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Étiquette : sexe

[Chronique] Lieutenant Darmancour – Eric Jourdan

[Chronique] Lieutenant Darmancour – Eric Jourdan

lieutenant darmancour


A tout juste 19 ans, Pierre Perrault est déjà célèbre et enchante tout Paris avec ses Contes de ma mère l’oye. Mais le fils de Charles Perrault, lui-même écrivain reconnu, est conduit en 1697 à la prison du Petit Châtelet pour avoir mortellement blessé un jeune charpentier dans des conditions troubles… Face à certaines circonstances, ni la notoriété ni les soutiens ne raccommodent rien. Que faisaient ensemble ces deux-là, trouvés chemise déboutonnée ? Pour fuir telle situation, une seule échappatoire : s’enrôler dans un monde d’hommes au sein du Régiment Dauphin, et s’acheter un nouveau nom : lieutenant Darmancour.

Merci aux éditions La Musardine pour cette lecture !

Mon avis

Charles Perrault avait un fils, comment s’appelait-il ?

Pierre Perrault, ou plutôt le Lieutenant Darmancour, qui était, selon les dires, un beau garçon. Et Pierre était gay, chose qu’il fallait cacher à l’époque pour éviter le supplice réservé aux homosexuel.les… Alors quand un jeune homme meurt sous son épée et qu’ils sont retrouvés avec leurs tenues défaites, Pierre doit absolument trouver un alibi sur ce qu’il vient de faire et une raison valable pour expliquer l’état de leurs vêtements. Et en prison, il aura tout le temps pour réfléchir à tout ça, et revenir sur les débuts de tout cela…

Lieutenant Darmancour est un titre assez mélancolique, énormément axé sur les sentiments et émotions de Pierre. Car grâce à de nombreux flashbacks, on remonte aux premiers émois du jeune homme, que l’on découvre plus en profondeur. Un Pierre qui ne veut pas être enfermé dans les carcans de la société, être à la cour, être fardé, porter des dentelles et des perruques. Bref, un esprit libre ! (Ou un rebelle, c’est selon les points de vue 🙂 )

Ce livre est une ode en trois parties. D’abord à la jeunesse, puis au sexe, et enfin à l’amour. Bien que le sexe il y ai, n’y cherchez pas de longues descriptions langoureuses des scènes. On reste plutôt sur les faits pour rester concentrés sur l’histoire, dont les émotions transmises sont assez puissantes.

Les flashbacks composent l’histoire de bout en bout. Il faut être attendu à se retrouver baladé de gauche à droite, quand les souvenirs ne sont pas imbriqués dans d’autres. Les souvenirs viennent à Pierre, qui en vient à les raconter plus tard. L’histoire est la même, mais des détails changent suivant la maturité de notre protagoniste et sa façon d’appréhender les choses.

En bref, Lieutenant Darmancour est un court roman sur la vie du jeune Pierre Perrault selon Eric Jourdan, qui a imaginé pas mal des faits qui sont présentés ici. C’est un roman très prenant émotionnellement et qui reste en tête après sa lecture. Un roman à relire, très certainement !

[Chronique] Mon cher stagiaire – Anouk Laclos

[Chronique] Mon cher stagiaire – Anouk Laclos

mon cher stagiaire


Une pétillante quadra devenue veuve avant l’heure se voit confier les rênes de l’empire de champagne Van Styn.

Un jeune étudiant américain à l’ambition débordante et au charme fou rêve d’y faire un stage.

Anouk laisse sa chance à Andrew, dont la soif d’apprentissage va se révéler troublante…

Entre bulles de champagne et déplacements professionnels de rêve commence alors une initiation enivrante aux plaisirs à la française, mais jusqu’où Anouk osera-t-elle aller ?

Merci aux éditions Calmann-Lévy et à Babelio pour cette lecture !

Mon avis

Anouk, la quarantaine, veuve, et depuis peu PDG de la société Van Styn, spécialisée dans le champagne, prend un stagiaire sous son aile, un américain assez pudibond. Andrew a soif d’apprendre, que ce soit les ficelles du métier, mais aussi comment donner du plaisir aux femmes, ce que sa nouvelle patronne ne va pas rechigner à lui apprendre, étape par étape…

C’est le premier roman érotique chez Calmann-Lévy, et c’est une sacré surprise. Étant une grande lectrice de romans de ce style, cela me fait toujours plaisir de voir ce genre s’épanouir. Mais ce roman est présenté comme le premier roman érotique français  où c’est une femme qui initie un homme, ce qui est faux. Il suffit de jeter un œil au catalogue de La Musardine pour trouver une pléthore de livres 100% français qui présentent le même thème.

Autant vous le dire, je n’aime pas du tout la couverture rose-grise, c’est même un frein. En librairie, je n’aurais même pas accordé 10 secondes de mon temps pour ce livre. Pour moi, une couverture dans ces tons là me renvoie directement à toutes les publications post-cinquante nuances de Grey de Hugo et Cie, ce moment où cet éditeur a publié énormément de titres faisant l’apologie de la culture du viol sous toutes ses formes. Donc pour moi, une couverture rose-grise, c’est demi-tour tout de suite. Espérons que par la suite les éditions Calmann-Lévy trouveront un style graphique pour leurs romans érotiques qui leur ressemble, et non aux livres des autres.

Et le dernier point gênant, bien que ce soit un pseudo, je n’aime pas quand l’auteur(e) porte le même nom que son personnage principal dans les romans érotiques. On ne sait pas où est la limite entre la fiction et la réalité et ça devient vraiment gênant, j’ai pas forcément envie d’imaginer l’auteure couchant avec un stagiaire.

Bref, parlons maintenant du contenu.

Qui dit roman érotique, dit scènes de sexe. Elles sont peu nombreuses, un bon point, montent crescendo et sont émoustillantes, vraiment bien décrites. Mais le must – qui est aussi le gros point positif de Mon cher stagiaire – c’est qu’il y a du consentement sexuel respecté partout. Oui, oui, vous avez bien lu, cette denrée rare est là et elle est exprimée clairement ! C’est un énorme point positif ! J’ai presque envie d’embrasser l’auteure tellement je suis heureuse que le consentement soit là.

J’ai lu ce livre très rapidement, la plume de « Anouk Laclos » étant fluide, avec un vocabulaire riche, et des descriptions savamment dosées. C’est un livre qui se lit très facilement. Le cadre choisi par l’auteure est bien mis en place, que ce soit la société Van Styn ou les différentes demeures que Anouk et Andrew visitent. Je suis cependant très surprise par la fin ! J’ai d’abord été choquée par ce retournement de situation, de voir dans quelle situation Anouk était mise, mais j’ai finalement trouvé l’énième rebondissement concernant Andrew trop tiré par les cheveux. Je pense qu’on aurait pu s’arrêter à la première révélation, voir la deuxième.

En bref, j’ai l’air sévère comme ça, mais j’en ressort globalement satisfaite. Pour un premier roman de l’auteure, je l’ai trouvé abouti, et son intrigue bien menée. Un peu déroutée par la fin, cependant, mais je retiens en premier lieu que le consentement est présent, qu’il est respecté, et ça, ça fait beaucoup de bien.

[Chronique] Movie Star, saison 2 : Venise – Alex Cartier

[Chronique] Movie Star, saison 2 : Venise – Alex Cartier

movie star 2


Ophélie a quitté Christophe son boyfriend idéal sans hésiter un instant le jour où Michael, l’acteur le plus sexy au monde, devant Brad Pitt et Georges Clooney réunis, a proposé à la petite française de l’emmener en croisière sur le My pleasure, son magnifique yacht ancré aux larges des côtes corses. Au programme des vacances pour Ophélie : champagne, luxe et amour dans les bras de son fantasme absolu en compagnie de Laure, sa meilleure amie, toujours aussi nympho.

Mais combien de temps peut durer une idylle avec une star hollywoodienne ? Pourquoi ne reste-t-on jamais avec les mecs bien comme Christophe ? Et surtout que va-t-il advenir d’Ophélie à la fin de l’été, une fois perdue son innocence sentimentale et sexuelle, lorsqu’au Festival de Venise les masques vont tomber ?

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture !

Mon avis

Pour ce deuxième tome de Movie Star, nous retrouvons Ophélie là où nous l’avions laissée, ce moment où elle plaque Christophe pour partir en croisière avec Michael, dans l’espoir – toujours le même – de devenir sa femme. Sauf que justement, elle n’est pas l’officielle, et toutes les bonnes choses ont une fin…
Car oui, il faut bien retourner au travail, à sa petite vie parisienne, loin du luxe du yacht de son amant. Et là, Ophélie va aller de désillusions en désillusions sur cet homme qu’elle glorifiait depuis des années.

Cette suite est beaucoup plus axée sur le sexe, j’avoue m’être un peu lassée de toutes ces scènes de sexe qui s’enchaînent. Heureusement, avec l’arrivée de Laure, cela donne un second souffle à l’histoire, plus de fraicheur. J’ai d’ailleurs adoré avoir son point de vue, bien loin du « vagin sur patte vulgaire » qu’elle était décrite par Ophélie. On découvre ici un personnage sensible, bien dans sa peau et sa sexualité.

Cependant, il y a un passage qui m’a fait levé un sourcil. Quand cela commence par « je ne suis pas féministe, mais…« , je crains pour la suite. Et là, l’idée était que « je ne suis pas féministe, mais je trouve que le consentement c’est très important », et de là, Ophélie rétorque « bon bah puisque Laure le pense, je vais demande à Michael de respecter mes décisions », car ce dernier boudait parce que son amante refusait certaines pratiques.

Je souhaite juste que les choses soient claires concernant le consentement : il n’y a pas besoin d’être féministe ou d’avoir l’aval de quelqu’un pour réclamer ce qui nous est dû. L’auteur ne voulait sans doute pas véhiculer le message dans ce sens-là, mais pour ma part c’est de cette façon que je l’ai pris. Mais on reparlera plus en détail du consentement sexuel dans la littérature dans un prochain article, car il y a beaucoup de choses à dire sur le sujet.

Edit 22/05/2016 : Après discussion avec l’auteur, il est apparu que nous partagions le même point de vue sur le consentement sexuel, ce qui confirme que Alex Cartier ne voulait pas présenter les choses comme cela. Nous sommes donc sur la même longueur d’onde concernant ce sujet qui a son importance, quelque soit le support où il est présenté.

Bref. Laure n’est pas le seul personnage qui rejoint la croisière, nous avons aussi Charlie, le frère de Michael, un homme mystérieux, réservé, très à l’écoute des autres et toujours présent. Sa présence laisse présager un triangle amoureux pour la suite, mais j’ai hâte d’en savoir plus sur ce personnage ! En tout cas, la fin de Movie Star promet d’être très intéressante : un nouveau décors, le point de vue de Laure que j’espère voir plus souvent pour contrebalancer avec ceux de Ophélie, et le fameux choix : Michael ou Charlie ? Espérons qu’elle choisira le bon !

En bref, Venise est pour moi un tome un peu en deçà du premier, j’aurais préféré que l’on reste avec moins de scènes de sexe pour plus de réflexion sur l’avenir de Ophélie avec un des Brown, car il y aurait beaucoup eu a dire avec le comportement de Michael. J’ai hâte de voir ce que donnera le dernier tome de cette saga !

[Chronique] Maestra – L.S. Hilton

[Chronique] Maestra – L.S. Hilton

maestra

  • Éditeur : Robert Laffont (2016)
  • Pages : 372
  • Genre : Thriller érotique
  • Prix : 18.90€
  • Acheter Maestra

Le jour, Judith Rashleigh est assistante dans un hôtel de ventes aux enchères londonien qui l’exploite malgré ses diplômes et son talent. La nuit, elle officie dans un bar à hôtesses où elle séduit sans effort.
Judith sait qu’elle doit jouer le jeu. Pour faire carrière et pour charmer les hommes, elle a appris à être une gentille fille… Jusqu’à ce qu’elle découvre une gigantesque escroquerie autour d’une fausse toile de maître. Licenciée avant d’avoir pu faire éclater le scandale, Judith décide de fuir avec un riche client sur la Côte d’Azur. Là-bas, un monde décadent et corrompu les attend. Là-bas, elle goûtera à la vengeance. La gentille fille deviendra femme fatale.

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture !

Mon avis

Judith est assistante auprès d’un grand groupe qui gère des ventes aux enchères d’œuvres d’art. Désabusée par ce milieu où elle pensait avoir plus de considérations, elle se met à travailler en parallèle dans un bar de nuit où elle joue les hôtesses sexy auprès d’hommes volages, jusqu’au jour où elle découvre une escroquerie à l’hôtel des ventes, et qu’elle se retrouve virée avant d’avoir pu creuser cette affaire. Judith décide donc de fuir avec un de ses clients du bar, direction la France…

Le sexe, ça fait vendre, que ce soit bon ou mauvais, ça on l’a bien compris avec Fifty Shades. Du coup, quand Maestra a débarqué dans nos contrées, la presse généraliste n’a pas hésité, que dis-je, s’est empressée de faire le lien avec la saga de E.L. James, alors que ces livres n’ont rien en commun ( C’est à se demander si ces journalistes lisent vraiment les livres… Ou juste les communiqués de presse). Mais est-ce que Maestra est bon ? J’en ressort sacrément mitigée…

Ce roman est un thriller érotique, et je ne suis pas convaincue par ce mélange, l’auteure n’ayant pas su doser correctement les deux genres. D’un côté, on a le thriller qui ne m’a pas convaincue. Maestra porte cette étiquette pour ses trois-quatre meurtres et sa pseudo-enquête de fin un poil tirée par les cheveux. Concernant le côté érotique, ce n’est pas ça non plus. Alors oui, la notion de consentement est respectée ici, Judith assume et vit pleinement sa sexualité, mais c’est tout. Ce n’est pas émoustillant, rien. On reste dans une surenchère entre les meurtres et les scènes de sexe, l’auteure n’ayant pas su s’arrêter à temps. Toujours ce problème de dosage. Rajoutons à ça des personnages pas attachants, malgré le passé larmoyant qu’on essaye de leur coller…

Mais cela reste fluide, L.S. Hilton a du vocabulaire et on ne tombe pas dans une répétition agaçante. Il y a une bonne documentation sur le marché des œuvres d’art et tout ce qui entoure ce domaine, et c’est bien le seul point positif de Maestra. Il paraît qu’une suite serait prévue, mais que raconter de plus, si ce n’est que de continuer à surenchérir sur les deux tableaux ? Sexe, meurtres, et alors ? Quoi d’autre ? Car c’est comme cela que nous est présentée la fin. Il paraît même qu’un film verra le jour, mais alors là, ne comptez pas sur moi, de même si la fameuse suite est publiée un jour.

En bref, Maestra est un thriller érotique absolument pas convainquant, qui reste dans la surenchère du début à la fin. Les personnages ne sont pas attachants, le seul côté que j’ai apprécié, c’est quand Judith remettait le pied à l’étrier et se remettait dans le marché des œuvres d’art. Mais comme cela ne dure pas longtemps au profit de plus de meurtres et de sexe…

[Chronique] Movie Star, Saison 1 : Deauville – Alex Cartier

[Chronique] Movie Star, Saison 1 : Deauville – Alex Cartier

movie star 1

  • Éditeur : Belfond (2016)
  • Pages : 522
  • Genre : New romance
  • Prix : 17€
  • Acheter Movie Star

A votre tour de faire la une des magazines en compagnie d’une star !
Ophélie est une jeune attachée de presse de cinéma. Elle vit à Paris avec son chat (Roméo), son poisson rouge (Juliette), son petit copain (un mec vraiment bien), ses parents (adorables), sa meilleure amie (complètement nympho) et son fantasme érotique de toujours : Michael Brown, un des acteurs les plus bankable et les plus sexy d’Hollywood. Jusque-là rien de très indécent. Jusqu’au jour où son patron envoie Ophélie à Deauville pour son premier festival et qu’elle tombe nez à nez avec Michael dans le hall de l’Hôtel Royal… C’est le début d’une histoire d’amour dangereuse autant que torride où Ophélie devient la girl next door au bras d’une des stars les plus sexy au monde…

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture !

Mon avis

Ophélie est attachée de presse dans le milieu du cinéma et une grande fan de Michael Brown, son idole de toujours. Alors que le festival du film Américain à Deauville approche, son boss l’intègre à l’équipe qui s’y rendra, pour s’occuper de Cate Blanchett, alors qu’il sait qu’elle est fan de Michael et qu’il sera présent. Un peu déçue, Ophélie part tout de même à Deauville, sans savoir que son rêve d’adolescente va se réaliser…

C’est sous la forme d’un journal intime que la jeune attachée de presse va nous raconter son périple dans nos terres normandes, accompagnant les stars les plus connues de Hollywood. Ophélie est une jeune femme indépendante, épanouie et cinéphile, mais qui aime Fifty Shades of Grey (Nobody’s Perfect, comme elle dit si bien). Pendant longtemps, elle compare tout à sa saga favorite, dont le contenu est sacrément discutable. En parallèle, les scènes intimes de Movie Star sont placées sous le signe du consentement et sont réalistes, à l’instar du modèle littéraire de la jeune femme. Et entre nous, ça fait du bien.

Prévue en trois tomes qui sortiront tous en 2016, la série Movie Star commence bien avec ce premier tome. Il se lit très bien, c’est fluide, Alex Cartier a un vocabulaire riche et les passages en Corse sont très bien décrits, au point que l’on s’y croirait. Ses personnages sont tous très bien travaillés, que ce soit les principaux comme les secondaires, il ne m’a fallu que quelques lignes pour arriver à les cerner.

Bourré d’humour et de situations cocasses, c’est un premier tome léger. Comme je le disais précédemment, deux autres tomes sont encore à paraître et pour ma part je suivrai la saga. Étant généralement réfractaire à la New Romance, j’ai trouvé ici une comédie rafraîchissante qui sent bon l’été. Si la suite est sur cette lancée, pourquoi s’en priver ?

En bref, Deauville est un premier tome prometteur, plaisant et léger. Ceux qui généralement délaissent la New Romance arriveront très certainement à se réconcilier avec le genre en lisant ce tome-ci. La suite est pour le 28 avril, une date à noter dans vos agendas !

[Chronique] Esclave de sang – Tasha Lann

[Chronique] Esclave de sang – Tasha Lann

esclave de sang


Mon nom est Evy Dumas et je suis une jeune étudiante tout ce qu’il y a de plus banale. Du moins je l’étais jusqu’à ce que j’aie le malheur d’accepter de suivre mes amis à la fête universitaire d’octobre.Ils se sont bien amusés.
Pour moi… disons que la soirée a été intéressante.
Me voilà maintenant ballottée entre la France et l’Écosse, entre la fac et une cité hors du temps dirigée par cinq types carrément flippants.
Des vampires…
Comme ce gars – sublime – qui se croit en droit de diriger ma vie simplement parce que je l’ai vu planter ses crocs dans le cou d’une fille.
Cela vous paraît difficile à croire ?
Et pourtant…

Merci aux éditions Calepin pour cette lecture !

Mon avis

Evy est une étudiante droite dans ses bottes : pas d’alcool, pas de garçon, très impliquée dans ses études et son petit boulot à la fac. Alors qu’elle accompagne ses deux meilleures amies à une soirée d’un de leurs camarades, une étudiante va disparaitre. Une soirée qui va changer la vie de Evy de tout au tout…

C’est un roman que j’ai lu d’une traite, mais qui me laisse dubitative. Je me demande si une suite est prévue, car ce livre me fait l’effet d’un gros prologue à quelque chose de plus grand, plus dans le ton de A.B.I.E ou encore de Éclat nocturne. Tout se déroule trop vite, on a très peu d’indications temporelles donc il est dur de se situer dans le temps et de savoir combien de temps les choses durent (sauf une fois où un délais en semaine et lâché, mais j’en reste surprise, étant donné que l’auteure y passe très peu de temps). Je pense que plus de descriptions sur certains moments auraient aidé aussi à mieux comprendre le comportement de Evy à la fin, par exemple, car vu comment elle repousse son vampire tout le temps (sauf en hypnose, évidemment), ça ne colle pas des masses.

La fin en général me parait assez brute, elle me laisse un gout d’inachevé, ainsi que le sentiment que ce livre n’est que le premier tome d’une saga. Du moins, je l’espère ! Parce que j’aimerais bien en apprendre plus sur l’univers vampirique de Tasha Lann, même si je vous avoue que j’ai eu un peu peur quand Jehan, vampire de son état, s’est inscrit à la fac pour retrouver une humaine, avec un style vestimentaire que ne renierait pas Stefan Salvatore de Vampire Diaries… Et il ne brule pas au soleil, malheureusement.

Evy est une jolie fille qui s’ignore, attire tous les beaux mecs, mais qui continue à se dévaloriser (cliché, je sais). En parlant des « beaux mecs », c’est une belle bande psychopathes. Un violeur qui tente de profiter de Evy quand elle a trop bu, un autre qui la sauve mais qui profite quand même de son état d’ébriété, et un autre qui n’a pas connaissance de la notion de consentement quand la demoiselle lui dit non dans sa chambre étudiante… Visiblement, aucun de ces gars n’a vu la vidéo Tea Consent. Mention tout de même aux scènes de sexe sous hypnose qui sont très érotiques, bien amenées et bien écrites (bien que je doute que la notion de consentement soit encore respectée à ce niveau-là, l’hypnose ne permettant pas d’agir de soi-même).

Bref, Esclave de sang est une petite bit-lit pas très longue, assez commune et qui souffre de quelques clichés. Le sentiment d’inachevé me fait penser qu’une suite devrait voir le jour, et je serais très intéressée de voir ce que cela donnerait. Et n’oubliez pas, ne forcez personne à boire une tasse thé !

[Chronique] Bi no Kyoujin, Volume 1 – Reibun Ike

[Chronique] Bi no Kyoujin, Volume 1 – Reibun Ike

bi no kyoujin


Pour certains, ce sentiment s’apparente à du sado-masochisme, pour Kabu et Nirasawa, c’est de l’amour.
Alors que Kabu s’apprête à prendre la relève de son père à la tête du clan, Nirasawa est toujours présent à ses côtés et le soutient. Leur relation est toujours aussi torturée, mais rien ne peut s’opposer à l’irrésistible obsession qu’ils ont l’un envers l’autre.

Merci aux éditions Taïfu Comics et à Babelio pour cette lecture !

Mon avis

Kabu est le fils d’un boss yakuza. Bien qu’il marche dans ses traces, Kabu ne se considère – et ne s’accepte – pas en tant que yakuza. La santé du boss n’étant pas au top, il se doit de désigner ses successeurs, dont son fils. Mais celui-là ne l’entend pas de cette oreille et annonce à son oncle Sagawa qu’il lui laisse sa succession. Mais Sagawa se rend compte que s’il est nommé boss, il aura toujours moins de ressources que Kabu et exige de celui-ci qu’il lui cède soit une de ses sociétés, soit son homme de main et amant, Nirasawa… L’amour passera-t-il avant tout, ou le yakuza préfèrera-t-il garder ses sociétés ?

Bi no Kyoujin (deux tomes de prévus) est la suite de Bi no Isu, sorti en 2008 (2012 en France). N’ayant pas lu ce one-shot, il aurait été normal que je sois perdue. Mais heureusement, cela n’a pas été le cas grâce au premier bonus du manga, qui arrive quelques planches après le début des hostilités. C’est un flashback qui revient sur la rencontre particulière de Kabu et Nirasawa, et comment ils en sont venus à collaborer ensemble (et plus si affinités). Avec ce bonus, on se retrouve bien armés pour comprendre la suite, et surtout ce qui lie ces deux hommes.

Car Kabu et Nirasawa entretiennent une relation charnelle. Bien que l’on peut douter des sentiments du fils du boss, Nirasawa assume totalement son amour pour son maitre et amant. C’est le jour et la nuit entre les deux hommes. Tandis que Kabu incarne le seme viril avec du poil, peu porté sur les sentiments, direct et franc dans ses paroles jusqu’à en manquer de tact, Nirasawa est quant à lui l’uke aux traits plus féminins, qui assume ses sentiments, mais qui fait un peu vierge effarouchée par moments (surtout quand son amant est très direct).

Qui dit yaoï, dit scènes intimes entre les deux hommes, qui sont nombreuses – et heureusement, pas au détriment de l’histoire – puisque Kabu exprime clairement ses envies sexuelles – bien plus que Nirasawa. Ces scènes sont pour la plupart violentes, sans ignorer la notion de consentement, mais chargées d’érotisme. Graphiquement c’est beau, et l’on ne peut qu’apprécier ces visuels.

En bref, Bi no Kyoujin est une suite qui se laisse apprécier, même si on n’a pas lu le début, grâce à un bonus qui nous ramène à la rencontre des deux amants. Sous fond de trafic de drogues et succession chez les yakuza, on ne peut qu’espérer que Kabu et Nirasawa pourront vivre pleinement leur histoire !

[Chronique] La femme de papier – Françoise de Rey

[Chronique] La femme de papier – Françoise de Rey

la femme de papier


Alors que leur liaison s’endort, une femme a l’idée d’écrire à son amant un journal de bord de ses fantasmes. Jour après jour, ses lettres vont provoquer une renaissance, nourrissant de mille idées leurs jeux sexuels. S’ensuit une passion que nulle limite n’endigue hormis une seule règle : « Interdiction d’aimer ».  Paru en 1989, alors que son auteure Françoise Rey, professeure dans le Beaujolais venait de traverser une grave crise personnelle, La Femme de papier a marqué l’histoire de la littérature érotique. C’est le premier texte dans lequel une femme affiche et signe de son nom, ouvertement, ses fantasmes et ses désirs sexuels. Le livre défraie alors la chronique, secouant tabous et conventions.

Merci aux éditions La Musardine pour cette lecture !

Mon avis

Tandis que la liaison entre une femme et son amant devient plate, celle-ci décide d’écrire des lettres à cet homme. Mais pas n’importe quelles lettres ! Cette femme couche sur papier ses fantasmes et autres désirs pour réveiller l’appétit sexuel de son amant…
Son succès vient du fait que Françoise Rey existe et qu’elle a réellement envoyé ces missives à son partenaire sexuel. Pour une fois, dans nos contrées, une femme ne se cachait pas derrière un pseudo et exprimait clairement ses désirs !

Alors évidemment, la presse s’en est emparé et on en a beaucoup parlé à l’époque, le succès du livre vient de là. Mais pour un roman épistolaire érotique, je m’attendais à beaucoup, mais ce livre ne m’a pas plus émoustillée que cela. Les lettres restent du sexe pour du sexe, et ça ne va pas plus loin. L’auteure se met en scène avec son amant, installe le décors si besoin, rajoute des personnages quand l’envie lui en prend, mais, encore une fois, cela ne va pas plus loin.

Je m’attendais aussi à un style plutôt doux, pour une femme qui met en scène ses fantasmes. C’est le contraire, puisque les mots choisis sont violents. Il est question de plaisirs, mais la douceur n’est pas au rendez-vous, tant dans les actes que dans les dialogues des protagonistes. Cela s’explique peut-être par la crise que Françoise Rey a traversé avant de se lancer à l’écriture de La femme de papier ? En tout cas, elle a vocabulaire varié et riche, ce qui évite une certaine redondance entre chaque missive, et j’apprécie la diversité des fantasmes de Françoise, qui amène à voir certaines pratiques sous un autre œil.

Cette édition est agrémentée d’illustrations en noir et blanc, plutôt suggestives (Disons que le lire dans un train le soir n’est pas une bonne idée, surtout quand vous êtes côté fenêtre) (Et je noterais au passage que la petite dame des sièges d’à côté, d’un certain âge, ne devait pas avoir qu’une quinte de toux… Oups !). Alex Varenne met en scène des femmes, parfois seules, parfois accompagnées, cependant sans que cela ne colle avec le texte. Avec ces illustrations, on retrouve également une interview de l’auteure, ainsi qu’un dossier de presse datant de la sortie du livre, en 1989.

En bref, La femme de papier est un ouvrage intéressant d’un point de vue féministe : une femme qui se libère du carcan imposé par les hommes et parle librement de sexe, sans avoir à se cacher derrière un pseudo, on ne peut qu’applaudir la démarche. Cependant, il ne faut pas le lire pour chercher un récit hautement émoustillant, à moins que l’érotisme violent croisé avec des petits chatons plaise au lecteur. Cette édition avec l’interview de l’auteure permet de mieux comprendre sa démarche, et d’où a commencé ce récit pour le moins singulier.

[Chronique] Femme de vikings, l’intégrale – Carl Royer

[Chronique] Femme de vikings, l’intégrale – Carl Royer

femme de vikings


Seconde moitié du IXe siècle, quelque part dans le comté de York. Terrifiés, bourgeois et paysans se terrent dans leurs villages : partout dans la campagne, débarqués sur le littoral comme chaque printemps, les Danois rôdent, pillent et violent. Emportée par la tourmente, Nora, jeune saxonne encore vierge, découvre le sexe et ses plaisirs face à l’ennemi juré. Les Vikings sont brutaux, insensibles, sans pitié. Pourtant, ils éveillent en elle des fantasmes dont elle n’avait pas soupçonné l’existence. Jusqu’où une paysanne retournée par le stupre peut-elle aller pour assouvir ses pulsions ? La loyauté, l’honneur, la raison… Ces mots ont-ils encore du sens face à l’appel du sexe ?

Merci aux éditions La Musardine pour cette lecture !

Mon avis

Nora, fille de paysans dans le Comté de York, se terre dans la maison familiale. En effet, les danois pillent le village et tous savent le traitement qu’ils réservent aux femmes. Alors que l’un d’eux se tient face à elle, recroquevillée, il est arrêté par les hommes du village. Qu’il soit emprisonné ne va pas empêcher la jeune saxonne de lui offrir son corps, et ainsi découvrir les plaisirs charnels et braver tous les interdits…

Initialement publiée en six épisodes, Femme de vikings raconte l’histoire de Nora la paysanne partie vivre chez les vikings en tant que deuxième femme de son danois, et qui va s’offrir à tous. Trois épisodes lui sont consacrés et sont de son point de vue, tandis que les restants sont du point de vue de Denisc, un homme du village de Nora, qui la caressait au détour d’une grange. Resté au pays et enrôlé dans l’armée, il a la charge de défendre et de protéger les habitants de ces terribles viking et de la femme qui les mènent.

Comme cela a été publié en épisodes, il a fallu tenir le lecteur en haleine, et donc proposer du contenu à chaque sortie. Donc, du sexe dans chaque épisode, ceux qui ne s’attendent pas à autant de luxure seront vite déboussolés – les autres au contraire, y trouveront leur compte. Cependant, il y a une histoire derrière. Celle-ci est cohérente, mais je l’ai trouvée plus intéressante du point de vue de Denisc. La fin est assez surprenante, mais colle parfaitement à l’histoire.

Côté écriture, c’est fluide. Carl Royer a un vocabulaire riche et ne fait pas dans la demi-mesure. Cependant, il y a peu de descriptions, ce qui ne m’a pas plus gênée que cela. Il est agréable de suivre Nora et Denisc, ils ont un cheminement bien particulier et une vision des choses différente. Ce sont des personnages avec un fort caractère et qui sont bien travaillés – bien plus que ce que l’on s’attendrait à croiser dans un roman érotique, ce qui n’est pas forcément pour me déplaire.

Les thèmes abordés sont pour tous les goûts ! Outre la loyauté et l’honneur remis en cause, voir même la folie, on aborde ici le saphisme, le triolisme, l’esclavagisme sexuel… Et j’en passe ! Ainsi chaque lecteur y trouve son compte.

En bref, c’est une intégrale agréable à lire, très chaude ! Et Le premier épisode est gratuit, pourquoi ne pas en profiter ?

[Chronique] Les Kama Sutra – Vatsyayana

[Chronique] Les Kama Sutra – Vatsyayana

les kama sutra

  • Éditeur : La Musardine (édition de 2015)
  • Pages : 326
  • Genre : Classique
  • Prix : 6.95€
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Il en existe des traductions très récentes, il en existe des versions tronquées, il en existe des illustrées, de gravures ou de photos, mais depuis longtemps était indisponible la toute première traduction française de ce texte incroyable des Kama Sutra. Dans l’esprit qui, depuis l’origine, anime la collection Lectures amoureuses d’offrir au public l’histoire et le meilleur de la littérature érotique, cette version des Kama Sutra datant de 1885 tient une place d’honneur. Car on découvre dans une langue d’une suavité parfaite, même si un tantinet surannée, ce qui défraya la chronique à cette époque et pour de longues années : un catalogue invraisemblable de postures érotiques pour le moins acrobatiques, mais au-delà de cela, tout ce qui se doit faire pour consolider la bonne entente entre hommes et femmes, de la préparation des corps pour la séduction jusqu’à l’art d’arranger sa maison en vue d’une partie de jambes en l’air réussie ! Un bréviaire de l’amour datant de l’Antiquité de l’Inde pour mettre le feu aux poudres et le rose aux joues… Les Kama Sutra, petit ouvrage indispensable aux parfums d’Orient pour développer le goût de la rêverie et des prouesses techniques en matière de sexualité…

Merci aux éditions La Musardine pour cette lecture !

Mon avis

Les Kama Sutra sont, dans les croyances populaires, qu’un recueil de positions sexuelles plus ou moins acrobatiques, mais il n’en est pas seulement question (entre nous, ça doit faire entre 20 et 30% du livre). Et La Musardine nous le démontre avec cette dernière édition qui se base sur une des premières traductions, celle de 1885.

Le reste de l’ouvrage est consacré au choix de l’époux/se, comment le/la quitter, comment consolider son couple et faire en sorte que les autres aient confiance en vous, comment se comporter avec sa belle-famille, ses domestiques et ceux de sa moitié, avec les autres femmes si on est dans un harem ou si le lecteur est un homme qui souhaite s’infiltrer dans un harem. Comment une courtisane doit vivre, comment agencer sa maison, son jardin, sa chambre à coucher… Et j’en passe ! Le tout est axé sur la spiritualité, pour que chaque pratique reste en concordance avec les croyances religieuses des Hindous.

Point d’illustrations dans cette édition, c’est uniquement du texte. Aucune lourdeur dans celui-ci, bien que l’on se base sur la traduction de 1885. Le texte reste facile à lire et à comprendre dans son intégralité. Et bien sûr, si certains termes vous paraissent inconnus, cet ouvrage est accompagné de notes pour faciliter la compréhension.

En bref, bien au-delà du « recueil de positions », Les Kama Sutra est un parfait guide pour qui veut en savoir plus sur ce texte Hindou et en tirer quelques connaissances.