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[Chronique] GTO, tome 01 – de Tôru Fujisawa

[Chronique] GTO, tome 01 – de Tôru Fujisawa


Ancien voyou, chef de gang, Eikichi Onizuka décide un jour de devenir prof.

Sa vocation n’a rien de pédagogique. Ce qu’il veut, c’est pouvoir sortir avec les étudiantes du lycée où il travaille.

Pourtant, on se rend compte que le sens de la justice et de l’honneur de notre héros vont l’amener à devenir un véritable enseignant…

Mon avis

Il y a déjà 19 ans, je découvrais le premier épisode de GTO à la télé. J’avais pas tout compris et les termes « mangas » et « animes » m’étaient totalement inconnus. Les années ont passé, je n’avais aucun a priori sur la saga et je souhaitais la découvrir. Après tout, c’est une saga culte et il aurait été bête de passer à côté. Et vous me connaissez, ça peut prendre des années avant qu’un livre arrive dans ma pàl – et surtout – qu’il en ressorte. Il a fallut que je le croise dans un rayon de livres d’occasions il y a 4 ans pour que je l’achète ! Et je ne l’ai lu que maintenant.

J’aurais mieux fait d’oublier

Je n’ai jamais été emballée par les histoires d’adultes qui veulent coucher avec des mineures et qui romantisent totalement la situation. De surcroit quand il y a une telle relation, biaisée par leurs rôles : le prof, qui représente l’autorité, cherche à coucher avec des élèves mineures qui lui doivent obéissance et respect pendant leur scolarité. Voyeurisme, projet d’isoler une élève… Chouette, un manga qui respecte les femmes ! (non)

Il en va de même pour les violences envers les élèves. Qui fait ça ? Qui se prépare avec un gang de motard pour enlever et torturer des élèves parce qu’ils lui ont fait un sale tour ? Dans quel monde ça se passe ? Et ne cherchont pas d’excuse, ni d’humour, c’est juste inquiétant.

Oui, c’est inquiétant, ça sort bien de la tête d’un homme, qui dans son manga sexualise toutes les mineures qu’il dessine. Sa vision des ado japonaises est très réductrice, sexiste, hyper sexualisées. C’est juste horrible. Qui un jour s’est dit : C’est ok les gars, on édite ça ?

Alors oui, c’est sorti dans les années 90, le mangaka est japonais ect mais enfaite ça ne servira jamais d’excuse à mes yeux quand Pika a offert à cette saga une réédition en 2017. Ça laisse songeur.

En bref ? On évite. 

[Chronique] L’herbe bleue – Beatrice Sparks

[Chronique] L’herbe bleue – Beatrice Sparks

l'herbe bleue

  • Éditeur : Pocket (1971)
  • Pages : 212
  • Genre : Faux journal à tendances dramatiques
  • Prix : 5.30€
  • Acheter L’Herbe bleue

« L’herbe bleue » est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans.

Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n’apporte aucune solution à ce problème. C’est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l’univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.

Les noms, les dates, les lieux et certains événements ont été changés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit.

Mon avis

Il fallait que j’en parle de ce livre, même si c’est une aberration totale dans son genre. Oui, oui, une aberration. L’auteure, pas si anonyme que ça, n’est autre que Beatrice Sparks, une mormone qui s’est spécialisée dans les faux journaux intimes d’adolescents (droguée, violée, adolescente enceinte, jeune fille atteinte du SIDA, ado qui se tourne vers le satanisme, ado anorexique, ado SDF…). Bref, le point commun entre tout ce petit monde, c’est qu’ils se sont détournés des Saintes Écritures. Le message est, en gros « Voilà ce qui arrive quand on se détourne de Dieu ». Propre.

Mais je ne savais pas que ce livre était un fake jusqu’au jour où je l’ai acheté et que je suis tombée sur un post qui dénonce l’imposture. Il m’a suffit de quelques recherches pour voir que c’était malheureusement bien vrai : Beatrice Sparks, mormone de 53 ans, se faisait de l’argent en publiant des faux journaux et en se faisant passer pour une assistance sociale, thérapeute…. Bref tous les métiers qui aident les gens dans le besoin. C’est donc en sachant ça que j’ai commencé ma lecture et même si je ne l’avais pas su, le contenu m’aurait mit la puce à l’oreille !

Tout d’abord, il faut savoir que ce texte est très puritain (pas de sexe avant le mariage, entre autres), mais également homophobe, les gays n’étant pas tellement acceptés à l’époque : Alice dénonce son receleur parce qu’elle apprend qu’il est gay, ou encore sexiste : Alice pense que son frère peut devenir gay s’il voit des poils sous les bras d’une femme, on a ici le combo sexisme + homophobie. D’ailleurs, l’homophobie ne s’arrête pas qu’aux gays, les lesbiennes ne sont pas en reste, elles sont toutes décrites comme des « droguées qui se sont gouinées » (c’est tiré du texte, oui, oui).

Mais revenons au sujet principal, la drogue. Bon, j’ai bien rigolé, sincèrement. Les effets décrits sont totalement irréalistes et sortent tout droit d’un nanar sur les hippies des années 80 :

  • Les drogues douces : Alice s’habille avec des pantalons à patte d’éléphant, des gilets en laine sans manche et quand elle se drogue, elle a des sensations extra-sensorielles en dansant sur le tapis à poil long, elle sent qu’on fait un gâteau au chocolat à l’autre bout de la ville et entend quelqu’un respirer dans la maison voisine. Alice voit les sons et entends les couleurs, ne sait plus si elle est Elle, un livre, une table ou une musique.
  • Les drogues dures : Son style vestimentaire n’est plus indiqué ici. Là on rentre dans l’enfer, Alice n’est plus maîtresse de son corps !  Elle est donc violée à plusieurs reprises et quand elle est inconsciente, elle couche avec des filles. Rien ne va plus, elle a horreur de s’être fait « gouinée » (cette expression me fait franchement rire). Non, je vous rassure, elle n’a pas pris de kétamine, juste de la cocaïne !

Et si on continue le délire de l’auteure, il y a carrément des réseaux de vente de drogue dans les écoles primaires où des gamins ont de quoi acheter leur dose quotidienne (pourquoi pas). Donc évidemment, si ça se drogue si tôt, la suite est encore plus poilante. Alice fugue, elle a 15 ans et part avec une amie junkie dans une grande ville américaine, loue un appartement et devient gérante de sa propre boutique. Elle n’a que 15 ans, est-ce qu’il y a que moi que ça choque ou… ?

Sinon chapeau, concernant l’écriture on dirait vraiment une ado qui l’a écrit, il y a pas à dire. Et du côté de la fin, attention spoiler :

La fin de L'herbe bleue
Alice fait un séjour en hôpital psychiatrique, elle en sort clean, bye bye la drogue ! Et elle meurt. Fin de l’histoire.

Bref, du lol en barre, à ne pas lire si vous cherchez un authentique récit d’une personne qui s’est droguée.

[Chronique] Tu es le héros ! – A l’assaut des flammes & Le dragon des mers

[Chronique] Tu es le héros ! – A l’assaut des flammes & Le dragon des mers



Mon avis

Ah, les livres dont vous êtes le héros. Ça faisait un tabac quand j’étais plus jeune, ce genre de bouquins ! Alors quand j’ai reçu ceux-là, je me suis dit : pourquoi pas ?
Ces petits livres sont tous écris sur le même schéma : présentation  du personnage que l’on incarne, explications sur les choix à faire et le background (le personnage dans l’univers, ect…). S’ensuit le début de l’histoire avec les fameux choix qui nous transportent d’un bout à l’autre du livre. Pendant la lecture, le jeune apprend du vocabulaire propre à l’univers du personnage incarné, grâce à des définitions bien placées. Il est important de les lire pour pouvoir répondre correctement  aux divers quiz proposés à la fin du livre.
Le tout fait engranger des points pour déterminer quel héros est le lecteur et permet de défier ses amis.

Pour moi qui suis rôliste, j’ai trouvé ces ouvrages très bien tournés, bien écrits et très accessibles pour les enfants qui s’amuseront et essayeront de débloquer toutes les fins prévues. Cependant, j’ai trouvé celui sur les vikings cliché : la vie entre eux n’était pas faite uniquement de morts, pillages et meurtres entre eux, pourtant c’est ce que suggère l’auteure,  Madeleine Deny. D’ailleurs, deux des fins se résument à la mort pure et simple du personnage incarné, c’est joyeux quand on pense que le public visé sont des jeunes de 8 ans ! Personnellement ce n’est pas le genre de choix que j’aurais fait.

Un petit problème qui se présente, c’est que dans les deux cas, viking et pompier, il n’est pas possible de choisir le sexe du personnage : on a juste deux garçons qui débutent, l’un dans les pillages et l’autre dans le sauvetage de vies. Pourtant, il  y avait des femmes chez les vikings, certes leurs activités étaient différentes de celles des hommes, mais elles étaient bien là. Pareil chez les pompiers, il existe des femmes chez les pompiers volontaires. Pourquoi avoir fait le parti pris de ne faire incarner que des garçons, excluant donc le lectorat féminin qui à cette âge-là ne va pas penser à incarner un personnage d’un autre sexe (on pense à la facilité de se représenter le personnage, de se l’approprier, de se comparer à lui…).

Dans l’ensemble, de bons petits livres, mais il ne faut pas chercher plus loin. Dommage !