Archives de
Étiquette : humour

[Chronique] L’appart 305, tome 1 – Wanan

[Chronique] L’appart 305, tome 1 – Wanan


Junghyun cherche une colocation. Sangjun, un de ses amis, lui présente un copain qui vit dans l’appartement numéro 305 et qui cherche également un colocataire. Mais dès le premier jour, Junghyun découvre que son colocataire est homosexuel. Bien qu’il ne soit pas homophobe, l’idée de partager un appartement avec un homosexuel le dérange. Mais petit à petit, en faisant connaissance avec l’entourage de son colocataire Junghyun commence à comprendre que les homosexuels ne sont pas très différents des hétérosexuels…

Mon avis

Junghyun cherche une colocation. Et ça tombe bien, car un de ses amis connait une personne qui cherche un colocataire. Emballé, Junghyun s’installe avec son nouveau colocataire, Hom. Sauf que… Hom est gay ! Et ça va être visiblement un drame dont je me serais bien passée.

L’appart 305 est un mahnwa que j’ai reçu dans une des premières boxs de pandore. Cela faisait des années qu’il trainait dans ma bibliothèque… Et il aurait mieux fait d’y rester.

L’homophobie, ce n’est pas drôle

Sous le prétexte de l’humour, Wanan nous impose un personnage principal complètement homophobe. Les propos tenus par Junghyun et ses amis, ainsi que les actions par moments, sont particulièrement violents. Ce n’est vraiment pas un volume à mettre entre toutes les mains, donc.

J’ai passé un assez mauvais moment de lecture, et je serais presque étonnée qu’un éditeur français ai accepté d’éditer une série homophobe dans nos contrées (presque parce qu’on connait bien les maisons d’éditions qui surfent sur la culture du viol chez nous). Bon, les éditions Kwari ont fini par mettre la clé sous la porte, faute de ventes (et ici aussi je n’en suis pas étonnée…).

Pour replacer le contexte initial de cette série, L’appart 305 était publiée quotidiennement sur le site de l’auteur, avant de passer à l’édition classique. D’ailleurs, je réalise que le nom de Hom n’apparaît nulle part dans le résumé alors que le pote ultra secondaire Sangjun est nommé. Coucou l’invisibilisation.

Mais pour moi, cela s’arrête-là. L’humour, la satire, la critique… ne seront jamais des excuses à l’homophobie. Par chance, l’éditeur n’a pas eu le temps de publier la suite chez nous.

En bref ? Passez votre chemin, vous ne raterez rien.

[Chronique] Brother Shuffle ! – Kazuhiko Mishima

[Chronique] Brother Shuffle ! – Kazuhiko Mishima

brother shuffle


Bienvenue chez les Sakurai !
Bien qu’ils soient frères, Haruki et Mafuyu n’ont pourtant rien en commun. Alors qu’Haruki, plus âgé d’une année, est grand, costaud et doté d’un fort caractère, Mafuyu est petit, chétif et aime plus que tout les pâtisseries et les choses mignonnes.
Appréciant leur quotidien fait de gâteaux, peluches et… bagarres, ces deux frères vont pourtant voir leurs habitudes bouleversées le jour où… ils vont échanger leurs corps !
Le fier Haruki va se retrouver dans le corps de son mignon petit frère et Mafuyu va devenir le bad boy du lycée…
Déjà inquiet pour sa réputation et obligé d’endosser le rôle du petit et joyeux élève modèle qu’est Mafuyu, Haruki ne se doute pas encore totalement de ce qui l’attend !

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Mafuyu et Haruki sont frères, et totalement à l’opposé l’un de l’autre. Le plus jeune, Mafuyu, est frêle, toujours très enthousiaste et aime tout ce qui est mignon et les pâtisseries. A côté, Haruki fait toujours la tête, est un peu bagarreur, bref rien à voir avec son pétillant petit frère. Mais après une chute dans les escaliers, ils se rendent compte qu’ils ont échangé leurs corps !

Nous allons suivre Haruki, qui ne va pas être au bout de ses surprises avec le corps de Mafuyu. Entre Akiyama, l’ami de ce dernier, qui va lui faire une révélation qui va le désarçonner, et l’attitude de certains camarades de classe de son frère, il va découvrir une partie de sa vie qu’il ne connaissait pas. Haruki va très vite vouloir récupérer son corps pour rétablir la situation, mais aussi pour mieux saisir ses sentiments…

brother shuffle illu

Brother Shuffle ! est une comédie qui ne manque pas d’humour, même si l’on tombe facilement dans l’exagération par moments. Kazuhiko Mishima s’est beaucoup plus basé sur les sentiments et les émotions que sur les scènes de sexe, qui sont toutes axées sur le consentement mutuel, ce que j’approuve totalement ! L’histoire est plutôt classique, mais ces éléments réunis la rend tout de suite plus intéressante. Et avec cette couverture colorée, c’est frais, c’est une lecture parfaite pour l’été qui approche !

Concernant les graphismes, les dessins sont d’une qualité respectable, mais on notera tout de même quelques défauts. Tout d’abord, j’ai eu du mal dans les premières planches à faire la différence entre les trois personnages principaux, il m’a fallu un petit temps d’adaptation. Les décors sont génériques, presque inexistants, à part quelques cases montrant du mobilier, on finit par se repérer par la force des choses. Mais ce qui m’a surtout sauté aux yeux, ce sont les visages inégaux quand on passe à une vue de profil : les têtes sont beaucoup trop anguleuses, et les proportions deviennent tout de suite moins réalistes. Ce sont juste des petits défauts, mais en général, ça passe.

En bref, Brother Shuffle est une comédie qui sent bon l’été, bourré d’humour et présente des situations rocambolesques qui n’ont pas manqué de me faire sourire. Plus axé sur les sentiments et les émotions véhiculées, on lira plus ce yaoï pour sa petite romance mignonne !

[Chronique] Le guide de survie de l’enfant normal dans un monde magique – Fabrice Colin

[Chronique] Le guide de survie de l’enfant normal dans un monde magique – Fabrice Colin

Le guide de survie de l'enfant normal dans un monde magique


– Ce crapaud est-il vraiment un prince ?
– Quelle musique écouter avec un troll ?
– Mon petit frère est un extraterrestre
– Que faut-il emporter dans une quête ?

Ces questions te hantent ? Tu es confronté(e) à l’une de ces situations ? Alors ouvre vite ce livre et lis-le sans attendre ! C’est une question de survie…

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture ! 

Mon avis

Les enfants sont hantés par certaines questions, et pas forcément celles que vous croyez. Que faut-il emporter dans une quête ? Comment survivre dans l’estomac d’un ogre ? (réponse : de la même façon que si vous êtes dans l’estomac du Hamsterzilla) Mon animal familier vient-il d’un autre monde ?
En tant que parent, vous ne pouvez apporter de réponses à ce genre de questions ? Alors ce guide est fait pour vous également !

Ce guide est illustré, avec des dessins qui donnent le ton ! L’ambiance est complètement décalée et satisfera les plus jeunes lecteurs. Car après tout, ce guide est pour les enfants ! En outre, le guide est composé de questions-réponses, de portraits pour par exemple faire la différence entre une momie et une mamie, des interviews d’enfants et de créatures sur leurs expériences, ainsi que des tops.

L’auteur, Fabrice Colin, reprend les bases de guides que j’ai déjà pu voir sur internet, sur divers sites spécialisés ou non dans tel ou tel domaine, et a réussi à détourner tout ça, avec une très grande habilité, pour en faire un guide fantastique destiné aux plus jeunes. C’est un guide très drôle, absurde et bourré de second degré, une source inépuisable de rires pour qui apprécie les univers de fantasy et fantastique.

En bref, Le guide de survie de l’enfant normal dans un monde magique est un petit condensé de rigolades en tout genre, plutôt bien amené et bien pensé, que les jeunes lecteurs apprécieront !

[Chronique] Noob, tome 2.5 : Le continent sans retour – Fabien Fournier

[Chronique] Noob, tome 2.5 : Le continent sans retour – Fabien Fournier

noob 2.5


Enfin, les membres de la guilde Noob ont une chance de quitter la dernière place du classement : l’univers virtuel de Horizon 1.1 va connaître la plus grande mise à jour de son histoire ! Rien moins que l’ouverture du Continent sans retour, immense zone de jeu vers laquelle des milliers de personnages vont se ruer par toutes les voies possibles.
Les enjeux son d’importance; honneurs et butins reviendront aux premiers à percer les nombreux secrets de ces territoires, et surtout à en vaincre les créatures ! Arthéon, Gaea, Omega Zell et Sparadrap rêvent d’entrer également dans la légende du monde d’Olydri. Peut-être en marchant dans les traces de la célèbre guilde justice ? Mais Fantöm, le charismatique Guerrier du crépuscule, a son propre combat à mener : son titre de meilleur joueur est menacé, et le Continent sans retour risque fort de devenir un champ de bataille entre l’Empire et la Coalition !

Mon avis

Les membres de la guilde Noob se retrouvent pour une nouvelle mise à jour de leur jeu favori : Horizon. Sauf que personne dans l’Empire ne sait où aller, ni même à quel PNJ (Personnage Non Joueur) parler pour déclencher la nouvelle suite de quête de cette mise à jour. Et à côté, la Coalition semble avoir de l’avance sur eux ! Alors que tout semble perdu, la guilde Noob trouve les premières quêtes du Continent sans retour… Ah, les Noobs nous surprennent, encore une fois ! Où en serait l’Empire s’ils n’étaient pas là malgré qu’ils soient si mauvais joueurs ?

Cette fois-ci, on en apprend beaucoup sur l’Ordre, la troisième faction. Elle est arrivée un peu comme par magie dans la série et je me suis toujours demandée comment Fabien Fournier justifiait sa présence. C’est enfin chose faite avec ce deuxième tome qui revient sur sa création et son leader féminin, Saryahblööd, que l’on aperçoit dans le premier film. C’est LE tome à lire si l’Ordre vous intéresse, et si vous vous demandez comment Ivy a rencontré les Noobs et comment elle et Couette sont rentrées dans la guilde. Et background il y a également, et c’est assez impressionnant ! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, donc, sur l’Ordre, la guilde Justice et leur rapport avec Arthéon, et aussi la vie de Sparadrap, car son background IRL n’était pas plus décrit que ça dans le premier tome, bref c’est dans ce tome deux. Les romans sont donc très intéressants et sont de bonnes sources d’informations pour qui s’intéresse à l’univers de Fabien Fournier.

De plus, on peut lire ces tomes indépendamment, à part les niveaux que prennent les joueurs, il n’est pas nécessaire d’avoir lu le un bien saisir cette suite. Côté écriture, on note une amélioration significative par rapport au premier. Le ton est moins littéral pour un ton plus dans l’humour et la détente et il y a beaucoup moins de répétitions. On note aussi que les descriptions sont mieux employées dans le texte et c’est plus agréable, ça ne casse plus le rythme. Si Fabien Fournier voudrait écrire un roman de fantasy qui ne concerne pas sa série, il y a fort à parier que cela donnerait un bon résultat !

En bref, c’est un deuxième tome très instructif sur l’univers de la web-série et qui démontre l’implication de son auteur qui a voulu aller jusqu’au bout de sa démarche, et il ne cesse de s’améliorer. On reparlera bientôt de la suite, promis !

[Chronique] Maliki, tome 1 : Broie la vie en rose

[Chronique] Maliki, tome 1 : Broie la vie en rose

maliki broie la vie en rose


Maliki est l’héroïne d’un webcomic, (une bande dessinée sur Internet). Mis a jour régulièrement à raison d’un strip par semaine, ce webcomic est parmi les plus actifs du web, si ce n’est un des plus populaires.
Ce livre est un recueil d’anecdotes et de tranches de vie. On y aborde la cohabitation épique humains- chats, l’animal le plus tyrannique de la planète. On parle de l’enfance, partagée entre rêveries sucrées et de traumatismes profonds. Et plus généralement, on constate l’incroyable sens de l’ironie de la réalité, qui est toujours bien plus extraordinaire que n’importe quelle fiction.

Mon avis

La première fois que j’ai entendu parler de Maliki, c’était au détour d’un rayon BD à la FNAC, avec une amie nous trainions dans les rayonnages, nous conseillant quelques lectures. Et cette BD fût un des conseils livresques de E. (E., oui oui, celle-là même qui me fait lire vous-savez-quoi), que je ne remercierais jamais assez. D’abord un webcomic (une planche par semaine) sur le site de Maliki, c’est une BD qui parle de la petite vie d’un homme qui se présente sous les traits d’une jeune femme aux cheveux roses (je reste surprise de savoir que c’est un homme derrière, ahah). Et donc, écoutant les bons conseils de E., j’ai ajouté le premier tome à ma wishlist sans trop vraiment y repenser. Mais c’est grâce à Ly et au swap Entre geeks que j’ai enfin eu ce premier tome entre les mains !

Ces petites tranches de vie racontent l’enfance de Maliki, ses traumatismes, l’adoption de ses chats, sa vie professionnelle, les joies du déménagement, la façon dont ses chats sont plus appréciés du public que son personnage, ses voyages, ses découvertes, prises de consciences… Et ses anciennes planches. Le tout avec une pointe d’humour, d’ironie et parfois de mélancolie.

Pour ce premier tome, les planches se concentrent sur trois personnages récurrents : Maliki et ses deux chats, Fleya et Feänor, deux boules de poils très mignons qui n’en ratent pas une pour faire tourner leur maîtresse en bourrique ! Ce sont vraiment des personnages à part entière, parce qu’ils influent sur tout ce qu’elle fait : le dessin et le chat qui se couche sur sa feuille, le chat qui miaule quand Maliki promet à un propriétaire qu’elle n’a pas de chats chez elle, ou encore quand elle prend sa douche et que l’un d’eux devient à moitié fou (je comprends, j’ai les mêmes à la maison).

Côté graphismes, on en est aux débuts de Maliki, mais c’est déjà parfait. C’est très typé manga, les couleurs sont plutôt douces et créer une atmosphère plutôt agréable. Les traits sont fins et les personnages sont détaillés, la mise en couleur est parfaite. Le découpage des cases est quant à lui typique des webcomics, mais n’en restent pas moins agréables sur papier. En bref ? J’ai adoré !

Depuis la BD, Maliki continue ses aventures en roman, et j’ai hâte de voir ce que ça donne…

Pssst : J’ai rencontré le dessinateur de Maliki cette année, au salon du livre de Caen ! 😀
happy

Dédicace de Maliki au salon du livre de Caen :v

Une photo publiée par Severine Chat-Cal (@aponey_supreme) le 30 Mai 2015 à 7h29 PDT

[Chronique] Des monstres au camping – Isabel & Marc Cantin & Caroline Hüe

[Chronique] Des monstres au camping – Isabel & Marc Cantin & Caroline Hüe

des monstres au camping


Suivez une famille hors du commun !

La famille Mortadel part au camping ! Carniflore en rêvait : se faire des copines, bronzer au bord de la piscine… Mais voilà.
Son frère est un alligator. Sa mère se sert d’un cercueil en guise de transat. Son père mange la crème solaire au lieu de s’en tartiner. Elle-même est mi-vampire, mi-sorcière… Comment passer inaperçus au milieu des humains ?
Les vacances ne s’annoncent pas de tout repos.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Potofeu, père de famille, sorcier pratiquant la magie grise de son état, décide d’emmener sa petite famille, les Mortadel ,en vacance dans un camping… humain. Ça va être la toute première que des habitants de Transylvania vont quitter leur petite ville et même le journal local tient à écrire un article là-dessus. Mais comment Carniflore, sa fille mi-vampire, mi-sorcière, qui souhaite passer des vacances normales et se faire des amis, va réussir à s’infiltrer incognito parmi les humains avec un père sorcier, un frère alligator, une mère mi-vampire, mi-loup-garou et un grand-père loup-garou ?

Dernier roman graphique de chez Nathan, Des monstres au camping est particulièrement drôle. Les situations dans lesquelles se mettent nos personnages sont rocambolesques. Et Carniflore va devoir composer avec sa famille qui ne se comporte pas « normalement » avec les humains, elle va donc devoir courir après chacun d’entre eux pour rattraper leurs catastrophes. C’est fluide, le vocabulaire est adapté pour les jeunes, bref un régal.

Côté illustrations, on retrouve ici Caroline Hüe, que j’avais découvert grâce à Qui veut la peau du yéti ?. Les dessins, en noir et blanc, sont simples et amusants. Ils mettent bien en scène l’histoire et s’y intègrent parfaitement. J’ai adoré retrouver le coup de crayon de Caroline ici !

Petite particularité du roman, il a été réalisé dans le cadre du Feuilleton des Incos, une animation  qui permet de faire découvrir à des classes d’élèves les dessous de l’écriture d’un roman, tout en correspondant avec les auteurs. C’est une très belle initiative pour les jeunes !

[Chronique] Pingouins en pagaille, tome 2 : Opération Poussins – Jeanne Willis

[Chronique] Pingouins en pagaille, tome 2 : Opération Poussins – Jeanne Willis

pingouins en pagaille 2


Salto le pingouin doit s’occuper des poussins Zip et Chip. Ordre de son chef Franky ! Mais surfer dans la neige avec les copains, c’est bien plus tentant… Quand Salto revient voir les deux petits, ils ont disparu ! Il doit les retrouver à tout prix. Et il fouillera le zoo tout entier s’il le faut !
L’opération poussin est lancée ! 

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Deuxième tome de la saga Pingouins en pagaille, celui-ci met en scène Salto qui doit garder deux poussins que nous avions déjà rencontré dans le premier tome, Zip et Chip. Sauf qu’il ne les surveille pas, préférant jouer. Sauf qu’une fois qu’il retourne près d’eux, ils ont disparu ! Et après concertation avec ses voisins, Salto pense qu’ils ont été kidnappés ! Il va donc partir à leur recherche dans le zoo avec ses amis…

Ce tome peut se lire indépendamment du premier, grâce à un récapitulatif des différents personnages se trouvant au début, ce qui est un bon point. Cependant, je le trouve autant inadapté que le premier tome pour un enfant de 8 ans.

De plus qu’ici, l’histoire est axée sur les défauts des autres via le personnage de Gloria qui se moque allègrement des autres. Ce personnage incarne toute la méchanceté possible et le tout sans leçon de morale, ni même qu’un seul personnage ne la reprenne, comme si c’était normal qu’elle se moque des autres à propos de leur poids, entre autre. Ce que j’ai un peu de mal à concevoir pour un livre pour jeunes enfants…

Bref, une saga qui aurait pu être plaisante si elle s’adressait vraiment à cette tranche d’âge !

[Chronique] Pingouins en pagaille, tome 1 : Zizanie au zoo ! – Jeanne Willis

[Chronique] Pingouins en pagaille, tome 1 : Zizanie au zoo ! – Jeanne Willis

pingouins en pagaille 1


Catastrophe chez les pingouins : leur zoo est menacé de fermeture ! Ils doivent réagir, et vite ! Salto, le pingouin chouchou du public a une idée : pour attirer les foules, lui et ses amis vont organiser un spectacle tout simplement extraordinaire !
En avant les artistes ! 

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Un groupe de pingouins remarquent que le zoo dans lequel ils vivent, a de moins en moins de visiteurs qu’avant. Au détour d’une conversation surprise entre le gardien et sa fille, ils apprennent que le zoo va fermer ses portes à cause de ce manque de visiteurs. Salto, le pingouin chouchou de la jeune fille va trouver une idée pour sauver le zoo de la catastrophe.

Et nos pingouins ne sont pas en reste pour faire des bêtises, ni pour trouver des idées complètement loufoques ! Jeux de mots, humour, blagues, bref c’est un premier tome décalé très drôle et on se prend vite d’affection pour nos pingouins. Le tout servi par une écriture fluide et de courtes descriptions qui permettent de s’immerger rapidement dans l’histoire.

Voilà, c’était le point de vue de l’adulte. Mais d’un point de vue « public visé » (c’est à dire 8 ans), voilà ce qu’il en ressort : le thème de la mort est abordé d’une manière trop froide, limite aseptisé, qui ne convient pas à cet âge. Une leçon de morale glauque s’installe autour : ne te dispute pas avec tes amis, sinon si ils meurent et si t’as pas eu le temps de t’excuser, tu vas regretter et culpabiliser.

C’est donc pas joyeux, surtout que ça n’a rien à voir avec le sauvetage du zoo et est amené d’une manière totalement irréaliste : le pingouin Francky, enfermé au zoo, apprend qu’un de ses anciens ami pingouin avec qui il s’était disputé avant de se faire capturer, est mort. Ce pingouin vivait encore à l’état sauvage, dans son habitat naturel, c’est à dire aucun moyen de savoir que son ami est décédé… (Le lecteur a peut-être 8 ans, mais faut pas abuser avec les lois de la logique non plus).

C’est drôle, mais les jeux de mots et blagues sont trop alambiquées pour le jeune, il faudra un adulte à ses côtés pour expliquer la teneur des moments drôles de l’histoire, sinon le jeune lecteur passera à côté.

En bref, sympa, mais clairement pas pour le public visé.

[Chronique] L’interrogatoire… Ou ce qui s’est vraiment passé – Hubert Ben Kemoun

[Chronique] L’interrogatoire… Ou ce qui s’est vraiment passé – Hubert Ben Kemoun

l'interrogatoire


La vérité sur l’affaire Teddy Lassalle.

Comment Teddy, un garçon sans histoire, a-t-il pu se retrouver mêlé à une affaire de vol? L’inspecteur de police chargé de l’enquête interroge six témoins pour reconstituer ce qui s’est passé au cours de cette incroyable soirée. Mais pas facile de découvrir la vérité avec des témoins pareils !

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Teddy, un élève de CM2, est accusé d’avoir volé un lingot d’or suite à une escapade nocturne. Un enquêteur est donc chargé de l’enquête pour retrouver ce lingot et avoir le dernier mot sur cette affaire qui part dans tous les sens. Il va donc interroger son entourage et va commencer ici une histoire rocambolesque.

Jeux de mots, calembours, traits de personnages exacerbés, rien n’est fait dans la demi-mesure avec ces personnages haut en couleur imaginés par Hubert Ben Kemoun. Il y a de quoi faire ! Mais malheureusement, ça ne va pas très loin. On s’adresse clairement à un public jeune, donc on ne creuse pas d’avantage que ça, et c’est bien dommage.

L’histoire est sous forme de dialogues où l’on ne voit pas les répliques de l’enquêteur : c’est au lecteur de faire marcher son imagination pour avoir les questions. Ça laisse un sentiment d’inabouti, surtout quand on voit que la conclusion finale… N’existe pas ! Et pourtant c’est un one-shot, mais vous ne saurez pas qui a volé le lingot manquant…

C’est un livre tout de même pour les enfants de 9 ans, je ne comprends pas que ce soit plus abouti que ça, plus recherché. Je ne demande pas 100 pages de plus, mais quelques-unes, avec une histoire un peu plus proche de la réalité que ça. A 9 ans, mon frère lisait le premier tome de Harry Potter qu’il avait sournoisement (et absolument pas subtilement) piqué dans ma bibliothèque. A côté, L’interrogatoire… Ou ce qui s’est vraiment passé passe pour un livre pour les 5-6 ans.

A faire lire aux plus jeunes et à ceux qui ne sont pas familiers avec la lecture, donc !

[Chronique] Qui veut la peau du yéti ? Caroline Hüe & Yves Villette

[Chronique] Qui veut la peau du yéti ? Caroline Hüe & Yves Villette

qui veut la peau du yéti


La petite Frangipane et l’Abominable Homme des Neiges (le Yéti, quoi !) s’entendent à merveille. Normal, ils ont en commun une grande passion : l’émission Pop Chef, dans laquelle les candidats chantent et cuisinent en même temps. Mais voilà qu’un voleur dérobe la peau de la créature mythique. Or, sans la force phénoménale qu’elle lui procure, le Yéti n’est plus qu’un géant déprimé et mou du genou. Heureusement, Frangipane a du courage pour deux : elle va aider le Yéti à récupérer sa peau.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Cette BD commence pendant une émission de Pop Chef, dans laquelle les candidats chantent et cuisinent en même temps, et dès les premières pages la caricature de nos émissions actuelles était tellement drôle que je me suis empressée de lire la suite de cette bande-dessinée !

On continue l’histoire sur un candidat qui en veut à tout prix après la peau du yéti, car celle-ci est spéciale, elle confère une force inimaginable. Mais si le yéti n’a plus sa peau, il déprime et ne veut plus rien faire d’autre. Il est accompagné de Frangipane, une petite fille qui n’a pas froid aux yeux pour récupérer sa peau, avec l’aide de son oncle. Ce petit trio est très comique et est plaisant à suivre !

Pour un public jeune (8-10 ans), cette petite BD est tout à fait abordable : un vocabulaire pas trop compliqué, beaucoup d’humour et des dessins justes, qui accompagnent fidèlement le jeune lecteur, avec un découpage des cases fluide, et des couleurs douces.

qui veut la peau illu

En bref, une petite bande-dessinée où les jeunes lecteurs y trouveront leur compte et les grands aussi, à condition d’avoir garder son âme d’enfant !