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[Chronique] La débauche – Esparbec

[Chronique] La débauche – Esparbec

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Imaginez un jeune homme qu’on éjecte d’un pensionnat religieux parce qu’il s’y comporte fort mal. Ses parents, n’en voulant plus, le confient à son frère aîné âgé de vingt ans de plus que lui, et chez qui il fait connaissance de sa belle-sœur… Laquelle aurait l’âge d’être sa mère. L’âge seulement, parce que sinon la funeste Armande, femme perverse jusqu’à la moelle, n’a vraiment rien de maternel. Ce serait plutôt le genre marâtre… et obsédée sexuelle.
 » Tiens, tiens, se dit cette mégère, en voyant débarquer le novice. Un grand dadais, un puceau attardé ! Ma foi, pourquoi ne pas nous distraire avec lui ?  »
Vous allez lire le récit de ces  » distractions « . Et ne vous attendez surtout pas à rigoler !

Merci à La Musardine pour cette lecture ! 

Mon avis

Gérard a 17 ans quand il se retrouve renvoyé du pensionnat religieux où il était élève, à cause de pratiques qu’on ne pourrait qualifier d’orthodoxes. Ses parents l’envoient chez son frère avec qui il avait peu de contact à cause de leur trop grande différence d’âge. Gérard va y faire la rencontre de Armande, sa belle-soeur. D’abord froide et assez sévère, elle va très vite révéler un autre aspect de sa personnalité… Bref, Gérard va taper dans l’oeil d’Armande qui va tout faire pour essayer de le dévergonder plus qu’il ne l’est déjà !

De tous les romans de Esparbec que j’ai pu lire, La débauche est de loin le plus soft de ma collection de cet auteur. Mais l’histoire commence assez rapidement, on est vite plongés dedans. Et comme c’est raconté à la première personne, on est aux premières loges ! Ce qui est bien avec Esparbec, c’est qu’on y va jamais par quatre chemins. Avec des situations et pratiques toujours aussi variées, il y en a pour tous les goûts et de quoi nous tenir en haleine jusqu’à la fin de notre lecture. Disons qu’ici, Esparbec est un des rares auteurs où on peut se permettre d’acheter ses livres les yeux fermés, on sait que la qualité sera toujours au rendez-vous 🙂

C’est un roman assez court – 156 pages seulement ! – , mais il n’en faut pas plus pour que nos protagonistes arrivent à leurs fins. C’est une histoire entraînante, addictive, mais surtout terriblement émoustillante. On se demande jusqu’où iront Armande, Gérard, son frère et toutes les personnes qui les approchent. Car personne n’est en reste ! A chaque fois que l’on croise un nouveau personnage, on se demande si lui aussi n’a pas son rôle à jouer dans la débauche de la belle-soeur, sans trop vouloir spoiler !

La fin m’a énormément surprise, je ne m’attendais pas à cette révélation de la part de l’auteur. Est-ce qu’il y a une suite à cette histoire, est-ce que nous la lirons à jour ? Je l’espère !

En bref, La débauche est un roman assez soft, mais qui reste dans la veine des autres romans de l’auteur. Une lecture courte, mais très plaisante ! 

[Chronique] La pharmacienne – Esparbec

[Chronique] La pharmacienne – Esparbec

la pharmacienne


La Pharmacienne est un roman pornographique « pur et dur », où les métaphores sont bannies, les adjectifs concrets, et les descriptions méticuleuses sans être délayées. En outre, un humour noir assez décapant ne gâte rien à l’affaire. Les tribulations de Bébé, Laura Desjardins, Beau P’ et son cousin Ernest constituent un vaudeville d’un genre nouveau, lubrique et facétieux. Gageons que sa lecture en surprendra plus d’un qui avait, sur ce type de littérature, des préjugés que l’actuelle liberté d’écriture a rendu désuets.

Merci aux éditions La Musardine pour cette lecture !

Mon avis

Bébé couche avec n’importe qui. Son frère, son cousin, les amis de son frère… Bref, Bébé s’éclate sexuellement. Mais un jour, Beau P’, le nouveau mari de sa mère, est rentré beaucoup trop tôt et l’a surprise avec son cousin. Pour acheter son silence, Bébé accepte de s’offrir à lui. Mais c’était sans compter aussi sur la venue d’Ernest, le cousin de Beau P’, un ex-détenu aux mœurs légères… La Pharmacienne, qui n’est autre que sa mère, va bien avoir du soucis à se faire avec sa petite famille !

Ce qui est bien, quand on commence un roman de Esparbec, c’est que l’on sait qu’on aura très peu de chance d’être déçu. Et c’est le cas avec cette nouvelle édition de La Pharmacienne, un roman oh combien émoustillant. Comme je m’y attendais, j’ai retrouvé ici le style très descriptif et immersif de son auteur. Il prend son temps pour décrire chaque chose, chaque parcelle des corps, qu’on arrive sans mal à s’imaginer les différentes scènes qui se déroulent dans cette maison.

Esparbec n’hésite jamais à détailler une vulve, ou appeler une chatte, une chatte. C’est plaisant de s’éloigner, avec cette lecture, des romans « érotiques » des éditeurs généralistes qui sont la plupart du temps totalement aseptisés ! C’est cru, c’est du porno, mais tout en n’étant ni insultant, ni irrespectueux. Chaque chapitre amène à découvrir plusieurs pratiques : homosexualité, voyeurisme, triolisme, inceste, ect… On voyage, avec Esparbec, qui n’est pas avare en mise en scènes plus ou moins originales !

Tout comme La femme de papier de Françoise Rey, cette édition est agrémentée d’illustrations en noir et blanc de Alex Varenne, une postface de l’auteur, ainsi qu’une interview et une réécriture d’un chapitre qui est paru la première fois en 1994, dans « Darling ».

En bref, lire un roman de Esparbec, c’est accepter de s’ouvrir à mille et une possibilité, aller de découverte en découverte, dans un style toujours plus immersif et descriptif. Cette édition est à avoir dans toutes les bibliothèques des lecteurs fans du genre, qui ne peuvent décemment pas passer à côté de ce roman culte !

[Chronique] Les biscuitières – Esparbec

[Chronique] Les biscuitières – Esparbec

les biscuitières


Charlotte arrive un beau matin, conduite par son père, dans la biscuiterie du comte Z. pour y entrer comme apprentie. Elle travaillera sous la protection de Mélanie, la maîtresse du comte, qui règne en despote absolue sur les biscuitières. Initiée aux joies troubles du saphisme par Mélanie qui ne tarde pas à en faire sa poupée, Charlotte est bien vite entraînée dans des jeux de domination particulièrement scabreux sur la personne du garçon de bureau, Philéas. Sans compter sur Rosalinde Darley, la fille du pasteur, une voyeuse impénitente, qui lui fait découvrir peu à peu tous les secrets de la biscuiterie et de ses biscuitières.

Mon avis

Charlotte, jeune fille de 16 ans, se retrouve employée de bureau à la biscuiterie du comte Zappa, sous les ordres de Mélanie. Mais une fois sur place, ce n’est pas un métier qu’elle va apprendre, mais la luxure sous toutes ses formes, initiée par sa patronne, le garçon de bureau Phileas, et la bibliothécaire, Rosalinde. D’abord réticente, elle acceptera vite ce qui se passe autour d’elle, étant donné qu’à la biscuiterie, les biscuitières ont une sacré réputation de filles faciles qui couchent avec le premier venu, réputation qui n’est plus à prouver…

La mention « roman pornographique » sur la couverture prend tout son sens dès le début, parce que dès que nous ouvrons ce livre, nous sommes plongés directement dans des scènes de sexe extrêmement crues et très détaillées, parfois trop, et tout est prétexte à une nouvelle scène de sexe. Si vous comptiez sur une histoire derrière, laissez tombez. A par suivre les déboires de tel ou tel personnes, l’auteur ne va pas plus loin.

Les personnages ne sont pas vraiment dotés d’une volonté propre. Au début ils sont réticents à se déshabiller, coucher, mais dix minutes après on ne les tient plus. Si bien que Charlotte passe de la vierge effarouchée qui n’ose pas se déshabiller à une fille facile qui accepte tout ce qu’on lui fait en l’espace de 10 minutes, tout comme Phileas, le soumis de Mélanie.

Les premières scènes de sexes sont quasi-banales, tant que Charlotte reste avec Phileas et Mélanie, mais une fois ces deux là occupés à autre chose, son apprentissage passe dans les mains de Rosalinde, la bibliothécaire, et là tout un monde trash s’offre à nous et j’ai vite été dégoutée. Passant par la zoophilie, l’urologie, la scatophilie, l’inceste et multiples viols totalement banalisés, l’auteur ne semble pas avoir de limites. J’ai eu beaucoup de mal avec ces passages-là.

Esparbec a une écriture assez fluide, le tout se lit bien, une fois que l’on passe les propos tenus pendant les scènes de sexe qui sont dignes des chansons paillardes, et la vulgarité constante dont fait preuve nos personnages.

Ai-je aimé ce roman? Si l’on serait resté dans la même ligne de conduite qu’au départ, sans aucun doute, j’aurais apprécié celui-ci, mais avec la moitié du livre un peu trop trash à mon goût, j’en ressors très mitigée…

Merci aux éditions La Musardine et au forum Have a Break, Have a Book pour ce partenariat.