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[Chronique] Chroniques lunaires, tome 4 : Winter – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 4 : Winter – Marissa Meyer

winter

  • Éditeur : Pocket (2016)
  • Pages : 987
  • Genre : Science-Fiction
  • Prix : 22.90€
  • Acheter Winter

La Princesse Winter est admirée par le peuple lunaire pour sa grâce et sa gentillesse. Malgré les cicatrices qui marquent son visage, on dit que sa beauté dépasse de loin celle de sa belle-mère, la Reine Levana.

Winter déteste Levana et sait que cette dernière n’approuverait pas ses sentiments pour son ami d’enfance, le séduisant garde Jacin. Mais la jeune fille n’est pas aussi faible que le croit la reine et cela fait des années qu’elle a entrepris de contrecarrer les plans de sa belle-mère. Avec Cinder et leurs alliés, Winter pourrait même avoir le pouvoir de commencer une révolution et gagner une guerre qui sévit depuis trop longtemps.

Est-ce que Cinder, Scarlet, Cress et Winter seront à la hauteur pour battre Levana et enfin trouver la paix qu’elles méritent?

Mon avis

Enfin, enfin ! Il est sorti ! Je l’attendais avec une telle impatience… Et on y est.
Winter est la belle-fille de Levana, considérée comme folle car elle a des hallucinations, puisqu’elle refuse de se servir de son pouvoir lunaire. Mais le peuple l’aime tout de même, bien plus que Levana, qui comme à son habitude – et avec sa paranoïa légendaire – va être encore plus horrible…

Le conte revisité cette fois-ci est Blanche Neige et les sept nains ! Et encore une fois, le tout s’imbrique extrêmement bien. Tout y est ! Le « chasseur » qui doit tuer la princesse, la pomme, le baiser du sauveur… Ah, tellement d’émotions dans ce tome qu’on en ressort pas indemne ! C’est le tome le plus puissant des quatre au niveau des sentiments et émotions, et on ne peut pas rester indifférents face à tous ces évènements. Clairement, Winter est mon tome préféré ! Il clos merveilleusement bien la saga, tout en restant dans la même veine que les autres tomes, et gardant la même ligne de conduite des personnages à tout instant.

C’est un plaisir de rencontrer enfin la princesse folle, Winter. On voit au delà de sa folie une personne altruiste, toujours prête à tendre la main. C’est un personnage plein de bonté, qui n’a jamais un acte méchant envers quelqu’un. Elle refuse de se servir de son don pour éviter de faire du mal, elle est très douce, aimante. Je crois que Winter rentre dans mon top des personnages littéraires préférés !

Problème de lectrice : je suis à la fois contente d’avoir lu ce dernier tome, découvert cette fin et Winter, mais je suis aussi triste, car il n’y aura plus de prochaine sortie, plus de chroniques lunaires. Il va falloir vraiment que je relise cette saga l’année prochaine, entre un marathon Harry Potter et Le seigneur des Anneaux !

En bref, ce quatrième tome clos en beauté cette saga qui m’aura transportée dans chacun de ses tomes. Marissa Meyer a tout d’une bonne conteuse, et je serais ravie de la retrouver dans d’autres histoires. Les chroniques lunaires est une saga coup de cœur que je recommande sans hésiter !

[Chronique] Hunger Games, tome 2 : L’embrasement – Suzanne Collins

[Chronique] Hunger Games, tome 2 : L’embrasement – Suzanne Collins

hunger games 2


Après avoir gagné les Jeux de la Faim, Katniss Everdeen et Peeta Mellark retournent dans leur district. Alors que la « tournée de la victoire » dans le pays est sur le point de commencer, elle est visitée par le président de Panem. Il explique que le tour qui leur a permis de sortir tous deux vainqueurs des jeux, considéré comme un acte de rébellion envers le Capitole, donne des idées aux 12 districts du pays.

Il la menace de tuer son meilleur ami, Gale, si elle ne peut prouver à tout Panem que son acte n’était pas une provocation, mais un acte irréfléchi commandé par son amour fou pour Peeta.

Mon avis

Katniss et Peeta ont gagné les Jeux de la faim. Mais pour le Capitole, et plus précisément le Président Snow, cela sonne comme un acte de rébellion : il ne devait y avoir qu’un seul survivant. Le tonnerre gronde dans les districts qui voient en l’acte des faux amoureux la première pierre d’un soulèvement. Pour Snow, une seule solution se présente pour endiguer tout cela : renvoyer Katniss dans l’arène, pour qu’elle meurt « naturellement » plutôt que dans un « accident » qui ferait d’elle un symbole de la rébellion, un martyr pour tous ces gens. Et pour bien faire, les jeux de l’Expiation moissonnent cette fois-ci dans les gagnants des précédentes éditions. Katniss va devoir s’en sortir une nouvelle fois encore, mais saura-t-elle se faire des alliés pour contrer les plans de Snow ?

Étant maintenant bien rassurée sur la saga Hunger Games, j’ai pu commencer ce deuxième tome sereinement. Pour rappel, j’ai commencé par le premier film, qui est à des milliers de kilomètres du bouquin. Mais le deuxième, Catching Fire, est beaucoup plus proche du livre, c’est tout de suite plus intéressant que de voir Katniss qui dort pendant les 3/4 du jeu quand elle ne surjoue pas, ou alors de voir que le caméraman a grave la tremblote.

Et l’Embrasement m’a tenue en haleine du début à la fin. Avec toutes les machinations de Snow, c’est un peu comme si Maugrey Fol Œil vous criait VIGILANCE CONSTANTE toutes les 5 minutes. Mais c’est appréciable, car cela amène une véritable réflexion (à nous, aux personnages, à propos de l’histoire), qui prend le pas sur l’action pure et dure. Il ne s’agit plus ici de tuer pour rester en vie et rentrer dans son petit district pour y couler des jours heureux : il faut déjouer les plans de Snow, tout en faisant en sorte que cela reste a peu près acceptable pour ce dernier, et éviter qu’il fasse tuer l’entourage de Katniss. Tout cela amène des rebondissements à n’en plus finir et laisse présager un dernier tome très intéressant.

Du côté des personnages, Katniss est toujours aussi froide, mais avec les plans de Snow, elle va devoir se composer un nouveau panel de sentiments et autres émotions – même factices – si elle ne veut pas perdre sa famille et ses amis. Par contre, je trouve que Peeta en fait trop sur l’amour qu’il porte à Katniss. Comment peut-il penser à ça pendant ces moments cruciaux ? (Mais j’avoue, il a des bons talents d’orateur !). Tout comme Gale, alors là j’ai pas compris comment on passe d’une relation amicale et platonique à du roulage de pelle dans les règles. Les gars c’est pas le moment, hein ! Vraiment pas. J’ai cependant adoré Haymitch, surtout dans les moments où il lâche la bouteille. Il s’est révélé être très intéressant et plein de ressources.

En bref, ce deuxième tome de Hunger Games apporte un tournant dans la saga qui est dangereux, mais prometteur. J’ai hâte de voir comment l’auteure va se dépatouiller entre Gale et Peeta qui aiment Katniss – Et Katniss qui aime Gale mais ne dirait pas forcément non à Peeta (il fait un peu troisième roue du carrosse, le pauvre garçon). C’est un tome plus axé sur la réflexion que l’action, et ces deux-là mélangés pour le dernier tome devraient donner un beau résultat !

[Chronique] Chroniques Lunaires, tome 3.5 : Levana – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques Lunaires, tome 3.5 : Levana – Marissa Meyer

levana

  • Éditeur : Pocket (2015)
  • Pages : 201
  • Genre : Science-Fiction
  • Prix : 16.90€
  • Acheter Levana

« Miroir, mon beau miroir,
dis-moi, qui est la plus belle ? »

Pour les lecteurs des Chroniques Lunaires, Levana est une reine cruelle qui se sert de son magnétisme pour imposer amour et crainte à ses sujets. Mais bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une toute autre histoire, une histoire d’amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n’a jamais été contée… jusqu’à présent.

Mon avis

Levana, c’est la reine lunaire psychorigide qui casse les pieds de tout le monde depuis le premier tome de la saga. Avec ce hors-série de 200 pages, nous allons découvrir l’enfance de la reine, et en parallèle le moment où la princesse Sélène vivait encore au palais, avant que la folie ne s’empare de Levana. Parce que oui, on peut le dire clairement, elle est folle. Depuis que sa sœur lui a brûlé le visage, Levana se cache derrière son pouvoir lunaire, pour paraître toujours aussi belle.

A l’époque, elle n’est que princesse et évolue dans l’ombre de sa grande sœur, devenue reine depuis le meurtre de leurs parents par une coquille. De son côté, la princesse vit un amour à sens unique avec un garde déjà marié qui se considère juste comme son ami… Mais c’est sans compter sur la perfidie de Levana, qui, dans sa folie, va manipuler ses sentiments pour avoir l’illusion d’un vrai couple.

Clairement, tout ce qu’on apprend sur la future reine lunaire ne la rend pas attendrissante, ça la rend juste – à mes yeux – encore plus psychopathe qu’elle ne l’était déjà ! Pour Levana, tout est sous le signe du destin : la mort, la manipulation, le moindre évènement… Même si c’est elle qui l’a provoqué ! Elle a certes eu une vie tragique, mais elle n’a pas amélioré son sort, puisqu’elle s’est enfermée dans sa petite prison d’illusions, se croyant aimée, adulée pour son physique, les actes de son entourage… Bref Levana vit sa vie par procuration, en quelque sorte. Mais au moins, on comprend mieux ses motivations dans les tomes précédents, grâce à ce hors-série qu’il est impossible de laisser de côté, celui-là est vraiment indispensable. Et en plus il est en papier, rien de mieux pour compléter sa petite collection !

Il est rare que je me prononce sur la couverture des livres, mais là il le faut, car je ne suis pas d’accord avec les choix vis-à-vis du texte. En effet, on apprend aussi pourquoi Levana se voile, on en parle souvent dans les autres tomes (surtout dans le un), et de sa couronne. En VO, les lecteurs ont droit à ça, qui colle parfaitement au texte :

levana VO

Le voile blanc, presque transparent mais dont on ne voit rien en dessous, avec la couronne, décris dans chaque tome. Nous, en France, on a eu droit au remake du chaperon rouge…

Je ne comprends pas, parce que sur toute la saga, Pocket Jeunesse a toujours fait des choix judicieux, c’était parfait. Là… Je ne comprends pas, mais pour moi ça ne représente absolument pas la reine Levana.

Bref, pour moi Levana reste inconsidérablement dérangée et je pense qu’elle ne manquera pas si Cinder l’emporte sur elle dans les prochains tomes ! Vivement la sortie de Winter ! (Et on l’espère, avec une couverture à la hauteur du personnage).

[Chronique] The Mortal Instrument, tome 1 : La cité des ténèbres – Cassandra Clare

[Chronique] The Mortal Instrument, tome 1 : La cité des ténèbres – Cassandra Clare

the mortal instrument 1


Clary n’en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant: le corps de la victime a disparu d’un seul coup!

Mais le pire reste à venir…Sa mère a été kidnappée par d’étranges créatures et l’appartement complètement dévasté.

Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d’antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d’ombres… Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.

Mon avis

Ça faisait un bail que j’avais The Mortal Instrument dans ma PàL, sans trop vraiment oser me lancer puisque c’est une saga très longue, et sur plusieurs arcs ! Mais grâce à ma binômette Cece, j’ai enfin lu ce premier tome : La cité des ténèbres. Donc, c’est l’histoire de Clary, une jeune fille qui assiste au meurtre d’un garçon, alors qu’elle n’aurait jamais du le voir, ni ses meurtriers. Alors qu’elle est en froid avec sa mère, celle-ci se fait enlever, tandis que Clary va recroiser la route d’un des assassins, et va redécouvrir son monde avec un nouvel œil…

Alors. Tout ça, c’est très (voir trop) jeunesse sur bien des points, et cela m’a un peu gênée étant donné l’univers dans lequel nous nous trouvons. L’univers est assez violent et impitoyable envers certains personnages, le mélange avec le jeunesse m’a déroutée. Mais plus on avance dans l’histoire, plus on s’y fait et ça devient plus facile à accepter. J’ai trouvé aussi quelques ressemblances avec la saga Harry Potter, qui allait sur son dernier tome quand TMI a été publié. En effet, un bad guys censé avoir disparu de la circulation, qui refait surface avec ses adeptes pour prendre le contrôle de leur monde et tuer ceux qui s’y opposent ainsi que ceux qu’il a désignés comme étant ses ennemis… Un peu plus et Voldemort pourrait faire une cover de story of my life (Version Shaka Ponk [♥ sur eux] ou One Direction, chacun ses goûts !). Cependant, cela ne m’a pas plus dérangée que ça, puis que ces ressemblances restent très légères par la suite.

Côté personnages, j’ai trouvé le personnage de Clary indépendant et fort, malgré ce qu’elle traverse, ainsi tout ce qu’elle apprend sur elle et sa famille, en plus de vivre son premier amour (les joies de l’adolescence !). Par contre, les révélations qu’elle apprend, je les ai devinés bien vite, ça m’a un peu chagrinée, sachant que c’était un peu le plot twist de ce premier tome. Mais j’ai surtout adoré le personnage de Magnus et j’espère qu’on le recroisera plus souvent par la suite. Un arc entier lui est consacré, et j’ai plutôt hâte de le lire, c’est un personnage qui m’intrigue beaucoup !

Au sujet de l’écriture, c’est à la portée de tous : fluide, un vocabulaire simple, des descriptions ni trop longues, ni trop courtes, l’univers est bien mené et la trame est cohérente, bref un roman que l’on peut mettre entre toutes les mains !
Mais, j’ai fait l’erreur de voir le film juste après ma lecture ! Je me demande pourquoi je m’entête à regarder les adaptations, à 99% c’est à des kilomètres du livre et l’histoire est retaillée à la hache. Et The Mortal Instrument ne fait pas exception ! Une série sur la saga devrait voir le jour en 2016 sous le nom de Shadowhunter, vais-je craquer ? A suivre…

Coucou !

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 3 : Cress – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 3 : Cress – Marissa Meyer

cress

  • Éditeur : Pocket (2014)
  • Pages : 658
  • Genre : Science-fiction
  • Prix : 18.90€
  • Acheter Cress

Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l’enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d’autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher…

Mon avis

Dernier tome des Chroniques Lunaires paru (en dehors des tomes x.5 qui sont des nouvelles), Cress nous tient en haleine jusqu’au bout. Et pour cause, les personnages des deux premiers tomes sont enfin réunis et nous apportent leurs lots de révélations croustillantes ! Et puis surtout, nous rencontrons Cress, le personnage mystérieux qui faisait de courtes apparitions dans les tomes un et deux. Ici, c’est une réécriture du conte de Raiponce qui nous est proposé, à la sauce science-fiction : une jeune fille retirée à sa famille étant enfant et qui vit seule dans un petit satellite, sans le moindre contact extérieur, sauf avec la personne qui l’a enfermée ici.

– Croyez-vous que ce soit le destin qui nous ait réunis ?
Il plissa les paupières et, après avoir réfléchi un moment, secoua la tête.
– Non, je suis presque sûr que c’était Cinder. Pourquoi ?

Ce troisième tome est rempli de retournements de situation, mais aussi de révélations, dont certaines… Je ne m’y attendais pas du tout !  Jusqu’au bout, l’auteure nous balade et nous fait décrocher la mâchoire tellement elle est sadique ! Comment voulez-vous qu’après ça on attende sagement et calmement la sortie de Winter, prévue pour novembre 2015 en VO ? En plus, chez nous ça ne sortira qu’en 2016, c’est rageant !

Comme je le disais plus haut, on découvre le personnage de Cress, qui a vécu toute sa vie dans son petit satellite, abreuvée d’images de la Terre, dont elle en a une vision idyllique. Alors quand elle va découvrir cette planète de ses propres yeux – après s’être extasiée sur la moindre chose qu’elle croisera – , elle va être rattrapée par la réalité et la dureté de la vie : racisme anti-lunaire, vente au marché noir de lunaires… C’est tout de suite différent ! Et à côté, Cinder ne sera pas en reste non plus, entre tenter de contrôler son pouvoir et empêcher que Levana ne se marie avec Kai pour sauver la Terre, elle va être bien occupée. On rencontre également Winter, le personnage qui donnera son nom au quatrième tome, une jeune fille qui vit dans l’ombre de la Reine Lunaire et est devenue un peu dérangée en enfermant son pouvoir lunaire en elle. Je me demande quel conte ce personnage est tiré…

 – Tu es à bord d’un satellite ? répéta Thorne.
– Oui. En orbite polaire de seize heures autour de la Terre.
– Depuis combien de temps vis tu là-dedans ?
Elle entortilla une mèche de cheveux autour de ses doigts.
– Sept ans… à peu près.
– Sept ans ? Toute seule ?
– O-oui. (Elle haussa les épaules.) Ma maîtresse me ravitaille en eau et en nourriture, et j’ai l’accès au net, donc ce n’est pas si mal, mais…
– Mais tu es prisonnière, acheva Thorne.
– Je préfère dire « demoiselle en détresse », murmura-t-elle.

En tout cas, je suis totalement impatiente, j’ai tellement hâte que le tome quatre sorte ! Vivement !

[Chronique] L’herbe bleue – Beatrice Sparks

[Chronique] L’herbe bleue – Beatrice Sparks

l'herbe bleue

  • Éditeur : Pocket (1971)
  • Pages : 212
  • Genre : Faux journal à tendances dramatiques
  • Prix : 5.30€
  • Acheter L’Herbe bleue

« L’herbe bleue » est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans.

Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n’apporte aucune solution à ce problème. C’est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l’univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.

Les noms, les dates, les lieux et certains événements ont été changés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit.

Mon avis

Il fallait que j’en parle de ce livre, même si c’est une aberration totale dans son genre. Oui, oui, une aberration. L’auteure, pas si anonyme que ça, n’est autre que Beatrice Sparks, une mormone qui s’est spécialisée dans les faux journaux intimes d’adolescents (droguée, violée, adolescente enceinte, jeune fille atteinte du SIDA, ado qui se tourne vers le satanisme, ado anorexique, ado SDF…). Bref, le point commun entre tout ce petit monde, c’est qu’ils se sont détournés des Saintes Écritures. Le message est, en gros « Voilà ce qui arrive quand on se détourne de Dieu ». Propre.

Mais je ne savais pas que ce livre était un fake jusqu’au jour où je l’ai acheté et que je suis tombée sur un post qui dénonce l’imposture. Il m’a suffit de quelques recherches pour voir que c’était malheureusement bien vrai : Beatrice Sparks, mormone de 53 ans, se faisait de l’argent en publiant des faux journaux et en se faisant passer pour une assistance sociale, thérapeute…. Bref tous les métiers qui aident les gens dans le besoin. C’est donc en sachant ça que j’ai commencé ma lecture et même si je ne l’avais pas su, le contenu m’aurait mit la puce à l’oreille !

Tout d’abord, il faut savoir que ce texte est très puritain (pas de sexe avant le mariage, entre autres), mais également homophobe, les gays n’étant pas tellement acceptés à l’époque : Alice dénonce son receleur parce qu’elle apprend qu’il est gay, ou encore sexiste : Alice pense que son frère peut devenir gay s’il voit des poils sous les bras d’une femme, on a ici le combo sexisme + homophobie. D’ailleurs, l’homophobie ne s’arrête pas qu’aux gays, les lesbiennes ne sont pas en reste, elles sont toutes décrites comme des « droguées qui se sont gouinées » (c’est tiré du texte, oui, oui).

Mais revenons au sujet principal, la drogue. Bon, j’ai bien rigolé, sincèrement. Les effets décrits sont totalement irréalistes et sortent tout droit d’un nanar sur les hippies des années 80 :

  • Les drogues douces : Alice s’habille avec des pantalons à patte d’éléphant, des gilets en laine sans manche et quand elle se drogue, elle a des sensations extra-sensorielles en dansant sur le tapis à poil long, elle sent qu’on fait un gâteau au chocolat à l’autre bout de la ville et entend quelqu’un respirer dans la maison voisine. Alice voit les sons et entends les couleurs, ne sait plus si elle est Elle, un livre, une table ou une musique.
  • Les drogues dures : Son style vestimentaire n’est plus indiqué ici. Là on rentre dans l’enfer, Alice n’est plus maîtresse de son corps !  Elle est donc violée à plusieurs reprises et quand elle est inconsciente, elle couche avec des filles. Rien ne va plus, elle a horreur de s’être fait « gouinée » (cette expression me fait franchement rire). Non, je vous rassure, elle n’a pas pris de kétamine, juste de la cocaïne !

Et si on continue le délire de l’auteure, il y a carrément des réseaux de vente de drogue dans les écoles primaires où des gamins ont de quoi acheter leur dose quotidienne (pourquoi pas). Donc évidemment, si ça se drogue si tôt, la suite est encore plus poilante. Alice fugue, elle a 15 ans et part avec une amie junkie dans une grande ville américaine, loue un appartement et devient gérante de sa propre boutique. Elle n’a que 15 ans, est-ce qu’il y a que moi que ça choque ou… ?

Sinon chapeau, concernant l’écriture on dirait vraiment une ado qui l’a écrit, il y a pas à dire. Et du côté de la fin, attention spoiler :

La fin de L'herbe bleue
Alice fait un séjour en hôpital psychiatrique, elle en sort clean, bye bye la drogue ! Et elle meurt. Fin de l’histoire.

Bref, du lol en barre, à ne pas lire si vous cherchez un authentique récit d’une personne qui s’est droguée.

[Chronique] Le maître des illusions – Donna Tartt

[Chronique] Le maître des illusions – Donna Tartt

le maitre des illusions


En décrochant une bourse à l’université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s’entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l’opportunité de vivre une nouvelle vie. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l’avis de ses professeurs, il tente de s’introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Et il est loin d’imaginer ce que lui coûtera sa curiosité.

Mon avis

Si je me retrouve à lire Le maître des illusions, ce n’est pas grâce à sa magnifique couverture, ni au résumé, mais grâce à Valentin Musso, auteur de Les cendres froides, un roman où cette citation ouvre l’histoire :

Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. D’autres encore – nues, grésillantes, d’une horreur indélébile – sont trop terribles pour être admises. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension ; quand les cendres sont froides, que les affligés se sont retirés, qu’on regarde autour de soi pour se  retrouver – à sa grande surprise – dans un monde entièrement différent.

Valentin Musso paraphe, mais cette citation vient tout droit de ce roman. En tout cas, elle m’a plus d’emblée ! J’ai donc ajouté ce livre à ma wishlist, et le hasard faisant bien les choses, les éditions Pocket ont sorti peu de temps après une édition collector du maître des illusions. La couverture est superbe, et la quatrième de couverture n’a pas été oubliée,  en tout cas j’ai craqué et je suis l’heureuse propriétaire de ce livre magnifique :

le maitre des illusions dos

Mais revenons à l’histoire. Richard s’ennuie ferme chez ses parents qui voudraient qu’il arrête de penser aux études pour travailler à la station service de son père, mais il ne se sent pas à sa place ici. Obtenant une bourse pour l’université du Vermont, il y va sans tarder et sans se retourner. Une fois sur place, il va rentrer dans un cours très select aux élèves particuliers… Il ne sait pas encore tout ce que cette entrée va lui coûter…

C’est une histoire définitivement très perchée, où les personnages prennent toutes les décisions qui pourraient les mettre dans le pétrin à coup sûr : mais ils sont riches, ils n’ont presque aucune attache et je pourrais presque avancer qu’ils se sentent au dessus de tout. Ils ont tous une personnalité tellement atypique, mais je n’en dirais pas de peur de spoiler.

Tout acte, dans la plénitude du temps, sombre dans le néant.

L’histoire a été écrite en 1993 (l’année de ma naissance, donc 22 ans aujourd’hui), mais elle reste intemporelle, elle pourrait avoir été écrite hier que je n’aurais pas vu la différence. Cependant, niveau vocabulaire, il faut s’attendre à quelque chose de plus complexe qu’un roman jeunesse, l’auteure ayant une sacré culture, il faut s’accrocher par moment tellement les personnages partent dans des délires philosophiques autour de la littérature grecque. Le tout est servi par une écriture fluide de l’auteure, une plume très plaisante à lire.

En tout cas, j’ai beaucoup  aimé Le maître des illusions et tout cela m’a donné envie de découvrir les autres livres de Donna Tartt !

[Chronique] Chroniques Lunaires, tome 2.5 : L’armée de la reine – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques Lunaires, tome 2.5 : L’armée de la reine – Marissa Meyer

l'armée de la reine


Dans cette nouvelle inédite, découvrez les origines de l’armée de Levana, mais aussi l’enfance et l’initiation d’un des personnages les plus charismatiques de la série !

Lorsqu’ils vinrent le chercher aux petites heures du jour, Ze’ev ne fut pas surpris : il avait toujours su que ce moment viendrait.
Depuis tout petit, on l’élevait dans l’attente d’une visite des thaumaturges de la reine au cours de sa douzième année. Il allait servir la Couronne. Cela ferait la fierté de sa famille et de son quartier. Mais Z était loin de s’imaginer les épreuves qu’il devrait traverser pour se faire une place dans l’armée de la reine Levana…

Mon avis

Encore un hors-série pour cette saga qui les collectionne : presque un entre chaque tomes. Autant la préquelle était intéressante et plantait le décor des Chroniques Lunaires, autant L’armée de la Reine n’apporte rien à l’histoire. Mais replantons le contexte : fin du tome deux, nous avions un aperçu de la fameuse armée de Levana. A travers le personnage de Loup, nous traversions une France sur le point d’être ravagée.

Nous retrouvons ce personnage, avant qu’il ne porte son surnom. Ze’ev est un jeune garçon qui vient tout juste d’être recruté dans l’armée de la Reine. Nous suivons donc son opération pour en faire un être génétiquement modifié, plus fort, plus puissant, plus… lupin. On vit donc avec lui ses derniers moments avec sa famille, l’intégration dans son équipe et comment il a du se battre pour gagner la place qu’on lui connait dans le deuxième tome de la saga.

Que dire de plus ? Pas grand chose, j’en ai bien peur. Ce hors-série n’apporte rien, il n’est pas indispensable à la saga et on peut aisément s’en passer, à moins que l’on s’intéresse à l’univers des Chroniques Lunaires. Ça reste une bonne lecture, mais sans plus. Cependant, la nouvelle est gratuite, alors pourquoi s’en priver ?

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 2 : Scarlet – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 2 : Scarlet – Marissa Meyer

chroniques lunaires 2

  • Éditeur : Pocket (2013)
  • Pages : 476
  • Genre : Seinen
  • Prix : 17.90€
  • Acheter Scarlet

Bien loin de l’asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Wolf, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Wolf croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.

Mon avis

Scarlet est une jeune française qui vit avec sa grand-mère. Sauf que la pauvre dame a été enlevée, et personne ne sait ni pourquoi, ni par qui, et encore moins où elle peut bien être… Marissa Meyer nous livre ici une réécriture du conte du Petit Chaperon Rouge, après celui de Cendrillon avec Cinder.

Après ma lecture du premier tome, j’avais une crainte, celle de ne pas retrouver la magie du un, sachant que l’on changeait de personnage. Mais heureusement, on suit aussi Cinder, qui finit par rejoindre Scarlet. Et j’ai bien aimé retrouver l’univers de Chroniques Lunaires avec ce nouveau personnage qui apporte une certaine fraîcheur et un nouveau point de vue sur la situation, c’est très agréable.

Il y a aussi de nouveaux personnages qui font leur apparition : Thorne, le « commandant » un peu barré qui tombe amoureux de toutes les filles qu’il croise, et Loup, le compagnon de la jeune française, qui apporte une part de mystère à ce nouveau tome avec tout ses secrets. De nouvelles relations, de nouveaux alliés, mais aussi un pan du passé oublié de Cinder qui se révèle.

D’où venait-elle? Où est-elle passée tout ce temps durant l’opération qui la changea en cyborg suite à son accident? Tout ça nous est dévoilé en détail. Et pour la première fois, on suit le personnage de Levana sur sa planète, pendant un court instant. Court, mais très instructif. J’aimerais tellement en savoir plus sur elle et sur ses motivations les plus profondes !

Ce deuxième tome tient ses promesses et est dans la lignée du premier, je me suis régalée tellement cet univers SF est addictif ! Je lirais la suite le mois prochain, c’est une saga que j’ai envie de dévorer sans attendre !

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder – Marissa Meyer

chroniques lunaires 1

  • Éditeur : Pocket (2013)
  • Pages : 412
  • Genre : Science-Fiction
  • Prix : 17.90€
  • Acheter Cinder

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

 

Mon avis

Cinder est une cyborg amnésique depuis l’accident qui a coûté la vie de ses parents. Elle a été adoptée par une famille asiatique vivant à New Beijing qui ne l’a jamais totalement acceptée. Sous le couvert de sa tutelle, sa marâtre la prend pour une domestique et elle veut à tout prix lui interdire d’aller au bal que donne le prince Kai… Une réécriture du conte de Cendrillon, sans la bonne fée !

Cinder est mécanicienne pour subvenir aux besoins de sa famille d’accueil, dans un monde où les droïdes de compagnie et autres font partie intégrante du paysage. Mais aussi un monde ravagé par la létumose, une maladie qui emporte des milliers de citoyens sur son passage et dont aucun remède existe. Mettons par dessus les Lunaires qui veulent assouvir les Terriens, de la manière la plus subtile qui sois, mais je n’en dirais pas plus…

Bref, c’est un univers bien fourni avec plusieurs intrigues qui se présentent à nous, le tout très bien ficelé et cohérent. Ce premier tome est un récit très bien mené et qui ne s’emmêle pas les pinceaux. Un véritable pageturner, je n’ai pas vu le temps défiler pendant ma lecture.

Cependant, j’ai très vite deviné qui était Cinder (son origine ainsi que son passé) très tôt, trop rapidement ! Un peu déçue de ce côté là, car même si je n’ai eu la confirmation qu’en deux parties et dont la dernière à la fin de ce premier tome, je le savais déjà, donc pour la surprise et le cliffangher, on repassera…

J’ai en tout cas très envie de découvrir la suite, bien qu’un peu septique, car nous suivrons d’autres personnages que ceux du premier tome. Je lirais la suite, mais avec des pincettes…