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[Chronique] Baad – Cédric Bannel

[Chronique] Baad – Cédric Bannel

baad

  • Éditeur : Robert Laffont (2016)
  • Pages : 480
  • Genre : Thriller
  • Prix : 21.50€
  • Acheter Baad

Barbarie
Des jolies petites filles, vêtues de tenues d’apparat, apprêtées pour des noces de sang.
Abomination
Deux femmes, deux mères. À Kaboul, Nahid se bat pour empêcher le mariage de sa fille, dix ans, avec un riche Occidental. À Paris, les enfants de Nicole, ex-agent des services secrets, ont été enlevés. Pour les récupérer, elle doit retrouver un chimiste en fuite, inventeur d’une nouvelle drogue de synthèse.
Affrontement
Il se croit protégé par ses réseaux et sa fortune, par l’impunité qui règne en Afghanistan. Mais il reste encore dans ce pays des policiers déterminés à rendre la justice, comme l’incorruptible chef de la brigade criminelle, le qomaandaan Kandar.
Déflagration
Nicole et Nahid aiguisent leurs armes. Pour triompher, elles mentiront, tortureront et tueront. Car une mère aimante est une lionne qui peut se faire bourreau.

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture !

Mon avis

Oussama Kandar, qomaandaan dans la police afghane et officiant à Kaboul, se retrouve avec une enquête des plus ignobles à résoudre : un homme – vraisemblablement un américain – tue des petites filles tous les dix jours. Dans un pays ravagé par la corruption, cela va être compliqué de retrouver cet homme. Tandis qu’en Europe, Nicole Laguna et sa famille se font kidnapper par la Copula, la mafia italienne. Ex-agent des services secrets, elle se retrouve obligée de retrouver un chimiste français qui fabrique une nouvelle version d’une drogue pour la mafia russe, si elle veut un jour revoir son mari et ses enfants. Kandar et Laguna, deux personnes que tout oppose qui doivent trouver des personnes trop bien cachées…

Vous vous en doutez, les deux histoires sont liées et vont s’entrecroiser dans ce récit riche qui nous fait voyager en Afghanistan. L’auteur ayant vécu là-bas, cela donne une certaine saveur à cette histoire. Entre ses paysages et ses personnages bien fouillés, le dépaysement est total. De plus, le contexte géopolitique est réaliste et est très bien retranscrit, l’immersion est parfaite. De plus, les « faits » de cette fiction se déroulent visiblement à la même époque que la notre, et se retrouve lié à l’actualité brûlant du moment : l’État Islamique.

La question des droits des femmes afghanes est évoquée, à travers la RAWA (association révolutionnaire des femmes afghanes), mais aussi à travers des femmes comme celle de Kandar, membre de la RAWA, donc, et Nahid, la mère d’une des petites filles qui va se battre envers et contre les hommes pour tenter de sauver sa fille. Ce sont des personnages forts qui ne nous laissent pas indifférents.

Il y a énormément d’action dans ce roman, entre la traque en Europe de Nicole et celle de Kandar en Afghanistan, on ne s’ennuie pas un seul instant. Et les retournements de situations sont tellement bien placés ! J’ai juste lâché dans les parties en Italie, elles m’apparaissent comme superflues, n’apportant rien à l’enquête et à l’histoire en général vu qu’il ne s’y passe pas grand chose.

Pour finir, juste un mot sur la couverture : elle est simple, mais j’adore le jeu des couleurs ! 🙂

En bref, Baad est un roman très intéressant et qui apporte un dépaysement total, loin de cet Afghanistan décrit par les médias. L’histoire nous prend aux tripes et on se surprend à croiser les doigts pour que ces enquêtes se terminent bien. J’ai beaucoup aimé ce titre, et je pense m’intéresser à ceux que l’auteur a déjà écrit !

[Chronique] La sélection, tome 5 : La couronne – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 5 : La couronne – Kiera Cass

La couronne

  • Éditeur : Robert Laffont (2016)
  • Pages : 333
  • Genre : Dystopie
  • Prix : 16.90€
  • Acheter La Couronne

Il ne doit en rester qu’un.

Vingt ans après la Sélection d’America Singer, et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.

Sa mère à l’article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l’amour et du pouvoir, détestée par une partie de l’opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.

Devenir femme, épouse et reine en l’espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le cœur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l’écouter…

Mon avis

La fin de cette ultime sélection s’annonce, et Eadlyn va devoir faire son choix. Mais entre son rôle de future mariée, future épouse et future reine, et tous les problèmes auxquels elle doit faire face, elle va devoir précipiter son choix. Le choix de tout sa vie, celui où elle ne pourra jamais revenir en arrière. Entre le cœur et la raison, quelle va être sa décision ?

C’est enfin la conclusion de La Sélection. La vraie, cette fois-ci ! Et c’est une bonne fin qui nous est présentée-là, la saga se conclue merveilleusement bien. Beaucoup n’ont pas apprécié qu’après l’annonce du prétendant sélectionné,  la saga s’arrêtait-là. Rappelez-vous que c’était déjà le cas dans le premier arc, alors personnellement, cela ne m’a pas gênée. Il n’en fallait pas plus, de toute façon !

J’ai apprécié que l’on découvre les coulisses de la politique d’Illéa, du côté des conseillers royaux. On est allés beaucoup plus loin, lâchant le côté midinette du début de la saga. Est-ce que j’irais jusqu’à dire que La Sélection a pris en maturité ? Oui, assurément. Et même qu’un couple homosexuel est mis en avant,  ce qui a été une agréable surprise, cette diversité fait beaucoup de bien, dans cette sélection 100% hétéro 🙂

Concernant le choix du sélectionné , je suis très contente, car il était dans mon top 3 ! Sans spoiler, voici le top que j’avais établi :

  1. L’homme choisi par Eadlyn qui représente la raison
  2. L’homme choisi par Eadlyn qui représente l’amour
  3. L’homme qui représente la roue du carrosse, je lui donnais 25% de chances d’êtres pris !

Je n’étais vraiment pas loin, pour le coup !

En bref, cette ultime sélection clos la saga merveilleusement bien. D’abord réticente, je suis ravie d’avoir passé le cap et d’avoir continué malgré les défauts du premier tome. J’espère qu’une série ou un film verra rapidement le jour, vu que les droits ont été acquis par Warner Bros en 2015.

[Chronique] Confusion – Cat Clarke

[Chronique] Confusion – Cat Clarke

confusion

  • Éditeur : Robert Laffont (2012)
  • Pages : 418
  • Genre : Young Adult
  • Prix : 17.90€
  • Acheter Confusion

Grace, 17 ans, se réveille enfermée dans une pièce blanche, avec une table, des stylos et des feuilles vierges. Pourquoi est-elle là ? Elle n’en n’a aucun souvenir. Et quel est ce bel inconnu qui la traite avec tant d’égards ? Coucher sur le papier les méandres de son passé lui donnera-t-il la clef de cette cage dorée ?

Mon avis

Grace est une adolescente de 17 ans totalement désabusée. Après un énième coup dur, elle décide d’en finir avec la vie. Mais au moment de passer à l’acte, un ravissant garçon répondant au nom d’Ethan l’enlève. Le lendemain, Grace se réveille dans une pièce entièrement blanche, seule, avec des feuilles et des stylos comme compagnie, avec comme ordre d’y coucher sa vie, sans détours, ni mensonges.

Confusion est un roman très lent à démarrer. Et avant la tentative de suicide de Grace, je me suis beaucoup ennuyée (après aussi, à vrai dire). J’ai donc fait l’impensable : j’ai cherché des spoilers. J’en ai trouvé facilement sur Booknode, avec bien plus d’explications que je ne cherchais, mais en tout cas c’était assez complet. Au moins, je ne savais pas quel était l’élément déclencheur. Alors j’ai lu avec attention les nombreux flashbacks de la vie de Grace, mais très vite sans intérêt. 

Parce que Grace est juste une gamine de 17 ans désabusée par la vie, seule, qui boit (trop), fait la fête, a un sale caractère et qui trouve le moyen de perdre toutes les personnes qui l’aime, alors qu’elle pourrait être une jeune fille très entourée. Ça n’a tellement pas collé entre elle et moi car je l’ai trouvée trop égoïste par moments, ou alors quand ce n’était pas carrément sa meilleure amie qui me sortait par les yeux.

Dans l’ensemble, Cat Clarke a une bonne plume : elle écrit bien, c’est fluide, elle a du vocabulaire et ses héroïnes ne se ressemblent pas. C’est toujours pour moi un plaisir de lire ses livres pour cette raison d’ailleurs. Mais celui-ci m’a paru tellement creux, tellement vide, qu’une semaine après ma lecture, je n’en garde presque pas de souvenirs, si ce n’est mes notes pendant ma lecture…

En bref, Confusion est un roman avec un thème qui aurait pu être très prenant – j’aime bien ce qui sort de l’ordinaire – , mais sa lenteur et son personnage principal ne m’ont pas aidée. Je passe la main !

[Chronique] Maestra – L.S. Hilton

[Chronique] Maestra – L.S. Hilton

maestra

  • Éditeur : Robert Laffont (2016)
  • Pages : 372
  • Genre : Thriller érotique
  • Prix : 18.90€
  • Acheter Maestra

Le jour, Judith Rashleigh est assistante dans un hôtel de ventes aux enchères londonien qui l’exploite malgré ses diplômes et son talent. La nuit, elle officie dans un bar à hôtesses où elle séduit sans effort.
Judith sait qu’elle doit jouer le jeu. Pour faire carrière et pour charmer les hommes, elle a appris à être une gentille fille… Jusqu’à ce qu’elle découvre une gigantesque escroquerie autour d’une fausse toile de maître. Licenciée avant d’avoir pu faire éclater le scandale, Judith décide de fuir avec un riche client sur la Côte d’Azur. Là-bas, un monde décadent et corrompu les attend. Là-bas, elle goûtera à la vengeance. La gentille fille deviendra femme fatale.

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture !

Mon avis

Judith est assistante auprès d’un grand groupe qui gère des ventes aux enchères d’œuvres d’art. Désabusée par ce milieu où elle pensait avoir plus de considérations, elle se met à travailler en parallèle dans un bar de nuit où elle joue les hôtesses sexy auprès d’hommes volages, jusqu’au jour où elle découvre une escroquerie à l’hôtel des ventes, et qu’elle se retrouve virée avant d’avoir pu creuser cette affaire. Judith décide donc de fuir avec un de ses clients du bar, direction la France…

Le sexe, ça fait vendre, que ce soit bon ou mauvais, ça on l’a bien compris avec Fifty Shades. Du coup, quand Maestra a débarqué dans nos contrées, la presse généraliste n’a pas hésité, que dis-je, s’est empressée de faire le lien avec la saga de E.L. James, alors que ces livres n’ont rien en commun ( C’est à se demander si ces journalistes lisent vraiment les livres… Ou juste les communiqués de presse). Mais est-ce que Maestra est bon ? J’en ressort sacrément mitigée…

Ce roman est un thriller érotique, et je ne suis pas convaincue par ce mélange, l’auteure n’ayant pas su doser correctement les deux genres. D’un côté, on a le thriller qui ne m’a pas convaincue. Maestra porte cette étiquette pour ses trois-quatre meurtres et sa pseudo-enquête de fin un poil tirée par les cheveux. Concernant le côté érotique, ce n’est pas ça non plus. Alors oui, la notion de consentement est respectée ici, Judith assume et vit pleinement sa sexualité, mais c’est tout. Ce n’est pas émoustillant, rien. On reste dans une surenchère entre les meurtres et les scènes de sexe, l’auteure n’ayant pas su s’arrêter à temps. Toujours ce problème de dosage. Rajoutons à ça des personnages pas attachants, malgré le passé larmoyant qu’on essaye de leur coller…

Mais cela reste fluide, L.S. Hilton a du vocabulaire et on ne tombe pas dans une répétition agaçante. Il y a une bonne documentation sur le marché des œuvres d’art et tout ce qui entoure ce domaine, et c’est bien le seul point positif de Maestra. Il paraît qu’une suite serait prévue, mais que raconter de plus, si ce n’est que de continuer à surenchérir sur les deux tableaux ? Sexe, meurtres, et alors ? Quoi d’autre ? Car c’est comme cela que nous est présentée la fin. Il paraît même qu’un film verra le jour, mais alors là, ne comptez pas sur moi, de même si la fameuse suite est publiée un jour.

En bref, Maestra est un thriller érotique absolument pas convainquant, qui reste dans la surenchère du début à la fin. Les personnages ne sont pas attachants, le seul côté que j’ai apprécié, c’est quand Judith remettait le pied à l’étrier et se remettait dans le marché des œuvres d’art. Mais comme cela ne dure pas longtemps au profit de plus de meurtres et de sexe…

[Chronique] Serre-moi fort – Claire Favan

[Chronique] Serre-moi fort – Claire Favan

serre moi fort


Méfiez-vous de qui vous tend les bras…  » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psycho logique d’une rare violence…

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture !

Mon avis

Nick a perdu sa sœur. Elle devait rejoindre leur mère dans un centre commercial pour faire du shopping,  mais elle n’y est jamais arrivée. La police enquête, piétine, et ne trouve rien tandis que d’autres jeunes filles disparaissent du jour au lendemain. Pendant des années, l’enquête reste au point mort. Des années plus tard, nous suivons Adam Gibson, qui enquête la découverte d’une grotte remplie de cadavres de jeunes femmes, sans savoir que cette enquête allait changer le cours de sa vie…

J’ai totalement adoré la première partie du roman, où l’on suit le jeune Nick qui doit composer avec la disparition de sa sœur et ses parents qui, après une longue période de dépression, sont devenus obsédés par l’enquête policière, au point de rejoindre des groupes de paroles et de monter leur propre association. Et à côté il y a le seul suspect, l’Origamiste, qui court toujours et qui pourtant est au cœur de toutes les discussions des parents de Nick. Une mère intrusive, un père qui s’efface devant la matriarche de la famille, toute la jeunesse du jeune homme se déroule dans l’ombre de sa grande sœur. C’est une première partie très prenante, très forte niveau émotions.

Mais arrivée à la partie de Adam, ça dérape totalement. Je pense que ça devient critique dès l’émeute en prison, un élément très important de l’histoire. Ce passage donne dans la violence et n’est que violence, au point que ça ne paraisse pas crédible. A partir de là, tout s’enchaine avec une telle facilité, par hasard le tueur et l’enquêteur se retrouvent dans le même hôpital, et j’ai décroché. Parce que j’ai senti que l’auteure ne savait plus trop quoi faire de sa fin, comment boucler tout ça rapidement, donnant lieu à des situations incohérentes, peu crédibles, si bien que je ne crois pas un seul instant en cette fin. Quand on recroise Nick dans cette deuxième partie, je ne le reconnais absolument pas, tant dans ses paroles que dans ses actes, tout cela sonne faux.

Concrètement, et sans vouloir spoiler, on apprend qui est le tueur à la fin de la première partie et je pense que le roman m’aurait plu jusqu’au bout si l’affrontement entre le tueur et Adam aurait été plus psychologique, plus puissant, en plaçant la révélation ultime sur l’identité du tueur à la toute fin. Ce qui donnerait une fin ouverte autant surprenante que celle présente, plus cohérente, crédible, bluffante. Mais je n’ai pas le pouvoir de réécrire les livres ! 😉

En bref, Serre-moi fort est un thriller qui démarre sur les chapeaux de roues, mais qui s’essouffle trop rapidement, perdant en cohérence et en crédibilité au fil des pages. La première partie est très bonne, bien dans le thème, mais la fin me laisse de marbre.

[Chronique] Tu tueras Le Père – Sandrone Diazeri

[Chronique] Tu tueras Le Père – Sandrone Diazeri

tu tueras le père

  • Éditeur : Robert Laffont (2015)
  • Pages : 664
  • Genre : Thriller
  • Prix : 21.50€
  • Tu tueras le Père

Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…

Merci aux éditions Robert Laffont et à Net Galley pour cette lecture !

Mon avis

La commissaire Colomba enquête sur la disparition d’un petit garçon, alors qu’elle est censée être en arrêt. Son supérieur, Rovere, l’envoie sur la piste de Dante, un homme qui a vécu 11 ans dans un silo, alors qu’il n’était qu’un enfant. Son seul contact ? L’homme qui se fait nommer Le Père. Aujourd’hui, complètement psychotique, Dante résout des affaires pour son avocat. Quand Colomba lui parle de la disparition de l’enfant, l’homme ne peut s’empêcher d’y voir un lien avec sa propre affaire. Car Le Père est toujours dehors, en liberté…

J’annonce la couleur, ce livre est un coup de cœur ! Bien que j’ai eu du mal à remettre dans ma lecture avec les attentats (il y a plusieurs passages dans le livre qui fait état d’une bombe qui explose dans un restaurant parisien, avec moult détails sordides), c’est un thriller que j’ai beaucoup aimé. En tout cas, il mérite amplement son succès !

J’ai totalement aimé le personnage de Dante. Je ne saurais expliquer clairement ce qui m’attire dans ce personnage, mais c’est LE personnage que je cherchais – sans succès, jusqu’à aujourd’hui – dans les romans que je lis. Que ce soit sa façon d’interagir avec les autres, de réfléchir, ce qu’il peut dire, son style… Tout dans Dante me plaît. J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à me dire que que j’avais terminé Tu tueras Le Père, mais il se murmure qu’une suite serait en cours d’écriture… Je croise les doigts pour que ce soit le cas !

– Mais tu n’as pas besoin de dormir ?
– Je connais un type qui ne dormait jamais, répondit Dante.
– Et comment il a fini ?
– On lui a tiré une balle dans la tête, maintenant il dort un peu trop.

Concernant l’enquête, bien qu’un moment j’ai deviné une petite partie des choses, il est impossible de deviner et de saisir l’ampleur de toute l’histoire tant que Dante n’en parle pas lui-même une fois tous les éléments réunis. L’enquête part dans tous les sens, ouvre mille et une possibilité, mais arrive au même point, tout en restant cohérent sur toute la ligne. L’auteur a su relier tout ça sans jamais se perdre, chapeau ! J’ai adoré la tournure que l’enquête a prise et la façon dont c’est lié avec notre Histoire. Connaissant déjà un peu le sujet, je n’étais pas sur un terrain inconnu. En tout cas, cette fin m’a convaincue et j’espère lire la suite l’année prochaine !

En bref, Tu tueras Le Père est un excellent Thriller pour ceux qui les aiment poussés, cohérents, et en rapport avec la réalité à nous, lecteurs. Le style de Sandrone Dazieri plaira très vite : un vocabulaire varié, des descriptions parfaites qui aident à l’immersion du lecteur, et des personnages qui ne laissent pas indifférent. En général, ce livre ne laisse pas indifférent ! A se procurer de toute urgence…

[Chronique] Kaleb, saison 3 : Fusion – Myra Eljundir

[Chronique] Kaleb, saison 3 : Fusion – Myra Eljundir

kaleb III

  • Éditeur : Robert Laffont (2013)
  • Pages : 441
  • Genre : Fantastique
  • Prix : 18,50€
  • Acheter Fusion

La prophétie du volcan prédit l’avènement d’une nouvelle ère, initiée par l’Elu… Or qui, de Kaleb, Abigail, le colonel Bergsson ou encore Mary-Ann bouleversera à jamais le destin des enfants du volcan ? Et si la mort est la clé, tous ne sont-ils pas des morts en sursis ? Seul le Livre du volcan peut apporter des réponses à Kaleb et lui permettre de survivre au volcan qu’il a réveillé. Mais le tenir entre ses mains peut se révéler plus destructeur que tout… Ce dernier tome de la trilogie de Kaleb lève le voile sur une mythologie qui prend racine bien au-delà de ce que vous pouviez imaginer. Plus que jamais, il est question de pouvoir, de sombre passion, de manipulation machiavélique et du parfum sulfureux d’une saga millénaire dont le dénouement pourrait bien vous faire penser que tout est bien qui finit mal.

Mon avis

Depuis toujours, une prophétie prédit le bouleversement du destin des enfants du volcan (EDV). Et plusieurs personnes pensent être l’Élu qui est au centre de celle-ci : le colonel Bergson, qui ne jure que par la mort de Kaleb et la disparition des EDV, Abigail, la jeune succube qui rêve de régner sans partage et les jumeaux, qui du fond de leurs tombes, poursuivent le même but que Abi tout en se mettant mutuellement des bâtons dans les roues… Et puis, il y a Kaleb, loin de tout ça, qui remonte le passé des enfants du volcan et revient aux prémices de la prophétie, plusieurs siècles plus tôt…

On reste une bonne partie de l’histoire (pour ne pas dire les trois quart) à remonter le passé des EDV en compagnie de Kaleb, donc, mais aussi avec… Myra Eljundir ! Grosse surprise, mais au final cela a du sens quand on avance et qu’on apprend également l’histoire de cette dernière, qui devient un personnage à part entière de ce dernier tome. Pour ma part, cela m’a déroutée jusqu’à avoir l’explication de sa présence.

Malheureusement, je n’ai pas pu apprécier pleinement les moments de révélations et autres actions décisives car j’ai encore tout deviné avant la fin ! C’est assez frustrant, et ce n’est pas la première fois que cela m’arrive dans cette saga. Pourtant, Myra Eljundir, de son vrai nom Ingrid Desjours, est auteure de thrillers ! Le genre de livres à suspens où si tu devines avant la fin les moments importants, tu en ressort grave déçu. J’ai donc pris la décision de ne pas lire ses autres livres pour éviter la déception.

Pourtant, elle se défend en tant qu’auteure ! Cette saga, je l’ai aimée du début à la fin malgré ses défauts. Tout l’univers autour des enfants du volcan est très bien mené et reste cohérent du début à la fin. Riche, facile de compréhension, c’est un background très intéressant et qui conclue cette saga comme il le fallait.

En bref, Kaleb est une saga qui n’a rien de jeunesse malgré sa parution dans la collection R de chez Robert Laffont, et plaira aux fans de sensations fortes et adeptes des lectures un peu noires…

[Chronique] La sélection, tome 4 : L’héritière – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 4 : L’héritière – Kiera Cass

la sélection 4


Il y a vingt ans, America Singer est entrée dans la sélection et a gagné le cœur du prince Maxon. Maintenant le temps est venu pour la princesse Eadlyn de suivre les traces de ses parents en ayant sa propre sélection. Eadlyn ne s’attend pas à ce que sa sélection soit aussi belle que celle de ses parents. Mais, alors que la compétition commence, elle découvre que trouver son propre bonheur n’est peut-être pas aussi difficile qu’elle le croyait.

Mon avis

Attention, spoiler sur le premier arc ! La lecture de cette chronique ce fait à vos risques et périls !

La sélection devait s’arrêter après les trois tomes principaux (hors nouvelles, hors-séries et recueil), mais l’auteure a décidé de continuer l’aventure avec la descendante de la dernière gagnante, America. Une princesse, une femme, qui sait qu’elle sera Reine un jour. Elle considère l’amour comme une faiblesse, mais quand les 35 mâles candidats débarquent au palais… Elle voit la vie autrement !

Et donc oui, on se souvient de Maxon et America, actuels dirigeants de Illéa, contre les castes et ce système de sélection qu’ils ne souhaitent pas imposer à leurs descendants. Mais voilà, ça se révolte aux quatre coins du pays, il faut donc une distraction pour le peuple le temps que le couple royal réfléchisse à une solution qui contenterait le peuple (nos propres dirigeants IRL ne font pas mieux, donc perso je ne me suis pas posée la question du bien fondé de la décision). Et la distraction choisie est le retour de la Sélection, et c’est Eadlyn, princesse royale, qui va en faire l’expérience, qui devient par la force des choses la première femme à choisir dans l’histoire de la Sélection

La princesse Eadlyn n’est pas comme sa mère qui changeait d’avis tous les quatre matins, quand elle veut (ou pas) quelque chose, elle s’y tient. Elle est forte est indépendante, et surtout réfléchie ! Et puis même si elle rechigne à la faire, elle a toutes les raisons du monde de faire cette dernière Sélection. En tout cas, j’ai beaucoup plus aimé ce personnage à celui de sa mère, il n’y a pas à dire !

Côté écriture, Kiera Cass a corrigé un des défauts majeur du premier arc, à savoir l’absence des caméras ! Un peu fort pour une télé-réalité… Cette fois-ci, elles sont présentes tous les jours, ainsi que les photographes, pour pouvoir immortaliser et rediffuser ces moments. Il y a aussi énormément d’action au sein de cette Sélection, notre princesse en voit des belles : harcèlement, candidat qui lève la main sur elle, le peuple qui lui lance des tomates lors d’une sortie avec les candidats… Cela ne s’annonce pas si simple que ça pour Eadlyn !

En bref, cet avant dernier tome est très bon et relève le niveau général de la saga. La fin me laisse scotchée, j’ai peur pour la suite ! Pas au niveau de si je pourrais aimer ou non, mais j’ai peur pour certains personnages… J’attends beaucoup du dernier tome qui se révèlera, j’en suis sûre, haut et fort en émotions !

[Chronique] Le testament de Marie – Colm Tóibín

[Chronique] Le testament de Marie – Colm Tóibín

le testament de marie


Mon fils s’était laissé capturer. Au cours des heures que j’ai passées dans cette maison avec ses disciples, j’ai bien vu que, pour eux, c’était dans l’ordre des choses. Son arrestation faisait partie des étapes nécessaires de la grande délivrance qui surviendrait dans le monde. J’ai failli leur demander si cette délivrance signifiait qu’il ne serait pas crucifié, mais libéré au contraire. Je me suis ravisée. Tous ces gens ne parlaient que par énigmes, et j’ai compris qu’aucune de mes questions ne recevrait de réponse claire. J’étais revenue dans le monde des idiots, des bègues, des contorsionnés et des malcontents.
Ils sont deux à la surveiller, à l’interroger pour lui faire dire ce qu’elle n’a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas, et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu’elle refuse. Seule, elle tente de s’opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger.

Merci à Net Galley et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture !

Mon avis

Marie, mère de Jésus. Son fils vient d’être crucifié et elle est enfermée chez elle, avec deux de ses disciples qui veulent lui faire dire ce qu’elle n’a pas vu pour pouvoir écrire ce qui est aujourd’hui le livre le plus lu au monde : la bible. Ils tentent de construire un mythe sur son fils et ses proches, et elle refuse de jouer à ce jeux-là. En attendant la délivrance, Marie revient sur la vie de son fils…

Le testament de Marie est un texte très court (120 pages), mais il n’en a pas fallu plus pour revenir sur les passages visés par l’auteur. Colm Tóibín nous propose ici une autre vision de la vie du fils de Dieu : et si tout n’était qu’une mascarade ? Une vaste blague ? Et si Lazare n’était pas si mort que ça au moment de sa résurrection ? Et si le vin était déjà dans les cruches d’eau aux noces de Cana ? Bien sûr, tout cela nous est conté sous forme de suggestions, et chacun en fait l’interprétation personnelle qu’il veut. L’auteur ajoute également que les apôtres étaient mal vus par Marie et son décrits comme étant des gens un peu simplets, mais avec un mauvais fond :

 J’étais revenue dans le monde des idiots, des bègues, des contorsionnés et des malcontents.
Marie à propos des apôtres de son fils.

Marie n’est pas décrite ici comme la mère du sauveur de l’humanité, mais comme une mère tout ce qui a de plus simple et qui a cherché à protéger son fils de ce qui se tramait dans l’ombre. Elle voyait, selon le point de vue de Tóibín, son fils et ses suivants faire tout un tas de mises en scènes qui l’ont tout simplement menées à sa perte. Jésus était-il au final conscient que cela se terminerait ainsi, ou au contraire a-t-il été manipulé quand le vent a commencé à tourner pour sa petite troupe ?

Racontée du point de vue de Marie, l’histoire est très courte et donc se lit très vite. Mais c’est aussi grâce à l’écriture fluide de l’auteur et une bonne traduction de Anna Gibson. De plus, Tóibín a un vocabulaire riche, mais rien de bien complexe, ce qui rend la lecture agréable.

En bref, Le testament de Marie est une bonne fiction historique qui plaira à tous, et surtout à ceux qui aiment remettre en cause leurs connaissances. Pour ma part, ayant déjà lu la bible, imaginer une autre version de l’histoire ne m’a pas du tout dérangée !

[Chronique] La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

[Chronique] La sélection, tome 3 : L’élue – Kiera Cass

la sélection 3

  • Éditeur : Robert Laffont (2014)
  • Pages : 360
  • Genre : Dystopie
  • Prix : 16.90€
  • Acheter L’élue

La Selection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est decidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.

Mon avis

America est enfin décidée à remporter la Sélection, malgré tout ce qui s’est passé. Elle n’est plus la favorite du peuple, les raids des insurgés sont de plus en plus violents, le roi la déteste plus que tout et essaye de la faire craquer, ce qui n’est pas simple pour revenir dans la compétition ! A la base, ce tome devait être le tout dernier de la saga. Mais, à la plus grande surprise des lecteurs, Kiera Cass a décidé d’écrire une suite ! Pourquoi ? Aucune idée, mais je pense que le fait que la Warner ait récupéré les droits d’adaptations sur la saga pour en faire un film a du donner des idées à l’auteure. Après, on ne va pas s’en plaindre, cela permet aux nostalgiques de La Sélection de retourner à Illéa

A mon plus grand plaisir, Kiera Cass continue sur sa lancée et ce tome est le plus axé politique que les trois premiers, Maxon et America faisant plus d’actions au sujet des castes, des insurgés, qui eux ne sont pas en reste non plus. Que ce soit les nordistes et les sudistes, ça bouge énormément. Très franchement, c’est mon tome préféré ! Je préfère largement une America battante, des vrais drames et non une histoire de robe déchirée et plus de politique (et oui, on est au palais, pas dans une série télé !).

Vous n’êtes pas sans savoir (à moins que vous ne débarquiez sur le blog pour la première fois), que je suis modératrice sur Livraddict, mais plus particulièrement de la section Discutons par genre, qui regroupe tous les topics sur vos livres et sagas préféré(e)s. Au cours d’un passage sur le topic de la saga pour vérifier les derniers posts, je suis tombée sur un d’une membre qui spoilait la fin et commençait à parler de la suite (dont qui est le personnage principal du quatre, et qui est ses parents). Les aléas de la modération, malheureusement ! Mais malgré ce spoil, j’ai tout de même douté concernant le nom de la gagnante pendant ma lecture, surtout vers la fin avec les deux gros revirements de situation.

L’élue est un tome plein de surprises. Outre la fin inattendue (si vous l’avez lu, vous savez de quoi je parle), on en apprend beaucoup sur les castes inférieurs, les sudistes, et on découvre le vrai visage des dernières Sélectionnées en lice. Et pour certaines, j’ai été très étonnée, surtout par rapport au personnage de Céleste, qui nous amène une autre facette de sa personnalité.

Bref, ça a été une superbe conclusion pour ce premier arc et c’est avec appréhension que je vais me lancer dans L’héritière, car que raconter après tout ça ? Est-ce que le nouveau personnage sera à la hauteur de mes attentes ? J’aurais bientôt réponse à mes questions…