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[Chronique] Geofront – Reibun Ike

[Chronique] Geofront – Reibun Ike

Geofront

  • Éditeur : Taïfu Comics (2016)
  • Genre : Shôjo
  • Prix : 8.99€
  • Acheter Geofront

Geofront.
Un monde souterrain dans lequel résident tous les exclus de la société.
Komugida veut quitter à tout prix les sous-sols de Geofront en s’inscrivant dans une université à la surface, mais revient finalement vivre sous terre pour travailler en tant que professeur particulier d’un jeune garçon possédant des dons de divination, du nom de Theo. Le père de ce dernier, Nagasa, est d’après lui un « tueur de la mafia » !
Une vie somme toute ordinaire pour les habitants de ces souterrains, qui tentent tant bien que mal de survivre dans un milieu hostile et exclu de la surface de la Terre. 

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Geofront est une ville souterraine, où y vivent les exclus de la société. On va y suivre Komugida, le professeur particulier de Théo, dont le « père » est tueur à gage. En parallèle, nous allons suivre Momori et Temisun, un homme et une femme – un fleuriste et une danseuse dans un bar – bref deux personnes assez opposées, mais qui vont développer des sentiments l’un pour l’autre…

Les deux histoires en parallèle cassent un peu le rythme du récit, les personnages ne se fréquentant pas (en dehors d’un simple rapport client/fleuriste), leurs histoires vont être totalement différentes. Mais cela pose de bonnes bases si une suite voit le jour, car Geofront est pour l’instant qu’un one shot, Reibun Ike aimerait bien écrire la suite, mais rien n’est prévu pour le moment. J’espère qu’elle le fera, car on reste sur notre faim avec ces intrigues entre Théo, son père et son professeur.

Le décors est planté : un monde souterraine regroupant les exclus de la société, violent, froid, et privé de lumière naturelle. Bien sûr, des habitants veulent en sortir – Komugida a étudié à la surface, mais est revenu car il est quasi-impossible pour un habitant du dessous de trouver un travail au dessus. Ici nous ne voyons pas l’extérieur, donc nous n’avons aucun point de comparaison, mais si la suite est publiée un jour, j’espère que Reibun Ike nous montrera cette partie-là également !

Je n’avais pas vu avant de commencer ma lecture, mais ce manga n’est pas un yaoï ! C’est un shôjo, au scénario très intéressant, mais quiconque se lancerait dans Geofront en espérant y trouver des scènes intimes à la hauteur de ce qu’avait fait la mangaka dans Bi no Kyoujin, sera assez surpris.

Côté graphismes, les personnages sont tous très bien travaillés, les expressions ne sont pas exagérées et les décors sont très immersifs, on se sent tout de suite dans l’ambiance de ce monde souterrain. Pour faire simple, c’est un réel plaisir pour les yeux !

En bref, Geofront pose les bases d’un univers assez intéressant, mais on reste sur notre faim, et malheureusement, aucune suite n’existe actuellement. Une affaire à surveiller de très près !

[Chronique] Bi no Kyoujin, Volume 1 – Reibun Ike

[Chronique] Bi no Kyoujin, Volume 1 – Reibun Ike

bi no kyoujin


Pour certains, ce sentiment s’apparente à du sado-masochisme, pour Kabu et Nirasawa, c’est de l’amour.
Alors que Kabu s’apprête à prendre la relève de son père à la tête du clan, Nirasawa est toujours présent à ses côtés et le soutient. Leur relation est toujours aussi torturée, mais rien ne peut s’opposer à l’irrésistible obsession qu’ils ont l’un envers l’autre.

Merci aux éditions Taïfu Comics et à Babelio pour cette lecture !

Mon avis

Kabu est le fils d’un boss yakuza. Bien qu’il marche dans ses traces, Kabu ne se considère – et ne s’accepte – pas en tant que yakuza. La santé du boss n’étant pas au top, il se doit de désigner ses successeurs, dont son fils. Mais celui-là ne l’entend pas de cette oreille et annonce à son oncle Sagawa qu’il lui laisse sa succession. Mais Sagawa se rend compte que s’il est nommé boss, il aura toujours moins de ressources que Kabu et exige de celui-ci qu’il lui cède soit une de ses sociétés, soit son homme de main et amant, Nirasawa… L’amour passera-t-il avant tout, ou le yakuza préfèrera-t-il garder ses sociétés ?

Bi no Kyoujin (deux tomes de prévus) est la suite de Bi no Isu, sorti en 2008 (2012 en France). N’ayant pas lu ce one-shot, il aurait été normal que je sois perdue. Mais heureusement, cela n’a pas été le cas grâce au premier bonus du manga, qui arrive quelques planches après le début des hostilités. C’est un flashback qui revient sur la rencontre particulière de Kabu et Nirasawa, et comment ils en sont venus à collaborer ensemble (et plus si affinités). Avec ce bonus, on se retrouve bien armés pour comprendre la suite, et surtout ce qui lie ces deux hommes.

Car Kabu et Nirasawa entretiennent une relation charnelle. Bien que l’on peut douter des sentiments du fils du boss, Nirasawa assume totalement son amour pour son maitre et amant. C’est le jour et la nuit entre les deux hommes. Tandis que Kabu incarne le seme viril avec du poil, peu porté sur les sentiments, direct et franc dans ses paroles jusqu’à en manquer de tact, Nirasawa est quant à lui l’uke aux traits plus féminins, qui assume ses sentiments, mais qui fait un peu vierge effarouchée par moments (surtout quand son amant est très direct).

Qui dit yaoï, dit scènes intimes entre les deux hommes, qui sont nombreuses – et heureusement, pas au détriment de l’histoire – puisque Kabu exprime clairement ses envies sexuelles – bien plus que Nirasawa. Ces scènes sont pour la plupart violentes, sans ignorer la notion de consentement, mais chargées d’érotisme. Graphiquement c’est beau, et l’on ne peut qu’apprécier ces visuels.

En bref, Bi no Kyoujin est une suite qui se laisse apprécier, même si on n’a pas lu le début, grâce à un bonus qui nous ramène à la rencontre des deux amants. Sous fond de trafic de drogues et succession chez les yakuza, on ne peut qu’espérer que Kabu et Nirasawa pourront vivre pleinement leur histoire !

[Chronique] Yellow, édition limitée Perfect, Volume 2 – Makoto Tateno

[Chronique] Yellow, édition limitée Perfect, Volume 2 – Makoto Tateno

yellow 2


Goh est enfin parvenu à percer une brèche dans la carapace de Taki, son partenaire qui, assailli par de douloureux souvenirs, refuse de se livrer et se replie sur lui-même. Mais quand, lors d’une nouvelle affaire, les deux équipiers découvrent le dealer assassiné avec comme seul indice une mystérieuse note, les fantômes du passé rattrapent le jeune homme…
Taki ouvrira-t-il son cœur à Goh ?

Mon avis

Suite et fin de Yellow (initialement découpé en quatres tomes et regroupés en deux après avoir été redessiner), ce deuxième tome est totalement à l’opposé du premier. En effet, le premier mettait en place nos personnages, Goh et Taki, leur métier et s’ensuivait un certains nombre de missions et d’un jeu du chat et de la souris entre les deux partenaires, Goh étant tombé amoureux de Taki, qui lui a toujours été hétéro.

Dans ce deuxième tome, nous retournons sur le passé tragique de Taki avec les Sandfish, deux partenaires qui eux ne sont pas récupérateurs, mais exécuteurs. L’un d’entre eux était tellement amoureux de Taki, qu’il a pris la solution de changer de sexe pour plaire à son ancien protégé, dans l’espoir de le récupérer et faire de lui un exécuteur. Taki se laissera-t-il séduire par son ancien collègue, ou avouera ses sentiments à Goh?

L’action est toujours omniprésente, les Sandfish cherchant à se débarrasser de Goh pour récupérer Taki. D’un autre côté, nous en apprenons plus sur le patron de café qui donne les ordres de missions aux récupérateurs et surtout son passé commun avec Taki. En bref, beaucoup de révélations pour ce tome-ci. Une très bonne suite qui conclu une saga soft, mais intense.

[Chronique] Yellow, édition limitée Perfect, Volume 1 – Makoto Tateno

[Chronique] Yellow, édition limitée Perfect, Volume 1 – Makoto Tateno

yellow ed limitée 1


Goh et Taki partagent tout. De leur appartement à leur activité d’agents… très spéciaux. Il y a pourtant quelque chose qu’ils n’ont pas du tout en commun et que Goh cherche à tout prix à partager avec son ami, sexy en diable. Taki est hétéro et il ne semble pas prêt à changer d’avis sur la question… Le fantasme de Goh deviendra-t-il réalité ? Franchira-t-il la ligne jaune avec Taki ?

Mon avis

L’édition limitée Perfect regroupe les deux premiers tomes de la saga Yellow, parue initialement en quatre tomes, il y a quelques années. Ne connaissant pas ce yaoï, cette édition tombe à pic pour moi! Mais quoiqu’estcequique raconte Yellow?

Yellow raconte l’histoire de Taki et Goh, l’un irrémédiablement hétéro, l’autre à 100% gay, et pourtant si proches pour leur travail qu’ils ont en commun, celui de récupérateurs. Généralement de la drogue et des armes, ces deux récupérateurs travaillent pour le compte d’un patron de café, qui reçoit ce genre de missions de la police et de la mafia locale. Outre leur travail, Goh est tombé amoureux de Taki, et il a beau lui faire des avances, ce dernier fini toujours par le repousser… Goh arrivera-t-il à faire craquer Taki?

Histoire très intéressante, celle de leur métier de récupérateurs, qui promet du danger et de l’action en perspective, et danger et action il y a! On passe beaucoup plus de temps à s’occuper de leur travail que des fantasmes de Goh, si bien que nous en sommes encore qu’à l’étape des sentiments. Notre mangaka prend donc tout son temps de ce côté là.

Au lieu de s’intéresser uniquement au sexe dans cette histoire, Makoto met en avant également les sentiments et le passé de Taki et Goh, ainsi que leurs appréhensions. Nous sommes donc dans une véritable histoire d’amour avec un grand A, pour notre plus grand plaisir.

Côté graphismes, j’adore! Le trait est fin, le découpage est fluide et les expressions des personnages sont très bien représentées sans tomber dans l’extrême et les clichés que l’on à le droit habituellement dans un manga. Pour l’édition limitée Perfect, Makoto a entièrement redessiner ce manga, pour notre plus grand plaisir!

En bref, autant au niveau de l’histoire que du dessin, j’ai adoré! Yellow étant un yaoï soft, je le recommanderais à toute personne faisant ses premiers pas dans le monde du boy’s love. J’ai hâte de lire la suite!