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[Chronique] Half Bad, tome 3 : Quête noire – Sally Green

[Chronique] Half Bad, tome 3 : Quête noire – Sally Green

half bad 3


L’alliance des sorciers libres a été dispersée. Comme tous ses compagnons, Nathan se cache. Mais il ne renonce pas à la guerre, sa guerre. Une amulette secrète lui donnerait le pouvoir de sauver l’Alliance.
Nathan part à sa recherche, au risque de s’y perdre, et de perdre tout ce qu’il aime.

Mon avis

La fin du deuxième tome m’avait choquée. Je n’ai jamais autant détesté un personnage de fiction de ma vie. Je n’ai jamais non plus fait autant d’allers-retours chez ma libraire en attendant impatiemment la sortie de ce tome final. L’attente a été tellement longue que je n’ai pas pu me retenir de lire les premières pages en VO à la librairie Shakespeare & Co. Moi, une lectrice masochiste ? A peine… 😉

Et aujourd’hui je fais face à un coup de cœur monumental, et je ne m’en suis toujours pas remise ! Tout dans ce dernier tome, dans cette conclusion, était parfait. Tellement que j’en ai pleuré à la fin, j’ai du aller chercher des fins alternatives sur fanfiction.net, chose que je n’avais pas fait depuis la mort de mes personnages préférés dans Harry Potter. Heureusement, les lectrices anglophones partagent ma détresse et ont déjà réécrit les derniers chapitres !

Parce que la relation de Nathan et Gabriel… Mon Dieu, que d’émotions ! Quand Sally Green a introduit ce personnage, j’ai tout de suite shippé les deux jeunes hommes, en bonne fujoshi qui se respecte. J’ai croisé les doigts tellement forts pour voir cette relation aboutir… Et dans ce dernier tome, on voit toute l’influence de Gabriel sur Nathan, tout ce qu’il est pour lui… C’est tellement beau au milieu de toute cette violence

Car c’est un tome où Nathan se jette à corps perdu dans ses ultimes objectifs. Sa vengeance, sa haine le consume au point de ne laisser que des cadavres dans son sillage. Sally Green arrive à nous faire ressentir tout ce que Nathan est entrain de vivre sous nos yeux, c’est tellement fort, on ne peut pas en sortir indemne de cette lecture, clairement pas. La narration est particulière, mais je me suis vite habituée, la plume de l’auteure a été ma nouvelle addiction. La saga est tellement prenante que j’ai eu du mal à commencer ma lecture suivante. Alors imaginez un peu quand j’ai appris que les droits de la saga ont été rachetés par la Fox pour en faire une adaptation !

Bon et bien voilà, on y est. C’est la fin. Je ne réalise toujours pas. Depuis que j’ai fini Quête noire, j’erre sur internet, glanant toutes les infos possibles et inimaginables sur une potentielle et prochaine adaptation de Half Bad. Je n’ai jamais été autant accro à une saga depuis Harry Potter, c’est dire tout l’amour que je porte à cette trilogie face à la saga qui m’a vue grandir.

En bref, c’est avec tristesse que je referme ce dernier tome, triste que ce soit fini, triste de cette fin. Sally Green m’aura transportée jusqu’au bout, c’est le genre de saga où l’on est obligés de les relire au moins une fois par an. Le rendez-vous est pris, à l’année prochaine !

[Chronique] Le retour de l’aube – Malorie Blackman

[Chronique] Le retour de l’aube – Malorie Blackman

le retour de l'aube


Tobey est amoureux de Callie. Fou amoureux. Pour son anniversaire, il veut lui offrir un cadeau digne d’elle, un cadeau de valeur. Alors il va accepter le pire : effectuer une livraison pour le gang de McAuley. En échange d’un peu d’argent. Un peu d’argent qui le conduira directement en enfer…

Mon avis

Callie et Tobey sont amis et scolarisés ensemble, plusieurs mois après l’explosion de l’hôtel qui clôturait le troisième tome – et l’histoire tout simplement, de cette saga. Mais Malorie Blackman n’a pas dit son dernier mot et revient avec un Tobey amoureux de Callie, mais qui est fauché. Le jeune homme, rêvant d’offrir les plus belles choses à son amie, accepte de livrer des colis pour un ami, contre un peu d’argent, sans savoir que cela le changerait à jamais…

Bien que j’ai eu des coups de cœurs pour les trois premiers tomes, ce dernier me laisse dubitative. C’est clairement du fan service assumé. Si l’auteure s’était arrêtée au troisième tome, on ne lui en aurait pas voulu, vu que l’histoire s’arrête-là et que le quatrième tome part sur une autre histoire qui n’a plus rien à voir avec la saga originelle. Ici la ségrégation n’existe plus (quelques mois seulement se sont écoulés entre les deux derniers tomes), aucun stigmate de ces évènements, alors que la ségrégation était omniprésente avant, là on a juste une guerre des gangs qui se servent de gamins et c’est tout. Aller, d’un côté ils sont nihils, de l’autre primas, mais ça ne colle toujours pas puisque des nihils bossent chez les primas, et inversement.

Franchement, si vous arrêtez votre lecture au troisième tome, vous ne ratez rien. Et pourtant, ce dernier tome reste bien écrit, c’est fluide, mais ça s’arrête-là. Je ne reconnais pas Sephy, on croise à peine sa sœur et Meggie. Si vous pensiez que l’histoire d’amour TobeyxCallie allait rattraper le contenu, c’est raté. Elle fait office de pâle figure à côté de la relation SephyxCallum qui était puissante et qui nous a tous fait pleurer. Cette nouvelle relation est banale et ne m’a pas transportée comme la première, loin de là.

Est-ce le tome de trop ? Oui et non. Oui pour toutes les raisons citées précédemment, et non car il plaira tout de même aux fans qui auront eu du mal à quitter la saga et son couple mythique à l’histoire poignante. Pour ceux qui auront réussi à faire la part des choses, ils passeront à côté en se demandant si ce tome était vraiment utile pour clôturer la saga. J’ai repoussé pendant des années ma lecture de ce tome-ci car j’avais peur de ne pas retrouver l’ambiance caractéristique de la saga, et j’ai eu malheureusement raison.

En bref, un dernier tome en demi-teinte, qui se laisse lire, mais qui est clairement du fan service. Si vous avez réussi à passer le troisième tome, ce tome-là vous paraîtra bien inutile.

[Chronique] Half Bad, tome 2 : Nuit rouge – Sally Green

[Chronique] Half Bad, tome 2 : Nuit rouge – Sally Green

half bad 2


Fuir, toujours fuir. Nathan n’a pas le choix.
Les sorciers blancs le pourchassent ; les sorciers noirs le haïssent ; la fille qu’il aime l’a peut-être trahi.
Sans compter que le Don reçu de son père fait de lui une créature indomptable et sanguinaire.
La guerre des sorciers s’engage. Nathan doit choisir son camp.
Mais de tous ses ennemis, le plus redoutable pourrait bien être lui-même.

Mon avis

La suite de Half Bad, je l’attendais avec impatience. Puis la PàL astronomique n’aidant pas, j’ai du attendre avant de me plonger dans ce deuxième tome – encore merci à ma binomette Cece de m’avoir lancé sur cette lecture !
Pour resituer l’histoire, Nathan a fuit le repère de Mercury, laissant derrière lui Gabriel et Annalise. Tandis que son cœur balance entre ces deux-là, Nathan doit composer avec le sauvetage de la demoiselle, le retour de son père dans sa vie et la guerre entre sorciers blancs et sorciers noirs, ainsi que son statut de semi-code fugitif… Pas simple du tout, en gros.

En bonne fujoshi qui se respecte, je shippe Nathan et Gabriel depuis le premier tome, et l’auteure ne laissant que peu d’indices sur les choix de notre personnage principal, il a fallu faire travailler son imagination (ce qui ne m’a pas dérangée outre-mesure…). Pour ceux qui l’on lu, vous avez du deviner ma réaction à la fin de ce deuxième tome donc ! Et en continuant sur le sujet, parlons d’Annalise. Je n’ai jamais autant détesté un personnage ! Depuis le premier tome, elle et moi, ça ne colle pas. Je la sent tellement fausse, tellement exaspérante ! Et très franchement, avec les évènement de Nuit Rouge, comment ne pas la détester encore plus ?

– Les gens bons le restent dans l’adversité. Pas uniquement quand ça leur est facile. Ta mère l’était véritablement.

On rencontre enfin le fameux Marcus un peu plus longuement que dans le premier tome. Et je ne m’attendais pas à ça ! Décrit comme un personnage ultra-violent, meurtrier, insaisissable, qui fait attention à tous les détails pour que tout se déroule bien dans Traque Blanche… Ici nous rencontrons un père qui retrouve son fils, et à part deux-trois intimidations, ce n’est pas ce Marcus calculateur que nous lisons. Ici il est inquiet, prend des décisions qui vont à l’encontre de ses convictions. C’est un personnage qui se révèle touchant, un peu versé dans le sarcasme quand il ne menace personne de mort où qu’il discute avec Nathan, mais c’est tout. Que s’est il passé entre le psychopathe du premier tome et ce personnage-là de Nuit Rouge ?

J’ai franchement aimé ce deuxième tome, ça a été un coup de cœur pour moi. Bourré d’action, de sarcasme, de retournements de situations et de révélation, le tout relevé avec une touche minime de romantisme, il apporte un sacré tournant dans cette saga. Et cette fin, mon Dieu… J’en reste toujours scotchée. L’attente jusqu’au troisième tome va être longue, très longue…

[Chronique] Bleu Saphir – Kerstin Gier

[Chronique] Bleu Saphir – Kerstin Gier

bleu saphir


Longtemps, Gwendolyn pensa être une lycéenne comme les autres. Bon, d’accord, elle voyait des fantômes dans les couloirs de son lycée ; mais d’abord elle n’en voyait qu’un, et puis personne n’est parfait. Pour le reste, rien à dire. Jusqu’au jour où Gwendolyn comprit : elle n’était pas une lycéenne comme les autres. Marquée du sceau des Veilleurs du temps, elle doit désormais voyager à travers les âges, fermer un Cercle auquel elle ne comprend rien, partir à la recherche d’autres Veilleurs dans le passé, et affronter un comte du XVIIIe siècle, soi-disant immortel. Et puis quoi encore ? Tout ce qu’elle voudrait, elle, c’est que son (beau) Gideon l’embrasse pour de bon. Est-ce vraiment trop demander ? Elle est le rubis, la douzième, l’ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps.

Mon avis

J’annonce l’erreur du siècle, j’ai vu le film avant de lire le livre. Si tu as lu et vu les deux, alors tu sais de quoi je parle. Pour les autres, je suis méga-spoilée sur le tome 3. Bon, j’aurais très certainement oublié d’ici ma lecture de Vert Émeraude, mais en attendant, je vis avec ça. C’est tellement horrible, le spoil. Bref.

On retrouve Gwendolyn, qui est depuis une semaine une veilleuse du temps, et voyage à travers celui-ci pour récupérer le sang des veilleurs, pour fermer le cercle en dépit de la prophétie à laquelle elle ne comprend rien. Et pour cause, personne ne veut lui dire ce qu’il en est, y comprit Gideon.

On fait un pas considérable dans l’histoire en en apprenant plus sur les Veilleurs, le Comte, Lucy et Paul, ainsi que le grand-père de Gwendolyn. Un nouveau personnage fait également son apparition, sous les traits du petit-frère de Gideon. Mais aussi Xemenius, un petit démon qui va se prendre d’amitié pour notre jeune voyageuse.

Kerstin Gier nous fait avancer dans son intrigue, sans nous laisser deviner ce qu’elle a prévu pour le dernier tome. Mais au delà de l’intrigue des Veilleurs, on va suivre une petite intrigue amoureuse. Nos personnages, encore des adolescents, vont découvrir l’amour et ce qui en découle, avec des réactions propres aux adolescents, ce que j’avais admiré dans Rouge Rubis.

En clair, Bleu Saphir est une excellente suite dans la lignée du premier tome, et nous promet une fin fantastique. Hâte de mettre la main sur le dernier tome…

[Chronique] Rouge Rubis – Kerstin Gier

[Chronique] Rouge Rubis – Kerstin Gier

rouge rubis


Elle est le Rubis, la douzième, l’ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret est révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps.
Gwendolyn est une lycéenne comme les autres. Bon, d’accord, elle voit des fantômes dans les couloirs de son lycée, mais d’abord elle n’en voit qu’un, et puis personne n’est parfait. Pour le reste, c’est le grand ordinaire, avec des profs barbants, une mère exigeante, des frères et soeurs casse-pieds..
Mais lorsqu’elle se retrouve soudain projetée au début du siècle dernier, Gwendolyn panique. Ça ne dure pas très longtemps, mais quand même! Elle qui se croyait banale s’avère être marquée du sceau des veilleurs du temps. De ceux qui voyagent à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions.
De quoi sortir du train-train quotidien…

Mon avis

Gwendolyn est une lycéenne comme les autres, sans histoire. Enfin, elle voit des fantômes, sa famille est hyper bizarre, et certains d’entre eux ont un gêne qui peut le faire remonter le temps. Depuis toujours, tout le monde pense que c’est Charlotte, sa cousine tellement hautaine, qui est porteuse du gêne. Mais voilà, elle ne saute pas, alors que Gwendolyn ne fait que ça depuis quelques jours…

Je n’en attendais pas des masses avec Rouge Rubis : une ado qui découvre qu’elle a un pouvoir, qui va devoir sauver le monde (oui c’est très réducteur, mais autant ne pas se voiler la face), disons qu’on a qu’à se baisser pour tomber sur ce genre de roman. Et pourtant, Rouge Rubis apporte une fraîcheur et une certaine légèreté dans un univers complexe mais pas trop, avec des personnages attachants et atypiques. Et surtout, une héroïne de 16 ans qui agis vraiment comme un être humain de 16 ans !

J’ai adoré tous ces personnages, même si certains sont carrément détestables. Entre la vieille tante médium, la grand-mère qui ne pense qu’à ceux qui ont le gêne, ou la tante complètement paranoïaque et sa fille hautaine, on a de quoi faire ! Mais du côté de la famille de Gideon, les autres sauteurs, on est pas en reste non plus !

L’univers que développe ici l’auteure est passionnant, très prenant ! J’ai eu beaucoup de mal à lâcher mon livre. De plus, la plume de Kerstin est fluide alors le tout se lit très très rapidement. Le livre est vraiment à la portée de tous : un enfant de douze ans s’en sortirait à merveille avec ce premier tome.

Pour avoir vu le film juste après ma lecture, je l’ai trouvé très complémentaire à ce premier tome, c’est une adaptation très réussie, autant pour l’univers que pour les personnages ! J’ai tellement hâte de voir le prochain film et de lire le prochain tome !

[Chronique] Half Bad, tome 1 : Traque blanche – Sally Green

[Chronique] Half Bad, tome 1 : Traque blanche – Sally Green

half bad 1


Dans l’Angleterre d’aujourd’hui, deux clans de sorciers vivent en secret au côté des humains : les adeptes de la magie blanche et les sorciers noirs. Mais la naissance de Nathan vient bousculer l’équilibre des forces car il est à la fois un sorcier blanc et un sorcier noir. Son père est un des plus puissants et cruels sorciers du monde. Sa mère, adepte de la magie blanche, est morte. A 16 ans, Nathan va recevoir ses pouvoirs comme tous les sorciers. Mais il n’est pas comme tous les sorciers… Son clan va décider de l’enfermer : Nathan est piégé dans une cage, battu et menotté. Les frontières entre le bien et le mal n’ont jamais été aussi floues et menacées.

Mon avis

Half bad, c’est l’histoire de Nathan, un sorcier sang-mêlé (mi-noir, mi-blanc). Depuis toujours, les sorciers blancs font la chasse aux sorciers noirs, qui leurs rendent bien en massacrant de temps à autres leurs ennemis. Mais voilà, pour Nathan ça ne va pas être simple tout ça. Parce que son père n’est autre que le plus puissant et dangereux des sorciers noirs…

Un résumé assez succinct pour éviter de trop spoiler l’histoire, qui mérite grandement d’être découverte ! Tout d’abord, si vous avez entendu quelqu’un comparer cette saga à celle d’Harry Potter, rassurez-vous : mis à part le fait que l’histoire se déroule en Grande Bretagne et qu’il y a des sangs-mêlés, il n’y a aucun rapport avec la saga du sorcier à lunette, mais vraiment pas. C’est même à des années lumières, pour tout vous dire !

Ce qui caractérise surtout ce premier tome, c’est sa violence. Le monde est violent, les hommes sont violents et rarement tendres entre eux. Et après lecture, quand on repense au fait que Nathan n’est même pas âgé de 16 ans quand il subit tout ça, on est choqué. Puis on envie de lui faire un câlin, parce qu’on s’y attache beaucoup à notre Nathan :3

Côté écriture, le début est assez déstabilisant. L’auteure s’adresse à son personnage principal, lui énumérant les faits. Mais petit à petit, l’auteure revient à un point de vue plus « traditionnel ». Bien qu’il soit fluide et qu’il se laisse lire (une petite soirée pour moi), un réel sentiment d’urgence nous prends pendant la lecture, urgence qui est beaucoup ressentie dans l’écriture. Ce sentiment colle parfaitement à l’histoire, car notre sorcier doit à tout prix trouver une solution avant ses 16 ans pour recevoir ses trois présents.

J’ai tellement hâte de lire la suite ! Mais hââââte >.<

[Chronique] Le choix d’aimer – Malorie Blackman

[Chronique] Le choix d’aimer – Malorie Blackman

le choix d'aimer


Imaginez un monde. Un monde où tout est noir et blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l’amour et la haine. Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, leurs propres destins. Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d’aimer, malgré tous, malgré tout…

Mon avis

 

-Attention, risque de spoil, ne pas lire cet avis sans avoir lu les tomes précédents-

Deux jours que j’ai fini cette lecture, et que je n’ai toujours pas tapé mon avis. A vrai dire, après la fin de cet avant dernier tome, je suis restée estomaquée et assez surprise, d’où l’attente de cet article. Mais enfin, j’ai pris mon courage à deux mains, et replongé dans l’histoire de Sephy, Callie Rose et Jude, et leurs mères respectives…

Souvenez-vous, nous laissions dans le deuxième tome Sephy, avec sa fille Callie Rose inanimée dans ses bras, et fin de l’histoire.

Nous retrouvons ici Callie, 16 ans, une jolie jeune fille assez têtue, dans une situation que l’on aurait jamais imaginé, avec Sephy, qui semble désemparée devant les choix de sa fille, au bout du rouleau. L’incompréhension règne, mais Malorie Blackman nous envoie directement au tout premier flashback, qui sera suivit de bien d’autres. L’histoire se complète et l’on comprend bien vite les choix de nos protagonistes, les mensonges, les silences, mais surtout leurs actes. C’est donc ainsi que nous remontons dans l’enfance de Callie.

Meggie vit toujours avec Sephy, mais entre les deux femmes, plus rien ne se passe comme avant. Elles ne se parlent plus que pour se lancer des reproches, Sephy reparle avec sa mère et on sent une certaine proximité dans leur relation. Rose va faire la connaissance de Tobey, son jeune voisin, un gamin qui raconte n’importe quoi, juste pour faire croire qu’il sait des choses, même si ce qu’il dit mettra Rose dans des situations inconfortables quand elle ressortira ses propos. La jeune fille cherchera à en savoir plus sur son père, et ne l’apprendra pas forcément par les bonnes personnes, ni par celles qui ont toutes les meilleures attentions du monde à son égard.
Bien entendu, nous retrouvons Jude, le bag guy de l’histoire, mais depuis que Malorie lui a donné des sentiments tel que l’amour, j’ai appris à l’apprécier et voir autre chose que le méchant qui cherche à tout prix à se venger de la mort de son frère, Callum. La relation qu’il entretient avec Callie est cruelle, il reste cependant égal à lui même et n’en reste pas moins impitoyable vis à vis de tout le monde, et ceux qui ne vont pas dans son sens.

Malorie a réussi à réunir les éléments des deux premiers tomes dans un seul, en révélant la part d’ombre qui planait, tout en restant cohérente dans son histoire, et c’est appréciable. Que dire de plus ? Il me faut la fin !

(Ah oui, aussi… Vous vous souvenez que je vous disais que les premiers tomes sont bourrés de fautes d’orthographe, de frappes, et j’en passe chez France Loisir ? Et bien dans le troisième, en dehors d’une faute de frappe, ma lecture s’est faite sans grand soucis 🙂 )

[Chronique] Entre chiens et loups – Malorie Blackman

[Chronique] Entre chiens et loups – Malorie Blackman

entre chiens et loups


Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin… Et s’ils changeaient ce monde?

Mon avis

Avant de commencer mon avis, je tiens à vous préciser que j’ai lu la version  »France Loisir » de ce livre et non la version Macadam, mais je vous recommande cette dernière. En effet, l’édition FL est bourrée de fautes de frappe qui ne passent pas inaperçues et qui ont eu le mérite de me gâcher ce moment de plaisir. De la ponctuation au milieu des mots, des lettres inversées voir même remplacées par d’autres régulièrement. C’est à se demander si ce livre a bénéficié d’une relecture avant d’être amené à l’imprimeur… Heureusement que l’histoire rattrape le tout !

Donc , venons-en aux faits. Nous rejoignons Sephy et Callum, nos deux personnages principaux. De l’amitié, de l’amour, un Roméo et Juliette 2.0. Le monde entier est contre eux, car ils sont différents : Sephy est noire, c’est donc une Prima, la  »race » supérieure et Callum est blanc, ce qui fait de lui un Nihils, un Néant. Toute l’histoire tournera autour de cette ségrégation, et de leur amour impossible. Ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance, car Meggy, la mère de Callum, travaillait en tant que femme à tout faire chez les Hadley, la famille de Sephy. Même si aujourd’hui les deux familles font tout pour ne plus avoir à s’approcher, leurs enfants ce sont promis de toujours se voir, et de faire en sorte de toujours garder leur amitié intacte, même si cela doit se faire en secret.

Par la force des choses, quatre élèves Nihils ont eu le droit de fréquenter le collège Heathcroft, normalement réservé aux Primas. Callum y est accepté, réussissant les examens haut la main grâce à Sephy, qui l’a beaucoup aidé . Pour eux deux, c’est une chance inespérée. Sephy jubile, elle aura enfin son meilleur ami dans son collège, peut-être même dans sa classe, et sûrement qu’ils auront des cours en communs, qui sais ? Et Callum, content d’être pris, redoute les évènements qui pourraient suivre. Il n’oublie pas qu’il va mettre les pieds dans une école pour Primas, et qu’il ne sera pas le bienvenu… Mais les évènements s’enchaînent, et Callum sauve sa meilleure amie d’un attentat à la bombe perpétré par la  »Milice de la Libération », entièrement dirigée par des Nihils. De là va s’ensuivre le déchirement de sa famille, car toutes les preuves convergent vers son grand frère, Jude. Callum, qui a grandi tant bien que mal avec ce système politique ségrégationniste, va perdre son innocence, et à tout ce que peut se raccrocher un adolescent…

Nos héros sont assez opposés tout de même. Callum, qui a toujours grandi dans la pauvreté, la violence et l’injustice, a acquis très vite une maturité époustouflante pour un adolescent de 16 ans. Il ne sera pas toujours en accord avec les décisions de Sephy et lui fera comprendre. Quant à elle, c’est l’archétype de la jeune fille qui a tout mais qui trouve encore le moyen de se plaindre. En comparaison à son meilleur ami, elle n’a pas du tout acquis cette maturité. Tout ce qu’elle veut, c’est choquer son entourage à propos de sa relation avec Callum, quitte à se mettre tout le monde à dos. Elle n’hésitera pas à se servir de lui pour parvenir à ses fins. Heureusement, elle n’est pas comme ça jusqu’à la fin. En effet, l’histoire se déroulant sur 4-5 ans, elle a pris le temps avec les évènements , de grandir et de prendre en maturité, ce qui rend l’histoire plus intéressante car ses actes seront beaucoup plus réfléchis qu’au début.

L’histoire est coupée en cinq parties, et est très fluide. Nous suivons la progression en changeant de point de vue assez souvent, allant de Callum à Sephy. Ce changement de point de vue assez récurent n’est en aucun cas un point négatif : il nous permet de mieux comprendre l’histoire, et de mieux saisir dans quel état d’esprit se trouvent les deux amis. Un très bon livre dont je ne me lasserais pas, j’ai qu’une envie : lire la suite !