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[Chronique] The bride of the fox spirit – Rihito Takarai & Miryu Masaya

[Chronique] The bride of the fox spirit – Rihito Takarai & Miryu Masaya

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Le jour tant attendu du mariage de l’esprit renard, Ginrei, avec la princesse renarde, Menô, est enfin arrivé.
Malheureusement, un évènement imprévu va venir bouleverser cette cérémonie… l’intervention d’Handa Shin, un jeune homme sans emploi et sans-abris, à la recherche d’un refuge pour se protéger d’une averse. Il tombe alors sur le temple de Ginrei et décide de s’y abriter. Épuisé et affamé, Shin ne peut résister à la vue de la nourriture présente sur l’autel de Ginrei et la dévore sans savoir qu’il s’agit des offrandes destinées au mariage des deux esprits renards. Shin ne le sait pas encore, mais il vient de signer un accord qui fait de lui la « femme » de Ginrei !

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Ginrei et Menô sont sur le point de se marier. Mais ce n’est pas un mariage spécial, car ils sont tous les deux des dieux renard. Alors que Menô est sur le point de prononcer la phrase qui la liera à tout jamais à Genrei, un humain prend part au mariage sans le savoir, et se retrouve marié au dieu renard bénéfique à la place de la maléfique Menô… Comment Shin, l’humain en question, va-t-il se sortir de cette situation ?

Malgré sa publication chez Taïfu Comics (on oublie bien assez vite qu’ils ne publient pas que du yaoï héhé) et le nom de Rihito Takarai sur la couverture, ce petit one shot est un shôjo ! Mais les fans de la mangaka y trouveront certainement leur compte avec ses dessins toujours aussi bien travaillés, pour le reste à eux de faire marcher leur imagination 😉

ginrei
Ginrei

Bref, venons à la fameuse mariée du renard, Shin. Jeune homme sans domicile fixe, affamé et seul, il n’imaginait pas un seul instant finir marié à une divinité. Et leur relation prête à sourire, ils n’étaient pas prêts pour ça et cela se ressent à chaque case. Mais il y a des moments beaucoup plus doux qui plaisent à la fujoshi qui sommeille en moi (et il n’en faut pas beaucoup pour la réveiller ! ^^)

The bride of the fox spirit est une histoire légère, placée sous le signe de l’humour, mais qui se déroule un peu trop rapidement à mon goût. Je n’aurais pas été contre une petite duologie, personnellement ! En tout cas, pour les lecteurs qui aiment tout ce qui touche aux yokais et autres légendes japonaises, ce manga pourra leur plaire. Le côté fantastique de celui-ci se mêle habilement au monde de Shin – le notre – et cela jusqu’aux tenues de Ginrei que l’on verrait plus sur des rockeurs japonais que sur une divinité !

En bref, The bride of the fox spirit est un one shot léger que l’on apprécie pour ses graphismes soignés et son histoire absolument pas prise de tête. En clair, une lecture parfaite pour se détendre !

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 4 : Winter – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 4 : Winter – Marissa Meyer

winter

  • Éditeur : Pocket (2016)
  • Pages : 987
  • Genre : Science-Fiction
  • Prix : 22.90€
  • Acheter Winter

La Princesse Winter est admirée par le peuple lunaire pour sa grâce et sa gentillesse. Malgré les cicatrices qui marquent son visage, on dit que sa beauté dépasse de loin celle de sa belle-mère, la Reine Levana.

Winter déteste Levana et sait que cette dernière n’approuverait pas ses sentiments pour son ami d’enfance, le séduisant garde Jacin. Mais la jeune fille n’est pas aussi faible que le croit la reine et cela fait des années qu’elle a entrepris de contrecarrer les plans de sa belle-mère. Avec Cinder et leurs alliés, Winter pourrait même avoir le pouvoir de commencer une révolution et gagner une guerre qui sévit depuis trop longtemps.

Est-ce que Cinder, Scarlet, Cress et Winter seront à la hauteur pour battre Levana et enfin trouver la paix qu’elles méritent?

Mon avis

Enfin, enfin ! Il est sorti ! Je l’attendais avec une telle impatience… Et on y est.
Winter est la belle-fille de Levana, considérée comme folle car elle a des hallucinations, puisqu’elle refuse de se servir de son pouvoir lunaire. Mais le peuple l’aime tout de même, bien plus que Levana, qui comme à son habitude – et avec sa paranoïa légendaire – va être encore plus horrible…

Le conte revisité cette fois-ci est Blanche Neige et les sept nains ! Et encore une fois, le tout s’imbrique extrêmement bien. Tout y est ! Le « chasseur » qui doit tuer la princesse, la pomme, le baiser du sauveur… Ah, tellement d’émotions dans ce tome qu’on en ressort pas indemne ! C’est le tome le plus puissant des quatre au niveau des sentiments et émotions, et on ne peut pas rester indifférents face à tous ces évènements. Clairement, Winter est mon tome préféré ! Il clos merveilleusement bien la saga, tout en restant dans la même veine que les autres tomes, et gardant la même ligne de conduite des personnages à tout instant.

C’est un plaisir de rencontrer enfin la princesse folle, Winter. On voit au delà de sa folie une personne altruiste, toujours prête à tendre la main. C’est un personnage plein de bonté, qui n’a jamais un acte méchant envers quelqu’un. Elle refuse de se servir de son don pour éviter de faire du mal, elle est très douce, aimante. Je crois que Winter rentre dans mon top des personnages littéraires préférés !

Problème de lectrice : je suis à la fois contente d’avoir lu ce dernier tome, découvert cette fin et Winter, mais je suis aussi triste, car il n’y aura plus de prochaine sortie, plus de chroniques lunaires. Il va falloir vraiment que je relise cette saga l’année prochaine, entre un marathon Harry Potter et Le seigneur des Anneaux !

En bref, ce quatrième tome clos en beauté cette saga qui m’aura transportée dans chacun de ses tomes. Marissa Meyer a tout d’une bonne conteuse, et je serais ravie de la retrouver dans d’autres histoires. Les chroniques lunaires est une saga coup de cœur que je recommande sans hésiter !

[Chronique] La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

[Chronique] La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

la passe miroir 2


Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Mon avis

On reprend ce deuxième tome avec les derniers évènements du premier, à savoir la rencontre de Ophélie et Farouk, l’esprit de famille du Pôle. Mais la situation à la Citacielle devient de plus en plus compliquée quand des nobles disparaissent sans laisser de traces. A qui la jeune liseuse va-t-elle pouvoir faire confiance, alors que tous semblent attendre qu’elle fasse un faux pas, que Thorn est encore plus fuyant qu’avant et révèle pourquoi il voulait spécifiquement Ophélie comme femme, et que sa famille va bientôt arriver à la cour ?

Ah, ce deuxième tome ! Quand j’ai fini ma lecture, j’en étais toute retournée ! Coup de cœur pour cette suite ? Assurément ! J’avais déjà déclenché l’alerte coup de cœur pour le premier, mais comment faire autrement ? Déjà, le contexte de Les disparus du Clairdelune est plus sombre, plus sérieux, on parle de disparitions, de potentiels décès, d’un danger imminent qui plane au dessus de Ophélie qui semble être la prochaine à disparaître si le coupable n’est pas trouvé. Ce qui m’a surtout marquée, c’est la perfidie et la manipulation, bien plus présentes dans ce tome. Et la relation (enfin, relation est un grand mot) de la liseuse avec Farouk ne va pas l’aider à se faire des amis, surtout parmi ceux qui détestent son fiancé, Thorn (à savoir, la cour complète).

Et Thorn, en parlant de lui… Dans le premier tome, il me donnait l’impression d’être un ours mal-léché totalement misanthrope, ici il arrive -avec beaucoup de mal – à dévoiler ses sentiments (enfin, surtout on devine, parce que ça reste Thorn), et nous le croisons bien plus souvent dans ce tome-là ! Ophélie et lui vont-ils réussir à construire quelque chose avec tous ces complots autour d’eux ? Oh, et mention spéciale à la mère de Ophélie, qui m’aura bien faite rire quand elle rencontre elle aussi Farouk !

On découvre petit à petit qu’il y a un lien religieux derrière tout cela. Dieu est de la partie, et il n’a pas franchement envie de rire, et ses adeptes non plus. Et avec cette fin, tout ceci me fait penser à A la croisée des mondes, quand le père de Lyra se lance dans une guerre contre Dieu. Est-ce que cela sera le cas aussi dans La passe-miroir ? I don’t know, mais on verra bien. En tout cas, cette fin chamboule tout – et m’a bien chamboulée aussi – et laisse ouvert tout un champ de possibilités que j’ai hâte de découvrir dans le prochain tome !

En bref, ce deuxième tome surpasse mes espérances et je suis presque déçue de l’avoir fini aussi vite, l’attente pour le prochain tome va être longue. Plus de sérieux, plus d’émotions et un contexte bien plus sombre apporte plus de maturité à cette saga – non pas qu’elle en ai eu nécessairement besoin. Les disparus du Clairdelune comblera tous les fans de la saga qui attendait avec impatience le grand retour des fiancés.

[Chronique] Chroniques Lunaires, tome 3.5 : Levana – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques Lunaires, tome 3.5 : Levana – Marissa Meyer

levana

  • Éditeur : Pocket (2015)
  • Pages : 201
  • Genre : Science-Fiction
  • Prix : 16.90€
  • Acheter Levana

« Miroir, mon beau miroir,
dis-moi, qui est la plus belle ? »

Pour les lecteurs des Chroniques Lunaires, Levana est une reine cruelle qui se sert de son magnétisme pour imposer amour et crainte à ses sujets. Mais bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une toute autre histoire, une histoire d’amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n’a jamais été contée… jusqu’à présent.

Mon avis

Levana, c’est la reine lunaire psychorigide qui casse les pieds de tout le monde depuis le premier tome de la saga. Avec ce hors-série de 200 pages, nous allons découvrir l’enfance de la reine, et en parallèle le moment où la princesse Sélène vivait encore au palais, avant que la folie ne s’empare de Levana. Parce que oui, on peut le dire clairement, elle est folle. Depuis que sa sœur lui a brûlé le visage, Levana se cache derrière son pouvoir lunaire, pour paraître toujours aussi belle.

A l’époque, elle n’est que princesse et évolue dans l’ombre de sa grande sœur, devenue reine depuis le meurtre de leurs parents par une coquille. De son côté, la princesse vit un amour à sens unique avec un garde déjà marié qui se considère juste comme son ami… Mais c’est sans compter sur la perfidie de Levana, qui, dans sa folie, va manipuler ses sentiments pour avoir l’illusion d’un vrai couple.

Clairement, tout ce qu’on apprend sur la future reine lunaire ne la rend pas attendrissante, ça la rend juste – à mes yeux – encore plus psychopathe qu’elle ne l’était déjà ! Pour Levana, tout est sous le signe du destin : la mort, la manipulation, le moindre évènement… Même si c’est elle qui l’a provoqué ! Elle a certes eu une vie tragique, mais elle n’a pas amélioré son sort, puisqu’elle s’est enfermée dans sa petite prison d’illusions, se croyant aimée, adulée pour son physique, les actes de son entourage… Bref Levana vit sa vie par procuration, en quelque sorte. Mais au moins, on comprend mieux ses motivations dans les tomes précédents, grâce à ce hors-série qu’il est impossible de laisser de côté, celui-là est vraiment indispensable. Et en plus il est en papier, rien de mieux pour compléter sa petite collection !

Il est rare que je me prononce sur la couverture des livres, mais là il le faut, car je ne suis pas d’accord avec les choix vis-à-vis du texte. En effet, on apprend aussi pourquoi Levana se voile, on en parle souvent dans les autres tomes (surtout dans le un), et de sa couronne. En VO, les lecteurs ont droit à ça, qui colle parfaitement au texte :

levana VO

Le voile blanc, presque transparent mais dont on ne voit rien en dessous, avec la couronne, décris dans chaque tome. Nous, en France, on a eu droit au remake du chaperon rouge…

Je ne comprends pas, parce que sur toute la saga, Pocket Jeunesse a toujours fait des choix judicieux, c’était parfait. Là… Je ne comprends pas, mais pour moi ça ne représente absolument pas la reine Levana.

Bref, pour moi Levana reste inconsidérablement dérangée et je pense qu’elle ne manquera pas si Cinder l’emporte sur elle dans les prochains tomes ! Vivement la sortie de Winter ! (Et on l’espère, avec une couverture à la hauteur du personnage).

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 3 : Cress – Marissa Meyer

[Chronique] Chroniques lunaires, tome 3 : Cress – Marissa Meyer

cress

  • Éditeur : Pocket (2014)
  • Pages : 658
  • Genre : Science-fiction
  • Prix : 18.90€
  • Acheter Cress

Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l’enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d’autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher…

Mon avis

Dernier tome des Chroniques Lunaires paru (en dehors des tomes x.5 qui sont des nouvelles), Cress nous tient en haleine jusqu’au bout. Et pour cause, les personnages des deux premiers tomes sont enfin réunis et nous apportent leurs lots de révélations croustillantes ! Et puis surtout, nous rencontrons Cress, le personnage mystérieux qui faisait de courtes apparitions dans les tomes un et deux. Ici, c’est une réécriture du conte de Raiponce qui nous est proposé, à la sauce science-fiction : une jeune fille retirée à sa famille étant enfant et qui vit seule dans un petit satellite, sans le moindre contact extérieur, sauf avec la personne qui l’a enfermée ici.

– Croyez-vous que ce soit le destin qui nous ait réunis ?
Il plissa les paupières et, après avoir réfléchi un moment, secoua la tête.
– Non, je suis presque sûr que c’était Cinder. Pourquoi ?

Ce troisième tome est rempli de retournements de situation, mais aussi de révélations, dont certaines… Je ne m’y attendais pas du tout !  Jusqu’au bout, l’auteure nous balade et nous fait décrocher la mâchoire tellement elle est sadique ! Comment voulez-vous qu’après ça on attende sagement et calmement la sortie de Winter, prévue pour novembre 2015 en VO ? En plus, chez nous ça ne sortira qu’en 2016, c’est rageant !

Comme je le disais plus haut, on découvre le personnage de Cress, qui a vécu toute sa vie dans son petit satellite, abreuvée d’images de la Terre, dont elle en a une vision idyllique. Alors quand elle va découvrir cette planète de ses propres yeux – après s’être extasiée sur la moindre chose qu’elle croisera – , elle va être rattrapée par la réalité et la dureté de la vie : racisme anti-lunaire, vente au marché noir de lunaires… C’est tout de suite différent ! Et à côté, Cinder ne sera pas en reste non plus, entre tenter de contrôler son pouvoir et empêcher que Levana ne se marie avec Kai pour sauver la Terre, elle va être bien occupée. On rencontre également Winter, le personnage qui donnera son nom au quatrième tome, une jeune fille qui vit dans l’ombre de la Reine Lunaire et est devenue un peu dérangée en enfermant son pouvoir lunaire en elle. Je me demande quel conte ce personnage est tiré…

 – Tu es à bord d’un satellite ? répéta Thorne.
– Oui. En orbite polaire de seize heures autour de la Terre.
– Depuis combien de temps vis tu là-dedans ?
Elle entortilla une mèche de cheveux autour de ses doigts.
– Sept ans… à peu près.
– Sept ans ? Toute seule ?
– O-oui. (Elle haussa les épaules.) Ma maîtresse me ravitaille en eau et en nourriture, et j’ai l’accès au net, donc ce n’est pas si mal, mais…
– Mais tu es prisonnière, acheva Thorne.
– Je préfère dire « demoiselle en détresse », murmura-t-elle.

En tout cas, je suis totalement impatiente, j’ai tellement hâte que le tome quatre sorte ! Vivement !

[Chronique] La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

[Chronique] La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

les fiancés de l'hiver


Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Mon avis

Ophélie est une jeune femme qui vit sur l’Arche d’Anima, et y tient un petit musée. Car Ophélie est une liseuse, elle est capable de lire un objet, et ainsi de remonter son passé. Tout se passe merveilleusement bien, jusqu’au jour où les Doyennes de son arche décident de la fiancer à Thorn, un homme d’une autre Arche : Le Pôle. Pourquoi elle? Pourquoi si loin? Et à quelles fins?

Alerte coup de cœur

J’ai lu l’histoire de La Passe-Miroir en deux soirées : C’est le temps qu’il m’a fallu pour adorer cet univers, et avoir du mal à lâcher ce livre tellement génial. Sur la couverture, vous pouvez voir le lieu des aventures d’Ophélie, la Citacielle, la capitale flottante du Pôle. Sur fond de complots politiques, Ophélie va devoir faire sa place… Autant dire que vu le contexte, je fond !

C’est de la fantasy absolument pas pure et dure et abordable à n’importe qui : une personne qui n’est pas habituée à ce style pourrait lire ce livre sans aucun problème. Les quelques touches de steampunk disséminées dans le livre rendent l’univers encore plus attrayant ! Le tout reste assez jeunesse, mais pas jeunesse dans le sens « je prends le lecteur pour un gamin et je ne lui raconte rien de mon univers, on se contente des évènements », mais dans le sens accessible à tous, et pour tous. En bref, c’est totalement agréable.

J’ai adoré Ophélie et Thorn, tous les deux aux antipodes l’un de l’autre, et qui vont devoir faire avec. Ni l’un ni l’autre ne veut se marier, mais ils n’ont pas tellement le choix ! J’ai adoré aussi l’écharpe d’Ophélie, qui est vivante et en fait un peut à sa tête de temps à autre. Les objets et les bâtiments sont « vivants », si on les « domptent » bien, on en fait ce qu’on veut !

Le tout est absolument bien écrit, avec un vocabulaire riche et une écriture fluide qui transporte le lecteur avec une telle facilité, qu’il arrive à la fin de ce premier tome en réclamant la suite ! En tout cas c’est mon cas, j’ai tellement hâte que le deuxième tome sorte ! L’auteure l’annonce pour le deuxième semestre de 2015, et je peux vous assurer que je vais suivre tout ça de très très près !!

[Chronique] Le jeu du chat et de la souris, Volume 2 – Setona Mizushiro

[Chronique] Le jeu du chat et de la souris, Volume 2 – Setona Mizushiro

le jeu du chat et de la souris 2


Kyoichi est désormais un homme divorcé, mais la relation qu’il a nouée avec Imagasé est toujours aussi ambiguë. Au fil des jours, il se laisse entraîner par son ami et partage son intimité, mais l’apparition de Tamaki, une jeune fille attirée par Kyoichi, jette la confusion dans cette relation encore vacillante…

Mon avis

Kyoïchi et Imagase vivent ensemble, malgré qu’ils ne soient pas en couple. Imagase est toujours amoureux et s’accroche tant bien que mal, tandis que du côté de Kyoïchi, il ne sait pas du tout où il en est. Alors que leur relation n’est pas encore tout à fait stable, Tamaki simmisce entre les deux… Kyoïchi et Imagase auront-ils droit à un Happy End?

Ce dernier tome a fini de m’achever! Autant j’avais tooootalement adoré le premier, ce deuxième tome m’a emportée là où aucun manga yaoï ne m’a encore transporté. Bien au delà des scènes de sexe à foison, comparé au premier tome, c’est une véritable débâcle des sentiments! L’un comme l’autre, ils vident leur sac et mettent enfin des mots sur ce qu’ils ressentent…

On est aspiré dans cette spirale de sentiments, on partage avec eux la joie, la peine, mais aussi leurs disputes et retrouvailles, espérant le meilleur pour eux d’eux. Ce tome montre bien combien l’amour peut être cruel et destructeur, au point d’en être complètement paranoïaque.

En bref, j’ai totalement adoré cette mini-série, qui se trouve dans mon top 3 des meilleurs yaoïs que j’ai pu lire jusqu’ici. Une véritable histoire d’amour qui pourra plaire aux fans du genre, comme aux non-fans!

[Chronique] Sexe, mensonges et banlieues chaudes – Marie Minelli

[Chronique] Sexe, mensonges et banlieues chaudes – Marie Minelli

sexe mensonges et banlieues chaudes


Descendante d’Helena Rubinstein, Sara vit à Neuilly entre son père, industriel blindé, sa mère éditorialiste chez Elle, et son petit ami Amaury de Saint Sauveur. Elle travaille à la « fondation pour les femmes-du-monde » que dirige sa bourgeoise fin-de-race de belle-mère, et brunche souvent avec ses deux meilleures copines aussi vénales que futiles. Mais Sara ne se sent pas à sa place et décide de gagner son indépendance. Pas de pot, c’est ce moment que choisit Amaury pour la demander en mariage en public. Elle est piégée… Par une suite de malentendus, Sara postule à un programme diversité chez France Télévisions et se fait passer pour une Marocaine de Seine-Saint-Denis afin de décrocher le job qui la mènera à l’indépendance professionnelle. C’est là que son chemin croise celui du mystérieux Djalil. Et si son salut se trouvait de l’autre côté de périph’ ? Peut-elle décemment quitter sa vie confortable à Neuilly pour aller vivre avec ce banlieusard qui ne lui promet rien ? Sara pourra-t-elle tout avoir, la fortune et le plaisir, la sexualité et le mariage ? De rebondissements en mensonges, scènes de sexe débridées et déclarations d’amour, un mélange détonnant entre le grand théâtre de quiproquos à la Marivaux et le film Tout ce qui brille. Avec un ton irrésistible, féminin mais pas cruche, drôle mais pas lourd, branché mais pas bobo, Sexe, mensonges et banlieues chaudes nous entraîne dans les coulisses des médias et nous fait voyager des immeubles cossus de Neuilly aux cités du 93.

Hommage vibrant à l’ouverture aux autres, Roméo & Juliette version érotico-moderne, ce roman se révèle un hymne aux femmes de cette génération, tiraillées entre idéalisation du couple et désir d’indépendance, fantasmes et réalité, hyperréalisme et troisième degré. Avec de vraies scènes de sexe à l’intérieur !! Un roman écrit par une fille, pour les filles, une comédie érotique et romantique dans la lignée de Sex in the kitchen, d’Octavie Delvaux (10 000 ex vendus).

Mon avis

Sara, de la génération Y, la jeunesse dorée, se rend compte qu’elle n’est pas heureuse avec Amaury, qu’en faite elle ne l’a jamais aimé. La dernière fois qu’elle a joui avec lui? Elle ne s’en souvient plus. Elle décide donc de le quitter, mais une fois rentrée elle tombe sur une surprise de taille : Amaury et toute sa famille, ainsi que ses amis sont là, pour leurs fiançailles. Elle ne dit pas non. Elle ne dit pas oui. Mais enfile la bague quand même. Quelques temps après, elle se rend compte qu’elle ne se plaît plus dans l’univers où elle vit, au point de la dégouter. Alors pour fuir, elle cherche un boulot d’elle-même, côtoie des jeunes banlieusard(e)s sur son nouveau lieu de travail et trompe allègrement Amaury…

J’ai eu beaucoup de mal avec ce roman, sur pas mal de points. La femme qui est en moi n’a pas pu s’empêcher de s’offusquer devant une Sara qui accepte de rester avec un homme qui veut la privée de son épanouissement personnel, professionnel et sexuel pour s’occuper de leur vie sociale et des enfants qu’ils pourraient avoir tous les deux, en toute connaissance de cause. La raison? Pour ne pas perdre ses amis aussi riches qu’elle, alors qu’on a plutôt l’impression quelle ne les aime pas tellement. Elle rappelle sans cesse que ses arrières grand-mères se sont données à fond dans leur vie pour amasser une fortune assez impressionnante, pour pouvoir vivre tranquillement et s’élever assez haut dans les sphères sociales, mais n’a pas l’air de se tenir au fait que ces mêmes femmes se sont sûrement battues pour obtenir leur liberté et vivre en femmes libres.

Qui dit érotisme dit… érotisme. On s’attend à du sexe, on s’attend à de l’excitation. Mais on ne s’attend pas à ce que l’auteur nous décrive tellement l’acte en lui-même qu’elle en décrit les bruits, comme le « splach splach »  du va-et-vient (« J’ai l’impression qu’il va me démonter […] et font un bruit, splash, splash, qui accompagne nos mouvements. » P.65) et les « ah ah aaaah ah » de la jouissance (« La mannequin est sur le point de jouir, elle jette sa tête en arrière et fait « ah ah aaaah ah » en hurlant » P.142). Les scènes de sexes sont banales, décrites à l’excès et ne m’ont pas plus émoustillée que ça, j’ai surtout éclaté de rire quand Amaury atteint l’orgasme, et de la seule chose qu’il semble capable de dire à ce moment là : « Vive… Vive la France! ». Je ne sais pas comment Sara fait pour rester excitée avec ça, mais moi ça me ferait fuir le plus vite possible, avec un traumatisme à la clé.

Quand Sara découvre réellement ce qu’est le sexe, elle tombe amoureuse du premier venu, parce qu’il a réussi à la faire jouir sur le capot d’une voiture en réparation, et de là décide vraiment de s’émanciper, de tout plaquer pour un homme qu’elle ne connait que depuis quelques heures, et qui lui a adressé trois mots, à tout casser. C’est le genre de comportement que je déteste par dessus tout dans les romans érotiques, le personnage principal qui tombe amoureux en un temps record pour une raison vraiment superficielle. Pas pour une qualité, pas pour un trait de caractère, mais pour un homme magnifique ou un dieu du sexe. De toute façon, Sara est superficielle de base, il suffit de revenir à pourquoi elle n’a pas voulu quitter Amaury dès les premières pages du livre…

Mais il n’y a pas que Sara, petite sœur de Ella (Hell de Lolita Pille pour le côté jeunesse doré) et Anastasia Steele (Fifty Shades pour la superficialité), mais d’autres personnes, comme ses parents, si peu présents mais toujours là pour signer le chèque ou pour s’occuper de marier leur fille – et encore – , et sa belle-mère, Hombeline, l’archétype de la belle-maman qui s’occupe de tout, et surtout de ce qui ne la regarde pas. Nous avons aussi Djalil, l’élément déterminant dans la vie de Sara, ou alors son copain gay, Stan. Malheureusement, on ne s’arrête pas assez sur ces personnages pour pouvoir s’attacher à eux et les comprendre vraiment.

L’épilogue est une grosse prise de risque qui pour moi est un échec plus qu’autre chose. On se retrouve quelques temps après, on voit comment nos personnages ont évolués mais le fait d’y ajouter des personnes connues et de les détourner de ce qu’ils sont réellement dans la vraie vie ne passe pas, comme Marion Maréchal – Le Pen qui se retire de la vie politique pour ouvrir un centre social d’alphabétisation pour les sans-papiers sénégalais. Quand on voit que Marion suis les traces de sa tante et de son grand-père, ça décrédibilise tout de suite la fin « tout est bien qui fini bien » qu’a imaginé l’auteure. Côté écriture, ça se lit vite, même si Marie Minelli à souvent tendance à nous coller plusieurs détails en plusieurs parenthèses au beau milieu des dialogues dans les premiers chapitres, incitant le lecteur à relire la phrase plusieurs fois pour être sûr d’avoir bien compris.

En bref, une déception pour moi, je ne m’attendais vraiment pas à ça.

Je remercie le forum Have a Break, Have a Book et les éditions La Musardine pour ce partenariat.

[Chronique] Le jeu du chat et de la souris, Volume 1 – Setona Mizushiro

[Chronique] Le jeu du chat et de la souris, Volume 1 – Setona Mizushiro

le jeu du chat et de la souris 1


A cause de son caractère indécis. Kyoïchi s’est laissé prendre plusieurs fois au piège de l’adultère. Mais un jour apparaît devant lui un homme que son épouse a engagé pour enquêter sur ses infidélités: il s’agit d’Imagasé, un garçon qu’il a connu à la fac. Ce dernier accepte de garder le secret. Mais en échange, il lui réclame son corps… Entre les deux hommes, c’est le début d’une histoire d’amour qui ne manquera pas de vous serrer le cœur.

Mon avis

Kyoïchi va avoir trente ans, il est hétéro et n’a jamais connu l’amour, le vrai. Plusieurs filles l’on pourtant aimé, mais ça n’a jamais été réciproque. Par peur d’être trop insistant, il n’a jamais fait le premier pas, que ce soit un baisé, pour coucher ou un rendez-vous, et par culpabilité, il n’a jamais su dire non quand quelqu’un lui demandait de coucher avec, même pendant son mariage. Sa femme, ayant des doutes, engage un détective privé qui n’est autre que Imagasé, un ancien camarade de Kyoïchi à la fac, et qui était éperdument amoureux de lui. Ce qu’il va lui proposer est simple : en échange de son corps, Imagasé ne dira rien à la femme de Kyoïchi, qui pourra continuer à jouer les maris « fidèle ». Quelques jours après, sa femme le quitte, voyant que leur relation ne mène à rien, laissant le champ libre à Imagasé qui en profite pour s’installer chez Kyoïchi…

Si je devais conseiller un manga pour commencer à lire du yaoï, je citerais celui-ci sans hésiter. Comparé aux autres mangas du même genre, Le jeu du chat et de la souris et plutôt un manga mature beaucoup plus axé sur les sentiments que le sexe en lui-même, bref un yaoï plutôt psychologique. Un autre code du yaoï est bouleversé, concernant l’uke et le seme qui sont normalement respectivement jeune=uke plus âgé/plus mature=seme (on retrouve les définitions ici), et qui se retrouve totalement inversé dans ce tome-ci. En effet, Imagasé est le seme et Kyoïchi est l’uke. Un premier tome plutôt soft, pas trop cru, bref tout ce qui pourrait plaire à quelqu’un débute dans la lecture de yaoï.

Concernant le dessin, c’est un peu fouillis, le trait est propre, le découpage des cases est fluide et on arrive à suivre les flashbacks, mais une impression par moment de dessin bâclé à la va vite reste quand même, mais que l’on pardonne à l’auteur étant donné que Le jeu du chat et de la souris est une de ses premières publications.

En bref, un bon premier tome que je conseille à toute personne voulant se lancer dans le yaoï !

[Chronique] Barracuda, Volume 2 : Cicatrices – Jean Dufaux & Jérémy

[Chronique] Barracuda, Volume 2 : Cicatrices – Jean Dufaux & Jérémy

barracuda 2


Barracuda raconte les aventures pleines de sang et de larmes de trois adolescents au temps des pirates. L’action se déroule sur une île : la mal nommée Puerto Blanco. Dans ce 2e tome, le terrifiant Morkam revient sur l’île pour tenter de se venger de Flynn, le frère de celle qu’il voulut jadis épouser à Londres, et qui l’en empêcha. Emilio/Emilia, qui dissimule toujours sa véritable identité sexuelle, assistera à la scène… Raffy, enfin remis de ses blessures, ne rêve
que de se venger de Maria. Mais le fils du pirate Blackdog et la belle aristocrate qui vient d’épouser Ferrango, le richissime marchand d’esclaves, tombent amoureux l’un de l’autre. Les auteurs observent, avec une acuité et une clairvoyance toutes contemporaines, la façon dont
Emilio, Raffy et Maria affrontent des situations extrêmes.

Mon avis

J’ai commencé ce deuxième tome, en lisant le résumé du premier, proposé comme un rappel à l’histoire. Là, une question a enfin trouvé sa réponse. Souvenez-vous, je ne savais toujours pas après ma lecture qui était Emilio/Emilia. Et là, c’est chose faite : il est en réalité le serviteur de Dona et Maria. Je me demande pourquoi Dona, et surtout sa fille, ont décidées dans le tome précédent d’aider leur serviteur en lui faisant revêtir une robe, pour le faire passer au yeux de tous pour une femme, surtout que l’ont voit bien que Maria n’est pas très attachée à lui… Sûrement pour les besoins de l’histoire…

Bref, nous voilà trois ans après l’enlèvement et la vente de Dona, sa fille, et son serviteur à différents pirates de l’île Blanco Puerta. Les choses ont évoluées : Dona et morte de chagrin en ayant été séparée de sa fille, cette dernière s’est mariée avec son acheteur, Ferrango, uniquement pour profiter de sa fortune, et Emilio/Emilia devient l’amant de son acheteur, Mister Flynnt.
Tandis que Maria trompe son mari avec le fils de Blackdog, Flynnt voit son passé le rattraper, sous le personnage de Morkam, l’ancien amant de sa sœur, Virginia. Morkam le provoque en duel, et malgré l’entraînement de Flynnt, il ne parviendra pas à survivre, tout cela sous les yeux de son amant, Emilio…

L’histoire est moins plate que dans le premier tome, avec toujours ces beaux graphismes, mais je n’ai pas plus aimé que ça. On devine très facilement que Emilio va vouloir se venger, et donc sous l’apparence d’une femme ou d’un homme il se fera justice, ou que Maria va se venger de son mari, tout en se servant de Ryff, le fils de Blackdog. D’ailleurs, ce dernier… Nous ne savons pas ce qu’il devient. Il est mort ? Il a trouver son diamant maudit ? Et l’expédition des espagnols pour retrouver Dona et sa fille, sont-ils en route ? Bref, tout autant de questions dont il aurait été utile de renseigner le lecteur. Avec ses 52 pages, les auteurs de BD ne peuvent se permettre d’abandonner leurs lecteurs ainsi, surtout quand il y a un an de décalage entre chaque parutions des tomes. Vu qu’il y a cinq tomes de prévus, trois sont déjà publiés… Cinq ans pour juste une moyenne de 150 pages dont l’histoire n’avance pas, et dont on devine très facilement la suite, c’est moyen. Je ne pense pas que je lirais la suite de cette saga.