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[Chronique] Phaenix : Âmes sœurs – Carina Rozenfeld

[Chronique] Phaenix : Âmes sœurs – Carina Rozenfeld

phaenix nouvelle


Psyché et Éros, Anaïa et l’homme de sa vie. Deux couples : l’un est déjà mythique, l’autre doit encore écrire sa légende.
Une nouvelle exclusive pour découvrir l’univers de la série Phænix de Carina Rozenfeld et le mythe de Psyché et Éros qui a inspiré l’auteur.
Depuis l’origine du monde, le Phænix meurt et renaît perpétuellement de ses cendres. L’être fabuleux est constitué de deux âmes sœurs. À chacune de ses résurrections, ses deux moitiés doivent se retrouver et s’aimer pour reformer l’oiseau légendaire. Car lui seul a le pouvoir d’éloigner les menaces qui pèsent sur l’humanité. Malheureusement, les deux amants ont été séparés et l’oubli de leurs vies antérieures les empêche d’être réunis…

Mon avis

Après avoir lu la duologie Phaenix, j’ai eu un peu de mal à quitter cet univers. Alors quand j’ai vu qu’il y avait également une préquelle, je me suis dit qu’il fallait absolument que je la lise, une façon d’en terminer avec cette saga coup de cœur, en quelque sorte.

On retrouve ici E. qui nous raconte de son point de vue l’arrivée d’Anya en ville, leur première rencontre, et c’est agréable d’avoir sa version de l’histoire. Également, il y a quelques scènes bonus du premier tome, du point de vue d’Anya cette fois-ci. Elles n’apportent rien à l’histoire, mais ça reste plaisant à lire. Puis enfin, nous avons le fameux mythe de Psyché et Éros, dont l’auteure s’est inspirée pour sa saga.

Si j’avais lu cette préquelle avant Phaenix, je me serais précipitée chez mon libraire pour acheter les deux tomes et les dévorer très vite. Car en très peu de pages, on devine où veut en venir l’auteure et elle sait donner envie de lire. Carina Rozenfeld a un sacré talent de conteuse, à n’en pas douter !

A lire avant, entre les deux tomes ou après, cette nouvelle ravira les fans de la saga et donneront envie aux autres de la commencer !

[Chronique] Incubes : Actes I & II – Anthony Holay

[Chronique] Incubes : Actes I & II – Anthony Holay

incubes

  • Éditeur : Édition des tourments (2015)
  • Pages : 83
  • Genre : Horreur
  • Prix : 13€
  • Acheter Incubes

Résumé Incubes, Acte I :
Un couple, qui vient tout juste de perdre leur enfant, décide d’aller passer une semaine isolé du monde dans un charmant chalet de montagne. Tandis que la femme fait difficilement son deuil, l’homme aperçoit des silhouettes étranges et inquiétantes qui rôdent autour de la maison en pleine nuit…

Résumé Incubes, Acte II :
David, et sa femme Anna, profitent d’un beau week-end d’été pour emmener voir les cascades à leur tout jeune bébé Juliette. En chemin, ils s’arrêtent sur une aire de repos, en pleine montagne, pour se désaltérer. Malheureusement pour eux, quelque chose de profondément mauvais se cache en ces lieux ; quelque chose qui enlèvera Anna et Juliette et les entraînera au sein même de la montagne. En s’engageant dans une poursuite effrénée pour tenter de sauver sa famille, David ne se doute alors pas du lourd secret qu’il s’apprête à déterrer…

Merci à l’auteur, Anthony Holay, pour cette lecture !

Mon avis

J’avais déjà eu l’occasion de découvrir le premier acte d’Incubes l’année dernière, aux éditions House made of dawn. J’avais tout particulièrement adoré avoir peur en lisant cette nouvelle. Et donc quand l’auteur m’a présenté la suite, j’ai tout de suite accepté de la lire. Et après lecture, j’ai comme l’impression qu’un troisième acte ne serait pas de trop…

Les actes I et II sont regroupés dans cette nouvelle édition, mais je vais surtout parler du dernier acte, ayant déjà longuement parlé du I ici. Le II est sa suite directe, on y suit cette fois-ci deux nouveaux personnages, David et Anna. Voulant faire une pause sur une aire de repos, Anna et sa fille se font enlever par d’étranges créatures. N’écoutant que son courage, David fonce dans la forêt pour les récupérer. Les mêmes créatures croisées dans le premier acte…

On y retrouve la même atmosphère tendue que dans l’acte I. Et ici, c’est une part du mystère qui est dévoilé, on en apprend plus sur les créatures, mais d’un autre côté on ne peut faire la distinction entre le vrai et le faux. Hallucinations ou véritables créatures sorties tout droit des enfers? Jusqu’à la dernière ligne, l’auteur nous tient en haleine. Car là où on pourrait penser que l’histoire va se répéter, Anthony Holay nous offre un retournement de situation inattendu et des révélations qui nous font encore plus douter.

J’ai été tellement happée par cette lecture, que j’ai lu les deux actes en une après-midi, voulant à tout prix connaître la fin. C’est une histoire qui se lit très facilement. Les descriptions, encore une fois, nous offrent une immersion assez agréable, il a été très facile d’imager les différentes scènes qui composent ce deuxième acte. Quant à la fin, elle est surprenante, mais reste dans la continuité d’Incubes, c’est cohérent. J’espère qu’un troisième acte verra le jour, car je pense qu’il y a encore beaucoup à dire autour de ce mystère…

[Chronique] Légendes de Chine – Janine Hiu

[Chronique] Légendes de Chine – Janine Hiu

légendes de chine


Il y a bien longtemps en Chine, le sage dragon était maître de l’eau tandis que le tigre puissant était maître de la montagne et de la forêt. Dans son palais de jade, l’empereur du Ciel régnait sur le monde, les dieux et les hommes. En ce temps-là, il y avait 10 soleils, mais ils étaient fort désobéissants. Les animaux s’affrontaient pour devenir des signes du zodiaque. La dame Serpent Blanc luttait contre l’infâme tortue Fahai, et le roi des singes défiait les dieux par mille facéties… 

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Légendes de Chine est un petit recueil de 162 pages, relatant certaines légendes de ce grand pays asiatique. Leçons de morale, histoires de la création de l’univers, ou comment sont nés les signes astrologiques chinois, ce recueil dépose ici les bases de magnifiques histoires.

C’est à travers un peu moins d’une quinzaine de contes que l’on va voyager auprès des croyances populaires de chinois… Chacune de ces petites histoires ont été adaptées pour être comprises par les plus jeunes, car cette collection d’une trentaine de titres s’adressent avant tout aux 9-10 ans, mais peuvent être appréciés à tout âge.

Entre chaque nouvelle, une petite illustration est présentée, réalisée à l’encre de Chine et reviennent sur les plus beaux passages de chaque conte. Totalement magnifiques, elles permettent de s’immerger encore plus dans cet univers. Dessinées par Boll, un dessinateur qui a pour passion l’art calligraphique chinois, ce livre est un vrai bijou.

Un recueil à mettre entre toutes les mains !

Feuilleter le livre

[Chronique] Animale – Prélude : Tambours dans la nuit – Victor Dixen

[Chronique] Animale – Prélude : Tambours dans la nuit – Victor Dixen

animale prélude


Toutes les histoires ont un côté obscur… Toutes les légendes renferment une vérité cachée…

Mon avis

Tambours dans la nuit est le prélude du premier tome d’Animale, le début d’une saga fort prometteuse. J’attendais d’avoir lu ce fameux premier tome, La malédiction de Boucle d’Or avant de me prononcer sur cette nouvelle qui était censée vendre Animale.

Tout d’abord, je pense que je m’attendais à tout, sauf à ça. Une histoire d’amour, quelques secrets bien noirs, mais pas à atterrir en pleine guerre Napoléonienne, en Russie – les dernières batailles de Napoléon, là où il a perdu énormément d’hommes, avant son exil – avec une histoire d’horreur et d’ésotérisme.

J’avoue ne pas avoir saisi du tout le lien avec Boucle d’Or à ce niveau-là. Ce n’est qu’après lecture du premier tome que j’ai saisis toute la portée de ce prélude, qui – entre nous – ne m’aurait pas donné envie de lire Animale si on ne m’avait pas dit que c’était mieux après.

Parce que franchement, il n’y a rien de passionnant à suivre un musicien de guerre qui est témoin que d’étranges roulottes les accompagnent, qu’elles contiennent des choses qui grognent. Il ne sait pas ce que c’est, juste que ça lui fait peur. A part me poser des questions et chercher le lien avec le conte originel, je me suis surtout ennuyée pendant cette lecture.

Pas franchement indispensable, vous pouvez commencer la saga Animale directement par La malédiction de Boucle d’Or sans problème…

[Chronique] Les aventures de Judith Lee – Richard Marsh

[Chronique] Les aventures de Judith Lee – Richard Marsh

les aventures de judith lee


Revoici Judith Lee, professeur pour sourds-muets, que son talent pour lire sur les lèvres plonge parfois dans des situations délicates, voire explosives.

Mais cette détective malgré elle commence à être bien connue des malfrats en tout genre, qui n’hésitent pas à recourir aux grands moyens pour tenter de l’éliminer.

Saura-t-elle déjouer leurs tentatives et continuer de traquer assassins, voleurs de bijoux, espions et autres criminels ?

Merci au forum Au cœur de l’imaginarium et aux éditions Rivière Blanche pour cette lecture !

Mon avis

Les aventures de Judith Lee est un recueil de nouvelles, qui elles sont parue initialement en 1916 dans le journal The Stand Magazine. Ces histoires mettent en scène Judith Lee, professeur pour sourds-muets et espionne à ses heures perdues, grâce à son talent qui est celui de lire sur les lèvres. Bien que ce talent peut se révéler pratique, il peut très vite devenir une gêne quand on essaye de vous tuer à cause de celui-ci…

Au nombre de dix, chacune de ces nouvelles présente une histoire bien à part qui peuvent se lire indépendamment les unes des autres sans aucun problème de compréhension. Toutes d’environ une trentaine de page chacune, on est très vite immergés au cœur des enquêtes de Judith sans prendre de pincettes.

Cependant, ces textes deviennent très vite redondant si on essaye de tous les lire à la suite, car ils se présentent de la même manière : présentation du lieu où est Judith, quelques lignes sur son don, lecture « fortuite » sur les lèvres d’un inconnu qui se révèle être au choix un meurtre, un vol ou une disparition, puis Judith se retrouve d’une manière ou d’une autre mêlée à l’enquête, elle trouve des éléments, boucle son enquête, conclusion et clap de fin.

Côté écriture, l’auteur a surtout misé sur la description des lieux et des scènes que le comportement et la psychologie des personnages, au détriment même du personnage principal qui n’est absolument pas approfondi. Avec un langage soutenu, Les aventures de Judith Lee donnent l’impression de lire les confidences d’une très vieille dame qui radote un peu.

La lecture de ce recueil me laisse quelque peu indifférente malgré la richesse des récits de Mr Marsh. Une découverte sympathique, mais pas inoubliable.

[Chronique] Il était une fois… Cinder – Marissa Meyer

[Chronique] Il était une fois… Cinder – Marissa Meyer

il était une fois cinder


À tout juste 11 ans, Cinder découvre New Beijing et sa nouvelle famille. De l’Europe et de ses vrais parents, elle n’a aucun souvenir. Elle ne sait d’eux que ce que son beau-père lui a appris : ils sont morts dans un accident qui a aussi failli lui coûter la vie. Pour la sauver, les médecins ont dû lui greffer une main et une jambe de robot. Cinder a des difficultés à s’habituer à son nouveau corps de cyborg. Sans parler des informations encyclopédiques qui sont projetées dans son champ de vision sitôt qu’elle est confrontée à une situation inconnue. Si elle se lie facilement d’amitié avec ses nouvelles sœurs, Pearl et Peony, Cinder comprend très vite que sa belle-mère ne l’accueille pas de gaité de cœur. Et le drame qui menace sa famille d’accueil ne va rien arranger…

Mon avis

Cinder est une jeune cyborg adoptée par une famille d’accueil à New Beijing, dans un futur dystopique. Depuis l’accident qui a coûté la vie à ses parents, elle a été reconstruite avec des pièces robotisées. Depuis, elle a les informations sur toute chose qui lui défile devant la rétine. Cinder est amnésique est n’a aucun souvenirs de sa vie d’avant l’accident.
Dans sa famille d’accueil, elle est vite adoptée par le père, mais surtout par ses nouvelles sœurs, Pearl et Peony, tandis que sa nouvelle mère semble la détester au plus haut point…

Je connaissais la saga Cinder de nom, mais je n’ai jamais réellement osé commencer la saga. J’avais peur d’être déçue, de ne pas avoir ce que je cherchais… Du coup, quand j’ai vu qu’une préquelle était sortie, je me suis dit que ce serait l’occasion ! Deux ans après son téléchargement, je me lance dedans – enfin – grâce à la Lecture Commune organisée sur Livraddict.

Dès les premières pages, on est vite plongés dans l’univers de Cinder : le côté SF est très présent dès le départ : les véhicules, le fait que ce soit une cyborg, que les habitants aient des androïdes qui s’occupe des taches ménagères à leur places… On est vraiment dans un univers futuriste !

Côté personnages, la couleur est donnée aussi dès le début : on sent très rapidement que tout le monde ne voit pas l’arrivée de Cinder de la même façon.

Pour l’écriture, c’est très fluide ! Ça se laisse lire très rapidement et facilement. En bref, une bonne mise en bouche qui donne envie de lire le premier tome !

[Chronique] Frontières bombardées et autres nouvelles – Thibault Guillerm

[Chronique] Frontières bombardées et autres nouvelles – Thibault Guillerm

frontières bombardées


Ces pages relatent de multiples fragments d’existence liés à la Terre. Car, les chemins empruntés par ces êtres n’ont d’autre point de convergence que cet amas d’eau et de pierre à l’énergie impalpable, au symbolisme puissant. Que l’on plonge dans ses profondeurs ou que l’on se contente d’en observer les aventures, la Terre nous happe et nous enchante. Elle nous tourmente. Et pour finir, elle nous relâche dans une gerbe fantastique de rêve ou de sang.

Mon avis

Frontières bombardées et un recueil de cinq nouvelles plus ou moins courtes, traitant avec une petite pointe de philosophie différent sujets, tels que la création et l’apocalypse, mais qui met surtout ses personnages dans des situations où ce dernier se rend compte qu’il n’est au final qu’infiniment petit face aux grandeurs qui l’entoure, le tout en naviguant sur trois genre : science-fiction, fantasy et fantastique.

La première nouvelles, Frontières bombardées, met en scène Liipatha, un étudiant humanoïde qui travaille dans un centre de recherche sur la création d’univers. Nous arrivons dans ce récit au début de l’expérience, et tout en suivant la création d’univers, nous suivons les réflexions de Liipatha devant un tel exploit.
Ensuite, nous continuons sur Le choc des cultures, qui met en scène un paysan qui a son premier contact avec une forme de vie extra-terrestre, qui engendrera des évènements d’une ampleur qu’il n’aurait jamais deviné…
Avec Sombre humeur, nous suivons Ulysse, rescapé de la race humaine alors que la terre à l’air d’être recouverte par les eaux. Nous suivons son analyse de la situation, sur son radeau perdu au milieu des eaux.
Le Silloneur met en scène un personnage qui parcourt le monde sans que personne ne sache qui il est. En tout cas, il à l’air aussi âgé que la Terre qu’il arpente jour après jour. C’est sans conteste une nouvelle métaphorique.
Et pour finir, Les yeux de l’enfer, un texte fantasy sur un chasseur qui est à la recherche d’un dragon, jusqu’au jour où il tombe dessus…

Ces nouvelles ont l’air sans rapport au premier abord, mais mettent toute en scène un personnage qui se retrouve infiniment petit devant les grandeurs qui l’entoure. Bien que ce soit plus flagrant dans certaines nouvelles que d’autres, c’est un thème qui prédomine ce recueil. On ressort de cette lecture avec une réflexion sur la place de l’homme dans l’univers, comme avec Frontières bombardées où Liipatha remet en cause tout ce qu’il sait sur son univers, sur sa petite place dans un monde qui le dépasse, pour au final se reprendre et revenir à son observation.
C’est un peu le même schéma utilisé avec Le choc des cultures, où le paysan se remet en cause après avoir envoyer les extra-terrestres à Washington, pour se reprendre plus tard et revenir à son champ de haricot, sans plus de pensées sur ses actes. Mais aussi, ces nouvelles font réfléchir sur le côté matérialiste des humains, sur l’importance que l’on donne aux choses comme l’argent, dans Sombre Humeur.

Je ne m’attendais pas en lisant ce recueil à voir autant de sujets de réflexion et autant de questions soulevées, m’attendant plus à des nouvelles SFFF sans plus. C’est une réelle surprise très agréable, car cette lecture reste divertissante et rafraîchissante. L’auteur ayant une plume assez fluide, c’est un recueil qui se laisse lire très rapidement. Personnellement, je pense que certaines nouvelles (Frontières bombardées, Sombre humeur et Les yeux de l’enfer) pourraient être retravaillées pour offrir une histoire un peu plus longue – pourquoi pas un roman?

En bref, une courte lecture sympathique qui amène à réfléchir et qui se laisse apprécier !

Merci à l’auteur pour cette lecture !

[Chronique] La tue-mouche – Jean-Hugues Malineau

[Chronique] La tue-mouche – Jean-Hugues Malineau

la tue-mouche

  • Éditeur : Gulf Stream (2016)
  • Pages : 105
  • Genre : Romance, jeunesse
  • Plus édité

-Si tu Veux, appelle-moi chanterelle…
– Pourquoi pas ! et pourquoi pas clavaire, coprin, arnica… ou gentiane, nigritelle ou furet ? La tue-Mouche s’est mise à rire et son rire a le bruit de l’eau sur les pierres … je l’aime comme ce soleil rouge, comme les marmottes, comme la gentiane printanière… comme le lait des chèvres. J’aime ta joue que je sens sourire quand je te dis que je t’aime, j’aime ton corps, ton ventre, j’aime toute la Tue-Mouche…

[…extrait …]

La Tue-Mouche, c’est le nom d’un séduisant champignon vénéneux et le surnom insolite donné à l’adolescente farouche dont s’éprend le héros de ce livre. Un roman où s’expriment pudeur, sensualité, émotion de la découverte de l’amour, un été, au cour d’une montagne sauvage, vibrante de vie.

 

Mon avis

La Tue-Mouche, c’est le nom d’un champignon, mais aussi le surnom d’une adolescente dont le héros de ce roman tombe éperdument amoureux dès le premier regard. Nous suivons leur histoire d’amour, jusqu’au moment où la Tue-Mouche doit repartir, pour peut-être ne jamais revenir.

Tout d’abord, l’objet livre est assez joli, ce qui mérite d’être souligné. Pour cette collection « Les romans bleus », les éditions Gulf Stream ont vu les choses d’un côté… bleu. Les pages sont bleu clair, avec une écriture bleu marine. L’histoire est encadrée par des crayonnés de la couverture, qui sont magnifiques.

Quant à l’histoire, elle est très poétisée, avec un vocabulaire riche et avec une plume fluide. Les personnages n’ont pas de nom, juste des surnoms (Le vieux, La tue-mouche…), et sont toujours cités comme tels, à l’instar des animaux et autres plantes qui gardent leurs noms.

Bien que ce soient les premiers émois d’un jeune adolescent qui sont relatés ici, l’histoire ne m’a pas plus touchée que ça. Certes, c’est une belle histoire d’amour, mais au delà de ça, ce n’est pas un livre qui me marque particulièrement. Peut-être l’histoire aurait eu plus d’impact si je l’aurais lue plus jeune?

Mais au final, La tue-mouche reste un beau livre, que je conseillerais pour un(e) adolescent(e). Le livre n’est plus édité actuellement.

[Chronique] La balle rouge – Patrick Bousquet

[Chronique] La balle rouge – Patrick Bousquet

la balle rouge

  • Éditeur : Serpenoise (2000)
  • Pages : 96
  • Genre : Historique, jeunesse
  • Plus édité

Je suis une balle rouge.
J’appartenais à un enfant nommé Samuel,
mais que tout le monde appelait Sam.
C’était hier…
En Europe.
Pas loin d’ici…
Au temps des nouveaux barbares…

C’est une histoire terrible que la mienne
Une histoire incroyable
Mais aussi une histoire d’espérance.

Alors voilà …

Mon avis

La petite balle rouge nous fait revivre la seconde guerre mondiale, surtout la partie de la Rafle, jusqu’à la fin de la guerre, le tout raconté par une petite balle rouge qui a appartenu à un petit garçon, Samuel. Mais une fois arrivé au camps de concentration, les enfants, les femmes et les personnes âgées sont séparées des hommes valides. Alors Sam laisse sa petite balle à son père, qui reverra sa femme et son fils pour la dernière fois…

La petite balle rouge va donc accompagner Josué pendant toutes ces années, et écoutera ses confidences quand celui-ci sera à bout. La petite balle nous livre en ces 96 pages un condensé de ce qu’il a pu vivre et voir, mais le tout raconté de sorte à ce que son récit soit adapté à tous, même aux plus jeunes. Personnellement, c’est un livre que je n’hésiterais pas à faire lire à mon petit frère ou à ma petite sœur.

Une petite annexe en fin de livre rappelle les grandes dates de la 2nde guerre mondiale, mais aussi à travers une carte où se trouvait les principaux camps allemand (concentration et extermination). Pour ceux qui veulent approfondir après cette lecture, l’auteur nous laisse une filmographie et une bibliographie complète.

Un petit livre touchant et très émouvant, qui n’est malheureusement plus édité. Vous pouvez le trouver d’occasion ou alors peut-être dans une des prochaines boxs de pandore. Moi, c’est grâce à la box que j’ai pu le lire 🙂

[Chronique] La Niña Blanca – Christophe Semont

[Chronique] La Niña Blanca – Christophe Semont

la nina blanca

  • Éditeur : House made of dawn (2014)
  • Pages : 36
  • Genre : Paranormal
  • Plus édité

Même dans le milieu ultra-violent et sans pitié des cartels mexicains, on a peur de la Santa Muerte. Alors quand des barons de la drogue se font assassiner sauvagement et sans explication, la rumeur se répand comme une traînée de poudre : la Niña Blanca rôde…

Mon avis

Quand El Loco est maudit par l’homme qu’il tue pour trahison, sous les yeux des membres de son cartel, il ne se doute pas une seule seconde que la Niña Blanca va lui rendre une petite visite…

C’est un plaisir de plonger dans un nouveau texte de Christophe Semont, auteur de La malédiction de Chango, une nouvelle fort plaisante que j’ai déjà eu loisir à chroniquer. Quel grand plaisir de voir tout ce travail fournit pour une courte nouvelle, que ce soit autour des cartels, l’implication des forces de l’ordre de l’ordre et les légendes mexicaines, notamment la populaire Santa Muerte

Pour un texte aussi court (une trentaine de page), Christophe Semont arrive à planter assez rapidement le décor, la psychologie des personnages, tout ! Avec les descriptions juste des lieux et des évènements, on s’imagine sans peine où les scènes et on plonge très rapidement dans cet univers. On s’y adapte tellement vite qu’on se retrouve à la fin de la nouvelle sans avoir vu les pages défiler !

En tout cas le dépaysement est total et m’a amené à faire quelques recherches pour en savoir plus sur la Santa Muerte, tout comme j’en avais fait pour la Santeria dans la précédente nouvelle de l’auteur. Mais pendant ma lecture, j’avais hâte d’avoir la version de l’auteur sur la Niña Blanca, qui est-elle et pourquoi elle fait tout ça et la fin centrée sur ce personnage m’a grandement  satisfaite, je n’aurais pas pu rêver mieux !

Je ressort de ma lecture plus que satisfaite, c’est un coup de cœur pour moi!

Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions House Made of Dawn pour cette lecture