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[Chronique] Esclave de sang – Tasha Lann

[Chronique] Esclave de sang – Tasha Lann

esclave de sang


Mon nom est Evy Dumas et je suis une jeune étudiante tout ce qu’il y a de plus banale. Du moins je l’étais jusqu’à ce que j’aie le malheur d’accepter de suivre mes amis à la fête universitaire d’octobre.Ils se sont bien amusés.
Pour moi… disons que la soirée a été intéressante.
Me voilà maintenant ballottée entre la France et l’Écosse, entre la fac et une cité hors du temps dirigée par cinq types carrément flippants.
Des vampires…
Comme ce gars – sublime – qui se croit en droit de diriger ma vie simplement parce que je l’ai vu planter ses crocs dans le cou d’une fille.
Cela vous paraît difficile à croire ?
Et pourtant…

Merci aux éditions Calepin pour cette lecture !

Mon avis

Evy est une étudiante droite dans ses bottes : pas d’alcool, pas de garçon, très impliquée dans ses études et son petit boulot à la fac. Alors qu’elle accompagne ses deux meilleures amies à une soirée d’un de leurs camarades, une étudiante va disparaitre. Une soirée qui va changer la vie de Evy de tout au tout…

C’est un roman que j’ai lu d’une traite, mais qui me laisse dubitative. Je me demande si une suite est prévue, car ce livre me fait l’effet d’un gros prologue à quelque chose de plus grand, plus dans le ton de A.B.I.E ou encore de Éclat nocturne. Tout se déroule trop vite, on a très peu d’indications temporelles donc il est dur de se situer dans le temps et de savoir combien de temps les choses durent (sauf une fois où un délais en semaine et lâché, mais j’en reste surprise, étant donné que l’auteure y passe très peu de temps). Je pense que plus de descriptions sur certains moments auraient aidé aussi à mieux comprendre le comportement de Evy à la fin, par exemple, car vu comment elle repousse son vampire tout le temps (sauf en hypnose, évidemment), ça ne colle pas des masses.

La fin en général me parait assez brute, elle me laisse un gout d’inachevé, ainsi que le sentiment que ce livre n’est que le premier tome d’une saga. Du moins, je l’espère ! Parce que j’aimerais bien en apprendre plus sur l’univers vampirique de Tasha Lann, même si je vous avoue que j’ai eu un peu peur quand Jehan, vampire de son état, s’est inscrit à la fac pour retrouver une humaine, avec un style vestimentaire que ne renierait pas Stefan Salvatore de Vampire Diaries… Et il ne brule pas au soleil, malheureusement.

Evy est une jolie fille qui s’ignore, attire tous les beaux mecs, mais qui continue à se dévaloriser (cliché, je sais). En parlant des « beaux mecs », c’est une belle bande psychopathes. Un violeur qui tente de profiter de Evy quand elle a trop bu, un autre qui la sauve mais qui profite quand même de son état d’ébriété, et un autre qui n’a pas connaissance de la notion de consentement quand la demoiselle lui dit non dans sa chambre étudiante… Visiblement, aucun de ces gars n’a vu la vidéo Tea Consent. Mention tout de même aux scènes de sexe sous hypnose qui sont très érotiques, bien amenées et bien écrites (bien que je doute que la notion de consentement soit encore respectée à ce niveau-là, l’hypnose ne permettant pas d’agir de soi-même).

Bref, Esclave de sang est une petite bit-lit pas très longue, assez commune et qui souffre de quelques clichés. Le sentiment d’inachevé me fait penser qu’une suite devrait voir le jour, et je serais très intéressée de voir ce que cela donnerait. Et n’oubliez pas, ne forcez personne à boire une tasse thé !

[Chronique] Dracula – Bram Stoker

[Chronique] Dracula – Bram Stoker

dracula

  • Éditeur : J’ai lu (1897)
  • Pages : 680
  • Genre : Fantastique
  • Prix : 4.70€
  • Acheter Dracula

Répondant à l’invitation du conte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre à son arrivée dans les Carpates un pays mystérieux. Un pays aux forêts ténébreuses et aux montagnes menaçantes. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Ce comte, qui contrôle son courrier et verrouille les portes de son château, ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l’apesanteur…
Jonathan Harker doit se rendre à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…

Mon avis

Jonathan Harker, jeune clerc de notaire, se rend dans les Carpates pour rendre une visite à un client : le Comte Dracula. Vivant seul dans son château, celui-ci prépare sa venue à Londres où il a acquit, grâce au travail de Jonathan, une nouvelle demeure. Bienveillant, poli et ayant la conversation agréable, Dracula reste tout de même intriguant pour son invité : jamais présent le jour, il ne mange jamais et ne se reflète pas dans les miroirs, ainsi que plusieurs autres signes assez étranges. Se rendant compte de la nature de son hôte, Jonathan va chercher le moyen de partir de son château où il se rend compte qu’il est prisonnier…

C’est à travers des lettres, des journaux intimes et des coupures de presse que nous allons vivre cette histoire. Cela nous permet de mieux nous situer dans le temps et de mieux comprendre les différents points de vue des principaux protagonistes. Il n’y a pas de répétitions, car l’histoire s’enchaine d’un journal à l’autre, on ne reste pas bloqués indéfiniment sur le même évènement. Cependant, il arrive fréquemment que l’on se demande pourquoi les personnages abordent tel ou tel sujet, jusqu’à arriver à la conclusion, car tout ce que l’on peut lire est lié. Attendez-vous tout de même à quelques longueurs, puisque les personnages racontent en détail les évènements et certains personnages comme Van Helsing parlent énormément (voir trop). Cela peut gêner, mais si vous vous accrochez, vous ne le regretterez pas !

L’ambiance jetée sur ce roman est mystérieuse, on découvre petit à petit la créature qu’est le vampire, la base même de ce qu’il est. Certains passages se veulent clairement érotiques, quand par exemple le vampire « boit » ses victimes. Mais cela reste très léger, on reste tout de même dans une veine fantastique et la romance vampirique n’a pas sa place ici. En tout cas, on se laisse prendre au jeu, on reste aux aguets et on croise les doigts pour nos personnages principaux tellement l’ambiance est prenante.

Attention cependant, si vous avez une conscience féministe, certains passages vous feront grincer des dents. Les femmes sont toutes ici en position de victimes qui font des erreurs. Quand l’action s’intensifie, Mina, la femme de Jonathan, est écartée des actions des hommes car étant une femme, ses compagnons estiment que c’est un pauvre esprit faible qui pourrait devenir aliénée si elle découvrait les horribles détails sur le vampire qu’est Dracula… Et bien sûr, les femmes sont toutes sauvées par les hommes, et si leur sauvetage prend du temps, c’est à cause des erreurs… d’une femme.

Seules les femmes vampires ne sont pas vues en victimes, à la place ce sont des femmes qui puent la luxure à 4000km à la ronde, Vade Retro Satanas. On excuse l’auteur, en 1897 les hommes n’étaient pas encore très évolués au sujet de la femme, mais voilà un peu comment on considérait le sexe féminin à l’époque : des faibles ou des aguicheuses. Ça donne envie !

En bref, malgré un sexisme sous-jacent, Dracula est un classique dont on ne peut passer à côté, c’est la base même du vampire, créature dénaturée depuis bien des années. L’ambiance mystérieuse est très prenante, et malgré que ce soit un sacré pavé, l’histoire se lit assez vite si on a pas peur des quelques longueurs présentes.

[Chronique] Vampire Knight, Volume 9 – Matsuri Hino

[Chronique] Vampire Knight, Volume 9 – Matsuri Hino

vampire knight 9


Depuis que Yûki a retrouvé la mémoire, sa vie a complètement basculé. Il lui faut à présent choisir envers qui elle va être loyale. Mais Rido et ses sbires ont déjà envahi l’Académie, aussi les vampires qui se sont rangés du côté de Kaname ont fort à faire pour protéger les humains. Ichiru, grièvement blessé, fait alors un pacte avec Zero, qui pourrait bien changer l’issue du combat.

Mon avis

Le combat commence à l’Académie Cross. Tandis que les élèves humains sont enfermés pour leur éviter tout danger, le Sénat, les Hunters corrompus et les fidèles de Rido mènent une guerre sans merci contre Kaname, Yûki, et les élèves vampires de l’Académie qui se dressent contre eux. Et c’est le moment pour le Directeur Cross de ressortir son ancienne panoplie de Hunter…

C’est donc l’action qui prédomine dans ce neuvième tome. Les combats font rage aux quatre coins de l’Académie et entre violences et révélations, est-ce que tout ceci se terminera bien ? Car c’est un tome bien plus sombre que les précédents et qui marque un nouveau tournant dans l’histoire – au moins, on ne s’enlise plus dans les flashbacks et le triangle amoureux – , à n’en pas douter.

Concernant le personnage de Rido, il est tel que je me l’avais imaginé, c’est bien le vampire fou qui nous est présenté par Matsuri Hino dans les nombreux flashback de Yûki. Il est violent, manipulateur, dans la folie la plus totale, mais il est à la fois charismatique, en tout cas je ne m’y frotterais pas… Après tout, il reste un meurtrier, et il n’est pas revenu pour enfiler des perles ! J’ai aussi observé un changement notable dans le comportement de Yûki, qui a changé du tout au tout depuis les précédents évènements avec Kaname. Je ne sais pas ce que cela va donner par la suite, mais je peux déjà confirmer que nous ne reverrons pas la candeur caractéristique de la jeune fille de si tôt.  En tout cas, son évolution est intéressante et j’ai hâte de voir la suite.

Côté graphismes, les scènes d’actions sont très jolies à voir. Les combats sont dynamiques et toujours détaillés avec soin. Pour un shôjo, on s’approche plus du style shônen . C’est une évolution à suivre aussi !

En bref, beaucoup de changement dans ce tome, je pense que le prochain sera très certainement la conclusion de ce premier arc pour s’ouvrir sur quelque chose de nouveau. Mais quoi ? Et bien, il me reste plus qu’à lire la suite…

[Chronique] Des monstres au camping – Isabel & Marc Cantin & Caroline Hüe

[Chronique] Des monstres au camping – Isabel & Marc Cantin & Caroline Hüe

des monstres au camping


Suivez une famille hors du commun !

La famille Mortadel part au camping ! Carniflore en rêvait : se faire des copines, bronzer au bord de la piscine… Mais voilà.
Son frère est un alligator. Sa mère se sert d’un cercueil en guise de transat. Son père mange la crème solaire au lieu de s’en tartiner. Elle-même est mi-vampire, mi-sorcière… Comment passer inaperçus au milieu des humains ?
Les vacances ne s’annoncent pas de tout repos.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Potofeu, père de famille, sorcier pratiquant la magie grise de son état, décide d’emmener sa petite famille, les Mortadel ,en vacance dans un camping… humain. Ça va être la toute première que des habitants de Transylvania vont quitter leur petite ville et même le journal local tient à écrire un article là-dessus. Mais comment Carniflore, sa fille mi-vampire, mi-sorcière, qui souhaite passer des vacances normales et se faire des amis, va réussir à s’infiltrer incognito parmi les humains avec un père sorcier, un frère alligator, une mère mi-vampire, mi-loup-garou et un grand-père loup-garou ?

Dernier roman graphique de chez Nathan, Des monstres au camping est particulièrement drôle. Les situations dans lesquelles se mettent nos personnages sont rocambolesques. Et Carniflore va devoir composer avec sa famille qui ne se comporte pas « normalement » avec les humains, elle va donc devoir courir après chacun d’entre eux pour rattraper leurs catastrophes. C’est fluide, le vocabulaire est adapté pour les jeunes, bref un régal.

Côté illustrations, on retrouve ici Caroline Hüe, que j’avais découvert grâce à Qui veut la peau du yéti ?. Les dessins, en noir et blanc, sont simples et amusants. Ils mettent bien en scène l’histoire et s’y intègrent parfaitement. J’ai adoré retrouver le coup de crayon de Caroline ici !

Petite particularité du roman, il a été réalisé dans le cadre du Feuilleton des Incos, une animation  qui permet de faire découvrir à des classes d’élèves les dessous de l’écriture d’un roman, tout en correspondant avec les auteurs. C’est une très belle initiative pour les jeunes !

[Chronique] Je suis ton ombre – Morgane Caussarieu

[Chronique] Je suis ton ombre – Morgane Caussarieu

je suis ton ombre


Le Temple, petit village du Sud-Ouest, ses plages, ses blockhaus, son unique bistro, son école où la violence est le seul remède à l’ennui. Poil de Carotte y vit seul avec son père handicapé. Gamin perturbé aux penchants sadiques et souffre-douleur de ses camarades de classe, sa vie bascule lorsqu’il se rend dans une ferme calcinée en lisière de forêt. Des fantômes y rôdent, paraît-il.Mais en lieu et place de revenants, il découvre un étrange journal rédigé par des jumeaux, il y a trois cents ans. Leur vie sauvage et heureuse à La Nouvelle-Orléans tourne au cauchemar lorsqu’un marquis décadent les prend à son service.Plus Poil de Carotte avance dans sa lecture, plus des événements étranges surviennent : un chat noir qui parle, une voix qui lui chuchote la nuit à l’oreille, un enfant au teint trop pâle et aux lèvres trop rouges… Et s’il avait réveillé des forces aussi malsaines qu’attirantes ?

 

Mon avis

Poil de carotte, un gamin qui vit dans un petit village de campagne, est le souffre-douleur de ses camarades. Alors qu’il rêve d’intégrer la bande du petit « caïd » de l’école, Timmy, il va tomber un jour sur un carnet étrange qui a tout du journal intime. Et pour cause, ce petit journal relate la – courte – vie d’humain de Gabriel, le jeune vampire sadique de Dans les veines

Ça faisait un petit bout de temps que je voulais sortir de ma pile à lire ce roman-là, sans que je trouve le temps de le faire. C’est enfin chose faite et j’ai renoué avec l’univers de Morgane Caussarieu: violent, malsain, à ne pas mettre entre toutes les mains, bref ce qui s’annonce être un régal.

Et donc, on revient ici sur le personnage de Gabriel, le gamin-vampire, jaloux et complètement flippant du premier roman de l’auteure. On découvre ses derniers moments en tant qu’humain dans les bayous, à la Nouvelle-Orléans, à l’époque où l’on colonise ce nouveau monde avec en prime le commerce triangulaire. On assiste également à la transformation de Gabriel en vampire. Mais tout cela ne va pas se dérouler dans le plus grand des calmes : Gabriel va vivre un calvaire, à la limite du supportable, car encore une fois les vampires n’ont pas le monopole de la monstruosité, les humains sont eux aussi des monstres dans leurs domaines respectifs… (Gabriel en devient presque attachant. Presque.)

J’ai dévoré Je suis ton ombre en une soirée, tellement on se retrouve vite transporté dans l’univers immersif de Morgane, on s’y croirait, surtout dans les bayous. La chaleur, l’humidité, les bestioles qui grouillent, les vêtements qui collent à la peau… C’est toujours un plaisir, rien que pour cette immersion, de lire les récits de cette auteure.

Encore une fois, j’en ressors ravie et j’ai très très envie de sortir de ma PàL Vampires et Bayous pour pouvoir continuer sur cette lancée !

Merci à Toine, mon nain préféré, pour cette lecture (et dédicacé avec un poney, siouplaît ! ). Du coup la dédicace prend tout son sens après lecture ahahah… Pauvres poneys :'(

je suis ton ombre dédi

[Chronique] Les larmes rouges, tome 1 : Réminiscence – Georgia Caldera

[Chronique] Les larmes rouges, tome 1 : Réminiscence – Georgia Caldera

les larmes rouges 1


« Le temps n’est rien…
Il est des histoires qui traversent les siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!

 

Mon avis

Cornélia est une jeune femme qui veut en finir avec la vie pour diverses raisons. Mais son suicide ne se déroule pas aussi bien qu’elle le voudrait, car un homme la sauve in extremis. Pour qu’elle puisse se remettre sur pieds, son père l’emmène vivre dans leur manoir, à Rougemont.
Qu’elle n’est pas la surprise de Cornélia quand elle croise juste en bas de chez elle, l’homme qui lui a sauvé la vie à Paris ! Voulant en savoir plus sur le personnage, elle se rend compte qu’il est détesté par tout le village, et tremperait dans diverses affaires de meurtre. Mais sans savoir pourquoi, Cornelia est terriblement attiré par cet homme qu’elle voit en rêve presque toutes les nuits…

Tant que l’on ne sait pas ce qui se passe réellement chez Cornelia, il plane une ambiance paranormale sur le début de l’histoire qui n’est pas désagréable. Rester dans le flou et voir tout ces évènements fait toute l’action de ce début et rend les journées de Cornelia moins monotone. Parce qu’entre nous, la suivre toute la journée en train de barboter dans sa piscine, lire ou se morfondre, ce n’est pas très encourageant.

Cependant, ce moment est très vite passé, puisque j’ai deviné assez rapidement (troisième chapitre) ce qu’il en était entre Cornelia et son mystérieux sauveur. Un ou deux chapitre plus loin, j’en avais la confirmation et je devinais déjà ce qu’il en était des premiers parents de la jeune fille. Et encore une fois, j’ai eu totalement raison. Et qui apprécie de deviner par avance les grosses révélations d’un livre?

J’ai trouvé ce premier tome particulièrement long, notamment au niveau des descriptions qui n’en finissaient plus. Je vous avoue qu’à la fin, j’ai fini par sauter certaines descriptions pour le peu inutiles tellement je n’en voyais plus le bout… Et pourtant, je ne me suis pas retrouvée perdue du tout à la conclusion de ce premier tome. Même si celui-ci est bien écrit et est totalement fluide, pour moi ça ne passait plus du tout.

Côté personnage, je ne me suis sentie proche d’aucun d’entre eux. Cornelia, touchante au début pourtant, devient vite extrêmement barbante. Son sauveur ne m’inspire pas plus que ça, ni même les personnages secondaires, qui se sont tous révélés être des vrais boulets, mais surtout tout le monde est une vraie girouette dans ce premier tome, personne ne se tient réellement à ce qu’il dit. Dédicace à Nathalie qui fournit des alibis à Cornelia pour qu’elle aille voir son sauveur, mais qui quelques chapitres plus loin vient carrément chez cet homme pour empêcher la jeune femme d’aller chez lui, alors qu’elle n’a eu aucune interaction avec l’homme… Cherchez l’erreur.

Je ne comptes donc pas continuer la saga. Je me pencherais peut-être sur le dernier roman de l’auteure, si la bibliothèque le met en prêt un jour.

[Chronique] Summer Nights, tome 1 : Le prix à payer – Celia Heinrich

[Chronique] Summer Nights, tome 1 : Le prix à payer – Celia Heinrich

summer nights 1

  • Éditeur : Auto-édition (2014)
  • Pages : 186
  • Genre : Bit-Lit
  • Prix : 2.99€
  • Acheter titre livre

Summer Fawkes est une lycéenne sans histoire, ou presque. Elle est sujette à de violents troubles du sommeil : terreurs nocturnes, cauchemars. Et lorsque ses parents quittent la ville pour soigner sa grand-mère malade, son plus mauvais rêve se réalise. Summer se réveille enterrée vivante.
Cauchemar ou réalité ? Summer ne sait plus que penser. D’autant qu’outre une perte de mémoire, elle commence à ressentir d’étranges symptômes…

 

Mon avis

Summer se réveille un soir, dans le noir complet et… dans une boîte. Tout de suite, elle comprend qu’elle est enterrée vivante ! Vivante, vraiment? Alors d’où lui vient son irrésistible envie de sang…

Je ne pensais pas que nous allions revisiter le mythe du vampire, je m’attendais à autre chose à la vue du résumé, quelque chose qui tournerait autour de ses troubles du sommeil, qui ne sont au final pas du tout traités dans ce premier tome.

L’histoire de Summer est très rapide à lire, mais j’aurais voulu que l’auteur la raconte plus en détail, car là nous faisons que survoler l’histoire. Les seuls moments détaillés, ce sont ceux du passé de Bastien et quand ce dernier apprend les lois vampiriques à son apprentie. J’aurais souhaité que ce soit le cas pour toute l’histoire, qui n’est au final que survolée de bout en bout.

Summer est donc accompagnée de Bastien, un nettoyeur à la solde du Concile (=le gouvernement vampirique, donc), en traque du créateur (Lazaro) de la jeune fille et de sa toute dernière apprentie, sans trop vouloir spoiler. Mais là où Bastien est totalement crédible dans son rôle, les autres ne le sont pas. L’histoire d’amour Summer/ancien meilleur ami d’enfance ne me paraît pas si logique que ça, ni même l’attitude de l’apprentie de Lazaro, personnage que nous voyons au final que très peu et dont nous ne comprenons pas la raison de ses actes, car -et je reviens là dessus- l’auteure survole trop son histoire.

Même si ce premier tome est fluide et se laisse lire tout seul, je pense que j’aurais plus apprécié ma lecture avec plus de détails, plus d’explications et plus de profondeur, même au niveau des personnages. En bref, je ne pense pas lire la suite de la saga.

Merci à l’auteur et à Livraddict pour cette lecture !

[Chronique] Vampire Knight, Volume 8 – Matsuri Hino

[Chronique] Vampire Knight, Volume 8 – Matsuri Hino

vampire knight 8


Dans les larmes et dans le sang, le voile se lève enfin sur le lourd passé de Yûki ! Mais alors qu’elle ouvre les yeux sur son monde, Zero sombre…

Mon avis

A force de frôler la vérité depuis quelques tomes, il était évident que les révélations n’allaient pas tarder à tomber ! Et là, nous apprenons tout sur le passé de Yuki, pourquoi Kaname agissait ainsi envers elle, ect… Toute la Night Class le comprend aussi, bien évidemment, bien que ce soit l’incompréhension totale du côté de Zero, qui lui n’était au courant de rien, à l’instar du directeur qui savait la vérité depuis le début…

Qu’est ce qui attend donc notre couple pour la suite? Parce qu’on court après la vérité depuis le premier tome, mais du coup, vers où va nous emmener la mangaka? Quelle suite de prévue? Tout ce beau monde va-t-il pouvoir rester à l’Académie une fois que le combat sera fini? Que de questions, dont nous aurons très certainement les réponses dans les prochains tomes.

J’espère en tout cas que nous retrouverons nos personnages principaux, parce que je ne suis pas allée plus loin que le saison 2 de l’anime, donc je croise les doigts pour que ça se passe comme je l’imagine !

En bref, un tome sous le signe des révélations qui rejoint les thèmes très souvent abordés par Kaori Yuki, une autre mangaka shôjo, qui peuvent s’avérer un poil choquants pour ceux qui ne s’y attendent pas. J’ai hâte de lire la suite !

[Chronique] Kitty Norville, tome 1 : Kitty et les ondes de minuit – Carrie Vaughn

[Chronique] Kitty Norville, tome 1 : Kitty et les ondes de minuit – Carrie Vaughn

kitty norville 1


« Bonne nuit Denver. C’est Kitty qui vous parle sur K-NOB. Il est minuit, c’est l’heure du crime et je m’ennuie. Je vais donc vous saouler de blabla jusqu’à ce qu’un auditeur appelle. A ma grande surprise, ça a tout de suite sonné. Cool. Je n’aurais pas à mendier.
– Est ce que tu crois aux vampires ? Silence. N’importe quel autre DJ lui aurait renvoyé illico une réponse bien torchée sans même y penser – encore un de ces tarés à la recherche d’un peu d’attention. Mais je n’étais pas n’importe quel autre DJ…. »

Vous l’aurez compris, je suis animatrice radio et la nocturne n’est pas de tout repos ! Quand j’ai commencé mon émission, les ondes de minuit, je m’attendais à tout sauf à recevoir l’appel de tous les dépressifs du monde de la nuit. Eh oui, tous y passent : vampires, sorcières, lycanthropes… Il est vrai qu’étant moi même un loup garou, mes auditeurs sont en confiance. Seulement, le succès est tel que ça commence à s’agiter dans l’ombre. Que ce soit ma meute ou la clique vampirique du coin, ils préfèreraient que je me taise…définitivement.

Mon avis

Un peu de bit-lit pour changer nos habitudes ! Kitty Norville, c’est l’histoire de … Kitty Norville (Bravo Frei, continue comme ça ! ), une jeune louve-garou qui tient une émission nocturne de radio un peu particulière : les vampires et les loups-garous à moitié dépressifs ou en quête de conseils peuvent l’appeler et avoir des réponses à leurs questions existentielles. Sauf que leurs maîtres ne voient pas ça d’un bon œil : chez les vampires, on pense que « l’autorité » est saquée, dans le sens où au lieu de voler chercher secours auprès de leurs maîtres, les dents longues préfèrent s’en remettre à la louve. Et de l’autre côté chez les loups-garous, on pense un peu pareil, mais on pense surtout à faire de la « politique » au sein même de sa propre meute en se servant de la louve (ou en essayant de la tuer, au choix).

Et c’est là tout le point fort de ce premier tome des aventures de Kitty Norville : on s’intéresse plus à la politique entre meutes/clans qu’au sexe et ça fait du bien, j’ai toujours un peu peur de tomber dans des espèces de triangles amoureux foireux avec que du sexe quand je lis de la bit-lit. J’en ai fait l’amère expérience une fois, je ne tenterais pas une deuxième fois. Enfin bref, on parle politique inter-espèce, guerre de territoire et tout le bazar qui s’en suit : c’est donc un roman qui s’annonce très intéressant sur bien des points de vue, vous ne trouvez pas ?

Mais il y a quand même un défaut ! Oui, bah tout le monde n’est pas parfait, mais… Là où on commence l’histoire, l’existence d’êtres surnaturels n’est pas révélé, c’est encore un secret, avec un grand « s » majuscule. Et quand Kitty fait son « coming-out » pendant son émission, personne n’a l’air véritablement choqué d’apprendre qu’il n’y a pas que des humains sur terre, mais aussi des trucs dangereux mi-bestiole, mi-chauve-souris. Bien sûr, ça fait les choux gras, tout le monde dit « Ohlala c’est une louve-garou », mais ça n’a pas l’air de les surprendre plus que ça, c’est comme si demain Closer annonçait une big révélation sur votre star préférée super hard style « Norman Reedus est en vérité un walker ! », et que tout le monde s’en tamponnait l’oreille avec une babouche alors que c’est : 1. grave 2. ça ouvre des milliers de possibilité pour l’être humain.

Mis à part ça, le roman est fluide et la traduction est excellente sur bien des points, même les expressions typiquement américaines sont conservées, disons que pour une fois on s’y croirait vraiment, aux States. Disons que j’ai mis quatre petites heures pour avaler ce roman de 312 pages. Autant dire que j’y suis allée très rapidement !

Cependant, une questions me taraude et je n’arrive pas à trouver la réponse : mais à quand la suite aux éditions J’ai Lu? Parce que le reste de la saga est en grand format chez Pygmalion, mais : 1. j’ai commencé chez J’ai lu, ça va faire moche dans la bibliothèque et 2. … Vous avez vu les couvertures GF? C’est d’un cliché… Bref, si vous avez la réponse, n’hésitez pas à m’en faire part !

[Chronique] La dernière larme – Fatou Ndong

[Chronique] La dernière larme – Fatou Ndong

la dernière larme

  • Éditeur : Valentina (2012)
  • Pages : 213
  • Genre : Bit-Lit
  • Plus édité

Ces êtres étranges nous ressemblent. Leurs différences ? Ils ont le sang froid, vivent la nuit et se nourrissent de sang humain.
Ce sont des vampires… et ils vivent au nez et à la barbe des Hommes depuis la nuit des temps, dans l’attente de pouvoir sortir de l’ombre.
Selon la légende, le sacrifice des quatre enfants de la prophétie permettra le retour de la reine Adonia. Trois sont déjà morts. Kali est la dernière encore en vie.
Mais la jeune femme ignore tout de ce monde là. Pourtant, une étrange marque en forme de larme est lovée sur sa poitrine.
Le maître de l’Odyssée, chef des vampires, envoie Ethan pour retrouver le dernier enfant de la prophétie afin de le sacrifier.

Et si tout ne se déroulait pas comme prévu ?

Merci à Livraddict et aux éditions Valentina pour cette lecture !

 

Mon avis

Kali est une jeune femme d’origine amérindienne, qui traine derrière elle une sacrée légende de son peuple, à propos de vampires et de sacrifices humains. Et si tout était vrai et que Kali était au centre de cette légende?

Il y a du bien, et du pas mal de moins bien, mais commençons par les points positifs du roman

  • Le début est vraiment bien. Tant que que la romance n’est pas là, tout va pour le mieux.
  • Les vampires brûlent au soleil, ce qui est à mes yeux extrêmement important.

Et… Voilà.

Le reste… ne passe pas. Vraiment. Je vais tenter d’expliquer tout ça avec des mots et des gifs (Attention, ces derniers illustrent les points qui les précèdent, et servent juste d’illustration et doivent être interprétés tels quels) :

  • Le coup de la tache de naissance qui brûle et fait mal à Kali quand un vampire est dans le coin, et que ce même vampire peut voir ce qu’elle fait dans la journée, et elle, en dormant elle peut voir ce qu’il fait la nuit… J.K Rowling l’a déjà fait avec la cicatrice de Harry Potter et Voldy (sauf qu’ils ne sont pas tombés amoureux l’un de l’autre).

La dernière larme - Fatou Ndong

  • C’est extrêmement cliché ! Le coup du méchant vampire qui tout d’un coup devient gentil pour sauver l’humaine, parce qu’ils sont tombés amoureux… Ce n’est n’est absolument pas original. Ni même le triangle amoureux avec l’un des ennemis dudit vampire. Rajoutons à ça que Kali n’a pas peur du vampire (sic), même si elle sait qu’il est dangereux, et qu’il doit l’emmenée à son sacrifice… C’est illogique.

La dernière larme - Fatou Ndong

  • C’est répétitif. Le coup de David-m’a-trompée-je-me-suis-sentie-trop-mal-je-ne-dois-plus-aimer-un-seul-homme répété à chaque fois qu’elle voit son vampire, non. On l’a comprise, même si elle flanche vachement vite devant ses résolutions…

La dernière larme - Fatou Ndong

  • L’auteur ne prend pas le temps de planter le décors à chaque nouvelle scène. Le plus souvent, quand elle change de bâtiment ou qu’elle en quitte un, impossible de le savoir tant qu’un détail ne vous en dira pas plus, du style « j’ai envie de me cacher derrière la voiture » alors que je pensais qu’elle était encore dans le bar…

La dernière larme - Fatou Ndong

  • Certains faits (comme la psychose de Kali envers Maîli), auraient plus d’impact, d’importance et de logique si l’histoire s’étalait dans le temps. Car sans indicateurs temporels, j’estime que l’histoire se déroule sur une semaine et demi, donc ce genre de fait (comme son amour pour son vampire), sont illogiques et je n’y crois pas, à moins que l’on justifie tout ça par un syndrome de Stockholm… (mais un syndrome qui s’est installé très rapidement, quand même..)

La dernière larme - Fatou Ndong

  • Quand la romance débarque, l’histoire est happée pour passer au dernier plan, même dans le raisonnement logique des personnages, et je ne supporte pas ce genre de chose dans un roman, ça tue l’histoire.
  • Le tout reste en surface, et on ne rentre pas dans les détails, il y a très peu de description peu d’élément pour nous permettre de nous accrocher à l’univers de l’histoire. De plus, il y a trop d’incohérences que sautent aux yeux.

En bref, une histoire qui avait du potentiel, mais ça ne va pas plus loin que ça…