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Catégorie : BD-Comics

[Chronique] Fathom, Volume 1 – Michael Turner

[Chronique] Fathom, Volume 1 – Michael Turner

Fathom 1


Les aventures d’Aspen Matthews qui après avoir frôlé la mort, se retrouve en contact avec une race inconnue, probablement d’origine extraterrestre, vivant au fond des océans et préparant une guerre de conquête pour contrôler les nations de la surface.

Mon avis

Pour moi qui n’est pas très comics, je dois bien avouer que Fathom fut une belle découverte. Que ce soit au niveau graphique, qu’au niveau de l’histoire, je n’ai pas été déçue, et c’est un style que j’ai du mal à retrouver aujourd’hui.

Nous suivons Aspen Matthews, orpheline numéro 421-6, qui ne connait rien de son passé et qui a une obsession démesurée pour l’eau. Nous allons, à travers ce premier tome, remonter vers son enfance, éclaircir quelques points de son passé en restant cependant avec une tonne de questions, tant le mystère reste bien gardé. Flashbacks et autres points de vue par d’autres personnages seront au rendez-vous, nous permettant de mieux comprendre la situation par moment.

Quant aux graphismes, ils sont justes parfaits. La multitude de détails et la finesse des dessins nous permettent d’apprécier notre lecture, la rendant un peu plus vivante. Turner a un coup de crayon assez particulier, qui n’est pas pour me déplaire.

Je lirais sans hésiter la suite, qui me semble tout autant prometteuse !

[Chronique] Blacksad : Quelque part entre les ombres – Juan Diaz Canales & Juanjo Guarnido

[Chronique] Blacksad : Quelque part entre les ombres – Juan Diaz Canales & Juanjo Guarnido

blacksad


“Parfois, quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l’être civilisé que je fus jadis”.

Ainsi parle Blacksad, détective privé aux méthodes musclés, mais à la sensibilité à fleur de peau. Il aimerait bien être plus guilleret, l’animal, mais la dépression le ronge, et pour une juste cause : Natalia Wilford, actrice à succès et ancien amour encore si présent, vient de se faire cruellement assassiner. Blacksad va donc, en dépis des conseils du commissaire Smirnov, tenter d’élucider la mort de son ancienne compagne afin de retrouver la paix.

Mais l’enquête est bien loin d’être aisée pour notre héros, qui se lance dans un combat dont l’opposant peut être bien plus puissant qu’il ne le soupçonne…

Mon avis

Blacksad fût une très belle découverte, j’ai été attirée par son style graphique dès le début. En effet, les personnages ont des têtes d’animaux qui met en valeur leur caractère, sans dénaturer le côté sombre et adulte de cette BD polar, qui nous plonge dans ce qui pourrait être New York dans les années 50. C’est un style graphique que j’ai du mal à retrouver dans les bandes-dessinées d’aujourd’hui.

Cette histoire commence fort. D’entré de jeu, l’auteur nous accueilles avec le meurtre d’une actrice, Natalia, qui est aussi l’ex de notre héros. On suivra ce dernier dans son enquête, qui à l’air simple du premier abord mais qui n’aborde rien de trop complexe. Nous irons de rebondissements en rebondissements, et de belles surprises tomberont de temps en temps. La corruption va être pour ainsi dire, le credo de cette enquête.

J’ai beaucoup aimé le style des personnages. Leurs sentiments se voient, comme sur les animaux. Par exemple, notre héros se comporte parfaitement comme un chat quand il est en colère : oreilles baissées, dents ressorties. Les expressions sont très bien représentées, ce qui fait le charme de cette lecture.

J’ai hâte de pouvoir acheter la suite, qui semble tout autant prometteuse que ce premier tome!

[Chronique] 50 francs pour tout – Davy Mourier

[Chronique] 50 francs pour tout – Davy Mourier

50 francs pour tout


L’adolescence: Dur moment où on prend conscience de l’existence des autres… Et aussi qu’ils en ont rien à foutre qu’on existe.

 

Mon avis

C’est la deuxième bande-dessinée de Davy Mourier que je lis, et celle-ci est un peu une suite de 41€ pour une poignée de psychotropes. Dès ma première lecture, je ne l’est pas considéré comme une suite, et l’auteur lui même nous accueille avec un

ceci n’est pas une suite, c’est du refoulement

Avec ce tome, nous remontons là où Davy n’a pas voulu aller avec 41€ : l’adolescence. Cette période où l’on découvre l’amour, le sexe, les joies comme les déceptions. Bien entendu, tout reste en lien avec « Elle », son ex. Et toujours ses roadstrips de 3 cases voir plus du passage chez le psy, dont certaines ont été faites par des lecteurs du précédent tome.  Elles sont toujours à voir sur le site de l’auteur, Badstrip.

C’est toujours aussi sur fond d’images de Ulysse 31, Skeletor et Capitaine Flam, pour ne citer qu’eux, que notre histoire avance.  Avec ses photos, ses dessins et autres post-it, on retrouve le côté « journal intime» toujours aussi bien travaillé.

Le format reste le même, le cahier spirale taché par endroits. Cependant, je réserve 50 francs pour un public averti, à la vue des dessins de femmes nues. C’est pas grand chose, mais ça pourrait bien choquer les plus jeunes ^^

50 francs pour tout reste dans la même veine que le précèdent tome : drôle et triste à la fois, il se laisse relire à volonté.

[Chronique] 41€ pour une poignée de psychotropes – Davy Mourier

[Chronique] 41€ pour une poignée de psychotropes – Davy Mourier

41€ pour poignée de psychotropes


41 Euros c’est l’histoire d’une thérapie, où plutôt, une quête pour comprendre ce qui mène à suivre une thérapie. Quelle douleur pousse à avaler des cachetons ? Est-ce que c’est le cumule d’une multitude, de petites peines et défaites ? Où est-ce qu’un seul évènement suffit à nous faire bouffer la poussière neuroleptique ?

Mon avis

J’ai découvert cette BD en même temps que Davy Mourier sur la chaîne Nolife, spécialisée dans tout ce qui se passe au pays du soleil levant, et son format “cahier spirale” m’a tout de suite séduite (il m’en faut peu ^^). On découvre qui il y a derrière le masque que porte son auteur, qui se cache derrière le personnage toujours le sourire aux lèvres et toujours en train de rigoler. On y découvre dans cette BD autobiographique, un homme détruit par le départ d’ “Elle”, celle qui a été là pour lui pendant 5 ans.

Je dois faire le point sur ma situation… Sur la vie. Mais je suis bloqué par mes propres réflexes de protection…Avant de parler d’Elle et de mes peurs, commençons par plus simple, mon enfance.

C’est avec ce début que Davy Mourier nous entraîne dans son enfance, soit en case ou en dessin libre sur fond d’images de Goldorak et Ulysse pour ne citer qu’eux. On s’y reconnaît un peu, on sourit. Mais comme dirait l’auteur,

l’enfance: laps de temps séparant le néant, de l’acceptation du néant.

Ne voulant pas revenir sur l’étape de l’adolescence dans cette BD, nous sommes entraînés directement vers

l’amour: artifice tentant de rendre la vie plus belle, ayant pour effet de rendre la vie plus compliquée

et l’histoire de l’auteur avec Elle, et sa dure séparation. C’est à la suite de cet évènement que nous découvrons un roadstrip sur 3 cases voir plus par moments, sur les passages de Davy Mourier chez le psy. Ce passage nous fait assez réfléchir, on peux s’y reconnaître dans certains cas. On peux se sentir proche de l’auteur, qui au final n’est qu’un homme parmi tant d’autres, avec ses peines et ses joies.

Certains passages de 41€ pour une poignée de psychotropes se trouvent sur le blog de l’auteur, Badstrip.

Drôle et triste à la fois, c’est une BD à lire au moins une fois 🙂