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Étiquette : jeunesse

[Chronique] Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1 – Ransom Riggs

[Chronique] Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1 – Ransom Riggs

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Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

Mon avis

Abe est un grand-père comblé, qui aime bien parler de son enfance à Jacob, son petit fils. Il n’a pas eu une vie facile, car à cause de la guerre, il a du fuir la Pologne en laissant ses parents derrière lui. Son seul salut tient à un orphelinat sur une petite île anglaise. Mais les pensionnaires de cet orphelinat étaient particuliers, certains volaient, d’autre faisaient croître la végétation à une vitesse impressionnante, quand d’autres pouvaient faire ressusciter quelqu’un… Mais plus Jacob grandit, moins il y croit. Jusqu’au jour où les contes de fée de son grand-père vont se rappeler à lui…

Encore un titre que je regrette d’avoir lu si tard ! J’étais – of course – attirée par cette couverture (comment ne pas l’être ?), mais le déclic s’est fait quand j’ai appris que c’était Tim Burton qui allait réaliser l’adaptation cinématographique de la saga ! Étant un de mes réalisateurs préféré, j’ai hâte de voir cette lecture sur grand écran, en priant que cette adaptation soit assez fidèle au livre… (Enfin, j’en doute un peu, il n’est pas fait mention de squelettes dans le livre, et Emma a le pouvoir du feu, et non de l’air !)

Et mon intérêt pour le film s’est intensifié après ma lecture (j’ai spammé le bouton « revoir » de la bande-annonce sur YouTube), parce que mon Dieu, qu’est ce que c’était génial !

Déjà, l’histoire des particuliers est très bien tournée. On aurait pu craindre quelques incohérences, mais non ! Surtout par rapport à la construction de l’histoire. En effet, Ransom Riggs a construit son récit autour de photos en noir et blancs qu’il a trouvé dans des collections privées. Et l’authenticité des photos n’est plus à prouver, ce qui rend la lecture encore plus captivante !

De retournements de situation en rebondissements, on découvre donc la fameuse histoire des enfants pendant la seconde guerre mondiale. Le texte est fluide et la traduction est agréable à lire. De plus, l’ennemi est tellement inattendu que c’est le genre de livres qu’il est bon de relire une fois que nous avons toutes les informations en main pour mieux saisir les nuances. En tout cas, ce premier tome m’a assez convaincue de ce côté-là pour que j’ai envie de lire la suite.

Du côté des personnages, j’ai aimé celui de Jacob. Un adolescent normal, qui a des réactions normales, bref un personnage auquel on peut s’identifier assez facilement. Entre la re-découverte des histoires de son grand-père et les événements qu’il va vivre, ses réactions sont authentiques. Cependant, du côté des enfants particuliers, j’ai eu du mal à me faire à l’idée de leur âge réel, car ils en ont pas l’attitude. Ce sont des enfants jusqu’au bout. Peut-être qu’ils seront un peu plus développés dans la suite ? En tout cas, je l’espère !

En bref, ce premier tome de Miss Peregrine et les enfants particulier a été une agréable découverte. La construction du récit est originale, tout en restant cohérente du début à la fin. Il me tarde de me plonger dans la suite et de découvrir le film !

[Chronique] Lieutenant Darmancour – Eric Jourdan

[Chronique] Lieutenant Darmancour – Eric Jourdan

lieutenant darmancour


A tout juste 19 ans, Pierre Perrault est déjà célèbre et enchante tout Paris avec ses Contes de ma mère l’oye. Mais le fils de Charles Perrault, lui-même écrivain reconnu, est conduit en 1697 à la prison du Petit Châtelet pour avoir mortellement blessé un jeune charpentier dans des conditions troubles… Face à certaines circonstances, ni la notoriété ni les soutiens ne raccommodent rien. Que faisaient ensemble ces deux-là, trouvés chemise déboutonnée ? Pour fuir telle situation, une seule échappatoire : s’enrôler dans un monde d’hommes au sein du Régiment Dauphin, et s’acheter un nouveau nom : lieutenant Darmancour.

Merci aux éditions La Musardine pour cette lecture !

Mon avis

Charles Perrault avait un fils, comment s’appelait-il ?

Pierre Perrault, ou plutôt le Lieutenant Darmancour, qui était, selon les dires, un beau garçon. Et Pierre était gay, chose qu’il fallait cacher à l’époque pour éviter le supplice réservé aux homosexuel.les… Alors quand un jeune homme meurt sous son épée et qu’ils sont retrouvés avec leurs tenues défaites, Pierre doit absolument trouver un alibi sur ce qu’il vient de faire et une raison valable pour expliquer l’état de leurs vêtements. Et en prison, il aura tout le temps pour réfléchir à tout ça, et revenir sur les débuts de tout cela…

Lieutenant Darmancour est un titre assez mélancolique, énormément axé sur les sentiments et émotions de Pierre. Car grâce à de nombreux flashbacks, on remonte aux premiers émois du jeune homme, que l’on découvre plus en profondeur. Un Pierre qui ne veut pas être enfermé dans les carcans de la société, être à la cour, être fardé, porter des dentelles et des perruques. Bref, un esprit libre ! (Ou un rebelle, c’est selon les points de vue 🙂 )

Ce livre est une ode en trois parties. D’abord à la jeunesse, puis au sexe, et enfin à l’amour. Bien que le sexe il y ai, n’y cherchez pas de longues descriptions langoureuses des scènes. On reste plutôt sur les faits pour rester concentrés sur l’histoire, dont les émotions transmises sont assez puissantes.

Les flashbacks composent l’histoire de bout en bout. Il faut être attendu à se retrouver baladé de gauche à droite, quand les souvenirs ne sont pas imbriqués dans d’autres. Les souvenirs viennent à Pierre, qui en vient à les raconter plus tard. L’histoire est la même, mais des détails changent suivant la maturité de notre protagoniste et sa façon d’appréhender les choses.

En bref, Lieutenant Darmancour est un court roman sur la vie du jeune Pierre Perrault selon Eric Jourdan, qui a imaginé pas mal des faits qui sont présentés ici. C’est un roman très prenant émotionnellement et qui reste en tête après sa lecture. Un roman à relire, très certainement !

[Chronique] Dis-moi si tu souris – Eric Lindstrom

[Chronique] Dis-moi si tu souris – Eric Lindstrom

dis-moi si tu souris


Je suis Parker, j’ai 16 ans et je suis aveugle. Bon j’y vois rien, mais remettez-vous : je suis pareille que vous, juste plus intelligente. D’ailleurs j’ai établi Les Règles :
– Ne me touchez pas sans me prévenir ;
– Ne me traitez pas comme si j’étais idiote ;
– Ne me parlez pas super fort (je ne suis pas sourde) ;
– Ne cherchez jamais à me duper.
Depuis la trahison de Scott, mon meilleur pote et petit ami, j’en ai même rajouté une dernière. Alors quand il débarque à nouveau dans ma vie, tout est chamboulé. Parce que la dernière règle est claire : Il n’y a AUCUNE seconde chance. La trahison est impardonnable.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Parker est une adolescente aveugle, suite à un accident de la route, qui a causé la vie de sa mère. Venant tout juste de perdre son père, elle se retrouve à habiter avec sa tante, son oncle et leurs enfants, qui envahissent son espace vital et bousculent ses habitudes. Et rajoutons à cela Scott qui réapparait dans sa vie après avoir perdu sa confiance à jamais il y a plusieurs années de cela…

C’est la première fois que je lis un roman dont le personnage principal est totalement aveugle, et Eric Lindstrom a réussi un sacré tour de force. Car on oublie bien vite que Parker est aveugle, ce n’est pas ce qui est le plus mis en avant. Mais surtout, l’auteur ne résume pas son personnage principal à sa cécité. C’est avant tout un être humain – une adolescente – qui, comme tous les ados de son âge, apprend la vie, que ce soit au niveau de l’amitié, que de l’amour.

Eric Lindstrom approche plusieurs sujets. Nous avons déjà l’amitié et l’amour, comme dit plus haut, mais aussi la confiance, le deuil, le pardon… Et enfin, saisir les nuances de la vie : tout n’est pas blanc ou noir. Ce qui amène, bien sur, des moments forts en émotions, toujours plus justes car l’on ne tombe pas dans le mélodramatique.

Cela vient aussi du personnage de Parker. Elle est franche, directe, voir un peu froide. Mais l’on voit petit à petit qu’elle se cache derrière ce comportement pour ne pas montrer combien elle est devenue fragile suite à la mort de son père. Et c’est là que ça devient intéressant, car nous ne sommes pas devant un énième personnage féminin handicapée qui vit tout comme une battante : Parker est humaine, et je me suis sentie beaucoup plus proche d’elle que des autres persos principaux des derniers Young Adult mettant en scène ces adolescentes amochées par la vie.

Bien que Parker vive des moments tristes, c’est un roman qui se veut feel good malgré tout, l’auteur montrant qu’il y a du positif en tout, même dans les situations qui nous paraissent très ennuyantes au départ. Comme dirait Dumbledore :

Mais vous savez, on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit de se souvenir d’allumer la lumière.

Bref, ouvrir les yeux au lieu de se morfondre (enfin… métaphoriquement parlant 😛 )

Dis-mois si tu souris est un roman que j’ai lu d’une traite, seulement quatre petites heures n’ont pas été de trop pour en venir à bout, grâce à l’écriture fluide de l’auteur !

En bref, un roman prenant, qui ne nous lâche pas avant que l’on arrive au point final. Des émotions fortes, beaucoup de belles choses et de jolies petites leçons qui ne font pas de mal !

[Chronique] Le retour de l’aube – Malorie Blackman

[Chronique] Le retour de l’aube – Malorie Blackman

le retour de l'aube


Tobey est amoureux de Callie. Fou amoureux. Pour son anniversaire, il veut lui offrir un cadeau digne d’elle, un cadeau de valeur. Alors il va accepter le pire : effectuer une livraison pour le gang de McAuley. En échange d’un peu d’argent. Un peu d’argent qui le conduira directement en enfer…

Mon avis

Callie et Tobey sont amis et scolarisés ensemble, plusieurs mois après l’explosion de l’hôtel qui clôturait le troisième tome – et l’histoire tout simplement, de cette saga. Mais Malorie Blackman n’a pas dit son dernier mot et revient avec un Tobey amoureux de Callie, mais qui est fauché. Le jeune homme, rêvant d’offrir les plus belles choses à son amie, accepte de livrer des colis pour un ami, contre un peu d’argent, sans savoir que cela le changerait à jamais…

Bien que j’ai eu des coups de cœurs pour les trois premiers tomes, ce dernier me laisse dubitative. C’est clairement du fan service assumé. Si l’auteure s’était arrêtée au troisième tome, on ne lui en aurait pas voulu, vu que l’histoire s’arrête-là et que le quatrième tome part sur une autre histoire qui n’a plus rien à voir avec la saga originelle. Ici la ségrégation n’existe plus (quelques mois seulement se sont écoulés entre les deux derniers tomes), aucun stigmate de ces évènements, alors que la ségrégation était omniprésente avant, là on a juste une guerre des gangs qui se servent de gamins et c’est tout. Aller, d’un côté ils sont nihils, de l’autre primas, mais ça ne colle toujours pas puisque des nihils bossent chez les primas, et inversement.

Franchement, si vous arrêtez votre lecture au troisième tome, vous ne ratez rien. Et pourtant, ce dernier tome reste bien écrit, c’est fluide, mais ça s’arrête-là. Je ne reconnais pas Sephy, on croise à peine sa sœur et Meggie. Si vous pensiez que l’histoire d’amour TobeyxCallie allait rattraper le contenu, c’est raté. Elle fait office de pâle figure à côté de la relation SephyxCallum qui était puissante et qui nous a tous fait pleurer. Cette nouvelle relation est banale et ne m’a pas transportée comme la première, loin de là.

Est-ce le tome de trop ? Oui et non. Oui pour toutes les raisons citées précédemment, et non car il plaira tout de même aux fans qui auront eu du mal à quitter la saga et son couple mythique à l’histoire poignante. Pour ceux qui auront réussi à faire la part des choses, ils passeront à côté en se demandant si ce tome était vraiment utile pour clôturer la saga. J’ai repoussé pendant des années ma lecture de ce tome-ci car j’avais peur de ne pas retrouver l’ambiance caractéristique de la saga, et j’ai eu malheureusement raison.

En bref, un dernier tome en demi-teinte, qui se laisse lire, mais qui est clairement du fan service. Si vous avez réussi à passer le troisième tome, ce tome-là vous paraîtra bien inutile.

[Chronique] A pile ou face – Samantha Bailly

[Chronique] A pile ou face – Samantha Bailly

a pile ou face


Emma n’en croit pas ses yeux quand elle reçoit un mail de son frère Maxime.
Impossible ! Absolument impossible !
Les images du passé s’impriment sur sa rétine.
La voiture de Maxime. L’accident.
Les secours qui évacuent son corps sans vie.
Emma s’éloigne de l’ordinateur. S’approche à nouveau.
Ses doigts tremblent. Une pression de l’index.
Le message s’ouvre…

Et si soudain, vous pouviez prévoir l’avenir ?

Mon avis

Emma a perdu son frère Maxime lors d’un accident de voiture. La perte d’un proche n’est jamais facile. Interne au lycée caennais Fresnel, Emma passe son week-end chez sa meilleure amie. Alors qu’elle jette un œil à ses mails, elle en voit un envoyé par son frère… Une blague de mauvais goût ? Un mail de l’au-delà ? Après lecture, Emma va vite être partagée entre le hasard et son esprit cartésien…

Premier thriller jeunesse de Samantha Bailly, j’ai décidé de continuer la découverte de ses titres avec A pile ou face pour la simple et bonne raison qu’il se déroule à Caen, ma ville natale que j’ai quitté récemment. Donc, quand Samantha donne les adresses des lieux où Emma se rend, il m’a été très facile de la situer. Tout particulièrement au 200 rue Caponière, que j’ai toujours trouvé intriguant et un peu effrayant quand je passais tous les jours devant. Un vieux manoir inhabité, derrière un haut portail rouillée et cadenassée, perdu au beau milieu d’arbres, à l’entrée du Nice caennais… De mémoire ça m’est resté ! Bref, je me suis bien imprégnée de l’ambiance !

La fin de A pile ou face de Samantha Bailly, c’est à St Pierre, et tout le roman se déroule à Caen 💕

Une photo publiée par Séverine – BFrei (@aponey_supreme) le

On reste dans une certaine dualité du début à la fin : le présent et le passé, croire au hasard ou le rejeter, rester dans le présent ou se perdre dans un futur hypothétique décidé par des tirages… C’est en plus un roman qui se lit facilement, personnellement je l’ai lu d’une traite. C’est toujours un plaisir de retrouver la plume de Samantha Bailly en général, qui est très agréable à lire, c’est un peu l’assurance de passer un bon moment pour qui adore les romans de l’auteure. En plus, ce n’est pas un thriller des plus complexes, cela reste jeunesse, donc parfaitement adapté au lectorat visé, à ceux qui veulent découvrir ce genre par quelque chose de soft, simple, mais efficace ou ceux qui veulent lâcher un peu les grands thrillers plus poussés psychologiquement.

Côté personnage, on se sent facilement proche de Emma, notre personnage principal. C’est une jeune fille forte, qui ne se laisse pas faire, mais qui tombe facilement dans les ennuis. Bien sûr, elle reste une adolescente qui a des contraintes : lycée, parents, amis,… et ça, Samantha ne l’oublie pas. Pour ces raisons, je l’ai prêté à ma sœur qui est élève à Rostand, juste en face de Fresnel, qui devrait plutôt apprécier et se retrouver dans ce personnage !

En bref, le premier thriller de Samantha Bailly est bien mené, savamment dosé et avec des personnages convainquant. J’ai totalement adoré le fait que tout se déroule à Caen. C’est un thriller à la portée de tous, qui traite les sujets de la voyance et la perte d’un proche sans tomber dans les clichés et le larmoyant. En clair, une belle petite réussite.

[Chronique] Hunger Games, tome 2 : L’embrasement – Suzanne Collins

[Chronique] Hunger Games, tome 2 : L’embrasement – Suzanne Collins

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Après avoir gagné les Jeux de la Faim, Katniss Everdeen et Peeta Mellark retournent dans leur district. Alors que la « tournée de la victoire » dans le pays est sur le point de commencer, elle est visitée par le président de Panem. Il explique que le tour qui leur a permis de sortir tous deux vainqueurs des jeux, considéré comme un acte de rébellion envers le Capitole, donne des idées aux 12 districts du pays.

Il la menace de tuer son meilleur ami, Gale, si elle ne peut prouver à tout Panem que son acte n’était pas une provocation, mais un acte irréfléchi commandé par son amour fou pour Peeta.

Mon avis

Katniss et Peeta ont gagné les Jeux de la faim. Mais pour le Capitole, et plus précisément le Président Snow, cela sonne comme un acte de rébellion : il ne devait y avoir qu’un seul survivant. Le tonnerre gronde dans les districts qui voient en l’acte des faux amoureux la première pierre d’un soulèvement. Pour Snow, une seule solution se présente pour endiguer tout cela : renvoyer Katniss dans l’arène, pour qu’elle meurt « naturellement » plutôt que dans un « accident » qui ferait d’elle un symbole de la rébellion, un martyr pour tous ces gens. Et pour bien faire, les jeux de l’Expiation moissonnent cette fois-ci dans les gagnants des précédentes éditions. Katniss va devoir s’en sortir une nouvelle fois encore, mais saura-t-elle se faire des alliés pour contrer les plans de Snow ?

Étant maintenant bien rassurée sur la saga Hunger Games, j’ai pu commencer ce deuxième tome sereinement. Pour rappel, j’ai commencé par le premier film, qui est à des milliers de kilomètres du bouquin. Mais le deuxième, Catching Fire, est beaucoup plus proche du livre, c’est tout de suite plus intéressant que de voir Katniss qui dort pendant les 3/4 du jeu quand elle ne surjoue pas, ou alors de voir que le caméraman a grave la tremblote.

Et l’Embrasement m’a tenue en haleine du début à la fin. Avec toutes les machinations de Snow, c’est un peu comme si Maugrey Fol Œil vous criait VIGILANCE CONSTANTE toutes les 5 minutes. Mais c’est appréciable, car cela amène une véritable réflexion (à nous, aux personnages, à propos de l’histoire), qui prend le pas sur l’action pure et dure. Il ne s’agit plus ici de tuer pour rester en vie et rentrer dans son petit district pour y couler des jours heureux : il faut déjouer les plans de Snow, tout en faisant en sorte que cela reste a peu près acceptable pour ce dernier, et éviter qu’il fasse tuer l’entourage de Katniss. Tout cela amène des rebondissements à n’en plus finir et laisse présager un dernier tome très intéressant.

Du côté des personnages, Katniss est toujours aussi froide, mais avec les plans de Snow, elle va devoir se composer un nouveau panel de sentiments et autres émotions – même factices – si elle ne veut pas perdre sa famille et ses amis. Par contre, je trouve que Peeta en fait trop sur l’amour qu’il porte à Katniss. Comment peut-il penser à ça pendant ces moments cruciaux ? (Mais j’avoue, il a des bons talents d’orateur !). Tout comme Gale, alors là j’ai pas compris comment on passe d’une relation amicale et platonique à du roulage de pelle dans les règles. Les gars c’est pas le moment, hein ! Vraiment pas. J’ai cependant adoré Haymitch, surtout dans les moments où il lâche la bouteille. Il s’est révélé être très intéressant et plein de ressources.

En bref, ce deuxième tome de Hunger Games apporte un tournant dans la saga qui est dangereux, mais prometteur. J’ai hâte de voir comment l’auteure va se dépatouiller entre Gale et Peeta qui aiment Katniss – Et Katniss qui aime Gale mais ne dirait pas forcément non à Peeta (il fait un peu troisième roue du carrosse, le pauvre garçon). C’est un tome plus axé sur la réflexion que l’action, et ces deux-là mélangés pour le dernier tome devraient donner un beau résultat !

[Chronique] La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

[Chronique] La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

la passe miroir 2


Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Mon avis

On reprend ce deuxième tome avec les derniers évènements du premier, à savoir la rencontre de Ophélie et Farouk, l’esprit de famille du Pôle. Mais la situation à la Citacielle devient de plus en plus compliquée quand des nobles disparaissent sans laisser de traces. A qui la jeune liseuse va-t-elle pouvoir faire confiance, alors que tous semblent attendre qu’elle fasse un faux pas, que Thorn est encore plus fuyant qu’avant et révèle pourquoi il voulait spécifiquement Ophélie comme femme, et que sa famille va bientôt arriver à la cour ?

Ah, ce deuxième tome ! Quand j’ai fini ma lecture, j’en étais toute retournée ! Coup de cœur pour cette suite ? Assurément ! J’avais déjà déclenché l’alerte coup de cœur pour le premier, mais comment faire autrement ? Déjà, le contexte de Les disparus du Clairdelune est plus sombre, plus sérieux, on parle de disparitions, de potentiels décès, d’un danger imminent qui plane au dessus de Ophélie qui semble être la prochaine à disparaître si le coupable n’est pas trouvé. Ce qui m’a surtout marquée, c’est la perfidie et la manipulation, bien plus présentes dans ce tome. Et la relation (enfin, relation est un grand mot) de la liseuse avec Farouk ne va pas l’aider à se faire des amis, surtout parmi ceux qui détestent son fiancé, Thorn (à savoir, la cour complète).

Et Thorn, en parlant de lui… Dans le premier tome, il me donnait l’impression d’être un ours mal-léché totalement misanthrope, ici il arrive -avec beaucoup de mal – à dévoiler ses sentiments (enfin, surtout on devine, parce que ça reste Thorn), et nous le croisons bien plus souvent dans ce tome-là ! Ophélie et lui vont-ils réussir à construire quelque chose avec tous ces complots autour d’eux ? Oh, et mention spéciale à la mère de Ophélie, qui m’aura bien faite rire quand elle rencontre elle aussi Farouk !

On découvre petit à petit qu’il y a un lien religieux derrière tout cela. Dieu est de la partie, et il n’a pas franchement envie de rire, et ses adeptes non plus. Et avec cette fin, tout ceci me fait penser à A la croisée des mondes, quand le père de Lyra se lance dans une guerre contre Dieu. Est-ce que cela sera le cas aussi dans La passe-miroir ? I don’t know, mais on verra bien. En tout cas, cette fin chamboule tout – et m’a bien chamboulée aussi – et laisse ouvert tout un champ de possibilités que j’ai hâte de découvrir dans le prochain tome !

En bref, ce deuxième tome surpasse mes espérances et je suis presque déçue de l’avoir fini aussi vite, l’attente pour le prochain tome va être longue. Plus de sérieux, plus d’émotions et un contexte bien plus sombre apporte plus de maturité à cette saga – non pas qu’elle en ai eu nécessairement besoin. Les disparus du Clairdelune comblera tous les fans de la saga qui attendait avec impatience le grand retour des fiancés.

[Chronique] Miss pain d’épices – Cathy Cassidi

[Chronique] Miss pain d’épices – Cathy Cassidi

miss pain d'épices


A l’école primaire, Cannelle était le bouc émissaire, celle que personne ne voulait avoir comme amie. Alors, à la rentrée de sixième, elle arrive au collège relookée et devient l’amie d’une fille cool. Depuis, elle tient son rôle de fille populaire à la perfection. Mais l’arrivée de Sam, un garçon décalé qui se moque du regard des autres, bouleverse tout. Cannelle craque pour lui, et c’est réciproque, mais sa meilleure amie le déteste. Cannelle réussira-t-elle à assumer ses sentiments, et surtout… à ne plus avoir peur d’être elle-même ?

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Canelle est une jeune fille mal dans sa peau. Rejetée par ses camarades de l’école primaire, elle se renferme sur elle-même. Pour la rentrée en sixième, la jeune fille se relooke, se lisse les cheveux et fait tout pour que personne ne sache combien elle est peu sûre d’elle. En un sens, tout fonctionne, l’élève la plus populaire de sa classe est devenue sa meilleure amie. Mais à quel prix ?

Je n’avais pas réellement compris pourquoi autant de monde, et des lectrices plus ou moins âgées adoraient Cathy Cassidy et ses livres. Après tout, c’est du jeunesse pour un public visé entre 10 et 12 ans, non ? Et bien, avec Miss pain d’épices, j’ai compris. Bien que ce soit un livre destinés aux plus jeunes, je l’ai trouvé vraiment poussé dans les sujets qu’aborde l’auteure. Que ce soit le harcèlement scolaire, le mensonge, les relations profs-élèves, la recherche d’identité des pré-ados, de leurs goûts, la relation avec les autres… Cathy Cassidy traite chaque sujet avec la même importance, le même sérieux, montrant aussi bien les conséquences, mais aussi comment s’en sortir. C’est court, mais intense. Je n’ai jamais lu un livre jeunesse aussi abouti, il est clair que je vais m’intéresser aux autres livres de l’auteure !

Côté écriture, c’est un livre à la portée de tous : pas de vocabulaire complexe, c’est fluide, il y a peu de descriptions, mais on se retrouve tellement absorbés par les émotions que véhicule Cathy dans son texte, qu’on arrive à la fin en se demandant pourquoi c’est déjà fini. Clairement, un(e) jeune n’ayant pas l’habitude de lire s’en sortira très bien avec ce roman, cela pourrait même donner envie de lire plus. Si mon enfance n’avait pas commencé par Harry Potter, mais par ce livre, l’effet aurait été le même, vous pouvez en être sûr !

En bref, Miss pain d’épices est un livre jeunesse à la portée de tous, abouti et vraiment poussé dans les sujets abordés. C’est un livre qui se veut positif, malgré les sujets durs, l’auteure ne tombe pas dans le mélodramatique. A mettre de toute urgence dans sa bibliothèque !

[Chronique] Eh bien, dansez maintenant ! – Béatrice Nicodème

[Chronique] Eh bien, dansez maintenant ! – Béatrice Nicodème

eh bien dansez maintenant


Vaux-le-Vicomte, 1661. Le château tout entier s’affaire pour préparer la fête somptueuse que Nicolas Fouquet, surintendant du Roi, veut donner en l’honneur de Louis XIV. Dans cette effervescence, la jeune Perrette ne parvient pas à parler à Fouquet ; pourtant, elle doit lui remettre de toute urgence un message secret de la plus haute importance ! Heureusement, dans sa déconvenue, elle croise le chemin de La Fontaine, proche du surintendant, qui veut bien se charger de cette mission. Mais Perrette découvre que le message a disparu…

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Perrette est envoyée séance tenante par sa mère, remettre un message à Nicolas Fouquet. En effet, quelqu’un va attenter à sa vie lors de la fête qu’il organise chez lui pour le roi Louis XIV. Une fois sur place, elle fait la rencontre d’un jeune poète, Jean de La Fontaine. Jean va tout faire pour aider la jeune fille à transmettre son message, jeune fille qui va beaucoup l’inspirer dans ses futurs écris…

Ceci est une fiction historique, bien entendu, tout ceci ne s’est jamais déroulé. Mais on plonge directement dans les intrigues politiques de l’époque, aux côtés d’un poète singulier en manque d’inspiration. C’est donc un poche parfait pour les jeunes qui aborderont le sujet en cours d’année en classe et qui voudraient aller plus loin que ne le suggère le programme scolaire – et son petit prix plaira beaucoup aux parents.

Eh bien, dansez maintenant ! est une histoire qui se déroule sous fond de mystères à résoudre pour notre Perrette et La Fontaine. Le lecteur fait donc travailler son imagination pour tenter de deviner ce qu’il en retourne, et comment éviter les pièges qui se dressent sur le chemin des deux amis. Entre une Perrette qui garde les pieds sur terre, mais qui est trop pressée, ou notre poète rêveur, ça va tout de suite coller…

On croise – et je pense que vous l’avez deviné – beaucoup de personnages qui ont inspiré Jean de La Fontaine par la suite, et on comprend aussi comment il en est venu à comparer les humains aux animaux dans ses textes (le roi = le lion, l’homme qui en veut à Nicolas Fouquet = La vipère, ect…) et puis l’inspiration de certains personnages, à l’instar de Perrette, la fameuse porteuse de lait.

Le tout est écrit par Béatrice Nicodème, dont la plume est fluide et le vocabulaire varié, sans être complexe. C’est vraiment adapté aux plus jeunes, sans tomber dans l’infantilisation. Clairement, un poche qui satisfera petits comme grands…

[Chronique] Petites histoires de la mythologie – Hélène Montardre

[Chronique] Petites histoires de la mythologie – Hélène Montardre



Mon avis

Sur le même concept que Petites histoires de l’Histoire, Petites histoires de la mythologie raconte aux plus jeunes (public visé : 7/8 ans) l’histoire de la mythologie grecque, sans prise de tête, sous la forme d’une petite histoire toute somme banale. Comme à chaque fois que le parle de mythologie chez Nathan, on retrouve à la barre Hélène Montardre, un nom synonyme de qualité sur ce domaine.  Aujourd’hui, on revient sur les deux dernières sorties de chez Nathan, Apollon le dieu dauphin et le combat de Rémus et Romulus.

Accompagnés de quelques illustrations en noir et blanc, on revient sur la naissance de Apollon et tout ce qu’il a du faire pour construire ses deux temples, ainsi que ses illustres combats. On revient aussi, dans le deuxième ouvrage, sur la vie de Rémus et Romulus. Mais ici, on ne reste pas longtemps sur la légende des enfants élevés par une louve pour aussi faire la lumière sur leur mythe sanglant, bien loin de la douceur enfantine…

Avec un petit dossier qui fait office de documentation de quatre pages, les jeunes pourront approfondir ce qu’ils voient déjà en cours avec ces petits livres. Vraiment faciles à lire, l’écriture de l’auteure est fluide et absolument pas infantilisant,  ce qui reste plaisant à l’heure où les jeunes en 5è sont tenus de décorer leurs cahiers au lieu de se préparer au programme scolaire et au brevet blanc dont ils passeront quelques épreuves l’année prochaine (true story).

Bref, les livres de la collection Petites histoires de la mythologie, c’est un large panel d’informations qui permettra aux plus jeune de compléter ce qu’ils apprennent en cour, de manière ludique et totalement plaisante ! En clair, à mettre entre toutes les mains !

Merci aux éditions Nathan pour ces lectures !