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Catégorie : BD-Comics

[Chronique] Le bleu est une couleur chaude – Julie Maroh

[Chronique] Le bleu est une couleur chaude – Julie Maroh

Le bleu est une couleur chaude


Emma, une jeune femme, se rend chez les parents de son amie Clémentine. Ils l’attendent pour manger et elle doit aussi récupérer des affaires que lui laisse Clémentine, selon ses dernières volontés. En effet, Clémentine vient de décéder à l‘hôpital, des suites d’un problème cardiaque. Emma, sa petite amie, se remémore les dernières lignes écrites par Clémentine avant de mourir. Son amour si grand et si pur, elle ne cesse de lui répéter que c’était la plus belle chose de sa vie. Emma retrouve son journal intime dans la chambre et commence à le lire. Elle y raconte son quotidien, depuis l’époque du lycée. Emma découvre alors sa sensibilité et ses états d’âmes d’adolescents, comme jamais elle n’aurait pu le découvrir. Sa première rencontre avec un étudiant du nom de Thomas. En l’attendant dans la rue, Clémentine croise un couple de lesbienne, dont l’une des jeunes filles la regarde d’un regard bleu azur. Clémentine fait cette nuit là un rêve étrange : elle imagine la jeune fille croisée dans l’après-midi qui la rejoint dans son lit. Au matin, elle se sent très perturbée d’avoir fait ce rêve étrange. Elle retrouve ses amis au lycée qui lui demande comment c’est passé son rendez-vous avec Thomas. Paniquée de son rêve, elle décide de passer à l’action avec lui…

Mon avis

Le bleu est une couleur chaude relate l’histoire de Clémentine, l’histoire de sa vie lue par sa compagne, Emma. En effet Clémentine, suite à une maladie, est décédée, et l’une de ses dernières volontés et que la femme de sa vie lise le contenu de ses journaux intimes chez ses parents à partir de l’année où elles se sont rencontrées, jusqu’à la triste étape du dernier séjour à l’hôpital. C’est ainsi que nous allons revivre leur rencontre, leurs déboires mais aussi un voyage dans l’adolescence de Clémentine, de l’acceptation de sa sexualité à tous les problèmes de la vie de couple.

Clémentine a 15 ans, et pour son anniversaire vient de recevoir un journal intime, qu’elle se promet de tenir jusqu’au bout cette fois-ci. Ça va faire un mois qu’elle est rentrée au lycée et l’élève de terminal, Thomas, l’intéresse vaguement mais ses copines la pousse à avoir une relation avec, et pour seul argument, c’est qu’il est mignon et qu’il soit en terminale. Alors Clém’ accepte et l’attend sur une grande place, où elle croisera un regard bleu azur, celui d’une jeune femme aux cheveux bleus qui l’intriguent, et en rêvera même certaines nuits… Clémentine est une jeune fille sage, qui n’imaginerait jamais avoir des sentiments pour une fille vu qu’on lui a toujours apprit que l’amour ne pouvait que s’exprimer entre un homme et une femme et que toutes autres relations sont considérées comme étant contre-nature. L’acceptation de sa sexualité ne va pas être une chose aisée, mais Emma sera là pour l’aider !

Quant à Emma, elle a déjà accepté sa sexualité depuis quelques temps. Elle est avec Sabine, qu’elle a rencontré aux Beaux-Arts, une jeune femme très jalouse, portée sur l’hystérie. Emma va à son tour aider Clémentine à s’accepter, à comprendre ce qu’elle est tout en lui apportant son amour et son aide vis à vis des embûches que Clèm’ rencontrera tout au long de l’histoire. Emma est une jeune femme très mature, patiente. Et même si on connait la fin, on espère tout au long de leurs aventures que ça se finisse en happy end …

Le parti pris graphique est très intéressant puisque la dessinatrice a fait le choix de relater tout les souvenirs de Clémentine en noir et blanc, sauf pour les cheveux de sa compagne qui ressortent grâce à une touche de bleu. Cette couleur est utilisée pour attirer notre attention vers les choses qui semblent les plus importantes pour Clèm’. Cela nous donne vraiment l’impression de plonger dans ses souvenirs, et rend la lecture plus immersive. Les traits du dessin sont simples mais donnent aux personnages des attitudes très expressives. Quand les dessins sont en couleurs, elles sont sobres et douces ce qui créer une cohérence avec le reste de la BD.

Petit plus : le film adapté de Le Bleu est une couleur chaude, sous le nom de La vie d’Adèle, sort au cinéma le 09 octobre 2013, irez-vous le voir ? Edit du transfert de blog, 2016 : J’ai vu le film plusieurs mois après sa sortie, ça a été une énorme déception, l’histoire n’est absolument pas respectée, et n’est qu’au final un film racontant une romance F/F d’une femme qui vit dans un classe aisée, et une autre qui vient d’une famille qui est dans la classe moyenne. Le tout pour dire que ces femmes ne peuvent avoir une histoire d’amour, car elles ne sont pas du même milieu. Ils ont juste gardé le fait que Adèle (j’ai envie de rire…) trompe sa copine, mais ça sert bien l’histoire du “elle vient de la classe moyenne, alors vous comprenez…” . Bref, encore un film qui n’aurait jamais du voir le jour !

[Chronique] Flander’s Company : Ils servent le mal, et ils le servent bien – Tod, Pomarede & Dreki

[Chronique] Flander’s Company : Ils servent le mal, et ils le servent bien – Tod, Pomarede & Dreki

flander's company 1


Que seraient les super-héros s’ils n’avaient pas de super-vilains à combattre ? Sûrement pas les stars planétaires adulées des foules que l’on connaît aujourd’hui. Non, sans une Némésis crédible, le super-héros n’est pas grand chose de plus qu’un simple représentant de l’ordre aux goûts vestimentaires douteux.

Heureusement, il y a la Flander’s Company ! Cette entreprise recrute et forme les pires des vilains – la crème de la crème – avant de louer leurs services à tous les justiciers en manque de renommée. Alors certes, le patron est tyrannique, ses employés un brin loufoques, les tarifs pratiqués totalement exhorbitants… mais tout ce qui compte, finalement, c’est qu’ils servent le Mal. Et ils le servent sacrément bien !

 

Mon avis

Flander’s Company est à la base une excellente web-série déclinée en quatre saisons. La Flander’s, c’est quoi ? C’est une entreprise qui recrute des supers-vilains en tout poil, pour pouvoir fournir des Némésis de qualité aux super-héros, toujours très demandeurs et un tantinet exigeants. Les supers pourront compter sur le PDG Armand Trueman pour la réalisation d’un devis sur mesure. Malgré le charisme d’Armand, c’est un humain sans pouvoirs spéciaux et qui en fait un vrai complexe. Quiconque le met devant le fait accompli déclenchera une de ses légendaires colères…

Mais pour recruter la crème de la crème, les postulants devront passé devant le DRH, Hippolyte Kurtzmann, un ex-vilain connu dans le milieu sous le nom de Sadoman. Son pouvoir ? Transformer la souffrance en énergie létale. Ses critères sont tellement impitoyables que très peu de postulants arrivent à signer un contrat au sein de l’entreprise.
L’équipement des vilains est fourni par le professeur Caleb, ex-vilain connu sous le nom de Professeur Chaos, mais toutes ses inventions tournent au désastre, quand elles ne détruisent pas les ¾ du bâtiment de la Flander’s…
Les vilains sont formés par les nièces d’Armand, Cindy et Gladys, filles d’une guerrière Berserk, dont elles ont chacune hérités de ses traits de caractère plutôt délicats : violentes et prompts à s’énerver pour un rien, brisant psychologiquement (et physiquement, cela va de soit), les sbires qu’elles ont en formation.
Mais heureusement, le bon psychologue Docteur Parker, est là pour écouter tous les petits problèmes des recrues, et leur remonter le moral avant de partir affronter le super qui les a embauché !

Alors imaginez comment une entreprise peut tourner ainsi, avec une secrétaire momie, un comptable qui est à cheval sur la réglementation est sur les finances de l’entreprise, et des vilains pas très évolués ? C’est donc comme ça que la bande-dessinée va se dérouler, à travers différents moments de la vie d’entreprise, qui n’est pas du tout de tout repos.

Les dessins sont simples mais ça n’enlève rien à leur qualité et permet au contraire une lecture assez rapide, qui convient très bien au rythme de la bande-dessinée. Néanmoins, le trait est propre et précis, et les personnages sont très expressifs vis à vis de leur caractère propre.

Bien évidemment, la BD n’est qu’un complément de la web-série et pour comprendre certains tenants et aboutissants, il faut la regarder, loin de là l’idée qu’on ne peut comprendre la BD sans la web-série, bien entendu 😉

Site officiel : Flander’s Company

[Chronique] Fathom, Volume 3 – Michael Turner

[Chronique] Fathom, Volume 3 – Michael Turner

fathom 3


Les aventures d’Aspen Matthews qui après avoir frôlé la mort, se retrouve en contact avec une race inconnue, probablement d’origine extraterrestre, vivant au fond des océans et préparant une guerre de conquête pour contrôler les nations de la surface.

Mon avis

Nous retrouvons la belle Aspen Matthews, devenue une véritable machine à tuer entre les mains de Killian. N’ayant pas connaissance de toute sa puissance, Aspen va se laisser guider (pour ne pas dire manipuler) pour servir les desseins de celui qui lui a révélé l’existence de son peuple, sous l’œil attentif et bienveillant de Kyla, une jeune femme qui fait sa première apparition dans l’histoire. Encore une fois, et ça en devient presque chagrinant, nous ne connaîtrons pas le nom du peuple d’Aspen, qui restera donc pour moi ”les créatures de l’eau” (original, je sais). Un moment, un humain les surnomment le peuple poisson, j’espère que ce n’est pas ça le nom original…

Même si notre orpheline est devenue une boule d’énergie et une machine à tuer, elle n’en éprouve pas moins des remords, et se rend compte après sa naïveté énorme du deuxième tome, qu’elle fonce tête baissée sans réfléchir, mais accepte quand même de continuer d’être le joujou de Killian. Heureusement, retournement de situation, Aspen apprend que Killian est le bad guy de l’histoire, et Kyla une alliée de taille. Et c’est ainsi que Aspen rejoint le camps adverse, pour prendre l’initiative de renverser Killian et sa troupe de supers-méchants. Comme pour les derniers tomes, nous remontons dans le passé de l’orpheline, pour découvrir sa famille, l’apparition de ses premiers pouvoirs, et un morceau de l’histoire de son peuple, ce qui répond à pas mal de questions par rapport à notre héroïne.

En bref, une suite agréable avec de l’action, et des retournements de situation inattendus qui donnent un nouveau ton à notre histoire !

[Chronique] Noob : Un jour je serais niveau 100 ! – Fournier, Cardona & Torta

[Chronique] Noob : Un jour je serais niveau 100 ! – Fournier, Cardona & Torta

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Horizon 1.1 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d’Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil. Parmi eux, Arthéon le guerrier tente désespérément de mener ses compagnons jusqu’au très convoité niveau cent. Une tâche bien difficile lorsqu’on doit gérer la désastreuse guilde Noob, composée par Gaea l’invocatrice, manipulatrice et vénale, Omega Zell l’assassin, macho et égocentrique, sans oublier le pire de tous, Sparadrap, le prêtre naïf et simplet. Dans ce jeu basé sur la cohabitation entre joueurs, ils devront se supporter pour accomplir de nombreuses quêtes, explorer des donjons, parcourir des régions, peaufiner leur équipement et affronter de terribles monstres pour augmenter leurs niveaux. Une affaire bien mal embarquée…

Mon avis

De retour sur Horizon 1.1 avec Noob, dont ses membres restent toujours égaux à eux-même. Je plains le pauvre Arthéôn qui doit les supporter à chaque temps de jeu…

Pour ce troisième volume, une bonne partie de leurs aventures se passent aussi IRL (in real life), que ce soit au boulot pour Zell, les cours pour Gaea, ou faire croire à sa mère qu’on est malade pour ne pas aller en cours pour Arthéôn. D’ailleurs ce dernier va avoir l’immense surprise de pouvoir se connecter avec son beau perso niveau 100 dont il en est fier… Mais, n’était-il pas banni à vie ? Est-ce un bug, un coup de Tenshirock le hackeur, ou Judge Dead, le maître du jeu impitoyable qui lui aurait remis ? Rien est sûr, mais Arthéôn est tellement heureux de récupérer son perso niv. 100, qu’il n’y réfléchi pas une seule seconde…

Les deux premiers tomes de la saga se sont finis sur un boss de fin de niveau, mais cette fois-ci, il se finit sur Le Grand Tournois d’Olydri. Chaque année, le tournoi ouvre ses portes aux joueurs de niveau 30 à 100, pour que tout le monde puisse s’affronter, que ce soit contre l’empire ou la coalition  , il n’y a plus de faction qui tiennent… Et à votre avis, comment se déroule un tournoi avec une Gaea toujours aussi manipulatrice et Vénale, Omega Zell et son machisme à toute épreuve, Golgotha qui ne veut pas perdre, Sparadrap qui n’arrive pas à viser son adversaire et Arthéôn qui a le trac de se battre devant autant de personnes ? Je vous laisse imaginer la scène…

[Chronique] Lou ! Volume 1 : Journal infime – Julien Neel

[Chronique] Lou ! Volume 1 : Journal infime – Julien Neel

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Lou est une petite fille qui ne connaît pas son papa, qui vit seule avec sa maman et le petit chat qu’elles ont adopté. Toutes les deux ont une grande complicité, elles jouent à la console, dînent dans des pizzerias… Lou est amoureuse de son voisin d’en face mais, bien sûr, n’ose pas lui avouer… C’est une petite fille très à la mode avec des dons de styliste. Sa meilleure copine s’appelle Mina, et ensemble elles partagent beaucoup de choses. Lou se dit aussi que Richard, qui vient d’emménager sur son palier, pourrait très bien plaire à sa mère. D’ailleurs, elle va se débrouiller pour les faire se rencontrer…

Mon avis

J’avais lu pour la première fois les aventures de Lou  au collège, pour vous dire, ça date ! Et quand j’ai vu que la BD était dans le baby challenge de Livraddict, j’ai craqué ! Il faut absolument que je me procure la suite au plus vite ^^

Lou !, c’est l’histoire d’une pré-ado qui vit seule avec sa mère, n’ayant jamais connu son père. Sa vie est ponctuée de tout ce que à quoi peut s’intéresser une jeune fille de 12 ans : la mode, les garçons, et sa meilleure amie. Lou n’aime pas vraiment la mode et ressembler à tout le monde, ce qu’elle préfère, c’est fabriqué ses propres vêtements, lui donnant un look hors du commun par moments. Elle est amoureuse depuis la maternelle de Tristan, le voisin de l’immeuble d’en face, et évidemment, elle n’ose toujours pas faire le premier pas…

-Il va falloir quand même que tu te décides à lui parler…
-Lui parler ?!
-Oui, tu sais, les mots, les phrases, tout ça…
-Je ne suis pas encore tout à fait prête…
-Tu dis ça depuis la maternelle…

Sa mère, c’est une geek. Elle ne travaille pas, elle est mauvaise cuisinière mais est très proche de sa fille, donnant un côté fusionnel à leur relation. Elle essaye d’écrire un roman de science-fiction, sans vraiment se bouger : ce qui l’intéresse le plus, c’est les jeux-vidéos et sa chère Game Cube, avec laquelle elle va passer beaucoup de temps dans ce premier tome. Célibataire depuis le début de sa grossesse, elle ne fait rien non plus pour se trouver quelqu’un, même quand Lou lui met ”l’homme parfait” sous les yeux, Richard leur nouveau voisin de palier.

-L’homme idéal ? Non mais t’hallucine ?!! Qui voudrait d’un étudiant de 30 ans qui joue du violon géant et qui porte un gilet en mouton mort ?

Et les graphismes sont justes… parfaits! Très colorés, l’on peut voir que plus nous avançons dans l’histoire, plus la recherche graphique est importante, tout en restant cohérente. Les dessins restent dynamiques, et que malgré une certaine simplicité, l’auteur arrive à faire passer des sentiments dans ses dessins très expressifs! Quand on passe aux dessins du roman de la mère de Lou, il lui apporte une qualité particulière plus proche du comics dans le traitement des couleurs, sans pour autant trop s’écarter du style graphique de la BD! Une bande-dessinée agréable à lire, tant au niveau visuel que de l’histoire.

Un livre que je ne me lasserais pas de relire, en tout cas j’ai super hâte de mettre la main sur les tomes suivant !

[Chronique] Fathom, Volume 2 – Michael Turner

[Chronique] Fathom, Volume 2 – Michael Turner

fathom 2


Les aventures d’Aspen Matthews qui après avoir frôlé la mort, se retrouve en contact avec une race inconnue, probablement d’origine extraterrestre, vivant au fond des océans et préparant une guerre de conquête pour contrôler les nations de la surface.

Mon avis

Nous retrouvons Aspen Matthews, orpheline numéro 421-6, qui a survécu à l’attaque de la base sous-marine du premier tome, mais cette fois-ci nous découvrons un complot à l’échelle internationale, dont Aspen est la clé…

Les créatures qui vivent dans l’eau (dont on ne sait toujours pas le nom), ont réussi cette fois-ci à attraper Aspen, pour sauver leur peuple et la Terre… Mais ne font-ils pas parti du complot eux aussi ? L’orpheline, dont on découvre ses pouvoirs au fil des pages, ne se transformerait pas en une redoutable arme ? Mais pour elle, ça ne peut être que ça, car ce peuple possède les réponses à ses questions, et surtout, leur venue explique tout ce qui s’est passé…

Les dessins sont toujours autant magnifiques, en ce qui concerne Aspen et les créatures de l’eau, surtout quand celle-ci porte la tenue des créatures. Rien que pour ça, ce comics vaut le coup d’œil !

[Chronique] Noob : Les filles, elles savent pas jouer d’abord ! – Fournier, Cardona & Torta

[Chronique] Noob : Les filles, elles savent pas jouer d’abord ! – Fournier, Cardona & Torta

Noob 2


Horizon 1.1 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d’Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil. Parmi eux, Arthéon le guerrier tente désespérément de mener ses compagnons jusqu’au très convoité niveau cent. Une tâche bien difficile lorsqu’on doit gérer la désastreuse guilde Noob, composée par Gaea l’invocatrice, manipulatrice et vénale, Omega Zell l’assassin, macho et égocentrique, sans oublier le pire de tous, Sparadrap, le prêtre naïf et simplet. Dans ce jeu basé sur la cohabitation entre joueurs, ils devront se supporter pour accomplir de nombreuses quêtes, explorer des donjons, parcourir des régions, peaufiner leur équipement et affronter de terribles monstres pour augmenter leurs niveaux. Une affaire bien mal embarquée…

Mon avis

Nous retrouvons avec joie nos héros de la guilde Noob, Arthéôn le guerrier, Sparadrap le prêtre maladroit, Gaea l’invocatrice vénale et manipulatrice, et Omega Zell, l’assassin misogyne, toujours égal à lui même. Et qu’elle ne fut pas ma surprise, de voir qu’il travaille pour la chaîne Féminine TV, dont toutes ses collègues sont des femmes ! Un comble pour notre assassin, qui n’en rate pas une dans Horizon 1.1 pour se faire remarquer…

Cette fois-ci, nous en apprenons plus sur les différents endroits du jeu, et leur particularité, comme les montagnes de Percebrume, endroit dangereux et habité par des troupeaux de Crackailloux hostiles. Nous en apprenons aussi sur le ”passé” d’Arthéôn, et surtout sur son ancien compte sur lequel il était niveau 100. Les clichés sur les joueurs qui passent trop de temps à jouer ou qui tentes de reproduire ce qu’ils ont vu dans les jeux-vidéos ressurgissent, grâce à Sparadrap, qui en fait profiter tout le monde grâce à une interview qu’il à accorder pour une chaîne de TV.

La fin est tout aussi magistrale que dans le premier tome, vu qu’elle se fini sur un boss d’instance, mais cette fois-ci avec une histoire beaucoup plus élaborée que précédemment, et j’espère que la suite continuera sur ce modèle là.

[Chronique] Barracuda, Volume 2 : Cicatrices – Jean Dufaux & Jérémy

[Chronique] Barracuda, Volume 2 : Cicatrices – Jean Dufaux & Jérémy

barracuda 2


Barracuda raconte les aventures pleines de sang et de larmes de trois adolescents au temps des pirates. L’action se déroule sur une île : la mal nommée Puerto Blanco. Dans ce 2e tome, le terrifiant Morkam revient sur l’île pour tenter de se venger de Flynn, le frère de celle qu’il voulut jadis épouser à Londres, et qui l’en empêcha. Emilio/Emilia, qui dissimule toujours sa véritable identité sexuelle, assistera à la scène… Raffy, enfin remis de ses blessures, ne rêve
que de se venger de Maria. Mais le fils du pirate Blackdog et la belle aristocrate qui vient d’épouser Ferrango, le richissime marchand d’esclaves, tombent amoureux l’un de l’autre. Les auteurs observent, avec une acuité et une clairvoyance toutes contemporaines, la façon dont
Emilio, Raffy et Maria affrontent des situations extrêmes.

Mon avis

J’ai commencé ce deuxième tome, en lisant le résumé du premier, proposé comme un rappel à l’histoire. Là, une question a enfin trouvé sa réponse. Souvenez-vous, je ne savais toujours pas après ma lecture qui était Emilio/Emilia. Et là, c’est chose faite : il est en réalité le serviteur de Dona et Maria. Je me demande pourquoi Dona, et surtout sa fille, ont décidées dans le tome précédent d’aider leur serviteur en lui faisant revêtir une robe, pour le faire passer au yeux de tous pour une femme, surtout que l’ont voit bien que Maria n’est pas très attachée à lui… Sûrement pour les besoins de l’histoire…

Bref, nous voilà trois ans après l’enlèvement et la vente de Dona, sa fille, et son serviteur à différents pirates de l’île Blanco Puerta. Les choses ont évoluées : Dona et morte de chagrin en ayant été séparée de sa fille, cette dernière s’est mariée avec son acheteur, Ferrango, uniquement pour profiter de sa fortune, et Emilio/Emilia devient l’amant de son acheteur, Mister Flynnt.
Tandis que Maria trompe son mari avec le fils de Blackdog, Flynnt voit son passé le rattraper, sous le personnage de Morkam, l’ancien amant de sa sœur, Virginia. Morkam le provoque en duel, et malgré l’entraînement de Flynnt, il ne parviendra pas à survivre, tout cela sous les yeux de son amant, Emilio…

L’histoire est moins plate que dans le premier tome, avec toujours ces beaux graphismes, mais je n’ai pas plus aimé que ça. On devine très facilement que Emilio va vouloir se venger, et donc sous l’apparence d’une femme ou d’un homme il se fera justice, ou que Maria va se venger de son mari, tout en se servant de Ryff, le fils de Blackdog. D’ailleurs, ce dernier… Nous ne savons pas ce qu’il devient. Il est mort ? Il a trouver son diamant maudit ? Et l’expédition des espagnols pour retrouver Dona et sa fille, sont-ils en route ? Bref, tout autant de questions dont il aurait été utile de renseigner le lecteur. Avec ses 52 pages, les auteurs de BD ne peuvent se permettre d’abandonner leurs lecteurs ainsi, surtout quand il y a un an de décalage entre chaque parutions des tomes. Vu qu’il y a cinq tomes de prévus, trois sont déjà publiés… Cinq ans pour juste une moyenne de 150 pages dont l’histoire n’avance pas, et dont on devine très facilement la suite, c’est moyen. Je ne pense pas que je lirais la suite de cette saga.

[Chronique] Barracuda, Volume 1 : Esclaves – Jean Dufaux & Jérémy

[Chronique] Barracuda, Volume 1 : Esclaves – Jean Dufaux & Jérémy

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A bord du Barracuda, les hommes de Blackdog affûtent lames et grappins en vue d’un abordage juteux ! La routine pour Raffy, le fils de Blackdog, qui a déjà fait couler beaucoup de son sang pour son jeune âge. Pour Emilio et Maria, jeunes nobles espagnols, le choc est plus brutal. Vendus comme esclaves à Puerto Blanco, ils se font en outre dérober la carte qui mène au diamant du Kashar, le plus gros du monde, connu pour n’avoir jamais entraîné que mort et désolation dans son sillage ! Il en faut plus pour décourager les pirates du Barracuda, qui savent que butin rime souvent avec destin…

Mon avis

Il faut savoir pour commencer, que pour cette saga déclinée en trois tomes, l’auteur a décidé de privilégier les passages à terre plutôt qu’en mer. Pour les fans de la piraterie pure et dure en mer, avec des abordages et tout ce qui s’en suit, vous n’aurez droit qu’à tout ça juste le temps des 5 premières pages environ. Le reste du temps, nous verrons nos personnages évoluer sur l’île des pirates :  Puerto Blanco.

L’histoire est simple, vraiment simple : on assiste à l’abordage d’un des navires des espagnols par l’équipage du Barracuda, du massacre total des personnes présente, en dehors cinq personnes. L’un, De La Loya, est laissé dans une barque, Dona Scuebo et sa fille (nous apprenons que vers la fin de ce premier tome, qu’elle se nomme Maria), gardées pour être revendues comme esclaves, Emilio, déguisé en femme et devient donc Emilia, et un moine espagnol. Comme ce n’est pas indiqué dans l’histoire, je présume que le moine était présent pour enterrer le mari de Dona. Quant à Emilio/Emilia… Nous n’en savons rien. Nous ne resterons pas bien longtemps sur l’équipage du Barracuda, étant donné qu’ils partent à la recherche du Diamant du Kashar, et que nous les suivrons pas. Les seules personnes que l’on suivra seront Maria, Emilio/Emilia, et Raffy, le fils de Blackdog, le Capitaine du Barracuda.
En dehors de la vente des trois ”femmes”, et ce qu’elles deviennent, nous n’en verront pas plus. Je m’attendais à ce que l’on avance un peu dans l’histoire, mais même sur le passage où Maria Emilio/Emilia et Dona sont emmenées chez leurs acheteurs, on avance pas du tout. Seul les dessins rattrapent ce premier tome.

A la fin de la BD, j’ai eu envie de laisser une chance à l’histoire, et lire la suite pour voir si on avance un peu plus… Ne restons pas sur une première déception ^^

[Chronique] Noob : Tu veux rentrer dans ma guilde ? – Fournier, Cardona & Torta

[Chronique] Noob : Tu veux rentrer dans ma guilde ? – Fournier, Cardona & Torta

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Horizon 1.1 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d’Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil. Parmi eux, Arthéon le guerrier tente désespérément de mener ses compagnons jusqu’au très convoité niveau cent. Une tâche bien difficile lorsqu’on doit gérer la désastreuse guilde Noob, composée par Gaea l’invocatrice, manipulatrice et vénale, Omega Zell l’assassin, macho et égocentrique, sans oublier le pire de tous, Sparadrap, le prêtre naïf et simplet. Dans ce jeu basé sur la cohabitation entre joueurs, ils devront se supporter pour accomplir de nombreuses quêtes, explorer des donjons, parcourir des régions, peaufiner leur équipement et affronter de terribles monstres pour augmenter leurs niveaux. Une affaire bien mal embarquée…

Mon avis

Ce premier tome de Noob en bande-dessinée, est tirée de la web-série du même nom, qui en est actuellement à la cinquième saison (à voir sur le site officiel). On y retrouve la pire guilde du jeu, Noob, dirigée par Arthéon le guerrier, un joueur très patient, Sparadrap le prêtre, un pur noob que l’on peut facilement croiser dans n’importe quel MMORPG, Omega Zell l’assassin macho, et Gaea l’invocatrice, une joueuse manipulatrice et vénale.

Nous allons suivre cette guilde, dont le principal objectif est de devenir niveau 100. Mais comment peut-on y arriver, avec un prêtre qui confond ses sorts entre celui pour guérir et l’autre pour se battre, une invocatrice tellement radine qu’elle ne prend aucun risque pour éviter de payer ses réparations d’équipements, et un assassin tellement macho, porté sur le charisme avec pour seule ambition de rentrer dans la meilleure guilde du jeu, pour rejoindre Fantöm, le meilleur joueur de Horizon 1.1 ? Malgré leurs défauts, les personnages sont plus attachants les uns que les autres.

Les graphismes sont magnifiques, et l’on voit ce qu’il est impossible de faire dans une web-série à petit budget : un monde extra-ordinaire. Des donjons aux villes imposantes, des familiers attachants comme les petits smourbiffs, aux boss de fin d’instance tels que les dragons, nous nous rendons compte que l’imagination de Fabien Fournier (Fantöm dans la série), n’est pas en reste, et que lire la  suite devient même obligatoire ! J’ai hâte en tout cas, de pouvoir me mettre à la lecture des tomes suivants.

Le saviez-vous ? Le projet d’un film Noob est en cours, pourquoi ne pas les aider à réaliser ce rêve ? N’hésitez pas à faire un tour sur Ulule, pour voir le projet dans son intégralité.