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[Chronique] Le copain de la fille du tueur – Vincent Villeminot

[Chronique] Le copain de la fille du tueur – Vincent Villeminot


Charles vient d’intégrer un internat pour « gosses de riches », perdu au cœur des montagnes suisses. Avec Touk-E, son coloc, ils font les quatre cents coups pour tuer le temps… Jusqu’à l’arrivée de Selma. Cette fille est mystérieuse, solaire, solitaire… et fille d’un célèbre trafiquant de drogue.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Quand j’ai fermé Les traqueurs d’Antoine Bombrun, j’avais la grosse impression d’avoir perdu mon temps, et j’avais envie de lire quelque chose qui me ferait oublier cette lecture, qui relèverait le niveau. Alors quand j’ai vu qu’un roman de Vincent Villeminot traînait dans mon bureau et que je ne l’avais toujours pas lu, je me suis – limite – jetée dessus pour mieux le dévorer… Trois heures plus tard, je l’avais fini, j’étais vidée, j’étais enfin satisfaite.

Car c’est toujours un plaisir que d’ouvrir un roman de Vincent Villeminot. Depuis que je l’ai découvert grâce à sa saga Réseau(x), il devient rare que l’on ne cause pas de ses dernières sorties sur le blog. Et pour cause ! C’est un rare auteur dont je peux acheter tous les romans les yeux fermés. Car je sais que je ne serais jamais déçue. Et encore une fois, c’est le cas ici. Voyons donc ce qui se cache derrière ce titre qu’on relit toujours deux fois, Le copain de la fille du tueur…

Ici nous faisons la rencontre de Charles, un étudiant. C’est le fils d’un écrivain célèbre, mais malheureusement mourant. Il a été envoyé par ce dernier poursuivre ses études en Suisse, dans un internat pour « gosses de riches ». Il y vit une scolarité des plus normales (et relativement calme) jusqu’au jour où Touk-E fait son arrivée à l’internat. Touk-E se révèle être un élève intriguant, et ce côté-là va attirer Charles qui va voir sa vision des choses changer du tout au tour. Mais sa vie va vraiment prendre un tournant inattendu quand Selma, fille d’un trafiquant de drogues va rejoindre elle aussi les rangs des élèves…

Comme d’habitude, on retrouve la patte de Vincent Villeminot. Son humour particulier, qu’il sait si bien distiller au fil des pages, au bon endroit, au bon moment. C’est aussi un oneshot très rythmé, très descriptif et également mélancolique. Des mois après sa lecture, je me souviens encore de la sortie en forêt de Charles et Selma, j’arrive encore à imaginer les différents décors qu’ils ont traversé, la mélancolie du moment, ce qu’ils ont partagé. C’est un des passages qui m’a le plus touchée !

Les personnages mettent du temps à se dévoiler, mais une fois que les révélations sur chacun d’entre eux sont faites, nous ne sommes pas déçus. Cela renforce les côtés intriguants de Touk-E et Selma de manière assez subtile ! On apprend à les découvrir au fil des pages, sans êtres bombardés d’informations à leur sujet. En clair, Vincent Villeminot a bien équilibré son histoire et la façon dont il la raconte.

En bref, face à cette romance belle et cruelle à la fois, teintée de mélancolie, mais également drôle par moments, je ne peux encore une fois que m’incliner. C’est une réussite ! Un coup de coeur amplement mérité pour ce Young Adult à la couverture qui attirera l’oeil des lecteurs 🙂

[Chronique] Maliki, tome 1 : Broie la vie en rose

[Chronique] Maliki, tome 1 : Broie la vie en rose

maliki broie la vie en rose


Maliki est l’héroïne d’un webcomic, (une bande dessinée sur Internet). Mis a jour régulièrement à raison d’un strip par semaine, ce webcomic est parmi les plus actifs du web, si ce n’est un des plus populaires.
Ce livre est un recueil d’anecdotes et de tranches de vie. On y aborde la cohabitation épique humains- chats, l’animal le plus tyrannique de la planète. On parle de l’enfance, partagée entre rêveries sucrées et de traumatismes profonds. Et plus généralement, on constate l’incroyable sens de l’ironie de la réalité, qui est toujours bien plus extraordinaire que n’importe quelle fiction.

Mon avis

La première fois que j’ai entendu parler de Maliki, c’était au détour d’un rayon BD à la FNAC, avec une amie nous trainions dans les rayonnages, nous conseillant quelques lectures. Et cette BD fût un des conseils livresques de E. (E., oui oui, celle-là même qui me fait lire vous-savez-quoi), que je ne remercierais jamais assez. D’abord un webcomic (une planche par semaine) sur le site de Maliki, c’est une BD qui parle de la petite vie d’un homme qui se présente sous les traits d’une jeune femme aux cheveux roses (je reste surprise de savoir que c’est un homme derrière, ahah). Et donc, écoutant les bons conseils de E., j’ai ajouté le premier tome à ma wishlist sans trop vraiment y repenser. Mais c’est grâce à Ly et au swap Entre geeks que j’ai enfin eu ce premier tome entre les mains !

Ces petites tranches de vie racontent l’enfance de Maliki, ses traumatismes, l’adoption de ses chats, sa vie professionnelle, les joies du déménagement, la façon dont ses chats sont plus appréciés du public que son personnage, ses voyages, ses découvertes, prises de consciences… Et ses anciennes planches. Le tout avec une pointe d’humour, d’ironie et parfois de mélancolie.

Pour ce premier tome, les planches se concentrent sur trois personnages récurrents : Maliki et ses deux chats, Fleya et Feänor, deux boules de poils très mignons qui n’en ratent pas une pour faire tourner leur maîtresse en bourrique ! Ce sont vraiment des personnages à part entière, parce qu’ils influent sur tout ce qu’elle fait : le dessin et le chat qui se couche sur sa feuille, le chat qui miaule quand Maliki promet à un propriétaire qu’elle n’a pas de chats chez elle, ou encore quand elle prend sa douche et que l’un d’eux devient à moitié fou (je comprends, j’ai les mêmes à la maison).

Côté graphismes, on en est aux débuts de Maliki, mais c’est déjà parfait. C’est très typé manga, les couleurs sont plutôt douces et créer une atmosphère plutôt agréable. Les traits sont fins et les personnages sont détaillés, la mise en couleur est parfaite. Le découpage des cases est quant à lui typique des webcomics, mais n’en restent pas moins agréables sur papier. En bref ? J’ai adoré !

Depuis la BD, Maliki continue ses aventures en roman, et j’ai hâte de voir ce que ça donne…

Pssst : J’ai rencontré le dessinateur de Maliki cette année, au salon du livre de Caen ! 😀
happy

Dédicace de Maliki au salon du livre de Caen :v

Une photo publiée par Severine Chat-Cal (@aponey_supreme) le 30 Mai 2015 à 7h29 PDT

[Chronique] Phaenix : Âmes sœurs – Carina Rozenfeld

[Chronique] Phaenix : Âmes sœurs – Carina Rozenfeld

phaenix nouvelle


Psyché et Éros, Anaïa et l’homme de sa vie. Deux couples : l’un est déjà mythique, l’autre doit encore écrire sa légende.
Une nouvelle exclusive pour découvrir l’univers de la série Phænix de Carina Rozenfeld et le mythe de Psyché et Éros qui a inspiré l’auteur.
Depuis l’origine du monde, le Phænix meurt et renaît perpétuellement de ses cendres. L’être fabuleux est constitué de deux âmes sœurs. À chacune de ses résurrections, ses deux moitiés doivent se retrouver et s’aimer pour reformer l’oiseau légendaire. Car lui seul a le pouvoir d’éloigner les menaces qui pèsent sur l’humanité. Malheureusement, les deux amants ont été séparés et l’oubli de leurs vies antérieures les empêche d’être réunis…

Mon avis

Après avoir lu la duologie Phaenix, j’ai eu un peu de mal à quitter cet univers. Alors quand j’ai vu qu’il y avait également une préquelle, je me suis dit qu’il fallait absolument que je la lise, une façon d’en terminer avec cette saga coup de cœur, en quelque sorte.

On retrouve ici E. qui nous raconte de son point de vue l’arrivée d’Anya en ville, leur première rencontre, et c’est agréable d’avoir sa version de l’histoire. Également, il y a quelques scènes bonus du premier tome, du point de vue d’Anya cette fois-ci. Elles n’apportent rien à l’histoire, mais ça reste plaisant à lire. Puis enfin, nous avons le fameux mythe de Psyché et Éros, dont l’auteure s’est inspirée pour sa saga.

Si j’avais lu cette préquelle avant Phaenix, je me serais précipitée chez mon libraire pour acheter les deux tomes et les dévorer très vite. Car en très peu de pages, on devine où veut en venir l’auteure et elle sait donner envie de lire. Carina Rozenfeld a un sacré talent de conteuse, à n’en pas douter !

A lire avant, entre les deux tomes ou après, cette nouvelle ravira les fans de la saga et donneront envie aux autres de la commencer !

[Chronique] Phaenix, tome 2 : Le brasier des souvenirs – Carina Rozenfeld

[Chronique] Phaenix, tome 2 : Le brasier des souvenirs – Carina Rozenfeld

phaenix 2


Elle a tout oublié, il se souvient de chaque instant.
Depuis l’origine des temps, ils se retrouvent pour former le Phænix et faire perdurer la légende.
Mais pour que l’oiseau mythique renaisse ce ses cendres, pour qu’ils puissent se rejoindre, elle doit regagner la mémoire, et le chemin qui la mènera à sa moitié.
Anaïa a découvert qu’elle était détentrice d’un secret oublié depuis longtemps. Deux garçons qu’elle a rencontrés à la fac, Eidan et Enry, attendent d’elle qu’elle se souvienne, qu’elle recouvre sa véritable identité.
Pour y parvenir, Anaïa doit explorer les recoins les plus sombres de son inconscient et emprunter un chemin où musique et sentiments se mêlent étroitement.
Prise dans le brasier des souvenirs, il lui faudra affronter bien plus que sa mémoire oubliée, et faire face aux démons de son passé.
Mais l’amour pourra-t-il suffire à réparer ce qui a été brisé et à écarter le péril qui la guette ?

Mon avis

Anaïa cherche à retrouver la mémoire, mais rien ne vient. Pas très heureuse dans son couple, malheureuse après le départ son oiseau et par dessus tout en pleine période d’examens, la jeune fille est complètement vidée. Pour tenir le cap, elle se met en tête de retrouver la mémoire, faire revenir son oiseau, et en finir avec son couple, pour le bien du Phaenix. Et tout ça ne va pas être simple.

Deuxième tome, et déjà la conclusion de Phaenix, une duologie qui m’aura transportée jusqu’au bout. J’ai retrouvé les mêmes émotions que dans ma première lecture, ce qui m’a fait passé un très bon moment. Le choix des musiques qui nous accompagnent est toujours aussi judicieux que dans le premier tome, c’est une playlist très agréable à écouter. La conclusion de l’histoire du Phaenix est très belle, très chargée en émotions. Je pense que la fin aurait été tout aussi magnifique si elle aurait été différente.

Mais en parlant d’émotions, Carina Rozenfeld nous en fait vivre de très belle. Entre l’amour que porte Anaïa à ses amis, sa première fois, toutes ses découvertes (pas de spoil promis), et cette fin, ce livre est un véritable ascenseur émotionnel !

En bref, pour moi c’est une très bonne conclusion et je garderais un très bon souvenir de cette saga. Je compte également lire la préquelle, car je n’ai pas tellement envie de quitter le Phaenix aussi vite…

[Chronique] Phaenix, tome 1 : Les cendres de l’oubli – Carina Rozenfeld

[Chronique] Phaenix, tome 1 : Les cendres de l’oubli – Carina Rozenfeld

Phaenix 1


Anaïa a bientôt dix-huit ans. Elle a déménagé en Provence avec ses parents et y commence sa première année d’université. Passionnée de musique et de théâtre, Anaïa mène une existence normale. Jusqu’à cette étrange série de rêves troublants dans lesquels un jeune homme lui parle et cette mystérieuse apparition de grains de beauté au creux de sa main gauche. Plus étrange encore : deux garçons se comportent comme s’ils la connaissaient depuis toujours… Bouleversée par ces événements, Anaïa devra démêler le vrai du faux, comprendre qui elle est vraiment et qui saura la compléter. Elle devra souffler sur les braises mourantes de sa mémoire millénaire pour redevenir elle-même. S’ouvriront alors les portes d’une nouvelle réalité dans laquelle amour et fantastique sont étroitement liés. 

Mon avis

Alerte coup de cœur !

Anaïa vient de déménager en Provence avec ses parents. A l’université, elle se fait rapidement de nouveaux amis, dont deux étranges garçons, Eidan et Enry, qui lui tournent autour. Ils semblent tout connaître d’elle, alors qu’elle les rencontre pour la toute première fois. C’est étrange, mais ça l’a devient encore plus quand les rêves d’Anaïa se confondent avec la réalité…

J’ai trouvé ce premier tome très puissant, très chargé en émotions diverses. Il plane sur l’histoire une certaine mélancolie qui ne m’a pas lâchée avant que je ferme ce roman. Cette mélancolie s’accorde tellement avec l’histoire du Phaenix que je me suis sentie vidée à la fin.

Mais il n’y a pas que l’histoire, il y a aussi les personnages. J’ai été beaucoup plus marquée par Eidan que Enry et entre les deux, il est difficile de connaître le fin mot, tant Carina Rozenfeld brouille les pistes, au point où je me suis sentie aussi perdue qu’Anaïa, ce qui nous rapproche considérablement de ce personnage principal que j’ai adoré suivre tout du long.

L’écriture y est aussi pour beaucoup, totalement fluide. L’auteure nous livre son récit sous le ton de la confidence, raconté à la première personne, du point de vue d’Anaïa. Comme si tout cela n’était qu’une histoire racontée par une vieille amie à propos de son entrée à l’université pour des moins singulière.

Le tout est agrémenté d’une playlist musicale qui colle parfaitement avec le thème. J’ai eu pour ma part un coup de cœur pour Meaning de Cascadeur, qui reflète pour moi le contenu du livre et l’histoire du Phaenix. Je compte lire la suite très prochainement, j’ai tellement adoré que je crois que je ne pourrais pas attendre encore très longtemps !

Phaenix, mon coup de ❤ de 2015 !

Une photo publiée par Séverine – BFrei (@aponey_supreme) le