prend tout son temps pour installer son univers, un peu comme un didacticiel rébarbatif et qui traîne en longueur d’un jeu-vidéo. J’ai lu dans une chronique que l’action commençait vers la page 300, et sur 425 c’est très peu !

Côté personnage, je ne retiendrais que Syldia, le personnage principal. Elle se la joue badass qui boit du sang, ex-ange apocalyptique qui a des remords, mais cela sonne creux. Même son ton sarcastique ne m’a pas convaincue. C’est un personnage féminin hyper-sexualisé, et les hommes qui l’approche sont tous des clichés sur patte du genre. S’ils ne conviennent pas aux standards de beauté de Syldia, ce sont tous des pervers qui lui reluque les fesses/la poitrine, et le seul qui convient à ses standards la transforme en femme fontaine. Bien sûr, cet homme est inaccessible et elle ne l’aime pas (et il lui rend bien), du moins comme toute bonne bit-lit clichée, uniquement au début. Je le sais, parce que je me suis spoilé la suite.

Côté écriture, le vocabulaire est assez simple, et j’ai eu l’impression de lire une fanfiction, ce qui n’est pas forcément positif. Je pense que j’aurais pu être plus clémente si c’était le premier roman de l’auteur, mais ce n’est pas le cas. Le tout sonne creux et manque de profondeur, malgré un thème intéressant qui a du potentiel – le tout aurait pu me plaire si l’auteur ne s’était pas enfermé dans les clichés de ce genre littéraire. Ce qui est tout à fait possible, par exemple la saga Anita Blake de Laurell K. Hamilton est bit-lit, mais qui reste loin des clichés et apporte de la fraîcheur en ne plaçant pas le sexe dès le départ. Comme quoi, tout est possible si on s’en donne la peine !

[Chronique] Walking Dead, Volume 2 : Cette vie derrière nous – Kirkman & Adlard

[Chronique] Walking Dead, Volume 2 : Cette vie derrière nous – Kirkman & Adlard

walking dead 2


Un fléau a transformé les morts en zombies errants à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Un groupe de rescapés, menés par Rick – ancien policier de son état – tente de s’en sortir dans ce monde devenu fou où une seule règle prévaut dorénavant : survivre à tout prix. Fuyant les zones urbaines infestées, les rescapés trouvent refuge dans une ferme aux ressources providentielles, mais qui recèle également de nouveaux dangers.

Mon avis

Comme prévu suite à ma lecture du premier tome, j’ai lu la suite. Je me disais que peut-être, la suite pouvait être plus intéressante que le début et je me suis accrochée à cette idée pour avancer, continuer jusqu’à la fin de ce tome. Je ne vous cache pas que c’était laborieux.

-Risque de spoiler à partir de maintenant-

Shane est mort, Rick est donc considéré comme le nouveau chef de groupe et décide de lever le camp. En route ils accueilleront Tyreese, sa fille Julie et son ami Chris, puis découvrirons un lotissement infesté qu’ils fuiront jusqu’à retrouver le speech de la série : la blessure par balle de Carl, groupe recueilli à la ferme par Hershel le temps que le fils de Lori guérisse, qui est tombée enceinte et je suis prête à en couper ma main que c’est Shane le père de son gamin. Déjà que je ne l’aime pas dans la série et que j’ai limite fait une danse de la joie quand elle est morte, mais là c’est pire que tout.

Mais il n’y a pas que Lori que je n’aime pas. Je ne les aimes pas… Tous, uniquement dans le comics. Je sais que nous sommes en apocalypse zombie, que c’est limite la fin du monde et que la mort nous entoures, mais ce n’est pas obligé d’être aussi vulgaires et d’insulter la moindre personne qui n’est pas du même avis que vous, en bref grosse impression d’être dans une cour de collégiens, le sexe en plus. Parce que oui tout le monde pense à coucher (spécial dédicace à Glenn) alors qu’on est en apocalypse zombie aka fin du monde et que tout le monde risque de mourir. Chacun sa façon de voir la survie, hein…

En plus, Tony Moore ne fait plus parti de l’équipe de dessinateurs du comics, seul Charlie Adlard s’en occupe, le changement est flagrant et je n’aime pas du tout ça. Autant avec Moore, c’était bien dessiné, bien détaillé et c’était plaisant à regarder, autant là en dehors des visages des personnages principaux, rien n’est détaillé voir même travaillé. Spéciale dédi’ au personnage de Chris qui ressemble méchamment à un exhibitionniste à la sortie de l’école primaire.

En bref, une énorme déception et je ne lirais pas la suite. Je resterais sur la série, qui, Dieu merci est ‘achement mieux.

[Chronique] Walking Dead, Volume 1 : Passé décomposé – Kirkman, Moore & Adlard

[Chronique] Walking Dead, Volume 1 : Passé décomposé – Kirkman, Moore & Adlard

walking dead 1


Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus.

Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Il n’a alors plus qu’une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu’ils soient rescapés de ce monde devenu fou. Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.

Mon avis

Les zombies, ce n’est pas trop ma came. Quand je peux, j’évite les séries et les livres à ce sujet. Le thème ”cadavre pourrissant” ne m’a jamais attirée, jusqu’au jour où un ami a tenu à peu près ce langage : ”Regaaarde j’ai trouvé une nouvelle série trop trop bien, j’ai la première saison chez moi, monte me voir avec ton mec, on se regarde ça !”. Cet ami, grand fan des zombies (tout le monde n’est pas parfait), venait d’acquérir la première saison de The Walking Dead et avait pour le même coup changé ma vision des choses sur les morts-vivants (du moins, assez pour regarder la série). Alors, quand un autre ami m’a proposé de me prêter ses comics de TWD, j’ai forcément dis oui.

Tout comme dans la série, nous retrouvons Rick dans le coma, sur le point de se réveiller à l’hôpital et de découvrir que le monde tel que nous le connaissons n’existe plus. Il n’est plus que le grand terrain de chasse des zombies affamés suite à une épidémie et Rick prendra l’initiative d’aller chercher sa femme, laissée seule avec son fils. Tombant dans une embuscade de morts-vivants à Atlanta, il est sauvé par Glenn qui le ramène à son campement, où se trouve la femme de Rick, Lori et son fils, Carl. Le reste de l’histoire est basée sur de la survie dans ce monde infesté de zombies, en attendant que les membres du campement soient sauvés par l’armée.

Les puristes de la série vont être déçus. Tout d’abord, pour Daryl qui n’est pas présent, mais aussi pour l’histoire. En effet, les scénaristes n’ont fait que s’inspirer de la version papier, vous pourrez donc être déçus de voir un des personnages principaux mourir dès le premier volume, alors qu’il meurt bien plus loin que ça dans la série, sans trop vouloir spoiler. Pour ma part, sur certains points de l’histoire je suis contente que les scénaristes aient pris quelques libertés, mais je n’en dirais pas plus.

Côté graphismes, mention spéciale pour les morts-vivants. La chair pourrissant, les membres arrachés et autres joyeusetés de ce style sont vraiment bien dessinées. Les visages sont très expressifs, les dessinateurs ont réussi à faire passer les émotions comme il le fallait, sans trop exagérer et c’est franchement appréciable.

Cependant, malgré ces nombreux points positifs, le comics ne m’a pas plus plu que ça. Il se laisse lire, apprécier, mais je ne vois vraiment pas ce qui me pousserait à lire la suite, si ce n’est que l’on m’a prêté le deuxième volume, dont je ferais sûrement une chronique un peu plus tard. En bref, un bon premier tome, mais qui ne m’intéresse pas plus que ça.