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Étiquette : violence

[Chronique] Bi no kyoujin, Volume 2 – Reibun Ike

[Chronique] Bi no kyoujin, Volume 2 – Reibun Ike

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Kabu a décidé d’éliminer Sagawa et de devenir parrain. Nirasawa, son amant, est prêt à tout pour apporter la preuve que Sagawa et Xia Chen sont liés et ainsi aider Kabu à prendre la tête du clan.
Le plan de Nirasawa étant très risqué, Kabu prend alors conscience de ce que le gamin, qu’il a formé comme simple sous-fifre, est prêt à faire pour lui.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Kabu se rend compte que finalement, laisser la succession à son oncle n’est pas vraiment l’idée du siècle. Il souhaite à la fois prendre la tête du clan, récupérer Nirasawa et mettre fin aux agissements de son oncle… Mais celui-ci n’a pas dit son dernier mot et fait rentrer dans la partie Xiao Chen, un ennemi du Clan…

Ce deuxième volume est la suite directe du premier, qui mettait en scène l’histoire d’amour d’un yakuza qui refusait de prendre la succession de son père et se retrouvait déchiré entre perdre son amant ou perdre une partie de ses sociétés pour prouver à son oncle qu’il était bel et bien de son côté.

L’ambiance de cette suite est pesante. Comme Kabu et Nirasawa, nous ne savons pas où tout cela va nous mener entre les trahisons qui se profilent et la violence omniprésente. En tout cas, tout ça nous tient en haleine ! Car tous sont prêts à aller jusqu’au bout, aller jusqu’à mourir s’il le faut, mais certains (coucou Kabu) seront-ils prêts à laisser leur amant mourir si la situation l’exige ? Même si il a été formé pour ça ? Bref, ce deuxième volume est un concentré de rebondissements et d’action.

Graphiquement, on reste dans la même veine que pour le premier volume. Des planches pleines de violence, avec une touche old school dans la mise en page et la façon de gérer le clair obscur, qui n’est pas sans me déplaire. Rajoutons à ça les (rares) scènes de sexe qui sont tout simplement exquises.

Globalement, Bi no Kyoujin est une petite duologie à découvrir, que l’on ai lu Bi no Isu ou non. Entre affaires de clans, amour et trahison, chaque lectrice de yaoï y trouvera son compte !

[Chronique] Deadlock, Volume 2 – Saki Aida & Yuh Takashina

[Chronique] Deadlock, Volume 2 – Saki Aida & Yuh Takashina

Deadlock 2


Matthew le petit chouchou de la prison s’est fait agresser par un monstrueux détenu. Hors de lui, Mickey décide de se venger. Plus tard, interrogé par des gardiens, Yûto refuse de se mettre à table et finit au trou. Là, il se lie d’amitié avec Neto, un autre détenu condamné au même sort.
De retour dans sa cellule, Yûto est affaibli à cause d’une forte fièvre, Dick prend alors soin de lui et devient anormalement attentionné.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

L’enquête de Yûto piétine. Et il se prend les réalités de l’univers carcéral en pleine face. D’abord la mort. Les agressions plus ou moins justifiées par les détenus. La tension monte et Matthew est retrouvé inconscient, blessé. Mickey veut le venger et entraîne ses compagnons avec lui, mais pour Yûto cela ne va pas se passer comme prévu…

Nous sommes toujours à la recherche de Corbus, même si l’enquête n’est qu’un détail dans ce volume, notre ex-flic étant isolé – ce qui ne va pas arranger ses affaires. Mais cela permet de faire rentrer un nouveau personnage prometteur, à savoir Neto. Sans vouloir spoiler, c’est un personnage puissant qui j’en suis sûre, aura une utilité à un certain moment…

Plus on découvre les camarades de Yûto, plus le mystère s’épaissit autour d’eux. On ne saisit pas encore tout, et surtout nos mangakas nous cachent certains éléments, j’en ai bien l’impression ! Il est clair que l’on ne tournera pas en rond dans la suite avec tout ce qui reste à découvrir. En tout cas, de nouveaux liens se font, mais avec cette tension permanente qui monte au point d’éclater à chaque instants, est-ce qu’ils dureront ? Je ne serais pas étonnée de découvrir que Corbus se cache parmi les compagnons de Yûto !

C’est une suite dans la lignée du premier volume, on va de découvertes en découvertes et l’action est omniprésente. Nous n’avons clairement pas le temps de nous ennuyer. Reste à voir comment les derniers actes et éléments auront été assimilés pour les détenus, et dans quel état d’esprit ils seront… Il me tarde de découvrir tout ça !

En bref, si vous n’avez pas encore craqué pour Deadlock, il est encore temps de rattraper la série, qui s’annonce bien prometteuse !

[Chronique] Crossroad, l’intégrale – Rohan Lockhart

[Chronique] Crossroad, l’intégrale – Rohan Lockhart

crossroad intégrale


LAST DELIVERY
Alors que la nuit tombe sur les environs de New-York, une voiture pénètre dans un hangar pour prendre en charge sa cargaison. Son chauffeur s’est fait une promesse : ce sera sa dernière livraison. Finies les magouilles entre gangs, fini le banditisme. Ce soir, il raccroche.
Mais ce qui devait être une mission tranquille et sans soucis se révèle très vite bien plus complexe, lorsqu’il se trouve forcé de prendre une décision qui va changer sa vie, mais pas comme il l’entendait.

MIDNIGHT DRIVE
Isaac et Joaquim n’aspirent qu’à trouver un endroit où s’aimer, loin de leurs vies passées. Et peut-être, quelque part, y rencontrer le bonheur et la paix. Un jour après l’autre, ils continuent leur voyage jusqu’à, finalement, s’arrêter dans la petite ville d’Everett dans l’état de Washington.
Ici, plus rien ne peut venir ternir leurs regards, ni obscurcir ce qui fait battre leur cœur plus vite. Rien sauf peut-être eux même…
Entre un quotidien dans lequel ils se perdent et des non-dits qui les écorchent, Isaac et Joaquim vont comprendre que le plus grand des ennemis est souvent en soi. Et qu’il est bien plus difficile de reconstruire ce qu’ils ont eux-mêmes brisés.

Merci aux éditions MxM Bookmark et à Babelio pour cette lecture !

Mon avis

Crossroad, première partie : Last Delivery. Joaquim, livreur pour les gangs, trimballe dans son coffre des colis qu’on envoie pas par La poste : drogue, armes, corps… Mais il veut raccrocher, en finir avec tout ça, juste après cette ultime livraison. Sauf que le contenu du colis de cette nuit respire encore…
Deuxième partie : Midnight Drive. Joaquim et Isaac s’installent à Everett, mais dès le départ, rien ne va pour Isaac. Joa le présente comme son cousin au lieu de le présenter comme son homme, il ne trouve pas de travail ou alors des jobs qui ne l’intéressent pas, Joaquim s’éloigne, ne rentre plus le soir, ne le touche plus… Alors quand Joaquim se réveille un matin et retrouve la maison vidée de la présence d’Isaac, il se lance à sa recherche dans tous les États-Unis avec peu d’espoir.

La première partie est un road-trip entre Joaquim et son colis, qui fuient le gang qui attendait le corps. Ils roulent direction la Californie, mais cela ne va pas être de tout repos, loin de là ! L’action est omniprésente et les évènements s’enchainent assez rapidement. Mais la suite est beaucoup plus sombre et encore plus mature que ce début. On plonge en plein dans l’enfer des gangs, avec la violence qui caractérise ces groupes, et c’est assez trash !

Midnight Drive met aussi sur le tapis la question de l’acceptation de soi, de son orientation sexuelle, le poids du regard des autres… Car le couple Joa/Isaac bat de l’aile, et c’est à ce moment là où Rohan devient complètement sadique et ne nous laisse pas un poil d’indice. On ne sait pas si Joaquim va retrouver son amant et si c’est le cas, est-ce que ce dernier va l’accepter ? On découvre le tout en même temps que Joa, et c’est assez frustrant !

Et comme les chapitres alternent entre les points de vue des deux hommes, on va suivre leur cheminement d’un bout à l’autre du pays, les voir réfléchir sur ces mois à Everett, leurs sentiments, faire le point où ils en sont. C’est une partie difficile par son côté vraiment violent, une partie qui nous malmène entre ces deux personnages qui sont de vraies têtes de mules quand ils s’y mettent.

Mais l’épilogue est magnifique et apporte une conclusion qui me satisfait énormément ! Il apporte une certaine douceur à l’histoire, et j’aurais très envie de retrouver Joaquim et Isaac plus tard, même dans une nouvelle. Même l’idée d’un crossover entre la next-gen de GMO Project et Crossroad m’est venue, mais je crois bien que pour ces deux-là, c’est la fin…

En bref, l’intégrale permet de passer rapidement à la suite, car le premier tome de la duologie était très court – mais était un condensé d’action et de rebondissements. Midnight Drive apporte une part très sombre à l’histoire, entre la violence, la remise en question de Joaquim et Isaac, on se demande si ils auront droit eux aussi à leur happy end…

[Chronique] Caste Heaven, Volume 1 – Chise Ogawa

[Chronique] Caste Heaven, Volume 1 – Chise Ogawa

Caste Heaven 1


Gouvernée par un système de grades cruel et arbitraire, la jalousie, la convoitise et la peur règnent dans cette école. Parmi les étudiants, Azusa a obtenu le rang de “Roi” lors du précédent jeu. Craint et respecté de tous, il n’a aucune gêne à persécuter ses camarades, mais cette situation change le jour où un nouveau jeu est lancé. Sûr de le remporter une nouvelle fois, Azusa va devoir faire face à la trahison d’un de ses lieutenants, qui va le faire descendre au plus bas rang du classement, celui de souffre-douleur.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Classe de première dans un lycée. Tout à l’air normal. Enfin presque. Dans cette classe, la hiérarchie est déterminée suivant un jeu de carte. Plus la carte trouvée est forte, plus la position de l’élève est élevée. Et plus elle est faible, plus la position de l’élève baisse, au point de faire de certains d’entre eux les punching-balls de la classe…

Voilà un concept bien original, que de gérer la position sociale des protagonistes via un paquet de carte. Je dois bien avouer que c’est tout ce qui m’a plu dans Caste Heaven. Et j’ai bien l’impression que l’on tournera tout de même très vite en rond, tant tout se passe trop vite, la chute comme l’élévation des élèves se passe rapidement, on a très peu de temps pour voir l’empreinte psychologique du jeu sur les élèves, en dehors des réactions vraiment extrêmes de Atsumu, un élève que l’on va suivre dans la deuxième partie.

caste heaven illus

Mais c’est surtout le côté malsain qui me bloque totalement. On ouvre la première partie sur de la violence, on arrive très vite à un viol et le reste va être dans la même veine, au point qu’il n’y ai que ça : appel au passage à tabac d’un élève, tentative de viol et nouveaux viols, humiliations, élèves de base caste régulièrement maltraités… L’ambiance est oppressante. Ceux qui cherchent de la romance peuvent passer leur chemin, mais ceux qui apprécient ce genre de thème/ambiance aimeront très certainement Caste Heaven pour cela. La deuxième partie est un peu plus soft, mais je ne serais pas étonnée que la nouvelle relation mise en avant prenne un autre tournant par la suite.

Côté graphismes, il n’y a pas de défauts notables, le tout est bien orchestré, mais terriblement banal, générique. Je n’ai pas réussis à m’attacher à un seul des personnages, graphiquement parlant il n’y a rien dans leur chara design qui me pousse à aller vers eux. Tout simplement, ces personnages me mettent mal à l’aise. C’est peut-être l’effet escompté ?

En bref, ce premier tome m’a mise mal à l’aise, que ce soit du côté de l’histoire, des personnages, c’est trop malsain pour moi. La violence pour la violence sans réelle histoire à côté n’est pas ma tasse de thé. Ce premier tome pose les bases et plaira très certainement à de nombreuses lectrices, mais je passe mon chemin. 

[Chronique] Prince Captif, tome 2 : Le guerrier – C.S. Pacat

[Chronique] Prince Captif, tome 2 : Le guerrier – C.S. Pacat

prince captif 2

  • Éditeur : Milady (2015)
  • Pages : 415
  • Genre : Fantasy, M/M
  • Prix : 14.90€
  • Acheter Le guerrier

Alors que leurs royaumes sont sur le point d’entrer en guerre, Damen et son nouveau maître, le prince Laurent, doivent échanger les intrigues de palais contre la violence ouverte des champs de bataille. Contraint de dissimuler son identité, Damen est de plus en plus attiré par le dangereux et charismatique Laurent. Mais alors que la fragile confiance entre les deux hommes se renforce, les secrets de leurs passés risquent de leur porter un coup fatal… 

Mon avis

Laurent et Damen évoluent loin du Palais dans ce deuxième tome, mais les intrigues de Vère les suivent où qu’ils soient. Parti aux frontières du pays sur les ordres de son oncle avec son esclave, Laurent va devoir déjouer les plans machiavéliques due régent, tandis que Damen se démène pour garder son secret et garder son maitre en vie. Alors que le nom de Damen et sa véritable fonction risquent d’être dévoilés à tout moment, et qu’il va devoir choisir entre son prince et son pays, les complots s’enchainent…

Quel plaisir que de retrouver ces deux-là ! Autant le premier tome était loin de tout rapport minimum amical entre les deux hommes – oui, le fouet, les menaces, tout ça – , ici il règne une tension sexuelle affolante ! Et bien que le moment sexe tarde à venir (l’auteure est sadique), c’est une scène très, très érotique qui nous est livrée ici. Le sadisme de C.S. Pacat va jusqu’à nous rajouter un chapitre bonus qui revient sur cette scène où Laurent et Damen explorent de nouveaux horizons avec une sacré surprise à la clé… Heureusement que la suite est pour avril, car je vous avoue que je ne pourrais pas tenir plus longtemps !

Parce que mis à part le sexe, cette fin ! Pendant tout le roman, on vit des intrigues à la Kushiel, très prenantes et où on se demande comment nos personnages principaux vont s’en sortir. Mais la fin, la fin ! Laurent est très fort, c’est notre Mélisandre, il n’y a pas à dire. Pas aussi perfide, mais pour avoir autant de coups d’avance et pour arriver pile à cette conclusion, je ne serais pas étonnée si certaines révélations devaient arriver dans le prochain tome !

Laurent reste tout de même un mystère. Bien qu’il s’ouvre un peu plus dans ce tome, on reste tout de même sur notre faim et j’aimerais bien voir ce personnage solitaire parler plus, se détendre et se laisser aller avec un Damen qui lui ne pense qu’à sa porte de sortie qu’il peut obtenir en suivant son maitre. Toujours obsédé par le reconquête de son royaume, il essaye de survivre et de suivre tant bien que mal le rythme de ces intrigues. Nous en apprendrons peut-être plus sur lui dans le prochain tome, en tout cas je l’espère !

En bref, ce deuxième tome est à la hauteur du premier. Bien qu’ici Laurent et Damen passent à la vitesse supérieure, rien n’est gagné et tout se jouera dans le dernier et troisième tome. Les scènes de sexe ne sont pas obscènes et sont plus calées sur le consentement que dans le premier, au contraire ça transpire d’érotisme tellement c’est bien écrit. L’attente de quelques mois est dure, très dure !

[Chronique] Stop au harcèlement ! – Nora Fraisse

[Chronique] Stop au harcèlement ! – Nora Fraisse

stop au harcèlement


Nous pouvons tous agir contre le harcèlement scolaire.
• Le harcèlement scolaire, c’est quoi ? • Pourquoi c’est grave ? • Comment ça commence ? • Qui est victime ? Qui est harceleur ? • Les témoins sont-ils complices ? • Comment détecter un cas de harcèlement ? Comment aider une victime ? • Comment contrer le cyber-harcèlement ? • Comment éduquer au téléphone portable et aux réseaux sociaux ? • Comment prévenir le harcèlement ? • Qui contacter ? • Quels sont les recours juridiques ?
En France, un enfant sur dix serait victime de harcèlement à l’école et un sur cinq de cyber-harcèlement.
Il est plus que temps d’ouvrir les yeux sur ces pratiques et de s’y attaquer. Enfants, ados, parents, enseignants, victimes, auteurs, témoins, nous pouvons dire STOP !

Merci aux éditions Calmann-Lévy et à NetGalley pour cette lecture !

Mon avis

Nora Fraisse est une mère qui s’est faite connaître en publiant Marion, 13 ans pour toujours, un livre parlant de sa fille qui s’est suicidée suite au harcèlement scolaire qu’elle vivait au collège. Aujourd’hui, Nora revient avec un guide pour prévenir et agir contre le harcèlement, pour que plus jamais l’histoire de sa fille ne se répète.

Le guide est divisé en cours chapitres, répondant à des questions simple : c’est quoi, qui est la victime, qui est le harceleur, comment aider la victime, comment éduquer les jeunes aux réseaux sociaux et portables, qui contacter, que faire en cas de recours juridiques… Bref, ce petit guide touche à tout. Et pour y répondre, à ces questions, Nora Fraisse utilise un vocabulaire simple, ce qui rend l’ouvrage accessible aux plus jeunes qui voudraient s’instruire sur le sujet, qui cherchent des réponses. Les paragraphes sont entrecoupés de témoignages de personnes ayant été victimes, ainsi que des parents amenant leur point de vue sur le sujet. Car le harcèlement scolaire, ce n’est pas qu’une idée : c’est un fait.

Avec une police agréable et une mise en avant des phrases et passages les plus importants, ainsi qu’un encart à chaque fin de chapitre, qui retrace les grandes idées, l’ouvrage se veut ouvert à tous. Adultes, élèves, le tout est vraiment très accessible. De plus, l’annexe est très bien fournie, avec une liste de numéros, sites internet et ouvrages à consulter pour aller plus loin. Comme plusieurs autres lecteurs, je suis d’avis que ce livre doit être reconnu d’utilité publique et devrait figurer dans chaque établissement scolaire pour le rendre encore plus accessible pour ceux qui sont touchés de près par le harcèlement scolaire. Et son petit prix aidant, il est très facile de se le procurer !

En bref, Stop au harcèlement ! Le guide pour combattre les violences à l’école et sur les réseaux sociaux et un ouvrage pédagogique, court mais complet, ainsi que très accessible. Un guide à mettre entre toutes les mains, sans hésiter !

[Chronique] Under Grand Hotel, Volume 1 – Mika Sadahiro

[Chronique] Under Grand Hotel, Volume 1 – Mika Sadahiro

under grand hotel 1

  • Éditeur : Taïfu Comics (2010)
  • Genre : Yaoï
  • Plus édité

New York, Long Island, Sen Owari, étudiant japonais, est incarcéré dans la prison souterraine de niveau 3, Under Ground Hotel. Il y fait la rencontre de Sword Fish, le caïd des lieux, et conclut un pacte charnel avec lui pour assurer sa protection. C’est le début d’une relation sauvage et intense entre les deux hommes, enfermés tous les deux jusqu’à la fin de leur vie dans un univers où seuls règnent la violence et le sexe…

 

Mon avis

Under Grand Hotel est une duologie qui se déroule dans une prison souterraine américaine : Under Ground Hotel. Quand Sen est incarcéré là-bas, il se rend compte qu’il doit absolument trouver un protecteur. Il va le trouver en la personne de Sword Fish et va accepter de coucher avec lui pour éviter le danger constant qui règne dans ce lieu où même les surveillants sont corrompus.

Je n’en ressors pas particulièrement emballée, de ce manga. J’en étais à compter les pages car rien de palpitant ne s’y passe, c’est toujours le même schéma : Sen se fait violer et/ou accepte de coucher avec tel ou tel personnage et/ou se fait tabasser, Sword fait son jaloux pour une raison x ou y, puis le défend suite à son viol ou son passage à tabac (quand ce n’est pas les deux en même temps ou si ce n’est pas Sword qui le viole. TROP CLASSE.).

Rajoutons par dessus qu’il n’y a pas de scénario, c’est de la drague, du sexe, des viols à foison et de la violence. Même si l’entrée de nouveaux personnages pourraient nous faire penser qu’il va se passer quelque chose, on est vite déçus. Désillusion, j’écris ton nom. Et mention spéciale au chapitre WTF qui est totalement incohérent et illogique. Mais je n’ai pas envie de vous spoiler.

Côté graphisme, c’est old-school. Et pourtant, ce manga n’est pas si vieux que ça (2011 en France, 2009 au Japon). Les expressions des personnages sont mal rendues, soit on est dans l’excès et on se demande ce qu’il arrive à nos personnages, soit ces derniers sont totalement inexpressifs, au bord de la dépression. Pour la proportion des corps, c’est pareil, soit le corps est beau, bien dessiné, bien proportionné, soit la planche d’après il perd 40 kilos et gagne un mètre avec des jambes à rallonge. Il faut faire un choix. Soit l’un, soit l’autre…

Bref, c’est un manga que j’ai eu d’occasion, donc du coup je ne regrette pas trop l’achat, mais il est clair que je ne lirais pas la suite !

[Chronique] Prince Captif, tome 1 : L’esclave – C.S. Pacat

[Chronique] Prince Captif, tome 1 : L’esclave – C.S. Pacat

Prince Captif 1


Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s’allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr… 

Merci aux éditions Milady et à Babelio pour cette lecture en avant-première !

 

Mon avis

Damen est le prince hériter d’Akiléos. Son père venant de mourir, il se prépare à remplir ses nouvelles fonctions. C’était sans compter son demi-frère Kastor qui le capture et l’envoie en cadeau chez l’ennemi, comme esclave sexuel du Prince Laurent et prend le pouvoir à sa place. Pour le peuple, Damen est mort également. Entravé et réceptionné à Vere, il se voit obligé de servir le prince ennemi dont il a tué le grand frère il y a quelques années sur le champ de bataille, il devient donc primordial pour lui de dissimuler son identité à tout prix !

Si vous vous attendez à de la romance entre les deux princes, ça ne va pas être le cas. Il n’y aura pas non plus de scènes de sexes entre eux deux. En effet, l‘auteure reste logique sur toute la ligne : Damen déteste ce peuple et ses dirigeants, tout comme Laurent déteste ceux de Damen, surtout qu’il se méfie de son cadeau -normal-. Aussi, tout dans leur comportement indique qu’ils n’ont pas envie de l’autre : Laurent le traitre vraiment comme un esclave et le prince déchu déteste ce personnage arrogant, froid, calculateur et particulièrement violent.

On suit toute l’histoire du point de vue de Damen, un esclave qui passe ses journées enfermé avec pour seule occupation d’échafauder des plans pour pouvoir s’échapper et rallier son pays. Il ne se passe donc pas grand chose, mis à part pendant ses quelques sorties aux côtés de Laurent où il rencontrera un peuple particulièrement décadent. Il ne faut donc pas s’attendre à de l’action. (Mais peut-être dans le tome 02 : Le guerrier ? )

A l’image de Laurent, ce premier tome a des passages assez violents qui ne plairons pas à tous : viols, tortures, humiliations et j’en passe… Personnellement ça ne m’a pas plus dérangé que ça dans la mesure où cela s’inscrit parfaitement dans l’histoire et l’univers, ce n’est pas juste un rajout fantaisiste de l’auteure. Il faut bien se mettre en tête que l’on suit l’histoire d’un homme rabaissé au rang d’esclave, ça ne va pas être amour, fleurs, paix et petits câlins sous la couette !

Le tout est servit par l’écriture fluide de C.S. Pacat, avec des descriptions justes et précises des lieux et des scènes que l’on s’imagine sans peine, nous plongeant dans l’histoire avec plus de facilité. Le vocabulaire est simple, pas trop complexe. J’ai lu ce livre en deux petites soirées et je compte faire de même avec la suite prochainement !

Si vous comptez lire ce livre, retenez juste une chose : les personnages ne paraissent pas être ce qu’ils sont vraiment

[Chronique] Half Bad, tome 1 : Traque blanche – Sally Green

[Chronique] Half Bad, tome 1 : Traque blanche – Sally Green

half bad 1


Dans l’Angleterre d’aujourd’hui, deux clans de sorciers vivent en secret au côté des humains : les adeptes de la magie blanche et les sorciers noirs. Mais la naissance de Nathan vient bousculer l’équilibre des forces car il est à la fois un sorcier blanc et un sorcier noir. Son père est un des plus puissants et cruels sorciers du monde. Sa mère, adepte de la magie blanche, est morte. A 16 ans, Nathan va recevoir ses pouvoirs comme tous les sorciers. Mais il n’est pas comme tous les sorciers… Son clan va décider de l’enfermer : Nathan est piégé dans une cage, battu et menotté. Les frontières entre le bien et le mal n’ont jamais été aussi floues et menacées.

Mon avis

Half bad, c’est l’histoire de Nathan, un sorcier sang-mêlé (mi-noir, mi-blanc). Depuis toujours, les sorciers blancs font la chasse aux sorciers noirs, qui leurs rendent bien en massacrant de temps à autres leurs ennemis. Mais voilà, pour Nathan ça ne va pas être simple tout ça. Parce que son père n’est autre que le plus puissant et dangereux des sorciers noirs…

Un résumé assez succinct pour éviter de trop spoiler l’histoire, qui mérite grandement d’être découverte ! Tout d’abord, si vous avez entendu quelqu’un comparer cette saga à celle d’Harry Potter, rassurez-vous : mis à part le fait que l’histoire se déroule en Grande Bretagne et qu’il y a des sangs-mêlés, il n’y a aucun rapport avec la saga du sorcier à lunette, mais vraiment pas. C’est même à des années lumières, pour tout vous dire !

Ce qui caractérise surtout ce premier tome, c’est sa violence. Le monde est violent, les hommes sont violents et rarement tendres entre eux. Et après lecture, quand on repense au fait que Nathan n’est même pas âgé de 16 ans quand il subit tout ça, on est choqué. Puis on envie de lui faire un câlin, parce qu’on s’y attache beaucoup à notre Nathan :3

Côté écriture, le début est assez déstabilisant. L’auteure s’adresse à son personnage principal, lui énumérant les faits. Mais petit à petit, l’auteure revient à un point de vue plus « traditionnel ». Bien qu’il soit fluide et qu’il se laisse lire (une petite soirée pour moi), un réel sentiment d’urgence nous prends pendant la lecture, urgence qui est beaucoup ressentie dans l’écriture. Ce sentiment colle parfaitement à l’histoire, car notre sorcier doit à tout prix trouver une solution avant ses 16 ans pour recevoir ses trois présents.

J’ai tellement hâte de lire la suite ! Mais hââââte >.<

[Chronique] Anita Blake, tome 2 : Le cadavre rieur – Laurell K. Hamilton

[Chronique] Anita Blake, tome 2 : Le cadavre rieur – Laurell K. Hamilton

le cadavre rieur


Savez-vous ce que c’est qu’une « chèvre blanche »? Eh bien, en jargon vaudou, c’est un doux euphémisme pour désigner la victime d’un sacrifice humain. Et quand ces types sont venus me demander de relever un mort de deux cents ans et des poussières, j’ai tout de suite compris ce que ça impliquait. Je veux bien égorger des poulets, un mouton, voire un buffle dans les cas désespérés… mais ça, non! Pas question… Mais je les ai envoyés promener, eux et leur chèque d’un million de dollars. L’ennui, c’est que tout le monde n’a pas mon sens moral. Que ces salauds vont bien dégoter quelqu’un pour faire le boulot. Qu’on va se retrouver avec un mort-vivant raide dingue, tout sauf végétarien, et semant la panique. Et que c’est encore la petite Anita qui va devoir se le coltiner! Comme si je n’avais pas déjà assez de problèmes avec les vampires…

 

Mon avis

Deuxième de la courte liste de saga bit-lit que je lis (sur deux sagas, ce qui ne m’engage pas des masses), les aventures de Anita Blake m’avaient séduite pour plusieurs point:

  1. Il n’y a pas de créatures bizarres mi-ange mi-vampire mi-bestiole inconnue. Que des trucs connus et plausibles.
  2. Anita, notre personnage principal, ne couche pas au premier tome (ni dans le second). C’est donc un personnage principal qui ne nous fait pas part de 15545 scènes de sexes improbables en 400 pages qui sont propres au genre qu’est la bit-lit.
  3. Notre personnage principal n’est pas une bad-ass infaillible qui n’a pas froid aux yeux. C’est une humaine qui a ses faiblesses, ses peurs, et qui dérouille. Méchamment.

Bref, tout pour me faire aimer les premiers tomes!

Ce deuxième tome commence loin des vampires, et au plus proche d’Anita et de son métier, ainsi que ses talents de nécromancienne et surtout le vaudou, son encrage à St Louis. On s’intéresse donc à une facette que je traite pour la première fois. Mes impressions? C’est tout bonnement intéressant et donne une autre dimension à l’histoire qui aurait pu s’enliser et devenir très répétitive par la suite avec pour seul problème les vampires et un hypothétique triangle amoureux. Heureusement, Laurell K. a su tiré son épingle du jeu et se démarquer de ses collègues.

Mais rassurez-vous, si vous aimez les vampires. Vous y aurez droit, à petite dose, mais néanmoins suffisante pour faire avancer l’intrigue de ce côté-là. Plus aurait été du rajout de page inutile, car le vaudou et la nécromancie prend énormément de place.

Il y a cependant quelques problèmes de répétitions. Plusieurs phrases ou informations reviennent assez régulièrement. J’entends par là, que si au début du chapitre on me dit que Anita porte des Nike blanches, je ne vois pas tellement l’intérêt de nous le faire savoir 5 fois dans le même chapitre. Ces derniers étant relativement assez courts (5 à 10 pages), ça revient trop souvent.

Ce deuxième tome reste dans la lignée du premier, qui reste assez bien écrit dans l’ensemble. Toujours écrit à la première personne, il nous donne un point de vue global de la situation et des états d’âmes de Anita, avec comme dans le premier, une touche d’humour noir, d’ironie et de sarcasme que l’auteur manie à la perfection, ni trop, ni peu, je n’ai pas eu peur d’avoir une overdose d’humour douteux (mais qui fait néanmoins rire).

En bref, il me faut le troisième tome au plus vite !