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[Chronique] Petites histoires de la mythologie – Hélène Montardre

[Chronique] Petites histoires de la mythologie – Hélène Montardre



Mon avis

Sur le même concept que Petites histoires de l’Histoire, Petites histoires de la mythologie raconte aux plus jeunes (public visé : 7/8 ans) l’histoire de la mythologie grecque, sans prise de tête, sous la forme d’une petite histoire toute somme banale. Comme à chaque fois que le parle de mythologie chez Nathan, on retrouve à la barre Hélène Montardre, un nom synonyme de qualité sur ce domaine.  Aujourd’hui, on revient sur les deux dernières sorties de chez Nathan, Apollon le dieu dauphin et le combat de Rémus et Romulus.

Accompagnés de quelques illustrations en noir et blanc, on revient sur la naissance de Apollon et tout ce qu’il a du faire pour construire ses deux temples, ainsi que ses illustres combats. On revient aussi, dans le deuxième ouvrage, sur la vie de Rémus et Romulus. Mais ici, on ne reste pas longtemps sur la légende des enfants élevés par une louve pour aussi faire la lumière sur leur mythe sanglant, bien loin de la douceur enfantine…

Avec un petit dossier qui fait office de documentation de quatre pages, les jeunes pourront approfondir ce qu’ils voient déjà en cours avec ces petits livres. Vraiment faciles à lire, l’écriture de l’auteure est fluide et absolument pas infantilisant,  ce qui reste plaisant à l’heure où les jeunes en 5è sont tenus de décorer leurs cahiers au lieu de se préparer au programme scolaire et au brevet blanc dont ils passeront quelques épreuves l’année prochaine (true story).

Bref, les livres de la collection Petites histoires de la mythologie, c’est un large panel d’informations qui permettra aux plus jeune de compléter ce qu’ils apprennent en cour, de manière ludique et totalement plaisante ! En clair, à mettre entre toutes les mains !

Merci aux éditions Nathan pour ces lectures !

[Chronique] Funestes murmures – Nathy

[Chronique] Funestes murmures – Nathy

funestes murmures


La mort prend bien des visages, parfois, elle peut être la compagne de toujours ou bien être la pire crainte.
Ici, Nathy nous emmène au travers de six nouvelles dans des rencontres parfois inattendues. L’auteur joue avec les clichés éculés, les clins d’œil et les références tant musicales que littéraires.

Mon avis

Recueil de nouvelles ayant pour thème commun la mort, Nathy met en scène différents personnages qui vont rencontrer la faucheuse sous multiples formes…

La mort vient sous la forme de différents personnages démoniaques dans chacune des nouvelles. J’ai trouvé dommage que les morts se répètent: des visions oniriques accompagnées la plupart du temps de rêves érotiques, puis le personnage se rend compte qu’il a été piégé, et meurt plus ou moins brutalement. Cependant, une nouvelle se démarque et ne répète pas le même schéma que les autres. En effet, Le temps rattrapé est la seule qui propose une mort différente. Certes, elle vient toujours d’un démon, mais nous nous y attendons beaucoup moins.

La première nouvelle, L’ange de la Mort, aurait pu me séduire si elle aurait été plus travaillée. Elle est la plus courte des nouvelles, et pour cause il manque énormément d’éléments. On nous laisse entrevoir une mythologie autour de l’ange de la Mort qui a besoin d’une reine, et donc tue une jeune fille pour ça, mais c’est tout. Il aurait été très intéressant que l’on en sache plus sur le sujet. Fix n’offre pas quant à elle une mort directe de la part d’un démon, mais venant d’un élément extérieur amené par ce dernier, mais ça reste dans l’ensemble la même chose: vision onirique, le personnage principal voit le démon au moment de mourir…

L’écriture est fluide, les nouvelles se laissent lire en très peu de temps. Malheureusement, le recueil est parsemé de fautes d’orthographes, jusqu’à dans les titres. J’en ressort déçue, car l’auteur m’avait habituée à mieux dans Anamorphose: Invictus Tenebrae, son premier roman, et toutes ces répétitions me laissent sur ma faim.

Merci au forum Au cœur de l’Imaginarium et aux éditions Lune Écarlate pour ce partenariat.

[Artbook] Divines : Les beautés de la mythologie classique – Rosalys & Fleur D.

[Artbook] Divines : Les beautés de la mythologie classique – Rosalys & Fleur D.

divines

  • Éditeur : Univers partagés (2013)
  • Genre : Mythologie
  • Prix : 9.99€
  • Acheter Divines

De grandes dames de la Grèce Antique vous invitent à entendre leur histoire. Les plus belles déesses, nymphes et Héroïnes vous content le monde qu’elles ont érigé. Acceptez leur invitation, goûtez leurs paroles et appréciez les valeurs de leur cœur. Dans un esthétisme inspiré du Japon, les illustrations sensuelles de Fleur D. rendent grâce à ces divinités pleines de volupté. Avec ces peintures modernes, accompagnées de la plume lyrique de Rosalys, la mythologie classique n’a jamais été aussi charmante et limpide.

Mon avis

J’inaugure la section Inclassable du blog avec Divines, un artbook made by Fleur D. (illustratrice) et Rosalys (auteur). Retour sur les déesses de la mythologie grecque et des héroïnes en lien avec cette mythologie…

Cet artbook est divisé en trois parties: les déesses grecques, les nymphes et les héroïnes qui se sont frottées à la mythologie grecque. Chaque double-page est illustrée d’une déesse, nymphe ou héroïne, accompagnée d’un court texte poétisé, racontant en quelques lignes les faits marquants de leur histoire, et quel lien ont-elles avec d’autres déesses et dieux. Avec un vocabulaire enrichi qui incite au voyage et à la découverte, j’ai eu envie de me replonger dans la mythologie grecque, sujet que me passionnait beaucoup quand j’étais plus jeune.

Côté dessins, ils sont très jolis. Ils sont un savant mélange entre ceux que l’on trouve dans les mangas et ceux de Walt Disney, avec des couleurs un peu pastel. Un peu simple, ils sont très féminins, avec un trait fin et soigné renforçant la sensualité des déesses, nymphes et héroïnes. On remarque très facilement que les dessins ont été réalisés sur tablette graphique, ce qui n’enlève cependant rien à ces qualités, nous avons juste à déplorer un petit manque de détails. Les postures des personnages sont variées et choisies avec bon goût.

Malgré le fait que l’auteur ai traité des sujets exclusivement féminins, nous apprécions le fait que chaque personnage soit suffisamment différend des uns, des autres, tout en restant cohérent avec le style choisit, ce qui nous évite de nous lasser pendant notre lecture.

En bref, un petit artbook sympathique et plaisant pour les yeux, incitant au voyage et à la (re)découverte, mais cependant un peu trop court à mon goût. Merci au forum Have a Break, Have a book et aux éditions Univers partagés pour ce partenariat.

illu divines

[Chronique] Sales bêtes ! – Les artistes fous associés

[Chronique] Sales bêtes ! – Les artistes fous associés

sales bêtes

  • Éditeur : Les artistes fous associés (2014)
  • Pages : 255
  • Genre : SFFF
  • Ebook gratuit sur le site des Artistes fous associés

Chimères, animaux-totems, transformations bestiales, animal tapi en soi qui se dévoile, conscience émergeant chez la bête, créatures mythologiques, improbables, quotidiennes… Ou tout simplement regards croisés entre l’homme et l’animal, entre lutte, répulsion, respect et fraternisation, proximité dérangeante et fascination.
Dans cette deuxième anthologie, Les Artistes Fous Associés explorent la thématique animale à travers 20 récits tour à tour horrifiques, poétiques, sarcastiques, émouvants, tragiques, gores, sexuels, dans un format allant de la micro-nouvelle à la novella. Venant des quatre coins de la francophonie, leurs auteurs et illustrateurs sauront réveiller la (sale) bête qui sommeille en vous !

Mon avis

Sales bêtes! Et un recueil de nouvelles regroupant une vingtaine de courtes histoires de 25 auteurs et illustrateurs, dont le thème – vous l’aurez deviné – sont les bêtes, animaux, créatures mythologiques, ect… La qualité est au rendez-vous dans ce recueil, je ne me suis pas ennuyée une seule fois pendant ma lecture, pestant même quand certaines se finissaient trop vite à mon goût. Rajoutez à ça de magnifiques illustrations à chaque début de nouvelles dont j’ai craqué pour certaines. En somme, de belles découvertes.

Autant certaines sont drôles et font pas mal de jeux de mot comme Tau Rho de Herr Mad Doktor, autant d’autres font réfléchir concernant les tests sur animaux et la façon dont les êtres humains traitent ces derniers, comme avec  Clic de Maniak, Notre Dame des Opossums de Southeart Jonas, La dépression du chat de Gallinacé Ardent, Cobaye #27 de Eric « Udeka » Noël, La parole du Rhinocéros de Ana Minsk ou encore Les maîtres ne vinrent plus de Ludovic Klein. On voyage aussi en plein dans le folklore japonais avec Manger les rêves de Romain d’Huissier.

Tau Rho n’est pas seulement drôle, mais est aussi dérangeante, tout comme Parasite de Vincent T. et La bête noire de Julien Heylbroeck, qui nous font sortir de notre zone de confort. Après tout, c’est aussi le but de ce recueil de nous faire sortir de nos petites habitudes livresques! Et sur ce coup, c’est réussi.

Les nouvelles vont ainsi du plus petit insecte, en passant par les singes et les sirènes, dont une des nouvelles est signée Morgane Caussarieu, auteure plutôt habituée à écrire sur les vampires, mais qui arrive cependant à nous faire voyager en quelques pages dans un univers qu’elle n’a pas l’habitude de traité avec Un arrière goût d’éternité.

Côté illustration, j’ai eu un coup de coeur pour pas mal d’elles, mais si je devais en garder qu’une seule, se serait celle illustrant la nouvelle Deuxième évènement de Ludovic Klein, faite par Cham:

illu sales betes

En bref, j’ai beaucoup apprécié ce recueil de nouvelles et d’illustrations, j’ai découvert des auteurs et des artistes qui méritent d’êtres suivis. Un grand merci au forum Have a Break, Have a Book et aux éditions des Artistes fous associés pour cette agréable découverte 🙂

[Chronique] La malédiction de Chango – Christophe Semont

[Chronique] La malédiction de Chango – Christophe Semont

la malédiction de chango

  • Éditeur : House Made of Dawn (2010)
  • Pages : 108
  • Genre : Horreur
  • Plus édité

Quand Franck Carnac, un ex-militaire reconverti en tueur à gages, est envoyé à Cuba pour éliminer un français terré à Santiago De Cuba, il ne se doute pas que cette mission sera différente des autres…
Confronté aux légendes les plus anciennes de cette ile millénaire, le tueur découvrira que ses démons intérieurs ne sont rien en comparaison de ce qui se cache dans les entrailles de Cuba…

Mon avis

Une petite fille demande à sa grand-mère de lui raconter l’histoire de Chango et de sa femme, sa malédiction. Malgré l’interdiction de la mère de la petite fille, la grand-mère lui conte alors la malédiction de Chango, le Dieu de la guerre et des tambours, en guise de prologue.

Franck est un ancien militaire, célibataire depuis que sa femme est partie avec son fils. Depuis qu’il a quitté l’armée, il a de sérieux problèmes d’alcoolisme et enchaîne les petits boulots de mercenaire pour subvenir à ses moyens. Pour cette affaire il a été contacté pour tuer Pierre Guillemot, un vieil homme qui vit à Cuba. Une fois sur place, il se retrouve être la cible d’une jeune femme aux tatouages mystiques, puis plus tard par des créatures monstrueuses qui ressemblent à des enfants qui semblent sortir tout droit de la légende de la malédiction de Chango…

On ne devine pas le lien entre la malédiction de Chango et Franck avant la fin de sa mission, ni même la conclusion finale de l’histoire, étant donné que l’auteur a su nous révéler aux bons moments les éléments les plus importants. La partie mythologie, qui renferme toute l’histoire autour des Dieux de la Santeria, religion originaire des Caraïbes. Bien que Chango existe dans la Santeria, je n’ai trouvé aucune trace de sa légende – et donc de sa malédiction -, ce qui me porte à croire que l’auteur a inventé cette partie-là.

-Toute légende comporte une part de réalité. C’est pourquoi elles se perpétuent ainsi à travers le temps, comme un avertissement. Afin de nous préparer pour le jour où elles deviennent vraies.

La rencontre avec les enfants est particulièrement glauque et sanglante, sans pour autant me terrifier. Ce sont des créatures aux yeux noirs, les dents noires et qui ont des griffes à la place des ongles, qui ne s’arrêtent pas tant qu’ils ne meurent pas, ils n’ont rien à perdre et on les sent dirigés par quelque chose qui est au dessus d’eux. Leur arrivée est synonyme de mort et on ne peut imaginer que Franck puisse s’en sortir un seul moment avec ces enfants sur son dos…

La fin nous laisses imaginer plusieurs scénarios possibles pour notre mercenaire, nous ne savons pas vraiment ce qu’il advient de lui à la fin de cette nouvelle. Personnellement, cette fin me plaît, car je ne pense pas que j’aurais apprécié cette lecture si une fin bien définitive qui ne laisse aucune place à l’imagination aurait été écrite.

En bref, j’ai passé un bon moment tout au long de cette courte lecture que je ne peux que conseillé aux adeptes des textes mythologiques!

[Chronique] Le passager – Jean-Christophe Grangé

[Chronique] Le passager – Jean-Christophe Grangé

Le passager

  • Éditeur : France Loisir (2012)
  • Pages : 992
  • Genre : Thriller
  • Prix : 23.99€ (Poche: 9.40€)
  • Acheter Le Passager

Je suis l’ombre.
Je suis la proie.
Je suis le tueur.
Je suis la cible.
Pour m’en sortir, une seule option : fuir l’autre.
Mais si l’autre est moi-même ?…

Mon avis

Le Passager est le premier roman que je lis de Jean-Christophe Grangé, j’avais lu quelques critiques des ouvrages de l’auteur, et je m’attendais à un univers glauque, sombre, froid, voir gore. A la place, j’ai été accueillie par des mots familiers, en argot si vous préférez. Je me suis dit « si tu veux me faire peur avec ça, t’es mal parti ». J’ai eu du mal à m’accrocher à l’histoire, jusqu’à la page 150 où l’on rentre enfin dans l’action.

On suit la même enquête, vue par deux personnes : Mathias Freire, le psychiatre ; et Anaïs Chatelet, capitaine de police de Bordeaux. Mathias est depuis quelques mois à Bordeaux, il a demandé à y être muté, depuis le jour où il s’est réveillé dans la chambre d’une de ses patientes, Anne-Marie Straub, avec qui il avait des rapports. Ce n’est pas tant leur relation qui le gênait, mais le fait qu’elle se soit pendue pendant son sommeil avec la ceinture du psy. Quand à Anaïs, elle y est par défi. Pour prouver à tout le monde qu’elle n’a plus rien à voir avec son tortionnaire de père. Elle fera tout pour l’oublier, mais il est lié à cette enquête malgré lui.

C’est sur fond de crimes mythologiques, fugues psychiques et autres délires schizophréniques que notre histoire progresse, dans plusieurs villes de France. Cette partie géographique est assez bien détaillée, que ce soit les noms des rues aux petites villes, on s’y retrouve vite et l’on peut suivre de mémoire nos héros à travers leurs aventures. C’est une histoire qui est dans l’ensemble très bien détaillée, surtout au niveau de ce qui fait avancer l’histoire. Les décors sont aussi décrits, mais pas autant que l’histoire, et c’est un bon point. Un point qui fait avancer notre histoire assez rapidement, tout en nous laissant en immersion dans l’univers de Grangé, en nous laissant imaginer la scène. Ni trop, ni peu, Grangé sait où sont les limites.

Mais, malgré cette volonté de bien faire, on sent que l’auteur à tout donné dans les trois premières parties de ce livre, et que la quatrième est… vide. Plus de détails, c’est les décors et toutes les petites choses inutiles à l’histoire qui se récoltent tout les détails. Des pages remplies de détails. Une fin malheureusement bâclée, trop brouillon. Il veut en finir vite avec son histoire, il ne sait plus quoi dire d’autre pour faire une fin un tant soit peu du niveau des trois autres parties : on le ressent. Elle aurait mérité d’être mieux travaillée.

C’est un livre qui se laisse quand même lire, prometteur. Il est très accrocheur si on passe les 150 premières pages de stagnation et la fin brouillon. Je me laisserais bien tenter par les autres livres de Grangé, mais ils ne sont pas dans mon top-priorité pour mes prochains achats de livres.