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[Chronique] Judge, Volume 3 – Yoshiki Tonogai

[Chronique] Judge, Volume 3 – Yoshiki Tonogai

judge 3


Pour chaque adolescent le mot d’ordre est simple : survivre, quitte à condamner son voisin à mort !
Le jeu continue… prêts pour le second vote ?

Mon avis

Milieu de série, et ça traîne déjà des pieds… Yoshiki Tonogai m’a habituée à bien mieux que ça !

Parce que là, nous n’apprenons rien. La big révélation se voulait être qu’il y ait quelqu’un avec eux qui exécute les sentences, mais très franchement, qui ne s’y attendais pas ? Surtout pour ceux qui comme moi ont pu déjà lire Doubt, on le voyait venir à des kilomètres !

Donc, ce troisième tome se concentre sur le deuxième vote, et point de surprise là aussi : les gentils sont gentils, les méchants sont méchants et je mettrais ma main à couper que le tueur est une tueuse et qu’elle est dans le groupe des gentils. Simple déduction, mais je me trompe peut-être.

Mais je m’attendais à mieux, je m’attendais à de la grosse révélation, qu’on en apprenne plus sur le passé de chacun ! Je m’attendais à tout, sauf à ça ! Maintenant, il y a juste trois fois plus de questions, et pas l’ombre d’une seule réponse… Et certaines similitudes avec Doubt recommencent à pointer le bout de leur nez, ce qui s’annonce pas forcément génial !

J’espère que la suite avancera mieux que ça, parce ce que pour l’instant ce n’est pas gagné !

[Chronique] King’s Game, Volume 1 – Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

[Chronique] King’s Game, Volume 1 – Nobuaki Kanazawa & Hitori Renda

kings game 1


Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis

J’ai longtemps évité ce manga. Sorti pendant la période où pas mal de mangakas essayaient de surfer sur la vague du succès de Yoshiki Tonogai avec Doubt et Judge, après feuilletage de ce premier tome, il m’était apparu comme un reboot des sagas de Tonogai, avec du sexe en plus. Après lecture, j’en était vraiment pas loin…

En effet, à minuit le Roi envoie un nouveau gage aux élèves d’une même classe et si ils ne réalisent pas son ordre, les élèves qui devaient réaliser ce gage meurent, bien souvent par pendaison. Ça va du gage gentillet du style « embrasse ta voisine de classe » à « couche avec untel, sinon vous mourrez tous les deux ». En bref, que des gages « physiques » (pour ne pas dire sexuels), qui enlèvent tout le côté horrifique du manga. On aurait pu avoir peur si les gages étaient un peu plus diversifiés et si les personnages n’avaient pas des réactions totalement exagérées.

Que ce soit les élèves comme les adultes, les réactions sont trop exagérées. Entre celle qui se prostitue pour gagner un concours de popularité, celui qui bat un de ses camarades parce qu’il a du coucher avec sa copine pour un gage (c’était ça où elle mourrait, estime toi heureux, mec) ou leurs réactions en général face aux ordres du roi, c’est beaucoup trop. Quant aux adultes, les seuls au courant sont des policiers qui n’y croient pas une seule seconde. Je ne sais pas, moi j’enquête sur des suicides inexpliqués de jeunes et une classe entière me dit que c’est la faute du King’s Game et me parle des mails, je prend le groupe au sérieux et tente le tout pour remonter jusqu’au destinataire des mails, ce qui me paraît 10000 fois plus logique.

Côté graphismes, le découpage des cases n’est pas fluide avant la fin du manga qui est bien plus structuré. Les dessins sont bien réalisés, le trait est fin, mais on peut regretter que les expressions des personnages soient autant exagérées que dans le texte et qu’elles soient réutilisées en permanence, sans se donner la peine de les modifier légèrement. Les personnages sont bien travaillés et on les reconnait parfaitement, tout en restant dans les codes du manga. Le style et beaucoup trop fouillis (pour ne pas dire bordélique), on en prend plein les yeux, mais pas dans le bon sens du terme.

En bref, ce premier tome ne m’a pas plus séduite que ça, j’en suis presque déçue. Je lirais le deuxième tome pour laisser une chance à ce manga, mais il est clair que ce ne sera pas tout de suite pour moi.

[Chronique] Judge, Volume 2 – Yoshiki Tonogai

[Chronique] Judge, Volume 2 – Yoshiki Tonogai

judge 2


Pris au piège par le mécanisme du jeu, les adolescents se résignent à procéder au vote. Seulement, à l’heure de choisir qui doit mourir, quelqu’un manque à l’appel… Le garçon au masque d’ours a préféré se cloîtrer dans sa cellule, condamnant ainsi tout le monde à mort.

Mais pour Hiro, pas question de sacrifier qui que ce soit ! Il pense avoir trouvé la solution-miracle. Encore faut-il que ses compagnons d’infortune acceptent de se faire confiance. Si un seul d’entre eux doute, c’est la mort qui les attend au tournant…

Mon avis

Ayant trouvé toute la suite de Judge d’occas’ pour le prix d’un manga, je me suis dit que j’allais faire un petit effort avec cette saga. Hé oui, la fan de Doubt qui est en moi n’a pas trop aimé l’auto-plagiat de son mangaka, et les énoooormes ressemblances avec la première série de Mr. Tonogai.

Bref, on retrouve nos jeunes, tous enfermés les uns avec les autres, dans l’attente de leur jugement. En effet, nous les avions laissés au premier tome en plein vote. Ils avaient trouver l’idée de tous voter pour sois même, pour éviter que l’un d’eux subisse le jugement… Est-ce qu’ils l’ont fait?

Cette fois-ci, notre mangaka s’améliore et tente de faire oublier les similitudes avec Doubt en changeant certains traits de caractères, les accentuant et nous fait oublier les connaissances de nos personnages, en mettant en avant d’autres traits de leur personnalité, d’autres connaissances à leur disposition. Du coup, on à moins l’impression que nous lisons une V.2 de Doubt, en espérant qu’il reste sur cette lancée par la suite.

La tension est à son comble, c’est quand on croit que c’est enfin bon, que Yoshiki Tonogai ré-installe un climat de peur et de paranoïa  – mais qui est un habitué de ses œuvres cherche là où aucun personnage n’a encore chercher pour se sortir de là. J’avais déjà ma petite idée en tête, et je crois bien que je vais rester sur celle-ci, à savoir que ça doit être leurs proches qui leur joue ce coup-là. On verra bien si j’ai raison, héhé!

En bref, une bonne suite, des améliorations, croisons les doigts pour que ce soit pareil par la suite!

[Chronique] Doubt, Volume 1 – Yoshiki Tonogai

[Chronique] Doubt, Volume 1 – Yoshiki Tonogai

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Rabbit Doubt fait fureur au japon : dans ce jeu sur téléphone portable, des lapins doivent débusquer le loup qui se cache parmi eux. Quant au loup, il doit utiliser tous les subterfuges possibles pour semer la confusion dans le groupe et éliminer un par un tous ses adversaires… Mais pour cinq fans du jeu, Rabbit Doubt ne tarde pas à virer au cauchemar: ils se réveillent enfermés dans un bâtiment désaffecté avec, à leurs côtes, le corps d’une camarade assassinée. Tatoué sur la peau des adolescents, un mystérieux code-barres qui leur permet à chacun d’ouvrir une porte différente, semble être leur seul espoir de salut. Pas de doute: un loup se cache bien parmi eux, et il leur faudra le démasquer avant d’être dévorés…

Mon avis

Doubt est un énorme rappel au jeu du Loup-Garou de Tiercelieux, c’est bien pour ça qu’à l’époque je ne ratais pas une seule sortie de cette saga déclinée en quatre tomes. Les éditions Ki-oon ont frappés fort avec, si bien qu’encore aujourd’hui, pas mal d’auteurs reprennent ce concept à leur sauce (la fausse suite de Doubt avec Judge, et plus récemment, King’s Game).

The Liar must Die

Les graphismes sont à la fois simplistes et trashs. Nous nous trouvons dans ce qui ressemble à un hôpital désaffecté, dont les portes s’ouvrent à l’aide de code-barres tatoués sur notre équipe de joueurs, avec dans une des pièces, le cadavre de l’une de leurs amies, crucifiée au mur. De là, va s’ensuivre une enquête pour leur survie, car n’importe qui peut être le tueur.

Les personnages sont attachants mais révèlent tous une part de mystère, si bien que le lecteur ne peut pas deviner qui est le loup dès le premier tome. Nous irons de surprises en surprises, qui nous feront au final douter de notre propre hypothèse. La dernière page est, quand à elle, un appel à lire la suite au plus vite !