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[Chronique] Esclave de sang – Tasha Lann

[Chronique] Esclave de sang – Tasha Lann

esclave de sang


Mon nom est Evy Dumas et je suis une jeune étudiante tout ce qu’il y a de plus banale. Du moins je l’étais jusqu’à ce que j’aie le malheur d’accepter de suivre mes amis à la fête universitaire d’octobre.Ils se sont bien amusés.
Pour moi… disons que la soirée a été intéressante.
Me voilà maintenant ballottée entre la France et l’Écosse, entre la fac et une cité hors du temps dirigée par cinq types carrément flippants.
Des vampires…
Comme ce gars – sublime – qui se croit en droit de diriger ma vie simplement parce que je l’ai vu planter ses crocs dans le cou d’une fille.
Cela vous paraît difficile à croire ?
Et pourtant…

Merci aux éditions Calepin pour cette lecture !

Mon avis

Evy est une étudiante droite dans ses bottes : pas d’alcool, pas de garçon, très impliquée dans ses études et son petit boulot à la fac. Alors qu’elle accompagne ses deux meilleures amies à une soirée d’un de leurs camarades, une étudiante va disparaitre. Une soirée qui va changer la vie de Evy de tout au tout…

C’est un roman que j’ai lu d’une traite, mais qui me laisse dubitative. Je me demande si une suite est prévue, car ce livre me fait l’effet d’un gros prologue à quelque chose de plus grand, plus dans le ton de A.B.I.E ou encore de Éclat nocturne. Tout se déroule trop vite, on a très peu d’indications temporelles donc il est dur de se situer dans le temps et de savoir combien de temps les choses durent (sauf une fois où un délais en semaine et lâché, mais j’en reste surprise, étant donné que l’auteure y passe très peu de temps). Je pense que plus de descriptions sur certains moments auraient aidé aussi à mieux comprendre le comportement de Evy à la fin, par exemple, car vu comment elle repousse son vampire tout le temps (sauf en hypnose, évidemment), ça ne colle pas des masses.

La fin en général me parait assez brute, elle me laisse un gout d’inachevé, ainsi que le sentiment que ce livre n’est que le premier tome d’une saga. Du moins, je l’espère ! Parce que j’aimerais bien en apprendre plus sur l’univers vampirique de Tasha Lann, même si je vous avoue que j’ai eu un peu peur quand Jehan, vampire de son état, s’est inscrit à la fac pour retrouver une humaine, avec un style vestimentaire que ne renierait pas Stefan Salvatore de Vampire Diaries… Et il ne brule pas au soleil, malheureusement.

Evy est une jolie fille qui s’ignore, attire tous les beaux mecs, mais qui continue à se dévaloriser (cliché, je sais). En parlant des « beaux mecs », c’est une belle bande psychopathes. Un violeur qui tente de profiter de Evy quand elle a trop bu, un autre qui la sauve mais qui profite quand même de son état d’ébriété, et un autre qui n’a pas connaissance de la notion de consentement quand la demoiselle lui dit non dans sa chambre étudiante… Visiblement, aucun de ces gars n’a vu la vidéo Tea Consent. Mention tout de même aux scènes de sexe sous hypnose qui sont très érotiques, bien amenées et bien écrites (bien que je doute que la notion de consentement soit encore respectée à ce niveau-là, l’hypnose ne permettant pas d’agir de soi-même).

Bref, Esclave de sang est une petite bit-lit pas très longue, assez commune et qui souffre de quelques clichés. Le sentiment d’inachevé me fait penser qu’une suite devrait voir le jour, et je serais très intéressée de voir ce que cela donnerait. Et n’oubliez pas, ne forcez personne à boire une tasse thé !

[Chronique] Le sang des chimères, tome 1 : Mutante – Sophie Dabat

[Chronique] Le sang des chimères, tome 1 : Mutante – Sophie Dabat

le sang des chimères 1


Syrine, marseillaise de 16 ans, vient de déménager en Bretagne.
Depuis quelques mots, elle ressent d’étranges douleurs dans le dos, a de brusques envies de viande crue et sent « une présence » en elle. Ses nuits sont émaillées de cauchemars terrifiants et fantastiques, qui laissent en elle leur empreinte de feu, de sable et de sang. Entre les difficultés d’adaptation dans son nouveau lycée et les conflits avec sa famille à qui elle dissimule son état, l’adolescente se heurte de plein fouet à une interrogation cruciale : sombre-t-elle dans la folie ou est-elle confrontée à un phénomène surnaturel lié à un mythe vieux de plusieurs siècles ? Ainsi Syrine se renferme sur elle-même, malgré les liens qu’elle tisse avec Gauthier ou ceux qu’elle tente de créer avec Agnès, une lycéenne mystérieuse et solitaire.
Un matin, Syrine réalise que les hommes qui attendent Agnès chaque soir à la sortie du lycée la suivent aussi. Puis elle réalise qu’elle les a déjà vus : à Marseille, lorsqu’ils sont venus proposer un nouveau travail à son père.

Mon avis

J’avais découvert ce livre grâce à Justine de Lire-une-passion, qui en avait fait une bonne critique. Mais moi, je n’ai pas du tout réussi à accrocher. Je n’ai même pas tenu cent pages, je l’ai abandonné dès la soixantième… Pourquoi?

Tout d’abord, le personnage principal, Syrine. Elle et moi, ça n’a pas collé. D’habitude un lien se crée avec le personnage, que je l’apprécie ou non, il y a ce lien – seuls des gens qui lisent des livres peuvent comprendre – qui est là. Ici avec Syrine, rien de tout cela est c’est bien ennuyant. Je pense que le problème vient en partie du fait que l’auteur n’a pas réussi en soixante page à se tenir à une ligne de conduite pour son personnage : de l’adolescente kikoolol de quatorze ans, on passe à une jeune fille respectueuse qui fait des jolies tournures de phrases, à l’aise comme si elle en bouffait tous les matins au p’tit dèj’. J’imagine pas sur tout le roman de 553 pages…

Ensuite l’écriture. Je n’ai pas particulièrement trouver ça fluide, j’ai du relire des phrases pour comprendre. Des synonymes sont employés – c’est bien, et j’encourage tous les auteurs en herbe à faire de même – , mais ça aurait été le top du top si ces synonymes correspondaient réellement au mot ! Mais le plus horrible à lire, c’est – et j’espère qu’il n’y en a pas d’autres dans le livre – les pages de blogs de Syrine écrit en langage SMS, mais en très mauvais SMS (aussi en o6…) ! Avec les commentaires qui vont bien, et qui sont encore plus imbuvables que l’article en lui-même…

Et ce qui m’a achevé, c’est que je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir. Les chapitres sont très longs, donc je m’attendais à ce que ça bouge. Mais au bout de 55 pages, on avance toujours pas, on se tape les questions existentielles de Syrine sur la religion alors qu’elle s’en tape complètement en vrai et… Pouf, flashback ! Qui repart sur « comment Syrine a découvert les bosses dans son dos et comment ses parents ce sont fait des idées sur leur gamine qui fout que dalle en cours ». Et mon intrigue? Elle avance comment? Bah elle avance pas, et moi je m’ennuie, donc j’éteins la liseuse et je passe à autre chose.

[Chronique] Pure Blood Boyfriend, Volume 3 – Aya Shouoto

[Chronique] Pure Blood Boyfriend, Volume 3 – Aya Shouoto

pure blood boyfriend 3


Eve Tsubakiin, la fiancée d’Aki, fait une apparition inattendue au lycée Sainte-Agathe. La succube s’est en effet déplacée pour venir informer Aki de l’organisation prochaine d’une « assemblée nocturne » à laquelle il doit se rendre. Ce dernier ne souhaitant pas s’attarder plus sur ce sujet pour impliquer personne, Kana et Jin se rendent finalement de leur propre chef à cette réunion dont le lieu leur est communiqué par un étrange personnage venu faire appel aux services du « club de l’insolite ». Une fois sur place, ils découvrent ce qu’ils n’auraient jamais dû connaître : un macabre spectacle dont Aki se trouve être le protagoniste principal…

Mon avis

J’étais très mitigée après la lecture de mes deux premiers tomes, mais là je suis satisfaite. Les deux premiers tomes servaient uniquement à lancer l’histoire, et maintenant qu’elle est bien en place avec un univers bien défini, ça fait enfin plaisir.

Aki se retrouve invité à une Assemblée Nocturne (Vampire Knight et ses Assemblées Nocturnes… *soupir*) par sa fiancée, une succube répondant au nom de Eve Tsubakiin, qui ne voit pas d’un bon œil que Kana soit devenue l’esclave de son vampire, laissant limite entendre qu’elle aurait bien aimé être à sa place -insérez un personnage jaloux ici- . Kana va recevoir les pouvoirs de l’esclave, pour enfin servir à autre chose qu’être une poche de sang ambulante pour vampire en manque.

Ça l’était fortement suggéré dans les premiers tomes, je n’ai pas pris le temps de soulever ce point-là, mais ça tourne carrément autour du sexe leur histoire esclave/vampire, mais bizarrement, ça ne me choque pas pour le coup, vu que ça ne prend pas une trop grande place dans l’histoire.

Aya Shouoto commence à répondre à nos questions, notamment concernant les stigmas, le frère de Aki et son passé, l’histoire prend enfin son envol pour quitter les petites enquêtes de lycéens, et le bestiaire s’agrandit! Après les vampires et les loups-garous, nous avons droit aux succubes et aux anges, ces derniers risquent de devenir très très intéressant pour la suite de l’histoire…

En bref ? Une très bonne suite qui donne un coup de pied dans l’histoire, pour moi ce troisième tome, si j’en sortais encore mitigée, j’aurais arrêté la saga d’office. Du coup, je vais continuer, et je ne remercierais jamais assez les éditions Kurokawa pour m’avoir permis de découvrir le premier tome en début d’année.

[Chronique] Trinity Blood, Volume 1 – Sunao Yoshida & Kiyo Kujyo

[Chronique] Trinity Blood, Volume 1 – Sunao Yoshida & Kiyo Kujyo

trinity blood 1


Dans un avenir lointain, la civilisation est sur son déclin.
Fraîchement débarqué de Rome, le jeune prêtre Abel Nightroad, est accueilli à l’église Saint-Matthias de la ville d’Istvàn. Malgré le calme apparent qui règne dans les rues, la bourgade est en proie à des troubles qui opposent les terrans au Seigneur Guyla, un Methuselah, la race des vampires apparus lors de l’Armageddon.
Au cours de la nuit, l’église est attaquée par un vampire à la solde de Gyula et Abel doit intervenir pour protéger Esther, une jeune novice. Il révèle alors sa véritable force, celle du krsnik, un vampire capable de se nourrir du sang des autres vampires…!!

Mon avis

Trinity Blood est un manga que je ne connaissais pas, et qu’un ami m’a fait découvrir dernièrement, et je ne regrette pas 🙂

Le prêtre Abel Nightroad est muté à l’église Saint-Matthias de la ville d’Istvàn, où d’étranges meurtres ont lieu, du vampire Gyula, qui règne en maître sur la ville. Mais avec l’arrivée d’Abel en ville, ça va vite changer…

Je m’attendais à une histoire de vampire plus sombre que d’habitude étant donné que c’est un shonen, mais j’ai surtout beaucoup rit avec l’arrivée d’Abel en ville, et ses expressions qui me font plus penser à un personnage de shôjo. Malgré cela, l’univers gothique installé par nos deux mangakas est sombre, limite oppressante quand nous sommes confrontés à Gulya et sa bande.

J’ai bien aimé la relation assez étrange qu’entretient Dietrich avec Esther, la jeune sœur de l’église Saint-Matthias, et j’ai hâte de voir comment tout cela évoluera par la suite, avec notre prêtre, qui j’en suis sûre, ne manquera pas d’intervenir entre les deux.

Côté graphismes, c’est un style très dynamique, petit bémol la structure des dessins nous perd un peu, on se retrouve souvent en plein milieux de l’action comment ils en sont arrivés là. Sinon les dessins sont soignés, bien travaillés, et très détaillés même dans les scènes humoristique, là où les dessinateurs normalement n’en mettent pas. Les personnages sont très travaillés, ayant chacun leur propre identité graphique. Facilement reconnaissables, l’auteur joue pas mal avec les code du manga.

En bref, j’ai bien aimé ce premier tome, et je compte me faire la collection prochainement. Merci à l’ami qui me l’a prêté !

[Chronique] Dans les veines – Morgane Caussarieu

[Chronique] Dans les veines – Morgane Caussarieu

dans les veines


La canicule enflamme les nuits bordelaises. Une bande de camés dévaste un supermarché. Et tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leur dernier soupir sur le son du Bathory, nouveau repaire de la faune nocturne. Chargé d’enquêter sur ces événements, le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine.
Vampires… Le mot, absurde, échauffe les esprits, sans que personne n’ose encore le prononcer. Et alors que l’investigation piétine, Lily, la propre fille de Baron, s’entiche de l’inquiétant Damian, pensant trouver dans cette passion toxique un remède à son mal-être.

Mon avis

On a tous connu Twilight. Ne le niez pas, vous avez au moins vu les films. Je ne le nie pas, j’ai les quatre premiers tomes, que j’ai lu à 15 ans et j’avais aimé. Oui, je l’avoue. Bon, j’ai relu le premier tome l’année dernière et j’ai littéralement détesté cette romance dégoulinante, cette « héroïne » naïve sans aucun instinct de survie et son vampire boule de facette totalement ridicule avec son végétarisme. T’es un vampire, tu bouffes de l’humain, point barre. (Rigolez pas, j’ai encore les trois autres tomes à relire et chroniquer – vous l’aurez compris, j’aime souffrir. Comme avec Fifty shades of grey, vous aurez droit à la suite, parceque j’aime bien me taper la tête contre le mur à chaque phrase – en vrai j’ai promis de le faire, et je ne peux pas refuser ce défi, quitte à en perdre des neurones) J’ai détesté les débuts de The Vampire Diaries pour ça (et je déteste encore plus quand je vois la tournure « fan service » que prend la série – tuez-les, et on en parle plus).

Pour moi un bon vampire, c’est  Eric Northman de True Blood, sexe, violence, sang, bref le bien quoi. Et punaise, il brûle au soleil. Cette chose qui fait défaut aux vampires de la bit-lit, le soleil n’est rien pour eux. Mais allez-y, détruisez encore plus le mythe du vampire, je vous en prie, allez-y, enlevez-leurs instincts animaliers, ce qu’ils sont censé être. Aujourd’hui, un bon vampire et un vampire qui souffre de ses erreurs passées, qui est beau, intelligent, gentil, qui n’aime pas ou très peu sa condition, qui tombe amoureux au premier regard et qui se lance dans un jeu du chat et de la souris extrêmement naze, parcequ’au final il finit toujours dans les bras du personnage principal, il la transforme en vampire et la vie est belle pour eux deux. Et en habitués du blog, vous savez que j’ai horreur de ça.

Bref, revenons à Dans les veines. Un jour, zappant les chaînes je suis tombée sur l’émission Rêves et cris de Nolife. Entre nous, je n’aime pas du tout cette émission. Ce jour là, ils recevaient Morgane Caussarieu, l’auteure de ce petit bijou littéraire et j’ai laissé l’émission juste pour le style vestimentaire de Morgane, en grande amoureuse du style gothique, quand les mots « livre anti-twilight » me sont parvenus. Ah ouais, anti-twilight? Des vampires qui brûlent au soleil? Mais on en fait plus des comme ça! Bon, j’ai quand même mis deux ans avant d’acheter ce livre, mais il fallait que je le lise et c’est le livre qui a passé le moins de temps dans ma pile à lire, même pas trois semaines (un évènement quand on voit que certains sont coincés là dedans depuis trois ans).

J’ai tout aimé. Mais vraiment. La seule chose qui m’empêchait de boucler le roman en une nuit, c’est la fatigue. On a des vampires qui brûlent au soleil, pervers, qui font plus dans la violence que dans le sentimentalisme, qui vivent pour le sang et non pour la petite lycéenne du coin qui se trouve minable alors qu’elle ne l’est -presque- pas. Et de l’autre, on a des humains -stop!– comment ça, on a pas de loups-garous? Il y a des personnes qui sont encore capables de ne pas mélanger ces deux mythes ensemble sous un pauvre prétexte quelconque? Oui oui, reprenons si vous le voulez-bien. Donc, on a des humains et qui sont aussi pourris que nos vampires. Du père qui fait de l’inceste, la gamine gothique qui se mutile pour montrer qu’elle existe et une autre qui croit être capable de manipuler un vampire pour aller tuer les gens qu’elle n’aime pas, comme l’archétype de la blondasse du lycée, toujours entourée de son troupeau de mini-poufiasse, la mère alcoolique qui n’a jamais voulu de son enfant, la flic qui a abandonné sa mère et qui lui rend juste visite dans le cadre qu’une enquête, bref tous des pourris.

L’histoire n’est pas une romance. C’est l’histoire d’un groupe de vampire qui se déplace de villes en villes pour chercher à se nourrir, laissant une traînée de cadavres derrière eux. En parallèle nous suivons Lily qui s’est entichée de l’un d’eux, pensant que les vampires sont gentils et que son Damian lui, il ne tue pas. Et on suit son père, un flic qui enquête sur les meurtres qui se déroulent dans sa ville, Bordeaux. L’histoire est gore, horrible et sanglante.

L’auteure ne s’embarrasse pas des bonnes mœurs, partant dans l’inceste, les vampires qui se nourrissent de bébés et de jeunes enfants, la drogue, l’alcool, détaillant les cadavres et autres gorges arrachées à la perfection et les scènes de torture ont réussies à m’impressionner. L’écriture fluide, un bon découpage de chapitre, les changements de point de vue parfaitement réalisés, Morgane Caussarieu à tout d’une bonne conteuse d’histoire de vrais vampires. En bref, une auteure à suivre de très très près! (du coup, j’ai ajouté toute sa bibliographie dans ma wishlist)

Pour public averti, of course.

[Chronique] Pure Blood Boyfriend, Volume 2 – Aya Shouoto

[Chronique] Pure Blood Boyfriend, Volume 2 – Aya Shouoto

pure blood boyfriend 2


Suite à l’apparition du Dealer Swalo, Kana comprend enfin ce que signifie réellement être « l’esclave d’un vampire ». Prenant son rôle au sérieux, elle décide de créer son propre club et entraîne dans son aventure Aki et Jin puisque, selon elle, cette activité les aidera à retrouver les Stigma restant. Elle devra cependant convaincre le conseil des étudiants pour obtenir l’autorisation de créer ce club, et se voit alors confier une mission pour le moins étrange.

Mon avis

Nous retrouvons Aki, Kana et Jin en compagnie de Swalo, l’arbitre du jeu auquel notre vampire participe -la chasse au stigma-, en apprenant en même temps qu’ils sont tous dans la même ville à l’occasion du jeu. Donc, Aki n’est pas le seul à chercher les stigma, ça va être la fête à la bestiole surnaturelle dans les prochains tomes. Ça fait du bien de savoir qu’on ne s’arrêtera pas au vampire et au loup-garou dans cette saga !

Vu que l’appartenance à un club est obligatoire au lycée, Kana décide donc de créer un club de service à la personne, puisque les stigma créent des soucis, les gens viendront s’en plaindre, donc ils les trouveront plus facilement. Mais de mon point de vue, les stigma ne sont pas tous des lycéens, ne sont pas tous dans leur école et qu’est ce qui lui dit que tous les stigma causent des problèmes ? Pour seul exemple Jin ? Ça fait très peu de preuves (toutes trouvées dans le premier tome), pour pouvoir se lancer dans cette entreprise…

Kana n’a toujours pas l’air d’être gênée d’être devenue une esclave (être immortel chargé d’offrir son corps pour l’éternité au vampire qui est son maître, aka être sa poche de sang sur patte). Mon problème est que le feu ne la tue pas, alors que vampire + feu = mort assurée (considérons un seul instant qu’elle est devenue un « vampire inversé »), mais elle peut mourir par des armes sacrées, comme celles que ce sert Swalo. Bref, Kana et moi, je crois que ça ne marchera pas.

Aki est un mystère à lui tout seul, ne laissant quiconque révéler quoique ce soit sur lui, au point que j’en viens à me demander si c’est vraiment pour son frère qu’il recherche tous les stigma. Loin d’être aussi naïf que Kana, rien ne me dérange dans son personnage, si ce n’est qu’il ne brûle pas au soleil, sans aucune protection. Reste à voir si au dernier moment il ne trahira pas Kana et Jin pour une quelconque raison, il cache trop de choses pour rester honnête jusqu’au bout.

En bref, un shôjo tout ce qu’il y a de plus classique, une héroïne naïve, un vampire mystérieux, seul reste à savoir si tout ira aussi bien dans la suite…

[Chronique] Pure Blood Boyfriend, Volume 1 – Aya Shouoto

[Chronique] Pure Blood Boyfriend, Volume 1 – Aya Shouoto

pureblood boyfriend 1


Kana, une élève du lycée Sainte Agathe, voit son destin changer du jour au lendemain lorsqu’elle croit apercevoir dans la cohue son ami d’enfance perdu de vue depuis longtemps : Aki. Cette rencontre bouleverse sa vie lorsqu’elle apprend que ce dernier est un vampire…

Mon avis

Pure Blood Boyfriend est un manga qui me tentait déjà depuis un petit bout de temps, sachant qu’il a été écrit par Aya Shouoto, une mangaka très connue dans le monde du Yaoï. Alors, quand Babelio a proposé ce partenariat avec les éditions Kurokawa, que je tiens à remercier, j’ai bien évidemment sauté sur l’occasion !

C’est l’histoire de Kana, une jeune fille qui est un véritable garçon manqué : pas de poitrine, des cheveux très courts, sans compter son visage pas du tout féminin. Elle est membre provisoire de plus des ¾ des clubs de son école, ne pouvant plus faire d’athlétisme suite à un incident provoqué par un de ses camarades de classe, qui ne pense qu’à s’excuser depuis ce jour.

En voulant sauver un petit garçon qui était sur le point de se faire renverser par une voiture, elle se fait renverser à sa place et est sur le point de mourir… Mais son ami d’enfance, Aki, vampire de son état, la sauve et la transforme en esclave. Kana est donc devenue un repas sur patte pour vampire sociopathe et psychopathe…

Ce premier tome sert clairement à poser les bases et donc nous laisse avec une tonne de questions sans réponses et nous laisse entrevoir l’univers vampirique de Aya. Cependant, point de surprise de ce côté-là, ce n’est que du vu et revu : l’hypnose à la The Vampire Diaries, se servir de son sang pour pister ou blesser à la Vampire Knight, toutes les créatures mystiques qui tombent dingues du sang de l’héroïne à la True Blood, bref rien de bien nouveau au pays des vampires. Je pourrais même comparer ce manga à Twilight rien que pour l’instinct de survie quasi nul de Kana, à l’instar de Bella. En effet, rien de plus normal que de devenir une esclave et devenir le repas quotidien de Aki. Rien de plus normal aussi qu’il soit un vampire. Normal. La seule chose qui lui fait peur et qu’un autre de ses amis est une créature mystique qui ne lui veut aucun mal. Logique.

Qui dit shôjo, dit histoire d’amour. Là, le triangle amoureux se dessine parfaitement au fil des pages sans que l’on ait trop à chercher. Côté action la mangaka y va tout doucement, mais côté amour on avance à une vitesse hallucinante. Enfin, c’est un shôjo, quoi de plus normal.

Quand aux graphismes, ils sont très beaux, très détaillés. Une très bonne mise en scène et un bon découpage rendent la lecture agréable. Les personnages sont très expressifs, dynamiques, très stylisés et portent des tenues très jolies, bien travaillées. En un mot, parfaits.

[Chronique] Vampire Knight, Volume 1 – Matsuri Hino

[Chronique] Vampire Knight, Volume 1 – Matsuri Hino

Vampire knight 1


A l’Académie Cross, internat réputé, la Night Class n’est composée que de beaux et brillants élèves. Mais derrière leur apparence de lycéens ordinaires, se cachent en réalité… des vampires!! Yûki et Zero sont tous deux des Gardiens, chargés de protéger ce secret. Yûki, convaincue d’une coexistance pacifique possible entre humains et vampires, prend son rôle très au sérieux… Alors que Zero nourrit une haine féroce contre ceux qu’il voit comme des monstres.

Mon avis

Yûki et Zéro sont gardiens à l’Académie Cross. En plus d’y être élèves et les enfants adoptifs du Directeur, ils doivent veiller à ce que les élèves de la classe de jour (Day Class) rencontrent le moins possible la classe de nuit (Night Class), car ces derniers ne sont autre que des vampires attirés par la moindre goûte de sang. Les élèves de la Day Class ignorent qu’ils partagent leur Académie avec des suceurs de sang, et la plupart d’entre eux sont déjà sous le charme de ces créatures, décrites comme belles, intelligentes, dotées de pouvoirs surhumains…

Vampire Knight est pour ainsi dire, le premier manga que j’ai découvert. C’est ce tome précis qui m’a donné envie d’en lire plus que de raison. Ah, 2007, tu fus vraiment une belle année ! J’ai donc commencé ma plongée avec ce shojo, aux graphismes bien particuliers.
Le thème du vampire + school life, c’est du vu et revu en 2015, c’en est même barbant. Mais à l’époque, ce n’était pas trop le cas, on avait pas encore découvert les ravages de Twilight et c’était très bien. On pouvait donc découvrir un manga aux évènements dramatiques, mais dont la mangaka, Matsuri Hino, a parsemé de touches d’humour. C’était le premier manga sérieux pour cette dame habituée aux comédies, on ne se détache pas facilement d’un genre !

Ce premier tome pose les bases, un triangle amoureux, et nous présente les quatre personnages que nous rencontrerons bien souvent. Nous avons donc ici Yûki, la première fille adoptive de Kurosu. Jeune fille candide avec un air innocent, elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour tout le monde – sauf pour elle – et se retrouve toujours dans les situations les plus compliquées. Gardienne de l’Académie, elle est accompagnée pour ça de Zéro, le fils adoptif. Il donne l’impression de s’ennuyer constamment. Du duo de gardiens, c’est celui qui a clairement plus la tête sur les épaules. Leur « Père » , Kurosu, est le directeur de l’Académie. Il a recueilli ses deux gardiens quand ils ont perdu leurs parents, à plusieurs années d’intervalles. Il est très clairement très, très loufoque. Et celui qui est le plus mystérieux n’est autre que Kaname, un vampire. Ayant sauvé Yûki il y a plusieurs années, on retiendra qu’il pense qu’à elle et frappe souvent les vampires qui lui sont inférieurs. (Spoiler : il devient plus intéressant dans les autres tomes).

Côté graphismes, ce que l’on notera tout d’abord, ce sont les yeux, qui sont énormes. C’est clairement ce qui marque le plus quand on commence Vampire Knight, mais qui peut aussi dérouter. Le tracé est fin, et les visages des personnages sont tous anguleux. Les hommes sont tous efféminés au niveau du visage, quand j’ai commencé ce manga en 2007, j’ai eu du mal à accepter que Kurosu était un homme. Pour moi, il est resté pendant de longues années une femme (oui, oui). Côté vampire, ce qui les distingue, c’est le costume blanc, les dents, les airs supérieurs, et surtout il y a clairement dans ce premier tome beaucoup plus d’hommes chez eux. Dans la Day Class, on rencontre que des jeunes filles (en dehors de Zéro), qui sont toutes (sauf une) sous le charme des vampires. C’est un côté assez réducteur, mais je me souvient que par la suite on rencontre enfin les jeunes hommes de la classe de jour. Les expressions sont parfois exagérées, on ressent bien que Matsuri Hino a du mal à quitter la comédie, mais dans la plupart des cas, elles sont plutôt bien rendues. Côté décors, ils sont sombres, lugubres, le sang coule dès le premier tome, indiquant que la suite ne sera pas forcément un school life normal…

En bref, le thème pourrait clairement rebuter aujourd’hui, on a trop mangé de vampires lycéens ces dernières années, mais étant donné que l’on n’y restera pas pendant toute la série, ça se laisse tenter !

[Chronique] Vampire Kisses, Volume 1 – Ellen Schreiber & Rem

[Chronique] Vampire Kisses, Volume 1 – Ellen Schreiber & Rem

Vampire kisses 1


Un autre grain de sable dans leur amour nocturne était la dernière chose dont Raven, une jeune gothique lolita et Alexander, son petit ami vampire, avaient besoin. Ils ne tardent cependant pas à découvrir quatre cercueils vides fraîchement déterrés. Quand une bande de vampires sordides hante le seul cimetière de Dullsville, Alexander ne s’attend pas à découvrir que le chef de cette horde misérable n’est autre que son suceur de sang de cousin. Claude Sterlinq. Quel choc ! Raven va les surprendre dans le dernier lieu où elle pouvait imaginer les trouver, en pleine lumière du jour ! Que sont venus faire Claude et ces intrus à Dullsville ?

Mon avis

Vampire Kisses est l’adaptation manga du roman du même nom. Alors évidemment, en deux mangas, on ne peux pas caser toute la magie des 3-4 premiers romans de la saga, et c’est pour ça qu’au premier abord, ce premier tome pourra sonner creux. Pour ma part, je n’ai pas encore lu le roman, pour la simple raison qu’en postface, on peut lire que le roman n’est pas sorti en France. Enfin, ça date, et depuis trois des neufs romans sont traduis dans notre langue.

On suit Raven, jeune gothique -la seule de Dullsville-, qui a pour petit ami, Alexander, un vampire. Leur rendez-vous nocturne au cimetière sera interrompu par la découverte de quatre cercueils, et de tombes fraîchement creusées. L’on apprendra que le cousin d’Alexander, Claude, a débarqué en ville avec un seul et unique objectif : trouver les flacons de sang de sa grand-mère pour devenir un vampire à part entière. Un speech pas très original, je vous l’avoue.

Ce qui m’avait poussée à acheter ce manga à l’époque, c’est son style graphique. Il suffit de voir la couverture, et de le feuilleter pour voir le style gothique de Raven, que j’aime beaucoup. Ses tenues sont très jolies, et c’est à peu près tout ce que j’ai retenu des dessins de Rem. Juste les tenues des vampires, et de notre héroïne ont suffit à me mettre l’eau à la bouche.

L’histoire, quant à elle, souffre d’un effet  »je viens d’un roman, et comme je ne peux pas me permettre de tout caser dans 192 pages, je passe juste sur les moments importants, et au diable le reste ». On a l’impression de passer à côté de quelque chose, un petit plus que l’on doit sûrement retrouver dans les romans, qui n’aurait pas été de refus dans cette adaptation. Il y a même des fautes d’orthographe sur les mots les plus courants. Comme ce n’est qu’une adaptation en deux tomes, je lirais quand même la suite, pour connaître le dénouement final. (Puisque la suite n’a jamais été traduite en France).