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[Chronique] Les traqueurs – Antoine Bombrun

[Chronique] Les traqueurs – Antoine Bombrun


Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.

Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.

Vole, vole, vole et virevolte ;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots !

Merci à Livraddict et à l’auteur pour cette lecture !

Mon avis

Cette chronique (se déroule dans un temps où le temps n’existait pas, ni les chroniques d’ailleurs) aura mis le temps à venir, depuis octobre 2016. Bon, on va pas refaire le topo, le bilan annuel est là pour ça, mais il était temps que l’on cause un peu de cette lecture qui n’a pas été facile. Lecture que je n’ai pas terminé d’ailleurs, j’ai survolé les cent dernières pages, et il est temps qu’on en parle un peu parce que entre fantasy, jeu de rôle et sexisme, je ne sais plus trop où donner de la tête.

Ah, la fantasy… Quand on est pas un auteur chevronné, on peut facilement tomber dans une multitude de pièges. Dans le cas de la fantasy, c’est celui de ne pas tomber dans le terrible porte-monstre-trésor, vieille rengaine de jeu de rôle quand le maître du jeu n’a plus d’inspiration. Là, l’auteur est tombé dedans, et à pieds joints dès le premier monstre (une mimique en plus, on fait pas plus terrible côté inspiration…). Bref, j’ai craint qu’on m’ai encore refilé un rapport de partie à lire, et je me suis très vite lassée, parce que ça n’a jamais rien de palpitant tant que la partie est pas vécue.  Je me suis accrochée pour ne pas abandonner trop vite, mais c’était sans compter la féministe en moi qui tapait du point sur la table…

Au début, j’ai cherché les femmes. Je me suis dit « Merde, c’est pas possible un univers sans femmes… Pas.Du.Tout. ». Puis j’ai croisé le premier personnage féminin et j’ai pensé que finalement, un monde sans femme c’est pas plus mal non plus. La douloureuse époque où la fantasy était sexiste m’a rattrapée, c’est pour dire. Petit état des lieux. Bon, il a été dur de trouver une femme nommée par son prénom avant d’avoir croisé la quatrième. Terrible. Il doit y avoir cinq femmes dans le roman, alors ça fait léger quand tout le reste de l’univers est entièrement masculin.

Quand les femmes sont là, elles sont dénigrées et on insiste bien sur le fait que punaise, encore une femme qui fait n’importe quoi. Ou alors la femme est belle ET est maman, comme si la maternité rendait leur présence acceptable. Et encore, une des mère se fait tuer car elle fait son taf… de mère. Bon, revenons sur la femme qui porte un nom, mais bon elle est pas mère, alors elle est bien vite insultée, dénigrée et sauvée par un homme parce que bon, une femme ça sait pas se battre, c’est connu. Bref, ça meurt ou c’est sauvé par un homme, mais en clair, les femmes n’ont pas leur place ici.

Enfin, passons aux personnages masculins. Êtres imbuvables qui ne meurent jamais, ils sont un peu blessés à la rigueur, mais c’est exactement le deuxième piège dans lequel il est très facile de tomber. Bref, rien de sérieux. En tout cas, vu que les hommes sont les personnages principaux, on en attends beaucoup, et au final ils sont un répulsif inimaginable et qui ne donne absolument pas envie d’y revenir. Rajoutons à cela qu’ils prennent souvent des décisions qui n’ont absolument rien à voir avec leur caractère, leur attitude, en clair je cherche encore la cohérence dans les trois quarts de leurs actes.

Bref, quand tout ça n’est pas très attirant, il reste plus que le style de l’auteur pour s’accrocher. Mais c’est tellement lapidaire ou quand cela ne l’est pas, on retrouve la bonne vieille partie de jeu de rôle. En clair, de l’information d’abord, le reste n’est que fioriture et cela n’est pas plaisant à la lecture, ça manque de fluidité, sans compter que l’histoire de nos traqueurs n’est qu’une simple histoire de vengeance assez banale et trop attendue. Où est l’originalité ?

Mais, étonnant que l’on cause d’un livre auto-édité sur le blog malgré ma position assez tranchée sur le sujet, n’est-ce pas ? Et oui, l’Attelage n’est pas une maison d’édition, mais un collectif d’auteurs qui s’auto-éditent. En clair, ce n’est pas un livre qui est passé entre les mains d’un professionnel du livre et bon dieu, cela se ressent. Un éditeur, ou un auteur avec assez d’expérience aurait jeté un œil au texte, on serait très certainement loin de ce que l’on a actuellement et on aurait un vrai texte de fantasy loin du sexisme, loin des erreurs de débutant. 

En bref, ce n’est pas un roman dont je garderais un souvenir impérissable. Mais il y a au moins un point positif ! La couverture donne le ton et c’est ce qui m’a attirée. Malheureusement, le contenu n’était pas à la hauteur…

 

[Artbook] Divines : Les beautés de la mythologie classique – Rosalys & Fleur D.

[Artbook] Divines : Les beautés de la mythologie classique – Rosalys & Fleur D.

divines

  • Éditeur : Univers partagés (2013)
  • Genre : Mythologie
  • Prix : 9.99€
  • Acheter Divines

De grandes dames de la Grèce Antique vous invitent à entendre leur histoire. Les plus belles déesses, nymphes et Héroïnes vous content le monde qu’elles ont érigé. Acceptez leur invitation, goûtez leurs paroles et appréciez les valeurs de leur cœur. Dans un esthétisme inspiré du Japon, les illustrations sensuelles de Fleur D. rendent grâce à ces divinités pleines de volupté. Avec ces peintures modernes, accompagnées de la plume lyrique de Rosalys, la mythologie classique n’a jamais été aussi charmante et limpide.

Mon avis

J’inaugure la section Inclassable du blog avec Divines, un artbook made by Fleur D. (illustratrice) et Rosalys (auteur). Retour sur les déesses de la mythologie grecque et des héroïnes en lien avec cette mythologie…

Cet artbook est divisé en trois parties: les déesses grecques, les nymphes et les héroïnes qui se sont frottées à la mythologie grecque. Chaque double-page est illustrée d’une déesse, nymphe ou héroïne, accompagnée d’un court texte poétisé, racontant en quelques lignes les faits marquants de leur histoire, et quel lien ont-elles avec d’autres déesses et dieux. Avec un vocabulaire enrichi qui incite au voyage et à la découverte, j’ai eu envie de me replonger dans la mythologie grecque, sujet que me passionnait beaucoup quand j’étais plus jeune.

Côté dessins, ils sont très jolis. Ils sont un savant mélange entre ceux que l’on trouve dans les mangas et ceux de Walt Disney, avec des couleurs un peu pastel. Un peu simple, ils sont très féminins, avec un trait fin et soigné renforçant la sensualité des déesses, nymphes et héroïnes. On remarque très facilement que les dessins ont été réalisés sur tablette graphique, ce qui n’enlève cependant rien à ces qualités, nous avons juste à déplorer un petit manque de détails. Les postures des personnages sont variées et choisies avec bon goût.

Malgré le fait que l’auteur ai traité des sujets exclusivement féminins, nous apprécions le fait que chaque personnage soit suffisamment différend des uns, des autres, tout en restant cohérent avec le style choisit, ce qui nous évite de nous lasser pendant notre lecture.

En bref, un petit artbook sympathique et plaisant pour les yeux, incitant au voyage et à la (re)découverte, mais cependant un peu trop court à mon goût. Merci au forum Have a Break, Have a book et aux éditions Univers partagés pour ce partenariat.

illu divines