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[Chronique] 1984 – George Orwell

[Chronique] 1984 – George Orwell

1984

  • Éditeur : Folio (1950)
  • Pages : 408
  • Genre : Dystopie
  • Prix : 8.70€
  • Acheter 1984

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face.

BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de WINSTON… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens.

Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance.
Seule comptait la Police de la Pensée.

Mon avis

Winston travaille au Parti. Il est chargé de réécrire des articles de presse pour que le passé corresponde aux dires du Parti. Nous sommes en Oceania, 1984. En guerre contre l’Eurasia et en alliance avec l’Estasia, Big Brother dirige le Parti d’une main de fer, à grand renfort de campagnes de propagande, courant avec la Police de la Pensée contre les Camarades coupables du crime de la Double Pensée…

1984 est un pilier de la dystopie, une base indispensable pour mieux comprendre ce sous-genre de la science-fiction. George Orwell met en scène Winston, un homme désabusé qui va ouvrir les yeux petit à petit sur sa situation et celle de ses camarades. Big Brother est partout, sur la moindre affiche. Tout le monde est surveillé, même chez soi à travers le télécran. Big Brother entretient un climat de peur et de haine contre les opposants du Parti avec les minutes (et semaines de la Haine). La propagande est partout, comme le montre bien le métier de Winston.

Les jeunes enfants sont envoyés dans des écoles où ils apprennent à espionner leur entourage pour le compte du Parti – jusqu’à dénoncer leurs parents, fiers d’avoir bien éduqué leur progéniture – , pour dénoncer quiconque commettrait le crime de Double Pensée. On apprend aux jeunes femmes que la procréation est un devoir envers le Parti et les unions sont autorisées dans ce sens, appuyant bien sur le fait qu’il n’y a pas de plaisir dans le sexe.

On réécrit aussi le dictionnaire, pour amener un nouveau langage : le Novlangue. Moins il y a de mots, moins les Camarades pourront en mettre sur ce qu’ils voient, ce qu’ils vivent, ce qu’ils pensent. L’objectif final est qu’ils n’aient plus besoin de penser par eux-mêmes… Cela fait froid dans le dos, et ce n’est qu’une partie de ce que le Parti impose à ses Camarades ! Comme la manipulation des médias, chose que le gouvernement fait déjà.

Le roman est divisé en trois parties : la première, on découvre l’univers de George Orwell, dans quoi il fait évoluer Winston. La deuxième, on voit comment les règles du Parti s’appliquent dans le quotidien des Camarades. La troisième, l’on voit jusqu’où la Police de la Pensée est prête à aller pour faire en sorte que le plus réfractaire des camarades finissent par aimer sincèrement Big Brother…

En tout cas, 1984 est très bien travaillé sur le sujet qu’il traite. C’est un roman très complet, et également très prenant, tout est orchestré à merveille pour que l’on ne se perde pas un seul instant. Et vu tout ce qui a déjà été réalisé rien que par chez nous, et pourtant seulement imaginé à l’époque où ce livre a été écrit, l’on peut dire que George Orwell était un visionnaire !

En bref, George Orwell est un maître de la dystopie, 1984 est une bonne base pour qui veut se lancer dans le genre. Pour ma part, j’en ressort séduite ! Et n’oubliez pas, deux et deux font cinq…

[Chronique] Troublemaker – Rohan Lockhart

[Chronique] Troublemaker – Rohan Lockhart

troublemaker

  • Éditeur : MxM Bookmark (2015)
  • Pages : 224
  • Genre : Romance M/M, SF
  • Prix : 13€
  • Acheter Troublemaker

À la mort de son frère, Evan est effondré. Orphelin depuis l’enfance, son monde s’écroule comme un château de cartes. Il se retrouve seul et désemparé à l’âge de dix-sept ans.
Au cours de la lecture du testament, il apprend alors qu’il doit partager son toit avec un jeune détenu récemment libéré, Keith. Ce dernier, qui possède un lien mystérieux avec son défunt frère, entre dans sa vie de façon déconcertante, voire un peu brutale, à l’opposé de son mode de vie.
Mais la collocation avec l’ancien hors-la-loi va s’avérer plus compliquée que prévue : l’ombre de la solitude et de l’isolement plane et ranime les blessures du passé.

Mon avis

Evan est dévasté par la mort de Leeroy, son grand frère, mais aussi celui qui était sa seule famille. Alors que sa relation avec Ash n’avance pas comme il le souhaiterait, il se voit imposer la présence de Keith, un outlaw, à cause du testament de son frère. Est-ce que les deux jeunes hommes arriveront à cohabiter ensemble ?

Troublemaker se déroule  au début du deuxième tome de GMO Project Next-Gen et peut se lire indépendamment de la saga. On redécouvre cette période du point de vue de Evan, et entre la perte d’un proche, sa relation avec Ash, l’arrivée de Keith avec qui il va devoir vivre et les examens de fin d’année, il va devoir se montrer fort pour supporter tout cela. C’est donc tout un panel d’émotions et de sentiments que vivent à la fois Evan, mais aussi le lecteur. Car entre Flowers never lie, Troublemaker ou encore Interlude, les émotions et les sentiments sont beaucoup plus mis en avant que dans les romans principaux, ce qui n’est pas forcément pour nous déplaire 😉

Keith est un outlaw que nous avions brièvement rencontré dans le premier tome de la Next-Gen, Outbreak. C’est un jeune homme renfermé sur lui-même et qui parle très peu. Evan doit faire preuve de patience pour avoir des réponses ! Mais petit-à-petit, Keith va commencer à s’ouvrir et présenter de nouveaux aspects de sa personnalité.

Avoir le point de vue de Evan sur ce qu’il a vécu depuis la mort de son frère est très intéressant. J’aime beaucoup redécouvrir les histoires avec d’autres points de vue, alors évidemment avec Troublemaker, je suis satisfaite !

Pour les illustrations, on retrouve aux commandes Xian Nu, dont je suis l’évolution depuis bientôt trois ans, et je dois dire que c’est de plus en plus parfait. Les illustrations de Troublemaker sont douces, parfois chaudes, mais toujours belles. Si certaines sortent en carte un jour, elles rejoindront ma petite collection >o<

En bref, Troublemaker est un bonus indispensable de la saga GMO Project Netx-Gen qu’il faut absolument lire. C’est bourré d’émotions, d’illustrations très jolies, et le must : une belle histoire pour Evan J’espère que nous recroiserons ces deux-là dans le prochain tome de la Next-Gen ! 😀

[Chronique] Sword Art Online, Volume 3 : Phantom Bullet – Reki Kawahara

[Chronique] Sword Art Online, Volume 3 : Phantom Bullet – Reki Kawahara

sword art online 3


Un an après son retour dans la réalité, Kazuto Kirigaya, connu sous le pseudonyme de « Kirito, l’épéiste noir », se voit confier une mission dans le nouveau VRMMO à la mode, Gun Gale Online, pour enquêter sur la mort réelle de joueurs tués virtuellement à l’intérieur du jeu. Il y rencontre Shinon, une mystérieuse jeune fille déterminée à remporter le fameux tournoi Bullet of Bullets, battle royale qui déterminera le meilleur joueur de GGO. S’amorce alors pour Kirito, équipé d’un sabre laser, et Shinon la snipeuse, une chasse à l’homme mortelle dans ce monde où les revolvers ont remplacé les épées. 

Merci aux éditions Ofelbe pour cette lecture !

Mon avis

Kirito et le sinistre VRMMO Sword Art Online, c’est fini. Asuna libérée, il peut enfin s’adonner à ALFheim Online avec ses amis. Mais c’était sans compter sur Kikuoka, un représentant du ministère au titre plus que nébuleux, qui demande de l’aide à Kirito. Sur un autre VRMMO, Gun Gale Online, des joueurs meurent en pleine partie. Hasard ou coïncidence,  ces morts soudaines arrivent quand un certain Death Gun leur tire dessus… Kirito va donc s’inscrire au tournoi le plus célèbre du jeu pour tenter de le débusquer. Bienvenue dans les Bullet of Bullets !

kiritoEncore un nouvel univers à explorer, avec des nouvelles techniques à apprendre, car GGO est un jeu de tir. N’étant pas très fan de ce type de jeux, j’ai eu un peu peur de m’ennuyer, mais finalement le tout s’est très bien passé. On rencontre aussi un nouveau personnage, Sinon. Tireuse d’élite du jeu, elle cache un lourd secret qui l’empêche d’avancer dans la vie réelle. C’est un personnage attachant que l’on apprend à découvrir au fil des pages. Et Kirito, toujours fidèle à lui-même quand il s’agit d’aider son prochain, ne sera jamais loin. (Kirito dont le personnage est cette fois-ci androgyne !)

Mais Kirito et SAO, est-ce vraiment fini ? L’arc Phantom Bullet nous apprend que non. L’arrivée de Death Gun va faire remonter certains souvenirs à notre joueur, qui va se rappeler avoir donné la mort lui-même dans l’Aincrad. Se souvenir de ces évènements amènera Kirito à se remettre en question, car même s’il a enfoui ces moments, ils n’ont pas cessés d’exister pour autant. Rattrapé par son passé, les interrogations de Kirito vont donner un côté un poil plus mature à l’histoire. 

Phantom Bullet est un tome bien rythmé, on va de révélations en révélations et cette fameuse remise en question est plutôt bienvenue. On passe également plus de temps IRL, mais ce n’est pas pour autant que l’on voit plus souvent Asuna et les autres joueurs de ALO. Peut-être les verrons-nous plus souvent dans le quatrième tome ? Je l’espère !

En bref, ce troisième tome des aventures de Kirito offre une belle suite pour cette saga cross-média. Mais après avoir découvert tous ces types de jeux, nous poserons-nous dans la version modifiée de ALO, ou allons-nous continuer à découvrir les VRMMO qui deviendront inévitablement plus nombreux ? A voir avec le prochain tome…

[Chronique] Sword Art Online, tome 2 : Fairy Dance – Reki Kawahara

[Chronique] Sword Art Online, tome 2 : Fairy Dance – Reki Kawahara

sword art online 2


Kazuto Kirigaya, plus connu sous le pseudonyme de Kirito, revient sain et sauf de sa quête de la forteresse d’Aincrad, alors qu’Asuna « l’Éclair Fulgurant » , la fille dont il est tombé éperdument amoureux à l’intérieur de SAO ne se réveille malheureusement pas de son long coma…
Kazuto se rend à l’hôpital autant qu’il le peut pour veiller sur elle, soutenu par sa sœur Suguha. C’est lors d’une de ces visites que Kazuto apprend de la bouche même de Nobuyuki Sugô, un ingénieur-programmeur, que ce dernier est sur le point de se marier avec Asuna sans attendre son réveil.
Au même moment, Agil, un ancien compagnon de lutte de Kazuto, lui signale qu’un avatar ressemblant étrangement à Asuna, serait retenu prisonnier dans un nouveau VRMMO qui fait fureur :  « ALfheim Online » ! 

Mon avis

Kazuto Kirigaya se réveille à l’hôpital, après avoir passé deux ans dans le VRMMO Sword Art Online sous le pseudo Kirito. Deux mois plus tard, il est toujours à l’hôpital, mais plus qu’en simple visiteur. En effet, il rend visite quotidiennement à Asuna, toujours endormie, accrochée à son Nerve Gear. Kazuto est désespéré et ne sait quoi faire pour sauver la fille qu’il aime. Mais l’espoir revient quand Agil, un ancien joueur de SAO lui parle de ALfheim Online, un nouveau VRMMO qui fait fureur, er où l’on a pu apercevoir une jeune fille enfermée dans une cage qui ressemble étrangement à Asuna. Le jeune homme va donc se lancer dans ce jeu pour sauver celle qu’il aime…

Fairy Dance est la suite de Aincrad, le premier tome de cette saga. Comme le précédent, ce livre regroupe deux tomes de la version japonaise, mais cette fois-ci le récit n’est absolument pas décousu, on garde une certaine continuité jusqu’au bout. Autre nouveauté, nous ne suivons plus uniquement le point de vue de Kazuto, mais également celui de sa sœur, Suguha et pendant quelques instants, celui de Asuna. Notre personnage principal n’est pas seul, et cela permet d’avoir un point de vue extérieur sur la situation qui n’est pas désagréable. 

Je n’étais sûr d’être en vie qu’au beau milieu de la mort.
– Kirito

Nous avons donc affaire ici à un nouveau jeu. Exit Sword Art Online et sa politique meurtrière, bonjour à ALfheim Online. Un nouvel univers, de nouvelles règles, de nouvelles compétences à apprendre, avec ici la magie qui n’avait pas voix au chapitre dans le premier tome. Dans ALO, les joueurs incarnent des fées et par conséquent réalisent le rêve des hommes : voler. C’est un jeu où le Player Killer est fortement encouragé, et dont le but est d’atteindre le sommet de l’Arbre Monde, une quête qui s’avère bien plus difficile que d’atteindre le dernier étage de l’Aincrad.

Je reste tout de même assez surprise que ALO ai marché, commercialement parlant, alors qu’il est sorti quelques temps après la capture des joueurs dans SAO. On aurait pu croire que les gens seraient vaccinés, mais bon ! Bienvenue dans ALfheim Online, un jeu dans lequel on ne peut mourir définitivement, mais qui cache une réalité terrifiante…

On alterne dans ce deuxième tome entre des phases in game et IRL, puisque l’on peut sortir du jeu normalement. On va donc voir Kazuto évoluer dans la vie réelle, aux côtés de sa sœur Suguha, qui pratique le kendo. Le jeune homme va devoir réapprendre à vivre dans un monde sans épées dans le dos, plus de compétences spéciales, reprendre l’école, reprendre tout simplement le cours de sa vie, même si Asuna occupe toutes ses pensées. Son retour à la réalité peut-il être complet sans le retour de l’Éclair Fulgurant ?

En bref, Fairy Dance est une bonne suite pour Sword Art Online. Un nouvel ennemi, un nouveau jeu, de nouveaux personnages, tous les ingrédients sont là pour revivre une aventure aux côtés de Kirito, sans le côté mortel dans la balance. On apprécie la continuité, et que ce tome ne soit pas décousu comme le précédent, permettant de mieux apprécier cette nouvelle lecture.

[Chronique] GMO Project Next-Gen : Interlude – Rohan Lockhart

[Chronique] GMO Project Next-Gen : Interlude – Rohan Lockhart

interlude

  • Éditeur : MxM Bookmark (2015)
  • Pages : 98
  • Genre : Science-fiction, Romance
  • Prix : 10€
  • Acheter Interlude

« Je n’ai jamais quitté Triel. » Cette phrase, teintée de mélancolie et d’envie, Ash l’avait prononcé au cours d’une discussion à l’aéroport et depuis, Keisuke l’entendait résonner dans son esprit. Elle le prenait aux tripes, le remuait, lui donnait des rêves fous d’évasions à ses côtés. Embarquez avec Ash et Kei pour une escapade amoureuse sur la côte Ouest des Etats-Unis.

Couverture spéciale pour les contributeurs Ulule !

Mon avis

Ash n’a jamais quitté Triel, Ruby s’en est toujours assurée. Kei voulant lui faire plaisir, il lui organise une virée loin de Triel, avant qu’ils ne soient séparés par la rentrée scolaire. Est-ce que le voyage plaira à Ash, lui qui n’est jamais parti ? En route pour la côté ouest des États-Unis !

Se situant juste après les évènement du deuxième tome, et bien loin de l’action qui caractérise la saga, c’est un spin-off plein d’émotions et de sentiments qui nous est proposé-là. Contenter Ash n’est pas une mince affaire, alors pour Kei qui a toujours peur de tout faire foirer, on s’attend à tout ! Et pourtant, on est emporté par la vague des sentiments des deux jeunes hommes. Et puis, ils sont tellement mignons avec leurs réactions, qu’on ne peut que craquer !

Les deux garçons vont pouvoir en profiter pour se rapprocher et franchir une étape dans leur relation. Cet éloignement des petits tracas du quotidien leur fait beaucoup de bien ! On y découvre ici un Ash plus calme et qui réfléchit avant de mettre mal à l’aise le pauvre Kei, qui lui s’ouvre plus et accepte de plus en plus son homosexualité. Est-ce que le couple survivra à la séparation qui les attends ? Je l’espère bien !

Ce hors-série est accompagné d’illustrations de Lehanan, qui sont magnifiques ! Ce sont des crayonnés en noir et blanc, et pour certaines planches, elles sont très sensuelles !
Il y a également une bande-dessinée, de Xian Nu, qui est aussi la dessinatrice du manga Amour Sucré ! Une saga que j’ai abandonné bien vite à cause du scénario trop plat. Mais je suis ravie de la retrouver ici, et de voir combien son coup de crayon a évolué depuis !
Le bonus BD est clairement plus manga, et nous amène à une scène qui s’est déroulée quand Ash et Kei étaient encore des enfants. Alors que Ash fête ses 9 ans, il retrouve son ami en pleur, et pour le consoler, lui fait une promesse…

En bref, ce petit hors-série sur Ash et Kei est indispensable pour les fans du couple. Bourré d’émotions et de sentiments, on est loin de l’action pour plus de romantisme. Les illustrations accompagnant le texte sont magnifiques et apportent une touche de sensualité qui ravira bien des lecteurs-trices…

interlude non contributeurs
La couverture d’Interlude pour les non-contributeurs !
[Chronique] GMO Project Next-Gen, tome 2 : Shadow – Rohan Lockhart

[Chronique] GMO Project Next-Gen, tome 2 : Shadow – Rohan Lockhart

gmo project next gen 2

  • Éditeur : MxM Bookmark (2015)
  • Pages : 417
  • Genre : Science-fiction
  • Prix : 20€
  • Acheter Shadow

Le calme est toujours de courte durée à Triel. Après la rébellion qui a poussé certains membres de l’ORSM à devenir des Outlaw, c’est maintenant le vol de sérum GMO qui frappe la ville, mettant les Guardian en alerte. Un homme surnommé Shadow frappe au hasard et demeure insaisissable. Parallèlement, le Chancelier Hellstrom est soupçonné d’avoir altéré la mémoire de la Gouvernante de l’ORSM. Mais comment faire la lumière sur une affaire que l’on a oubliée ? Il faudra à Ruby tout son courage pour affronter les démons qui l’ont privée d’une vie et de sa famille. De leur côté, Ash, Sanka et Kei s’apprêtent à vivre leurs derniers instants ensemble au lycée, avant de prendre des routes différentes. Les chemins qu’ils vont prendre les amèneront à faire des choix difficiles et parfois douloureux : oublier un amour déçu, apprendre à accepter ses sentiments et réussir à ouvrir son cœur.

Mon avis

Suite directe de Outbreak, Shadow nous ramène dans l’univers des GMO. Nous retrouvons Ash et Sanka, qui doivent faire face à de nouveaux sentiments, tandis que Ruby se rend compte qu’elle a oublié 10 ans de sa vie, et que son chancelier y est pour quelque chose. Alors que les jeunes mutants se préparent à l’examen de fin d’année, un homme mystérieux vole le sérum GMO dans les hôpitaux. Totalement insaisissable, la charge de l’arrêter revient à Dean, le fils de Gush et Stella, deux GMO Primus que l’on a déjà rencontré dans le premier arc de GMO Project.

C’est la première fois que j’ai un livre papier de chez MxM Bookmark entre les mains, et je suis agréablement surprise ! La couverture est très douce au toucher, et les pages sont d’un papier de qualité. Autant dire que le prix de ce grand format vaut largement, rien que pour la qualité de l’ouvrage.

Et c’est un plaisir de retrouver Ash et Sanka, mais surtout de découvrir Kei, qui va avoir une sacré remise en question de ses sentiments, tout comme les deux meilleurs amis, mais surtout plusieurs scènes assez drôles. Ce sont toujours des relations saines qui nous sont présentées là, ce qui est le point fort de MxM, qui met un point d’honneur à bannir les situations trop récurrentes dans le boy’s love, tel que le fameux syndrome de Stockholm, et c’est très agréable !

L’histoire de Shadow, notre voleur de sérum, est très bien tournée. Je n’ai pas arrêter d’extrapoler et de chercher ses raisons jusqu’au bout. Qu’est-ce qui pousserait un homme à voler, alors qu’il a un toit et un travail ? On devine vite qui il est, mais l’intérêt réside dans le fait de chercher ses motivations. En tout cas, j’espère que l’on reverra ce personnage par la suite !

On avait découvert dans le premier tome de la Next-Gen, Kaeden, le fils de Camille et Kain, un personnage discret que j’avais bien vite oublié, jusqu’à ce que l’on apprenne qu’il fait des allers-retours dans un monde inconnu, sans toujours rien dire… C’est le personnage le plus intriguant et mystérieux, il faut absolument que je lise Daydream, le spin-off qui raconte ses voyages, pour savoir ce qui a bien pu se passer et où va-t-il !

En bref, Shadow est une suite très intéressante qui plaira aux fans de la première heure et du premier arc, puisque l’on rencontre quasi l’intégralité des GMO Primus. C’est toujours un récit de qualité, bien écrit et très bien fourni qui nous est proposé là. Étant donné que l’on peut commencer la Next-Gen sans avoir lu les Origins (en cours de réécriture), c’est LA saga qu’il faut s’offrir pour Noël (en toute objectivité) (ou pas). 

[Chronique] Sword Art Online, tome 1 : Aincrad – Reki Kawahara

[Chronique] Sword Art Online, tome 1 : Aincrad – Reki Kawahara

SAO 1


Un « game over » entraînera une mort réelle.
Kirito a accepté cette certitude depuis qu’il a décidé de combattre en « solo » à l’intérieur de l’Aincrad, cette gigantesque forteresse volante qui sert d’univers au redoutable jeu en ligne connu sous le nom de Sword Art Online.
Comme lui, des milliers de joueurs connectés, pris au piège dans ce monde virtuel où le moindre faux pas peut être fatal, luttent pour regagner leur liberté. Kirito veut conquérir seul les cent étages qui le mèneront au combat final, mais c’est sans compter sur l’obstination d’Asuna, une habile épéiste avec qui il va devoir s’allier.
Démarre alors une course effrénée pour survivre dans un monde où l’art de l’épée fait loi. 

Merci aux éditions Ofelbe et à Babelio pour cette lecture !

Mon avis

Kirito se connecte à son nouveau jeu, Sword Art Online. Il a eu la chance de l’essayer en avant-première en tant que bêta-testeur et a tout de suite adhéré au côté immersif du jeu. Car SAO est une simulation. Pendant que le corps est en « veille », le joueur connecté à un casque de réalité virtuelle va pouvoir se projeter littéralement dans le jeu. Mais au moment de se déconnecter, il remarque que le bouton pour quitter le jeu a tout bonnement disparu. C’est là que le créateur du jeu fait son apparition et annonce aux 10.000 joueurs qu’ils ne peuvent pas réintégrer leurs corps et la vie réelle car il les a tout simplement bloqués dans le jeu, volontairement. Comment faire pour sortir ? Il faut battre le dernier boss du niveau 100 et ça ne va pas être simple quand un Game Over est définitif et vous tue autant dans le jeu que dans la vie réelle…

Vous êtes bien dans un jeu-vidéo, mais vous n’êtes plus là pour jouer.

Sword Art Online est à la base un roman, adapté en animé et en manga, ce que l’on appelle communément un Light Novel. Très répandus au Japon, ça l’est un peu moins en France où nos éditeurs ne publient que les Light Novel des grosses séries : Naruto, One Pièce, Fairy Tail, Vampire Knight… Et c’est dommage, car je trouve ces romans très complémentaires aux mangas, généralement. Heureusement pour nous, c’est là qu’interviennent les éditions Ofelbe avec un catalogue 100% Light Novel !

Dans la première partie, nous allons suivre l’évolution de Kirito et du monde virtuel, comment les joueurs qui veulent se battre s’organisent  pour tenter de survivre, les clans qui se montent, les tensions… Mais aussi dans la deuxième partie, on suit les joueurs plus bas niveau, ceux qui ont peur de sortir de la ville, ceux qui tiennent les commerces, qui tentent de s’organiser sans avoir à risquer leurs vies, mais avec aussi ceux qui le vivent très mal psychologiquement, et ceux qui vont jusqu’au suicide, ne supportant plus de rester dans l’Aincrad. C’est ainsi que la deuxième partie se concentre sur quatre histoires, quatre jeunes filles qui croisent la route de Kirito

On retrouve les codes du shonen, ce qui est assez dérangeant au début mais on s’y fait. Par contre, ça devient vraiment… étrange quand on lit une scène de fan service. C’est déjà assez dérangeant dans les shonen, mais à l’écrit ça l’est plus. Imaginez, dans les anime, la scène banale de la fille qui tombe sur le héros, qui malencontreusement tâte un de ses seins pendant la chute, avec une tête de débile qui bave, la fille qui s’énerve et lui tape dessus avant de continuer l’histoire. Imaginez ça, décrit dans un roman avec les pensées du perso principal. C’est… gênant.

Il y a aussi pas mal de raccourcis de pris, ce que j’imagine être le découpage du manga, très certainement. Ainsi, l’histoire donne l’impression de se dérouler sur une semaine, alors qu’elle se passe sur deux bonnes années. Mais ça n’enlève rien au fait que c’est bien écrit, le vocabulaire est à la portée de tous, même le vocabulaire propre aux jeux-vidéos, car un lexique à la fin du roman explique tout ce qu’il faut savoir.

Quant aux illustrations, c’est magnifique. Je me demande si elles sont tirées du manga ou dessinées à l’occasion pour le roman, mais c’est du beau travail : le trait est propre, les personnages sont très expressifs, bref tout ça me donne très très envie de me pencher sur la version manga et la version anime de Sword Art Online. Vivement la suite !

[Chronique] Les Bertignac, tome 1 : L’homme à l’œil de diamant – Paul Eyghar

[Chronique] Les Bertignac, tome 1 : L’homme à l’œil de diamant – Paul Eyghar

les bertignac 1

  • Éditeur : Hugo et Cie (2011)
  • Pages : 484
  • Genre : Science-fiction
  • Plus édité

Salut, je m’appelle Tarko. Quand nous sommes pris dans une tempête tropicale, ma sœur Lou et moi, et que notre petit avion s’écrase au cœur de l’Amazonie, nous ne donnons pas cher de notre peau. Il faut dire qu’en plus des mygales, des anacondas et des caïmans, nous sommes attaqués au milieu de la jungle par des dinosaures d’un autre âge. Pourtant, grâce à l’aide inespérée de Toulouse, un aventurier chercheur de diamants, de son guide Mato Grosso, un indien Bororo maousse costaud et de la tribu des indiens Murmures, du clan des Invisibles, nous allons échapper aux dangers de la jungle. Mais je comprends vite que rien n’est dû au hasard, et qu’un destin magique m’attend pour affronter un adversaire bien plus terrifiant : l’Homme à l’œil de Diamant. 

Mon avis

Tarko et Lou s’écrasent dans la forêt amazonienne. A peine sortis de la carcasse de l’avion, leur pilote se fait manger par un T-rex ! Cherchant à fuir le plus rapidement possible, ils tombent sur Toulouse et Mato Grosso qui vont les aider à survivre dans cette jungle impitoyable… Et… Et si leur crash n’était pas seulement dû aux conditions météorologiques désastreuses?

Ce premier tome est totalement loufoque, l’histoire est tournée en dérision du début à la fin, que ce soit les différentes péripéties, actions, le personnage principal qui passe à deux doigts de la mort tous les deux chapitres, les ennemis… Tout est exacerbé. Il en va de même pour toutes les informations instructives délivrées par l’auteur tout au long du livre ! Mais mélanger les deux, c’est drôle au début, puis devient vite lourd passé la moitié du livre.

Ce livre d’un peu moins de 500 pages se lit vite, mais donne l’impression que personne ne se repose dans ce roman : il se passe toujours quelque chose ! Et comme Tarko et Lou sont des enfants, je doute qu’ils puissent réellement suivre ce rythme.

Il y a énormément de personnages, et bien que certains soient plus que secondaires, ils ont tous une grande importance dans l’histoire, chacun amenant sa pierre à l’édifice dans un chaos ordonné qui fait que nous ne sommes pas perdus un seul instant.

En bref, un bon roman jeunesse malgré ses quelques défauts. Dommage que l’auteur n’ai jamais écrit la suite !

[Chronique] Les survivants du silence – Jean-Michel Ponzio

[Chronique] Les survivants du silence – Jean-Michel Ponzio

les survivants du silence

  • Éditeur : Carabas (2009)
  • Genre : Science-Fiction
  • Plus édité

Votre périple commence ici !

Mon avis

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, cette BD est étrange. Très, très étrange. L’auteur appelle ça du mystère, moi de l’incompréhension totale face à son univers qu’il n’a pas voulu partager avec ses lecteurs. Du coup, c’est au lecteur d’essayer de comprendre ce qu’il lit, ce qu’il voit, et comment il peut interpréter ça.

Ce qui va suivre n’est qu’une pure théorie de ma part :

Nous suivons deux êtres humanoïdes, peut-être des humains génétiquement modifiés après un cataclysme qui a tué presque tous les habitants de la terre (maladie? climat? guerre?). Ils ont oublié leurs souvenirs et ne savent pas ce qu’ils font là. Leur moyen de communication est par la pensée, et ensemble ils vont essayer de comprendre ce qui s’est passé, comment ils en sont arrivé là, qui sont-ils, mais tout n’a l’air qu’un perpétuel cycle de vie et de mort…

Vous l’aurez compris, même moi je n’ai pas trop saisis la trame de fond de cette histoire, l’auteur ayant voulu tout garder pour lui. Et c’est bien dommage, car ça ne me donne pas envie de lire la suite (qui est donc la fin).

Concernant les graphismes, on à l’impression que les dessins sont inachevés et manquent de fluidité. Le découpage des cases est chaotique et il arrive que l’on ai du mal à suivre d’une case à l’autre l’histoire. Personnellement, il m’a fallu trois lectures pour essayer de comprendre un minimum.

En bref? A oublier.

[Chronique] Frontières bombardées et autres nouvelles – Thibault Guillerm

[Chronique] Frontières bombardées et autres nouvelles – Thibault Guillerm

frontières bombardées


Ces pages relatent de multiples fragments d’existence liés à la Terre. Car, les chemins empruntés par ces êtres n’ont d’autre point de convergence que cet amas d’eau et de pierre à l’énergie impalpable, au symbolisme puissant. Que l’on plonge dans ses profondeurs ou que l’on se contente d’en observer les aventures, la Terre nous happe et nous enchante. Elle nous tourmente. Et pour finir, elle nous relâche dans une gerbe fantastique de rêve ou de sang.

Mon avis

Frontières bombardées et un recueil de cinq nouvelles plus ou moins courtes, traitant avec une petite pointe de philosophie différent sujets, tels que la création et l’apocalypse, mais qui met surtout ses personnages dans des situations où ce dernier se rend compte qu’il n’est au final qu’infiniment petit face aux grandeurs qui l’entoure, le tout en naviguant sur trois genre : science-fiction, fantasy et fantastique.

La première nouvelles, Frontières bombardées, met en scène Liipatha, un étudiant humanoïde qui travaille dans un centre de recherche sur la création d’univers. Nous arrivons dans ce récit au début de l’expérience, et tout en suivant la création d’univers, nous suivons les réflexions de Liipatha devant un tel exploit.
Ensuite, nous continuons sur Le choc des cultures, qui met en scène un paysan qui a son premier contact avec une forme de vie extra-terrestre, qui engendrera des évènements d’une ampleur qu’il n’aurait jamais deviné…
Avec Sombre humeur, nous suivons Ulysse, rescapé de la race humaine alors que la terre à l’air d’être recouverte par les eaux. Nous suivons son analyse de la situation, sur son radeau perdu au milieu des eaux.
Le Silloneur met en scène un personnage qui parcourt le monde sans que personne ne sache qui il est. En tout cas, il à l’air aussi âgé que la Terre qu’il arpente jour après jour. C’est sans conteste une nouvelle métaphorique.
Et pour finir, Les yeux de l’enfer, un texte fantasy sur un chasseur qui est à la recherche d’un dragon, jusqu’au jour où il tombe dessus…

Ces nouvelles ont l’air sans rapport au premier abord, mais mettent toute en scène un personnage qui se retrouve infiniment petit devant les grandeurs qui l’entoure. Bien que ce soit plus flagrant dans certaines nouvelles que d’autres, c’est un thème qui prédomine ce recueil. On ressort de cette lecture avec une réflexion sur la place de l’homme dans l’univers, comme avec Frontières bombardées où Liipatha remet en cause tout ce qu’il sait sur son univers, sur sa petite place dans un monde qui le dépasse, pour au final se reprendre et revenir à son observation.
C’est un peu le même schéma utilisé avec Le choc des cultures, où le paysan se remet en cause après avoir envoyer les extra-terrestres à Washington, pour se reprendre plus tard et revenir à son champ de haricot, sans plus de pensées sur ses actes. Mais aussi, ces nouvelles font réfléchir sur le côté matérialiste des humains, sur l’importance que l’on donne aux choses comme l’argent, dans Sombre Humeur.

Je ne m’attendais pas en lisant ce recueil à voir autant de sujets de réflexion et autant de questions soulevées, m’attendant plus à des nouvelles SFFF sans plus. C’est une réelle surprise très agréable, car cette lecture reste divertissante et rafraîchissante. L’auteur ayant une plume assez fluide, c’est un recueil qui se laisse lire très rapidement. Personnellement, je pense que certaines nouvelles (Frontières bombardées, Sombre humeur et Les yeux de l’enfer) pourraient être retravaillées pour offrir une histoire un peu plus longue – pourquoi pas un roman?

En bref, une courte lecture sympathique qui amène à réfléchir et qui se laisse apprécier !

Merci à l’auteur pour cette lecture !