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[Chronique] Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1 – Ransom Riggs

[Chronique] Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1 – Ransom Riggs

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Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

Mon avis

Abe est un grand-père comblé, qui aime bien parler de son enfance à Jacob, son petit fils. Il n’a pas eu une vie facile, car à cause de la guerre, il a du fuir la Pologne en laissant ses parents derrière lui. Son seul salut tient à un orphelinat sur une petite île anglaise. Mais les pensionnaires de cet orphelinat étaient particuliers, certains volaient, d’autre faisaient croître la végétation à une vitesse impressionnante, quand d’autres pouvaient faire ressusciter quelqu’un… Mais plus Jacob grandit, moins il y croit. Jusqu’au jour où les contes de fée de son grand-père vont se rappeler à lui…

Encore un titre que je regrette d’avoir lu si tard ! J’étais – of course – attirée par cette couverture (comment ne pas l’être ?), mais le déclic s’est fait quand j’ai appris que c’était Tim Burton qui allait réaliser l’adaptation cinématographique de la saga ! Étant un de mes réalisateurs préféré, j’ai hâte de voir cette lecture sur grand écran, en priant que cette adaptation soit assez fidèle au livre… (Enfin, j’en doute un peu, il n’est pas fait mention de squelettes dans le livre, et Emma a le pouvoir du feu, et non de l’air !)

Et mon intérêt pour le film s’est intensifié après ma lecture (j’ai spammé le bouton « revoir » de la bande-annonce sur YouTube), parce que mon Dieu, qu’est ce que c’était génial !

Déjà, l’histoire des particuliers est très bien tournée. On aurait pu craindre quelques incohérences, mais non ! Surtout par rapport à la construction de l’histoire. En effet, Ransom Riggs a construit son récit autour de photos en noir et blancs qu’il a trouvé dans des collections privées. Et l’authenticité des photos n’est plus à prouver, ce qui rend la lecture encore plus captivante !

De retournements de situation en rebondissements, on découvre donc la fameuse histoire des enfants pendant la seconde guerre mondiale. Le texte est fluide et la traduction est agréable à lire. De plus, l’ennemi est tellement inattendu que c’est le genre de livres qu’il est bon de relire une fois que nous avons toutes les informations en main pour mieux saisir les nuances. En tout cas, ce premier tome m’a assez convaincue de ce côté-là pour que j’ai envie de lire la suite.

Du côté des personnages, j’ai aimé celui de Jacob. Un adolescent normal, qui a des réactions normales, bref un personnage auquel on peut s’identifier assez facilement. Entre la re-découverte des histoires de son grand-père et les événements qu’il va vivre, ses réactions sont authentiques. Cependant, du côté des enfants particuliers, j’ai eu du mal à me faire à l’idée de leur âge réel, car ils en ont pas l’attitude. Ce sont des enfants jusqu’au bout. Peut-être qu’ils seront un peu plus développés dans la suite ? En tout cas, je l’espère !

En bref, ce premier tome de Miss Peregrine et les enfants particulier a été une agréable découverte. La construction du récit est originale, tout en restant cohérente du début à la fin. Il me tarde de me plonger dans la suite et de découvrir le film !

[Chronique] Morwenna – Jo Walton

[Chronique] Morwenna – Jo Walton

Morwenna

  • Éditeur : Folio (2016)
  • Pages : 417
  • Genre : Fantasy
  • Prix : 8.20€
  • Acheter Morwenna

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Merci aux éditions Folio et à Livraddict pour cette lecture !

Mon avis

Morwenna – qui préfère qu’on l’appelle Mori – est une jeune galloise très loin de son pays. Fuyant sa mère, et tentant de faire le deuil de sa sœur jumelle, elle tente de faire sa petite vie dans l’école privée d’Arlinghust. Mais entre son père qu’elle n’avait jamais vu, les sœurs de ce dernier, son handicap et les fées, est-ce qu’elle pourra retrouver une vie calme pour finir ses études ?

C’est difficile de résumer ce livre sans en dire trop. L’ambiance y est particulière, c’est un récit à la fois beau et étrange.  Mais en tout cas, il ne m’a pas laissée indifférente. On suit Mori à travers son journal intime, où elle raconte sans détours ses journées, ses théories, la magie,  ses liens avec les gens qui l’entoure… On commence avec son arrivée à Arlinghust, pour finir là où tout a commencé, ses racines : Le pays de Galles.

Car il faut savoir qu’il n’y a pas tellement d’action ni de rebondissements, c’est juste la vie d’une jeune fille scolarisée, dotée de pouvoirs, bien qu’avec la magie on pourrait y voir une métaphore du passage à la vie adulte. Au final, le côté fantasy est très peu présent dans ce one shot. Tout dépend si l’on est plus terre à terre et que l’on part sur l’idée de la métaphore, où si on accepte pleinement la magie présente.

Comme l’indique le résumé, il y a énormément de références à des titres majeurs de la science-fiction des années 60-80 (pour faire large), mais il n’y a pas besoin d’être lecteur de SF pour les saisir, Mori expliquant assez souvent pourquoi elle en vient à ce livre, ce passage, ce personnage, cet auteur… En tout cas, c’est un roman qui se lit vite, c’est assez fluide et Jo Walton a un vocabulaire riche.

Le roman est parsemé de jolies citations sur les lecteurs, les livres et les bibliothèques qui ont fait chavirer mon coeur de lectrice, dont en voici une en particulier :

Bibliotropes, a dit Hugh. Comme les tournesols sont héliotropes, nous sommes naturellement attirés par la librairie.

En bref, Morwenna est une jolie fantasy assez soft pour ceux qui ne seraient pas habitués par ce genre. Un roman que l’on peut lire pour son côté magique, ou alors se contenter d’y voir une métaphore sur le passage de la vie adulte. Dans tous les cas, ce n’est pas un roman qui vous laissera indifférent !

[Chronique] Kaleb, saison 3 : Fusion – Myra Eljundir

[Chronique] Kaleb, saison 3 : Fusion – Myra Eljundir

kaleb III

  • Éditeur : Robert Laffont (2013)
  • Pages : 441
  • Genre : Fantastique
  • Prix : 18,50€
  • Acheter Fusion

La prophétie du volcan prédit l’avènement d’une nouvelle ère, initiée par l’Elu… Or qui, de Kaleb, Abigail, le colonel Bergsson ou encore Mary-Ann bouleversera à jamais le destin des enfants du volcan ? Et si la mort est la clé, tous ne sont-ils pas des morts en sursis ? Seul le Livre du volcan peut apporter des réponses à Kaleb et lui permettre de survivre au volcan qu’il a réveillé. Mais le tenir entre ses mains peut se révéler plus destructeur que tout… Ce dernier tome de la trilogie de Kaleb lève le voile sur une mythologie qui prend racine bien au-delà de ce que vous pouviez imaginer. Plus que jamais, il est question de pouvoir, de sombre passion, de manipulation machiavélique et du parfum sulfureux d’une saga millénaire dont le dénouement pourrait bien vous faire penser que tout est bien qui finit mal.

Mon avis

Depuis toujours, une prophétie prédit le bouleversement du destin des enfants du volcan (EDV). Et plusieurs personnes pensent être l’Élu qui est au centre de celle-ci : le colonel Bergson, qui ne jure que par la mort de Kaleb et la disparition des EDV, Abigail, la jeune succube qui rêve de régner sans partage et les jumeaux, qui du fond de leurs tombes, poursuivent le même but que Abi tout en se mettant mutuellement des bâtons dans les roues… Et puis, il y a Kaleb, loin de tout ça, qui remonte le passé des enfants du volcan et revient aux prémices de la prophétie, plusieurs siècles plus tôt…

On reste une bonne partie de l’histoire (pour ne pas dire les trois quart) à remonter le passé des EDV en compagnie de Kaleb, donc, mais aussi avec… Myra Eljundir ! Grosse surprise, mais au final cela a du sens quand on avance et qu’on apprend également l’histoire de cette dernière, qui devient un personnage à part entière de ce dernier tome. Pour ma part, cela m’a déroutée jusqu’à avoir l’explication de sa présence.

Malheureusement, je n’ai pas pu apprécier pleinement les moments de révélations et autres actions décisives car j’ai encore tout deviné avant la fin ! C’est assez frustrant, et ce n’est pas la première fois que cela m’arrive dans cette saga. Pourtant, Myra Eljundir, de son vrai nom Ingrid Desjours, est auteure de thrillers ! Le genre de livres à suspens où si tu devines avant la fin les moments importants, tu en ressort grave déçu. J’ai donc pris la décision de ne pas lire ses autres livres pour éviter la déception.

Pourtant, elle se défend en tant qu’auteure ! Cette saga, je l’ai aimée du début à la fin malgré ses défauts. Tout l’univers autour des enfants du volcan est très bien mené et reste cohérent du début à la fin. Riche, facile de compréhension, c’est un background très intéressant et qui conclue cette saga comme il le fallait.

En bref, Kaleb est une saga qui n’a rien de jeunesse malgré sa parution dans la collection R de chez Robert Laffont, et plaira aux fans de sensations fortes et adeptes des lectures un peu noires…

[Chronique] Kaleb, saison 2 : Abigail – Myra Eljundir

[Chronique] Kaleb, saison 2 : Abigail – Myra Eljundir

kaleb saison 2


Magnétique et sensuelle, Abigail est l’arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l’extase.
Inutile de lutter : l’attraction qu’elle suscite est irrésistible.
Même si faire l’amour avec elle, c’est s’unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l’empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l’empathe l’attire comme un aimant.
Au terme d’un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

Mon avis

Après voir lu le premier tome de Kaleb, j’avais bien aimé, mais il y avait certaines choses qui me gênaient et j’espérais que le deuxième tome serait à la hauteur de mes espérances, car j’avais décidé tout de même de lire la suite. Un an après, nous y voilà ! Et donc…

Myra Eljundir (qui depuis a révélé son identité! ), a fait un énorme pas en avant et a permis à ses personnages d’évoluer ! Fini le Kaleb un peu lourd ou encore Abigail soumise à tout le monde ! Kaleb devient plus agréable à lire, autant que son amie Abigail qui se lâche enfin et arrête de dire amen à tous.

Là où le premier tome était cousu de fil blanc, c’est une explosion de découvertes, un cliffhanger qui marche et surtout des révélations à la pelle. Il a été très dur cette fois-ci de deviner tout ce qui allait se passer pendant la lecture. Et heureusement ! Ça a rendu ce deuxième tome beaucoup plus plaisant à lire que le premier.

Également, ce deuxième tome est plus mature, mais aussi plus trash. Comparé au premier qui frôlait le jeunesse, là on frôle plutôt le roman d’horreur ! Et ça reste plaisant, car enfin la puissance des EDV n’est plus un murmure au détour d’une phrase, mais bien réelle.

Des nouveaux personnages font leur apparition et donnent un renouveau à l’histoire. Entre nous, heureusement qu’ils sont là, sinon ce premier tome n’aurait été que sexe et violence de bout en bout.

En bref, ce deuxième correspond plus à mes attentes que le premier et m’a beaucoup plu ! J’ai hâte de lire le dernier tome de cette saga 🙂

[Chronique] Divergente, tome 3 : Allégeance – Veronica Roth

[Chronique] Divergente, tome 3 : Allégeance – Veronica Roth

 

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Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s’échapper. Le monde qu’ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu’on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d’une expérience censée sauver l’humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l’humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?

Mon avis

Attention, risque de spoil sur les tomes précédents !

Nous retrouvons Tris, Christina et Cara, enfermées par les sans-factions, dans l’attente de leur jugement. En effet, il n’a pas été au goût de tous le monde que la vérité sur les divergents éclate. Quatre, Tris et leur petite bande décident donc de s’enfuir, et voir ce qu’il y a réellement au delà de la clôture. Et toutes leurs certitudes vont voler en éclat…

C’est le dernier tome, celui des révélations qui viennent par dizaines, et je ne m’attendais pas à tout ça ! Entre le passé de la famille de Tris, ce qu’est véritablement la divergence, la vérité sur les factions, Chicago… Rien ne nous est épargné dans Allégeance ! Veronica démontre aussi que tout le monde n’est pas juste blanc ou noir, mais que chaque groupe, chaque personnage à son petit dark side, et que la vérité ne se trouve pas souvent là où on croit qu’elle est.

Cette fois-ci, Veronica alterne les points de vue entre Tris et Quatre, permettant d’avoir chacune de leurs impressions, mais aussi ce qu’ils font chacun de leur côté. Pour ma part, ces changements de points de vue ne m’ont pas gênée, au contraire j’ai bien aimé suivre aussi Quatre et savoir ce qu’il pensait vraiment de la situation.

Veronica n’épargne absolument pas ses lecteurs dans ce dernier tome, surtout avec cette fin ! Je ne pensais pas qu’elle oserait faire ça, mais si, elle l’a fait. Elle a osé.

Ce tome conclut cette trilogie parfaitement : les réponses sont données et un avenir est assuré à chacun de ses personnages. J’ai adoré cette saga, la première dystopie qui s’étale sur plusieurs tomes que j’arrive à finir sans vouloir égorger le personnage principal féminin, autant dire que c’est une première pour moi ! Divergente restera pour moi une bonne trilogie à relire de temps à autre.

 

[Chronique] Divergente, tome 2 : Insurgés – Veronica Roth

[Chronique] Divergente, tome 2 : Insurgés – Veronica Roth

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Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité.
Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp et se battre pour sauver ce qui peut encore l’être…

Mon avis

Attention, risque de spoil sur le premier tome.

Nous avions quitté Tris et Quatre après l’arrêt de la simulation, en partance pour chez les fraternels, qui sont un peu notre Suisse à nous : neutres (et un peu hippies sur les bords…). Car en ville, la situation s’envenime : d’un côté les érudits et les traîtres audacieux qui veulent faire des expériences sur les divergents et tuer les divergents inutiles, les sincères et les audacieux qui sont ensemble mais déchirés car aucun des deux clans ne veulent aller dans le même sens, et les sans-factions qui veulent profiter de la situation en renversant le gouvernement actuel. Bref, c’est le bordel à Chicago !

Donc, vous imaginez bien quand même que tout le monde veut se taper dessus, et surtout tuer de l’érudit et effacer toutes leurs connaissances, car c’est à cause de ça qu’ils dépendent d’eux. Mais problème ! On ne peut pas tuer tout le monde et effacer toute la technologie des érudits ainsi que leurs données : parce qu’ils ont LE secret. Le secret qui explique pourquoi les factions, pourquoi la clôture, pourquoi les divergents… Alors Tris va tout faire pour empêcher cette guerre d’éclater, pour sauver le secret.

Sauf que pour Tris, rien ne va être simple. Depuis qu’elle a tué Will qui était sous simulation, elle culpabilise à mort, au point de ne plus réfléchir correctement et de se transformer en suicidaire qui se lance dans tous les trucs un tant sois peu nocifs pour la santé (comme mourir, s’très nocif et légèrement définitif). Ce qui n’est pas au goût de Quatre, qui va bouder dans son coin. Point positif, on ne se tapera pas une romance imbuvable à la sortie du film !

Mais ce qu’il faut retenir de cette suite, c’est qu’il y a énormément d’action et de retournement de situations accompagnés de révélations toutes plus surprenantes les unes que les autres. La fin? Une méga révélation à base de cliffangher extrêmement sale ! Dès que les sous arrivent en début de mois, je cours chez mon libraire !

[Chronique] Divergent, tome 1 – Veronica Roth

[Chronique] Divergent, tome 1 – Veronica Roth

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Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d’une vertu: les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu’elle a caché à tout le monde parce qu’elle a été averti qu’il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l’aider à sauver ceux qu’elle aime… Ou pourrait la détruire.

Mon avis

Vous avez vu le film, vous l’avez aimé, mais vous n’avez pas lu ce premier tome? Oubliez tout de suite le film qui se montre moins bien par rapport au livre, sur bien des points. Ah, moi aussi j’ai bien aimé le film, surtout sa bande originale (du Woodkid, quoi!), mais la romance était beaucoup trop présente à mon goût. Étant persuadée que ça ne devait pas être le cas dans le livre, je me suis dit que ce serait bien de le lire. Et j’ai bien fait…

Nous retrouvons donc Tris, jeune Altruiste, à la veille de la cérémonie du Choix, celui de choisir sa faction, après un test. Mais le test n’est pas concluant, elle est divergente. C’est avec ce lourd secret qu’elle va choisir d’aller vivre avec les Audacieux. Mais comment vivre dans une faction qui est le total opposé de celle que l’on a quitté, avec un lourd secret qui peut vous tuer, le tout dans la préparation d’un énorme conflit politique qui prend de l’ampleur jour après jours?

Les gens avides de pouvoir et qui finissent par l’obtenir vivent dans la terreur de le perdre. Et c’est pour cette raison qu’il ne faut en donner qu’à ceux qui ne le désirent pas.

Divergent est extrêmement bien écris. Fluide, on se laisse très facilement transporter par l’écriture de l’auteure et on s’imagine sans peine dans un Chicago ravagé, avec chacun sa couleur de vêtement qui représente sa faction. Les lieux sont bien décris, ainsi que l’atmosphère qui règne et les tentions entre les factions, on s’y croirait presque. C’est un univers bien plus sombre que celui dépeint dans le film…

J’ai bien aimé le personnage de Tris. Malgré les embûches, les problèmes, menaces et les sentiments qu’elle développe, ce n’est pas l’héroïne bad-ass qui réussi tout du premier coup. Elle a un certain répondant, ses petites faiblesses et un certain caractère qui s’affirme jour après jour. Elle n’hésite pas à se remettre en question quand ça ne va pas, et n’est pas extrêmement naïve. Pour moi, c’est l’héroïne parfaite! 🙂

Le départ de Quatre ne me dit rien qui vaille. C’est comme s’il nous laissait seuls avec une baby-sitter dont le passe-temps favori serait d’aiguiser des couteaux.

En bref, j’ai bien aimé ce premier tome. Ce n’est pas un coup de cœur, mais s’en est pas loin! Si bien que je me suis pris ce tome en papier avec le deuxième! Je ne peux que vous conseiller de foncer l’acheter!

[Chronique] Trylle, tome 1 : Échangée – Amanda Hocking

[Chronique] Trylle, tome 1 : Échangée – Amanda Hocking

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Le jour de ses six ans, persuadée que sa fille est un monstre, la mère de Wendy Everly essaie de la tuer. Onze ans plus tard, Wendy découvre que sa mère n’avait peut-être pas tort. Elle n’est pas celle qu’elle a toujours cru être. Sa vie entière chavire et tout ceci à cause de Finn Holmes. Chacune de ses rencontres avec ce garçon mystérieux, qui passe son temps à l’observer, la secoue profondément… même si ce trouble est sans doute plus lié à son attirance pour lui qu’elle ne veut bien l’admettre. Il ne lui faudra pourtant pas attendre longtemps pour qu’il lui révèle la vérité: Wendy est une enfant substituée, qui a été échangée à la naissance — et il est venu pour la ramener chez elle. Wendy est sur le point de partir pour un monde magique dont elle ignorait jusqu’à l’existence, un monde à la fois merveilleux et effrayant pour lequel elle doit quitter son ancienne vie, afin de découvrir qui elle est supposée devenir.

Mon avis

Il m’arrive que très rarement de lire des livres jeunesse, mais là, là, je suis conquise! Peut-être le côté fantastique, me direz-vous, étant donné que c’est un des genres que je lis le plus, mais sérieusement, j’ai tellement passé un bon moment, que j’attends avec impatience la sortie du tome 2 chez Castelmore, prévue pour le mois d’août. Je suis tentée de me prendre la première édition, chez ADA, mais la première chose qui m’a faite craquée quand j’ai vu ce livre, c’est sa couverture. Je préfère celle-ci à celle de la première édition, donc je vais attendre. Patiemment. Être patiente. Patien…te. Tout ce que je ne suis pas, quoi 🙂

Wendy est une jeune lycéenne qui change très souvent d’école à cause de son comportement. A chaque fois, elle n’arrive pas à trouver sa place et se retrouve virée de chacun des établissements dans lequel elle étudie. Après un énième déménagement en compagnie de sa tante Maggie et son frère Matt, Wendy intègre une nouvelle école. Cette fois-ci, pour ne pas s’attirer d’ennuis, elle se sert de son don, celui de la persuasion, pour éviter de finir à tout prix dans le bureau du directeur. Mais autre chose de nouveau, un garçon semble s’intéresser à elle, il ne fait que la fixer et lui parle. Mais ce jeune homme, Finn, cache tout un autre jeu: il sait pour son don, il sait tout sur elle. Et il a la ferme intention de la ramenée dans son monde…

Le seul bémol, et on va commencer par ça, c’est que le résumé en dit beaucoup trop. Alors certes, c’est alléchant et plus vendeur de mettre en avant les Trylles, les pouvoirs magiques, l’histoire de la substitution, oui bah non. Ce qui fait que l’on sait bien avant notre jeune héroïne, qui nous narre son histoire, tout ce qu’elle ne sait pas ou ne fait que supposer. C’est assez frustrant pendant les cinquante premières pages, nous n’avons pas l’impression de vraiment avancer puisque nous savons ce qui va se passer dans l’immédiat. Passée cette étape où nous nous retrouvons dans le flou total avec Wendy qui est enfin mise à notre niveau, l’histoire devient nettement plus intéressante (note à moi-même: ne pas lire les prochains résumés de la saga).

Je ne vais pas être très objective, parce que j’ai tout adoré. L’univers des Trylles, l’histoire de Wendy, Finn, les gens que notre héroïne rencontrera, qu’ils soient bons ou mauvais, je les ai tous appréciés.

L’univers des Trylles est vraiment très complet, l’auteur nous apprend en même temps que Finn l’apprend à Wendy ce que sont les Trylles, leur hiérarchie au sein de cette monarchie, l’endroit où ils vivent, les enjeux politiques majeurs… Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer vu qu’on apprend constamment quelque chose de nouveau, vu que l’apprentissage de Wendy se fait au cas par cas, et c’est plutôt bien que les infos nous soient délivrées petit à petit et non en bloc complet dès la découverte de l’univers, tout comme Wendy nous prenons le temps de nous acclimater à cette nouvelle vie.

Côté personnages, nous sommes bien servis. Entre une mère qui n’est pas aimante, Wendy qui se comporte comme une vraie adolescente, à savoir un peu énervante par moments – nous sommes toutes passées par là, de toute façon ! – , Finn, Rhys et Tove dont leurs sentiments sont un peu ambigües, mais qui le cachent bien et certaines familles dont on se demande de quel côté elles sont réellement, mais le tout restant bien jeunesse, donc très accessible.

Les enjeux politiques, les guerres, les mini-complots que l’ont sent se dessiner dans le dos de tous sont très bien expliqués, bien fournis, mais encore une fois à un niveau « jeunesse ». Je le répète encore une fois, mais c’est une chose qu’il nous faut garder à l’esprit en lisant Trylle, c’est que c’est jeunesse. Et en tant que tel, on ne doit pas s’attendre à des trucs ficelés à la Trône de Fer, que ce soit des trucs super-complexes, avec une intrigue de malade ficelée on ne sait comment mais qui tient debout: avec Trylle tout est simplifié, et donc qui veut une lecture agréable, courte, fantastique mais pas trop, aura ce qu’il veut en ouvrant ce livre.

En bref, j’ai beaucoup apprécié ce premier tome, qui est à la hauteur de mes espérances. C’est un coup de cœur pour moi, et j’ai plus que hâte que le deuxième tome sorte.

[Chronique] Kaleb, saison 1 – Myra Eljundir

[Chronique] Kaleb, saison 1 – Myra Eljundir

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À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller?

Mon avis

Je m’attendais à tout… Sauf à ça. Le résumé n’est pas vraiment représentatif de ce qui se passe réellement, et est carrément un méga-spoil sur le fin du roman. Ce que l’on nous cache est un semblant de complot sur fond de personnes aux pouvoirs mystiques comme l’empathie, être succube ou médium, entre autres, et qui pour la plupart ne savent pas vraiment se contrôler. C’est pour ça que SENTINEL a été créer, pour les surveiller et les empêchés de sombrer dans le mal. Mais voilà, ils avaient perdu la trace de l’un d’eux, Kaleb, quelques mois après sa naissance. Dix-huit ans après, ils le retrouve, tandis que celui-ci découvre de son côté qu’il a des pouvoirs spéciaux, et qu’un groupe militaire qui n’est autre que SENTINEL est à sa poursuite, et n’hésitera pas à tuer quiconque se mettra en travers de leur chemin…

Pour commencer, Myra Eljundir ne sait pas cacher certains éléments que nous sommes censés découvrir bien plus tard dans l’histoire. J’ai instantanément fait le lien entre Abigail et la fille qui apparaît dans les rêves de Kaleb quand celle-ci appel son supérieur « papa » après qu’elle ai tchaté avec Kaleb , même si on apprend son prénom qu’à la toute fin. J’ai deviné extrêmement rapidement, beaucoup trop vite à mon goût, qui surveillait le jeune empathe, c’était beaucoup trop évident. Comme la boîte à musique, j’ai deviné trop vite qu’elle aurait son rôle elle aussi… C’est frustrant de deviner à l’avance ce genre d’éléments. Mais heureusement, je n’ai pas réussi à deviner le reste de l’histoire et je suis tombée de haut face à certaines révélations.

Côté personnage, je n’ai pas vraiment aimé Kaleb, mais j’ai surtout apprécié de le voir déchiré entre le bien et le mal, découvrant la puissance de son don. Je trouve Abigail totalement passive, même lorsqu’elle découvre son pouvoir, alors qu’il y aurait eu beaucoup à faire, genre pour éviter qu’un petit tas de monde meurt où que d’autres finissent paralysés ou détruits psychologiquement. Il va falloir qu’elle se prenne un bon coup de pied pour se bouger dans les prochains tomes! Quant aux autres, sois ils sont extrêmement passifs, sois totalement détestables. Disons qu’insuffler un peu de psychologie à ses personnages au lieu de leur implanter juste des envies de domination, meurtre, sexe et autre luxure n’aurait pas été du luxe. Mais bon, passons.

J’ai bien aimé l’histoire, aimant beaucoup tout ce qui est surnaturel, et l’écriture fluide de l’auteure m’a transportée jusqu’au bout de ce roman, mais c’était trop prévisible et j’ai déjà ma petite idée sur comment va se dérouler le tome deux. Heureusement que j’ai bien aimé l’histoire, sinon je n’aurais pas pris la peine d’ajouter la suite à ma wishlist. Espérons que pour la suite, l’auteure ai fait évoluer ses personnages.

[Chronique] Fathom, Volume 2 – Michael Turner

[Chronique] Fathom, Volume 2 – Michael Turner

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Les aventures d’Aspen Matthews qui après avoir frôlé la mort, se retrouve en contact avec une race inconnue, probablement d’origine extraterrestre, vivant au fond des océans et préparant une guerre de conquête pour contrôler les nations de la surface.

Mon avis

Nous retrouvons Aspen Matthews, orpheline numéro 421-6, qui a survécu à l’attaque de la base sous-marine du premier tome, mais cette fois-ci nous découvrons un complot à l’échelle internationale, dont Aspen est la clé…

Les créatures qui vivent dans l’eau (dont on ne sait toujours pas le nom), ont réussi cette fois-ci à attraper Aspen, pour sauver leur peuple et la Terre… Mais ne font-ils pas parti du complot eux aussi ? L’orpheline, dont on découvre ses pouvoirs au fil des pages, ne se transformerait pas en une redoutable arme ? Mais pour elle, ça ne peut être que ça, car ce peuple possède les réponses à ses questions, et surtout, leur venue explique tout ce qui s’est passé…

Les dessins sont toujours autant magnifiques, en ce qui concerne Aspen et les créatures de l’eau, surtout quand celle-ci porte la tenue des créatures. Rien que pour ça, ce comics vaut le coup d’œil !