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[Chronique] Yukimura Sensei to Kei Kun – Natsuki Kizu

[Chronique] Yukimura Sensei to Kei Kun – Natsuki Kizu

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Tsukasa Yukimura est un jeune professeur d’université ténébreux, légèrement asocial.
Kei ne parvient pas à réfréner ses sentiments pour son professeur, Tsukasa Yukimura, qui semble s’amuser à le rabrouer froidement, même si ce dernier n’est visiblement pas complètement insensible aux approches de son jeune élève…
Seulement, les contacts qu’ont toujours Yukimura et son ex semblent dresser un mur insurmontable en face de Kei.
Histoire supplémentaire intitulée « Figuier étrangleur — Strangler Fig » en fin de manga.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

TRIGGER WARNING : Harcèlement, Relation toxique. Si ce genre de situations est gênante ou inconfortable à lire pour toi, il est encore temps de changer de page !

Kei est à fond sur Tsukasa. Sauf que c’est son prof à l’université et que celui-ci a plus tendance à le repousser froidement qu’autre chose. Alors quand Kei apprend que Yôsuke, l’ex de son prof, le fréquente toujours, le jeune élève ne sait plus quoi faire devant ce nouveau mur qui se dresse…

Mais en vérité on est plus face à un élève qui veut sortir à tout prix avec son prof, qui lui ne maîtrise absolument pas la situation. Et pour cause, ça vire à moitié à l’harcèlement cette histoire : Kei fait des crises de jalousie alors qu’ils ne sont pas en couple, il écoute aux portes, va jusqu’à attraper violemment Tsukasa par le col de son pull parce qu’il voit son ex… Bref Kei est l’incarnation du mec toxique, à fuir de toute urgence et avec qui il ne faut absolument pas entamer une relation. Mais on est dans un yaoï alors ne comptez pas sur cette fuite…

yukimura sensei to kei kun illu
Une des réactions excessives de Kei : Tsukasa ne veut pas le laisser rentrer, il enfonce la porte pour se jeter sur son prof, parce que « je sais que vous m’aimez »…

Si on enlève ce côté harceleur à Kei, l’histoire aurait pu me paraître romantique, surtout de son point de vue : un amour inaccessible, un Kei qui cherche par tous les moyens comment passer du statut du simple élève à amant… Oui, là oui. Tous les jours. Mais non.

On enchaîne au milieu du manga sur une autre histoire, « Figuier étrangleur« , une romance incestueuse. Alors pareil, l’histoire est belle, deux personnes séparées qui se retrouvent après plusieurs années et déballent leurs sentiments, ainsi que des révélations qu’ils attendaient depuis longtemps… Mais je n’arrive pas à être convaincue en sachant que ce sont des frères.

Graphiquement, j’adore la couverture colorée, elle attire l’œil. A l’intérieur, la première histoire est plus intéressante : c’est fluide, bien travaillé, propre. Mais pour la deuxième, je me demande si ce n’est pas une des premières histoires de la mangaka. Il y a des problèmes de proportions, surtout. Et les personnages des deux histoires se ressemblent trop.

En bref, Yukimura Sensei to Kei Kun est un manga à prendre avec des pincettes. Je reste dubitative et j’aurais apprécié de voir la première histoire plus développée pour ne pas rester sur l’impression de voir un harceleur finir avec sa victime, parce que j’ai beaucoup de mal à voir les sentiments de Tsukasa pour Kei. N’oubliez pas un #TW Harcèlement et relation toxique en cas de partage de l’article !

[Chronique] La pharmacienne – Esparbec

[Chronique] La pharmacienne – Esparbec

la pharmacienne


La Pharmacienne est un roman pornographique « pur et dur », où les métaphores sont bannies, les adjectifs concrets, et les descriptions méticuleuses sans être délayées. En outre, un humour noir assez décapant ne gâte rien à l’affaire. Les tribulations de Bébé, Laura Desjardins, Beau P’ et son cousin Ernest constituent un vaudeville d’un genre nouveau, lubrique et facétieux. Gageons que sa lecture en surprendra plus d’un qui avait, sur ce type de littérature, des préjugés que l’actuelle liberté d’écriture a rendu désuets.

Merci aux éditions La Musardine pour cette lecture !

Mon avis

Bébé couche avec n’importe qui. Son frère, son cousin, les amis de son frère… Bref, Bébé s’éclate sexuellement. Mais un jour, Beau P’, le nouveau mari de sa mère, est rentré beaucoup trop tôt et l’a surprise avec son cousin. Pour acheter son silence, Bébé accepte de s’offrir à lui. Mais c’était sans compter aussi sur la venue d’Ernest, le cousin de Beau P’, un ex-détenu aux mœurs légères… La Pharmacienne, qui n’est autre que sa mère, va bien avoir du soucis à se faire avec sa petite famille !

Ce qui est bien, quand on commence un roman de Esparbec, c’est que l’on sait qu’on aura très peu de chance d’être déçu. Et c’est le cas avec cette nouvelle édition de La Pharmacienne, un roman oh combien émoustillant. Comme je m’y attendais, j’ai retrouvé ici le style très descriptif et immersif de son auteur. Il prend son temps pour décrire chaque chose, chaque parcelle des corps, qu’on arrive sans mal à s’imaginer les différentes scènes qui se déroulent dans cette maison.

Esparbec n’hésite jamais à détailler une vulve, ou appeler une chatte, une chatte. C’est plaisant de s’éloigner, avec cette lecture, des romans « érotiques » des éditeurs généralistes qui sont la plupart du temps totalement aseptisés ! C’est cru, c’est du porno, mais tout en n’étant ni insultant, ni irrespectueux. Chaque chapitre amène à découvrir plusieurs pratiques : homosexualité, voyeurisme, triolisme, inceste, ect… On voyage, avec Esparbec, qui n’est pas avare en mise en scènes plus ou moins originales !

Tout comme La femme de papier de Françoise Rey, cette édition est agrémentée d’illustrations en noir et blanc de Alex Varenne, une postface de l’auteur, ainsi qu’une interview et une réécriture d’un chapitre qui est paru la première fois en 1994, dans « Darling ».

En bref, lire un roman de Esparbec, c’est accepter de s’ouvrir à mille et une possibilité, aller de découverte en découverte, dans un style toujours plus immersif et descriptif. Cette édition est à avoir dans toutes les bibliothèques des lecteurs fans du genre, qui ne peuvent décemment pas passer à côté de ce roman culte !

[Chronique] Camille – Léo Barthe

[Chronique] Camille – Léo Barthe

camille

  • Éditeur : La Musardine (2015)
  • Pages : 361
  • Genre : Érotisme
  • Prix : 9.95€
  • Acheter Camille

Aux confins d’une province reculée, Gérard grandit sous l’autorité ombrageuse d’un oncle aigri en ignorant tout des affres de l’amour. Lorsque accidentellement surgit Camille, charmant adolescent qui l’entraînera dans une instruction libertine fiévreuse et périlleuse… Pour développer sans tabou ce grand roman d’amour initiatique et romantique, Léo Barthe enchâsse dans une langue subtile et raffinée les termes les plus crus du vocabulaire charnel, confirmant une fois de plus ses immenses talents de conteur habité des “choses” du corps… et du cœur. 

Merci aux éditions La Musardine et au forum Au coeur de l’Imaginarium pour cette lecture !

Mon avis

Gérard est un jeune homme de 18 ans qui habite chez son oncle, perdu dans la campagne française. Il est vierge de toute expérience sexuelle, jusqu’au jour où Camille, un jeune homme de Paris, arrive au manoir et va lui faire toute son éducation sexuelle, dans le dos de l’oncle de Gérard. Et c’est du point de vue de Gérard que nous allons apprendre aussi qui est Camille. De quel sexe est-il vraiment? Quel est son véritable lien avec la famille de Gérard? Quel est son passé?

Autant tout cela proposait de passer de bonnes heures de lectures, autant je me suis ennuyée. Je pense que cela vient surtout du langage utilisé par l’auteur. Soutenu, mais pas difficile à comprendre, il est bourré de métaphores et autres détournements quand il s’agit des scènes de sexe, qui se retrouvent totalement dénaturées par un langage poétisé à souhait. En clair, je n’ai absolument pas trouvé ça émoustillant du tout.

Mais j’ai aussi trouvé que l’auteur faisait dans la surenchère pour avoir une histoire qui monte dans le spectaculaire en s’essayant à l’inceste, qui ne colle absolument pas et dénote complètement, que ce soit pour le passé de Camille et sa véritable identité qui me paraissent invraisemblables, et dans les scènes de sexe. Il aurait peut-être été bon de s’en tenir à une éducation sexuelle sous fond de relation homosexuelle, cela aurait donné plus de réalisme à l’histoire sans tomber dans la recherche du sensationnel qui n’a pas sa place ici.

Je disais donc plus haut que le langage est soutenu, mais pas difficile à comprendre. Bien qu’il desserve totalement les scènes de sexe, je l’ai apprécié du côté des descriptions des lieux et des différentes scènes du quotidien, ainsi que des personnages. Bien que l’on passe plus de temps avec Camille, sa suivante et Gérard, on apprend à connaître également les diverses personnes du manoir : l’oncle aigri, les domestiques…

Bien que le fond sois intéressant, le reste ne m’a pas convaincue, dommage !

[Chronique] Le fruit défendu – Esparbec

[Chronique] Le fruit défendu – Esparbec

le fruit défendu


C’est l’été, dans le midi ; il fait chaud et Bérangère, femme sensuelle et vicieuse, est souvent en tenue légère. Elle s’ennuie, boit de la vodka et se prélasse à demi nue au bord de la piscine. Max, son fils, depuis sa chambre où il s’est enfermé pour réviser ses examens, l’observe…
Dans ce huis-clos infernal, va se trouver réalisé le tabou absolu. 

Merci aux éditions La Musardine et au forum Au cœur de l’Imaginarium pour cette lecture !

 

Mon avis

Dernier roman en date de Esparbec et dont une suite devrait voir le jour, Le fruit défendu est un roman pornographique dans la lignée des précédents ouvrages de l’auteur. Cette fois-ci axé sur l’inceste, Esparbec met en scène Bérengère et Max, une mère et un fils qui vont commettre l’un des plus grands tabous…

On est à fond sur le complexe d’Œdipe, car l’auteur va au delà de la relation sexuelle : le fils tombe amoureux de la mère, qui elle ne finit plus que par dire non uniquement par jeu et non par conviction. On suit donc l’asservissement de cette femme par son fils complètement pervers, qui lui va connaître une montée en puissance, « dominant » au final Bérengère qui acceptera tout de lui malgré ses maigres tentatives – avouons-le, sans grande conviction – de revenir à une relation mère-fils normale. (Freud aurait pu avoir Le fruit défendu comme livre de chevet, je ne pense pas que ça lui aurait déplu ! ).

Ce jeu (qui n’en est plus un), monte d’un cran petit à petit : ce qui est au début que du voyeurisme finit en plan à plusieurs, en passant par d’autres petites étapes : la découverte du corps de l’un et l’autre, l’exhibitionnisme… Le tout va crescendo.

Cependant, on ne reste pas seulement avec Max et Bérengère, on découvre également leur famille : la sœur de Max tout aussi perverse que lui, ou encore le mari de Bérengère, un ex-militaire qui passe son temps à dormir. Mais aussi le voisin kinésithérapeute qui couche avec toutes ses clientes, entre autre… Chacun d’entre eux apporte leur petite part à l’histoire.

Côté écriture, Esparbec ne fait pas dans la fioriture, les tournures de phrases alambiquées bourrées de métaphores et autre synonymes pompeux : appelons une chatte, une chatte. Le texte est donc cru, mais reste plaisant à lire car l’auteur ne tombe pas dans la vulgarité dans laquelle il serait facile de se laisser aller. Les scènes de sexes sont nombreuses, mais s’en est pas au point de l’écœurement car l’auteur fait varier ces scènes, ce n’est en aucun cas répétitif.

Malgré un thème plutôt dur qu’est l’inceste, je n’ai pas été dérangée plus que ça et ai avalé ce roman en deux petites soirées seulement ! J’ai hâte de voir la suite, qui semble tout aussi prometteuse !

[Chronique] Angel Sanctuary Deluxe, Volume 5 – Kaori Yuki

[Chronique] Angel Sanctuary Deluxe, Volume 5 – Kaori Yuki

angel sanctuary 5

  • Éditeur : Tonkam (2009)
  • Genre : Shôjo
  • Plus édité

Setsuna décide de partir pour les cieux, dans l’unique but de ramener l’âme de sa soeur Sara. Ayant perdu son apparence initiale, il est contraint d’utiliser le corps d’Alexielle. De son côté, Cry se démène pour faire régénérer le corps de son ami. Mais elle est dupée par le chapelier fou et se retrouve emmenée aux Enfers. Une fois de plus, Setsuna va devoir entreprendre un voyage périlleux, pour sauver Cry ce coup-ci !

Mon avis

Rien de telle qu’une valeur sûre pour sauver une semaine de déception livresque, pas vrai ? C’est pour ça que j’ai fait sortir le tome 05 de Angel Sanctuary de ma PàL, parce que du Kaori Yuki, c’est toujours bon à lire !

On retrouve donc Setsuna qui doit faire un voyage en enfer pour retrouver Cry, qui s’est laissée aveuglée par son amour pour Alexielle et Setsuna, avec la complicité du chapelier, qui n’est autre que Belial. Bref, on ne fait pas dans la demi-mesure, là.

C’est toujours avec des dessins merveilleux qui me font baver que l’on suit la descente aux enfer de Setsuna et sa rencontre avec le chapelier. Le tout est vraiment magnifique, avec aucune fausse note à signaler. Je reste encore et toujours sous le charme de la plume de Kaori Yuki !

Mais mis à part toute cette parfaititude, il y a du retournement de situation qui retourne bien tout le monde comme il faut, avec l’annonce de traîtres et d’alliés inattendus au beau milieu de ce bazar. Encore une fois, on remercie la postface, qui cette fois-ci nous en dit un peu plus sur les inspirations de la mangaka, à savoir la mythologie nordique, la grecque, L’épopée de Siegfried (un opéra), ainsi que des œuvres littéraires et cinématographiques et les faits historiques (ça en fait beaucoup!). En bref, du travail de qualité, encore une fois!

Hâte de me mettre sur la suite!

[Chronique] L’éducation d’une demi-vierge – Anonyme

[Chronique] L’éducation d’une demi-vierge – Anonyme

l'éducation d'une demi-vierge


Select Luxure ou Variations sur toute la Lyre est le 4e tome d’une pentalogie parue au début du XXe siècle, faussement attribuée à Adolphe Belot, et plus communément répertoriée sous le titre générique de l’Éducation d’une demi-vierge. Publié originellement en 1911, condamné à la destruction le 23 décembre 1914, réédité en version tronquée en 1958 sous le couvert d’un pseudonyme abscons (Sophie Laurent), ce livre… Foin du blabla, de l’action ! Pentalogie, quoi qu’est-ce ? Préférons-y une belle pantalonnade, un ballet lubrique frénétique qui laisse peu de place au repos, une course à la jouissance jusqu’au bord de l’épuisement entre une jeune novice délurée, ses copines de chambrée complètement pâmées, sa mère encore bien supérieure en lubricités diverses et variées, l’amant de celle-ci qui sert aussi à celle-là, le tout dans un Vienne-Paris 1906 pas piqué des vers… Dans la catégorie famille tuyau de poêle, celle d’Edmée, alias sœur Angèle, remporte les palmes pornographiques haut la main ! Un joyau de la littérature clandestine à découvrir absolument…

Mon avis

L’éducation d’une demi-vierge a été publié la première fois en 1911, puis interdit en 1914, pour revenir en version tronquée en 1958. Réédité cette année par La Musardine, c’est avec plaisir que je me suis lancée dans l’histoire d’Edmée, alias Sœur Angèle depuis son entrée au couvent…

Nous suivons donc Sœur Angèle en première partie, qui se confesse auprès de la Mère Supérieure, car elle a dévergondé tout le couvent. En effet, la Mère l’a trouvée dans un dortoir rempli de jeunes filles nues qui étaient tellement fatiguées après leur orgie qu’elles n’ont pas pris le temps de se rhabiller. Pour la seconde partie, nous retrouvons simplement Edmée avec sa mère et son amant, qui forment un couple à trois.

Les thèmes principaux sont donc le saphisme et l’inceste. Bien que j’ai du mal avec le deuxième thème en général, dans L’éducation d’une demi-vierge, ça ne m’a pas plus dérangée que cela. Peut-être le contexte, ou la façon dont l’histoire est racontée, mais il y a un petit quelque chose qui m’a fait accepter ce qui me fait grimacer d’habitude. Les scènes de sexe se ressemblent et se suivent, il n’y a pas une grande originalité de ce côté-là, mais néanmoins elles sont traitées de façon convaincantes et plaisantes. En somme, c’est un texte érotique très émoustillant!

On comprend très facilement après lecture, pourquoi ce texte a été interdit en 1914. L’inceste, la Sœur qui s’adonne au saphisme avec ses camarades dans un couvent… Mais il aurait été dommage que cet épisode tombe dans l’oubli, car la plume de l’auteur(e) est plaisante à lire. Bien que l’on pourrait s’inquiéter que ce soit écrit dans un style totalement vieillot aux expressions à rallonge, on se retrouve avec un texte qui a traversé le temps et qui se laisse lire, comme s’il avait été écrit hier.

En bref, un texte érotique plaisant à lire que je conseille fortement à ceux qui aiment le genre. Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions La Musardine pour ce partenariat.

[Chronique] Native, tome 1 – Gala de Spax

[Chronique] Native, tome 1 – Gala de Spax

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  • Éditeur : Sharon Kena (2012)
  • Pages : 344
  • Genre : Malsain (bon, et fantastique un peu)
  • Prix : 17€
  • Acheter Native, tome 1

Louna, une belle trentenaire un brin prétentieuse et caractérielle, mène une vie paisible jusqu’au jour où son père lui apprend qu’elle n’est pas une simple humaine. Elle a une particularité singulière et doit vivre avec, mais cette différence l’oblige à suivre un chemin qu’elle n’avait pas prévu d’emprunter, … l’amour. A travers sa quête, Louna fait la connaissance de nouvelles espèces et traverse l’univers pour découvrir qui elle est vraiment.

Mon avis

Un jour, Louna apprend qu’elle est une native (je ne vous apprends rien, tout est dans le titre). Et n’accepte pas sa condition, ni le fait qu’à cause de son sang, le fils de son boss est entrain de devenir un natif. Alors elle part en Irak dans la famille de son « père » (oui, parce qu’en faite c’est son beau-père…) pour trouver une potion qui les guérira tous les deux. Mais une fois sur place, elle va faire la rencontre de son oncle (ou le frère de son beau-père, bref.) et ça va être « l’amour » fou entre eux.

Bon, après ce petit résumé qui met bien dans l’ambiance, je pense que aurez compris où je veux en venir : ce bouquin est malsain. Enfin, je disais malsain à la moitié du livre. A la fin, je l’ai trouvé HYPER malsain. Je n’en revient pas qu’une femme puisse écrire un livre pareil, sincèrement.

Petite liste des choses qui ont fait que je ne lirais pas la suite et que je ne conseillerais absolument pas ce livre:

  • Louna est énervante. La dire caractérielle est bien en dessous de la vérité. Elle a 30 ans, mais se comporte comme une gamine de 14 ans. S’en est tellement poussé à l’extrême que j’ai eu honte pour elle. Elle ne laisse pas les gens finir leurs explications parce que ça ne convient pas à madame, ou alors si ça lui plaît pas, elle court se réfugier looiiiiiiiin de la personne (belle façon de régler ses problèmes que de fuir). Sinon, quand elle n’est pas énervante à s’en taper la kindle sur la tête, elle passe son temps à dormir, râler, pleurer, s’évanouir, vomir, ou se doucher (J’aurais eu le livre en papier, j’aurais fait comme pour Fifty Shades : un post-it à chaque fois qu’elle fait une de ces actions, trop de répétitions tuent le texte). Si quelqu’un ne vient pas la voir pendant plusieurs jours, il est forcément mort …

Native, tome 01 - Gala de Spax

  • Il y a deux choses qui m’ont hérissé le poil : la première, pour que Louna parte en Irak sans se faire attraper par la police (à vous de voir pourquoi), ils mettent un corps dans son appartement et y mettent le feu, après la police croit que c’est le cadavre de Louna… J’espère sincèrement que le cadavre n’avait plus de dents ou un bout de chair pour faire un test ADN, sinon ça pue l’illogisme à plein nez! La deuxième, quand Louna apprend comment elle a été conçue, sa mère lui dit qu’elle a apprit qu’elle était enceinte au bout du 5è mois de grossesse. Louna lui demande donc pourquoi elle n’a pas avorté… Perso, j’ai ma petite réponse: au bout de la 12è semaine de grossesse (soit 3 mois), c’est trop tard. Des fois, il est bon de se renseigner quand on écrit un livre, histoire d’avoir +10 en crédibilité. Et je n’en revient pas que l’auteure (une femme!) ne sache même pas ce genre de choses…

Native, tome 01 - Gala de Spax

  • Ce livre est incohérent et complètement fouillis (pour ne pas dire bordélique). Ça part dans tous les sens! Un jour Patrice est son beau-père, le lendemain son père, deux heures après c’est re son beau-père. Le comportement des personnages changent d’un bout du roman à l’autre. Le beau-père aimant la fuit, sa mère qui la fuyait l’aime tout d’un coup, sa demi-sœur Faustine qui râlait à chaque fois contre Louna devient limite muette et ne dit plus rien à sa sœur… De plus, la façon dont Louna a été conçue est totalement floue, à trop vouloir changer l’histoire je pense que l’auteur s’en est perdu elle-même.

Native, tome 01 - Gala de Spax

  • Arakel.
  • Bon, il va falloir que j’éclaircisse ce 4è point.
  • Voilà à peu près comment j’ai découvert ce personnage:

Native, tome 01 - Gala de Spax

  • Bon. Arakel. C’est à la fois le plus intelligent, mais aussi le plus vulgaire et malsain des personnages de ce roman. C’est l’oncle de Louna (Oui, celui avec qui elle… Bref). Quand j’ai prit des notes pendant ma lecture, j’ai écrit en énorme : « Louée soit l’intelligence d’Arakel », il sauve limite un quart de l’histoire à lui tout seul. Mais il est malsain. Il sait qu’il est l’oncle de Louna, mais veut quand même coucher avec elle… Déjà, on gagne en malsainité (Mot qui n’existe pas), mais en plus, Louna l’aime, leur première relation sexuelle est un VIOL et il la gifle quand il a ses règles est en colère (parce qu’il a les yeux qui virent au rouge quand il est en colère) et elle ACCEPTE totalement cette situation totalement… malsaine (+80 en malsainité). En plus, il risque de la tuer à tout moment, mais c’est normal visiblement…

Native, tome 01 - Gala de Spax

  • Ce que je déteste par dessus tout dans un livre, c’est ressentir les convictions de l’auteur à travers le personnage principal (par exemple, dans Nos étoiles contraires ça m’a soulée). Là on est à fond sur le végétarisme et la condition de la femme dans les pays musulmans et ça ne s’intègre absolument pas à l’histoire, parce que d’une ça ne lui apporte rien, et deux de, faire jouer ses personnages les choqués devant une niqab alors que ce même personnage accepte d’être battue par son oncle mec, ça ne passe absolument pas.

Native, tome 01 - Gala de Spax

  • Les clichés sur les homosexuels avec le personnage de Tonga m’ont achevée. Non, un homosexuel ne se comporte pas forcément comme une folle qui aime les magazines people et connait par cœur la série Dr. House… Il existe des gays qui se comportent aussi comme des êtres humains totalement normaux, si si.

En bref, impossible de voir quelque chose de positif au milieu de tout ça. Trop malsain, à des kilomètres de mes convictions, incohérent, fouillis, je resterais loin de cette saga qui aura réussi à bien m’écœurer.

Néanmoins, merci aux éditions Sharon Kena pour ce service de presse, dans le cadre de la masse chronique!

Native, tome 01 - Gala de Spax

[Chronique] Les biscuitières – Esparbec

[Chronique] Les biscuitières – Esparbec

les biscuitières


Charlotte arrive un beau matin, conduite par son père, dans la biscuiterie du comte Z. pour y entrer comme apprentie. Elle travaillera sous la protection de Mélanie, la maîtresse du comte, qui règne en despote absolue sur les biscuitières. Initiée aux joies troubles du saphisme par Mélanie qui ne tarde pas à en faire sa poupée, Charlotte est bien vite entraînée dans des jeux de domination particulièrement scabreux sur la personne du garçon de bureau, Philéas. Sans compter sur Rosalinde Darley, la fille du pasteur, une voyeuse impénitente, qui lui fait découvrir peu à peu tous les secrets de la biscuiterie et de ses biscuitières.

Mon avis

Charlotte, jeune fille de 16 ans, se retrouve employée de bureau à la biscuiterie du comte Zappa, sous les ordres de Mélanie. Mais une fois sur place, ce n’est pas un métier qu’elle va apprendre, mais la luxure sous toutes ses formes, initiée par sa patronne, le garçon de bureau Phileas, et la bibliothécaire, Rosalinde. D’abord réticente, elle acceptera vite ce qui se passe autour d’elle, étant donné qu’à la biscuiterie, les biscuitières ont une sacré réputation de filles faciles qui couchent avec le premier venu, réputation qui n’est plus à prouver…

La mention « roman pornographique » sur la couverture prend tout son sens dès le début, parce que dès que nous ouvrons ce livre, nous sommes plongés directement dans des scènes de sexe extrêmement crues et très détaillées, parfois trop, et tout est prétexte à une nouvelle scène de sexe. Si vous comptiez sur une histoire derrière, laissez tombez. A par suivre les déboires de tel ou tel personnes, l’auteur ne va pas plus loin.

Les personnages ne sont pas vraiment dotés d’une volonté propre. Au début ils sont réticents à se déshabiller, coucher, mais dix minutes après on ne les tient plus. Si bien que Charlotte passe de la vierge effarouchée qui n’ose pas se déshabiller à une fille facile qui accepte tout ce qu’on lui fait en l’espace de 10 minutes, tout comme Phileas, le soumis de Mélanie.

Les premières scènes de sexes sont quasi-banales, tant que Charlotte reste avec Phileas et Mélanie, mais une fois ces deux là occupés à autre chose, son apprentissage passe dans les mains de Rosalinde, la bibliothécaire, et là tout un monde trash s’offre à nous et j’ai vite été dégoutée. Passant par la zoophilie, l’urologie, la scatophilie, l’inceste et multiples viols totalement banalisés, l’auteur ne semble pas avoir de limites. J’ai eu beaucoup de mal avec ces passages-là.

Esparbec a une écriture assez fluide, le tout se lit bien, une fois que l’on passe les propos tenus pendant les scènes de sexe qui sont dignes des chansons paillardes, et la vulgarité constante dont fait preuve nos personnages.

Ai-je aimé ce roman? Si l’on serait resté dans la même ligne de conduite qu’au départ, sans aucun doute, j’aurais apprécié celui-ci, mais avec la moitié du livre un peu trop trash à mon goût, j’en ressors très mitigée…

Merci aux éditions La Musardine et au forum Have a Break, Have a Book pour ce partenariat.

[Chronique] Dans les veines – Morgane Caussarieu

[Chronique] Dans les veines – Morgane Caussarieu

dans les veines


La canicule enflamme les nuits bordelaises. Une bande de camés dévaste un supermarché. Et tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leur dernier soupir sur le son du Bathory, nouveau repaire de la faune nocturne. Chargé d’enquêter sur ces événements, le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine.
Vampires… Le mot, absurde, échauffe les esprits, sans que personne n’ose encore le prononcer. Et alors que l’investigation piétine, Lily, la propre fille de Baron, s’entiche de l’inquiétant Damian, pensant trouver dans cette passion toxique un remède à son mal-être.

Mon avis

On a tous connu Twilight. Ne le niez pas, vous avez au moins vu les films. Je ne le nie pas, j’ai les quatre premiers tomes, que j’ai lu à 15 ans et j’avais aimé. Oui, je l’avoue. Bon, j’ai relu le premier tome l’année dernière et j’ai littéralement détesté cette romance dégoulinante, cette « héroïne » naïve sans aucun instinct de survie et son vampire boule de facette totalement ridicule avec son végétarisme. T’es un vampire, tu bouffes de l’humain, point barre. (Rigolez pas, j’ai encore les trois autres tomes à relire et chroniquer – vous l’aurez compris, j’aime souffrir. Comme avec Fifty shades of grey, vous aurez droit à la suite, parceque j’aime bien me taper la tête contre le mur à chaque phrase – en vrai j’ai promis de le faire, et je ne peux pas refuser ce défi, quitte à en perdre des neurones) J’ai détesté les débuts de The Vampire Diaries pour ça (et je déteste encore plus quand je vois la tournure « fan service » que prend la série – tuez-les, et on en parle plus).

Pour moi un bon vampire, c’est  Eric Northman de True Blood, sexe, violence, sang, bref le bien quoi. Et punaise, il brûle au soleil. Cette chose qui fait défaut aux vampires de la bit-lit, le soleil n’est rien pour eux. Mais allez-y, détruisez encore plus le mythe du vampire, je vous en prie, allez-y, enlevez-leurs instincts animaliers, ce qu’ils sont censé être. Aujourd’hui, un bon vampire et un vampire qui souffre de ses erreurs passées, qui est beau, intelligent, gentil, qui n’aime pas ou très peu sa condition, qui tombe amoureux au premier regard et qui se lance dans un jeu du chat et de la souris extrêmement naze, parcequ’au final il finit toujours dans les bras du personnage principal, il la transforme en vampire et la vie est belle pour eux deux. Et en habitués du blog, vous savez que j’ai horreur de ça.

Bref, revenons à Dans les veines. Un jour, zappant les chaînes je suis tombée sur l’émission Rêves et cris de Nolife. Entre nous, je n’aime pas du tout cette émission. Ce jour là, ils recevaient Morgane Caussarieu, l’auteure de ce petit bijou littéraire et j’ai laissé l’émission juste pour le style vestimentaire de Morgane, en grande amoureuse du style gothique, quand les mots « livre anti-twilight » me sont parvenus. Ah ouais, anti-twilight? Des vampires qui brûlent au soleil? Mais on en fait plus des comme ça! Bon, j’ai quand même mis deux ans avant d’acheter ce livre, mais il fallait que je le lise et c’est le livre qui a passé le moins de temps dans ma pile à lire, même pas trois semaines (un évènement quand on voit que certains sont coincés là dedans depuis trois ans).

J’ai tout aimé. Mais vraiment. La seule chose qui m’empêchait de boucler le roman en une nuit, c’est la fatigue. On a des vampires qui brûlent au soleil, pervers, qui font plus dans la violence que dans le sentimentalisme, qui vivent pour le sang et non pour la petite lycéenne du coin qui se trouve minable alors qu’elle ne l’est -presque- pas. Et de l’autre, on a des humains -stop!– comment ça, on a pas de loups-garous? Il y a des personnes qui sont encore capables de ne pas mélanger ces deux mythes ensemble sous un pauvre prétexte quelconque? Oui oui, reprenons si vous le voulez-bien. Donc, on a des humains et qui sont aussi pourris que nos vampires. Du père qui fait de l’inceste, la gamine gothique qui se mutile pour montrer qu’elle existe et une autre qui croit être capable de manipuler un vampire pour aller tuer les gens qu’elle n’aime pas, comme l’archétype de la blondasse du lycée, toujours entourée de son troupeau de mini-poufiasse, la mère alcoolique qui n’a jamais voulu de son enfant, la flic qui a abandonné sa mère et qui lui rend juste visite dans le cadre qu’une enquête, bref tous des pourris.

L’histoire n’est pas une romance. C’est l’histoire d’un groupe de vampire qui se déplace de villes en villes pour chercher à se nourrir, laissant une traînée de cadavres derrière eux. En parallèle nous suivons Lily qui s’est entichée de l’un d’eux, pensant que les vampires sont gentils et que son Damian lui, il ne tue pas. Et on suit son père, un flic qui enquête sur les meurtres qui se déroulent dans sa ville, Bordeaux. L’histoire est gore, horrible et sanglante.

L’auteure ne s’embarrasse pas des bonnes mœurs, partant dans l’inceste, les vampires qui se nourrissent de bébés et de jeunes enfants, la drogue, l’alcool, détaillant les cadavres et autres gorges arrachées à la perfection et les scènes de torture ont réussies à m’impressionner. L’écriture fluide, un bon découpage de chapitre, les changements de point de vue parfaitement réalisés, Morgane Caussarieu à tout d’une bonne conteuse d’histoire de vrais vampires. En bref, une auteure à suivre de très très près! (du coup, j’ai ajouté toute sa bibliographie dans ma wishlist)

Pour public averti, of course.

[Chronique] Angel Sanctuary Deluxe, Volume 4 – Kaori Yuki

[Chronique] Angel Sanctuary Deluxe, Volume 4 – Kaori Yuki

angel sanctuary 4


Après avoir parcouru l’Enfer en long et en large, Setsuna découvre que Sara n’y est plus mais qu’un ange l’a emmenée au Paradis. Il décide donc de revenir à la vie pour reprendre sa quête. Mais quelle n’est pas sa surprise quand il découvre qu’au lieu de réintégrer son corps, son âme s’est glissée dans celui d’Alexielle, l’ange inorganique !

Mon avis

Setsuna quitte l’Hadès sans avoir pu retrouver sa sœur et son amante, Sara. Mais comme Voice avait retiré la lame se trouvant dans le corps de Setsu, il ne revient pas à la vie dans son propre corps… Mais dans celui d’Alexiel, l’Ange organique et sœur de Rosiel, qui lui ne pense qu’à se venger de Setsu/Alexiel. Une fois de retour parmi les vivants, notre héros découvre où est sa sœur et comment récupérer son corps…

Cette fois-ci un nouveau personnage est de la partie, le Chapelier Fou, qui n’est autre que Belial, un des Satans de Lucifer, qui lui aussi fait son entrée dans la série. Pour l’instant nous ne savons rien de lui, si ce n’est que lui aussi est fortement intéressé par la guerre qui se prépare et cherche des alliés puissants tels que Cry, la dernière princesse des Evils.

Le Chapelier est, comme son nom l’indique, complètement fou. On ne sait pas qu’elles sont ses véritables motivations, mais j’espère qu’on en découvrira plus sur lui dans les prochains tomes.

Nous découvrons également le Seigneur Michael, Archange et protecteur de l’élément du feu, un rouquin particulièrement colérique qui ne jure que par la guerre et les morts inutiles que cela entraîne. Heureusement, pour calmer cette tête brûlée, nous pourrons compter sur le Seigneur Raphael, Archange et protecteur de l’élément du vent et maître de la vertu (qui est en vérité un véritable pervers qui aime bien jouer au docteur, d’ailleurs ses seules apparitions dans ce tome ne se feront que comme ça, avec une jeune fille qui demande à être « soignée » par le « docteur »… C’est la fête au Paradis, youhou !)

L’histoire avance et les intrigues politiques commencent à bien se dessiner, elles qui étaient un peu floues dans les tomes précédents se précisent et on commence vraiment à distinguer qui travaille réellement pour qui. D’ailleurs la postface nous résumes ces intrigues, conspirations et faction et heureusement qu’elle est là sinon on serait bien perdus avec tout ce petit monde !

En bref, nous en sommes presque à la moitié de la saga et Kaori Yuki a réussi à nous tenir en haleine jusqu’ici… Saura-t-elle nous emmener jusqu’au bout ? Espérons-le !

Bonus : le dernier manga de Kaori Yuki, Devil’s lost Soul sort demain dans toutes les bonnes librairies ! Pour ma part il est déjà commandé 🙂