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[Chronique] Les traqueurs – Antoine Bombrun

[Chronique] Les traqueurs – Antoine Bombrun


Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.

Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.

Vole, vole, vole et virevolte ;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots !

Merci à Livraddict et à l’auteur pour cette lecture !

Mon avis

Cette chronique (se déroule dans un temps où le temps n’existait pas, ni les chroniques d’ailleurs) aura mis le temps à venir, depuis octobre 2016. Bon, on va pas refaire le topo, le bilan annuel est là pour ça, mais il était temps que l’on cause un peu de cette lecture qui n’a pas été facile. Lecture que je n’ai pas terminé d’ailleurs, j’ai survolé les cent dernières pages, et il est temps qu’on en parle un peu parce que entre fantasy, jeu de rôle et sexisme, je ne sais plus trop où donner de la tête.

Ah, la fantasy… Quand on est pas un auteur chevronné, on peut facilement tomber dans une multitude de pièges. Dans le cas de la fantasy, c’est celui de ne pas tomber dans le terrible porte-monstre-trésor, vieille rengaine de jeu de rôle quand le maître du jeu n’a plus d’inspiration. Là, l’auteur est tombé dedans, et à pieds joints dès le premier monstre (une mimique en plus, on fait pas plus terrible côté inspiration…). Bref, j’ai craint qu’on m’ai encore refilé un rapport de partie à lire, et je me suis très vite lassée, parce que ça n’a jamais rien de palpitant tant que la partie est pas vécue.  Je me suis accrochée pour ne pas abandonner trop vite, mais c’était sans compter la féministe en moi qui tapait du point sur la table…

Au début, j’ai cherché les femmes. Je me suis dit « Merde, c’est pas possible un univers sans femmes… Pas.Du.Tout. ». Puis j’ai croisé le premier personnage féminin et j’ai pensé que finalement, un monde sans femme c’est pas plus mal non plus. La douloureuse époque où la fantasy était sexiste m’a rattrapée, c’est pour dire. Petit état des lieux. Bon, il a été dur de trouver une femme nommée par son prénom avant d’avoir croisé la quatrième. Terrible. Il doit y avoir cinq femmes dans le roman, alors ça fait léger quand tout le reste de l’univers est entièrement masculin.

Quand les femmes sont là, elles sont dénigrées et on insiste bien sur le fait que punaise, encore une femme qui fait n’importe quoi. Ou alors la femme est belle ET est maman, comme si la maternité rendait leur présence acceptable. Et encore, une des mère se fait tuer car elle fait son taf… de mère. Bon, revenons sur la femme qui porte un nom, mais bon elle est pas mère, alors elle est bien vite insultée, dénigrée et sauvée par un homme parce que bon, une femme ça sait pas se battre, c’est connu. Bref, ça meurt ou c’est sauvé par un homme, mais en clair, les femmes n’ont pas leur place ici.

Enfin, passons aux personnages masculins. Êtres imbuvables qui ne meurent jamais, ils sont un peu blessés à la rigueur, mais c’est exactement le deuxième piège dans lequel il est très facile de tomber. Bref, rien de sérieux. En tout cas, vu que les hommes sont les personnages principaux, on en attends beaucoup, et au final ils sont un répulsif inimaginable et qui ne donne absolument pas envie d’y revenir. Rajoutons à cela qu’ils prennent souvent des décisions qui n’ont absolument rien à voir avec leur caractère, leur attitude, en clair je cherche encore la cohérence dans les trois quarts de leurs actes.

Bref, quand tout ça n’est pas très attirant, il reste plus que le style de l’auteur pour s’accrocher. Mais c’est tellement lapidaire ou quand cela ne l’est pas, on retrouve la bonne vieille partie de jeu de rôle. En clair, de l’information d’abord, le reste n’est que fioriture et cela n’est pas plaisant à la lecture, ça manque de fluidité, sans compter que l’histoire de nos traqueurs n’est qu’une simple histoire de vengeance assez banale et trop attendue. Où est l’originalité ?

Mais, étonnant que l’on cause d’un livre auto-édité sur le blog malgré ma position assez tranchée sur le sujet, n’est-ce pas ? Et oui, l’Attelage n’est pas une maison d’édition, mais un collectif d’auteurs qui s’auto-éditent. En clair, ce n’est pas un livre qui est passé entre les mains d’un professionnel du livre et bon dieu, cela se ressent. Un éditeur, ou un auteur avec assez d’expérience aurait jeté un œil au texte, on serait très certainement loin de ce que l’on a actuellement et on aurait un vrai texte de fantasy loin du sexisme, loin des erreurs de débutant. 

En bref, ce n’est pas un roman dont je garderais un souvenir impérissable. Mais il y a au moins un point positif ! La couverture donne le ton et c’est ce qui m’a attirée. Malheureusement, le contenu n’était pas à la hauteur…

 

[Chronique] Haut-Royaume, tome 2 : L’héritier – Pierre Pevel

[Chronique] Haut-Royaume, tome 2 : L’héritier – Pierre Pevel

haut royaume 2


Après les derniers événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de la garde d Onyx, garante de l’autorité du souverain. Mais la reine, aussi ambitieuse qu impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le royaume se trouve plus divisé que jamais. Les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais ils finissent toujours par s’accomplir.

Mon avis

Dur dur de résumer ce deuxième tome sans spoiler. Très franchement, avec la fin du premier tome, je ne savais pas comment allait s’ouvrir celui-ci. J’avais plusieurs théories, of course, et la pire de mes théories que j’avais imaginé, celle dont j’espère ne jamais voir une ligne… Et bien Pierre Pevel l’a fait. Et il a été cruel.

Il a joué avec mes nerfs pendant toute la première partie du roman. J’étais démoralisée et j’avais envie d’arrêter ma lecture là. Heureusement, mon homme l’avait lu avant moi et a su me motiver pour que je n’abandonne pas ! Et je le remercie, car après ce début, j’ai retrouvé très vite l’ambiance du tome 1 🙂 (Et surtout, j’ai hurlé de joie, mais je ne vous en dirais pas plus 😉 )

Ce deuxième tome n’est pas centré sur Lorn, chaque personnage, même secondaire, a le droit à son petit moment (de gloire) (ou pas), et nous font découvrir plus en détails qui ils sont, leurs faux-semblants, complots, attitudesCes personnages que l’on pensait bien connaître apparaissent  sous un autre jour, et pas forcément le meilleur. On découvre des facettes différentes, et cela donne un second souffle très intéressant !

Le contexte géopolitique se complexifie. C’est la guerre ! Tous les coups sont permis, même les moins judicieux… L’Obscure a une place encore plus importante ici et je ne serais pas étonnée que la fin se fera en fonction de ce que l’Obscure aura réussi à faire ou pas auprès de nos protagonistes.

Quant à la fin, je crois que c’est une spécialité de l’auteur que de nous abandonner. Et oui, nous avons encore affaire avec une fin ouverte qui apporte de nouvelles perspectives très intéressantes pour la suite. Le fameux héritier sera-t-il celui de la prophétie des Dragons ?

En bref, c’est une suite dans la lignée du premier tome. Ceux qui avait peur avec la fin du un : accrochez-vous jusqu’à la fin de la première partie, vous aurez de belles surprises ! En attendant, moi je retourne hiberner jusqu’à la sortie du prochain tome…

[Chronique] Dan Machi – La légende des Familias, tome 1 – Fujino Omori & Suzuhito Yasuda

[Chronique] Dan Machi – La légende des Familias, tome 1 – Fujino Omori & Suzuhito Yasuda

dan machi 1


Nombreux sont les dieux venus s’installer dans la Cité-Labyrinthe d’Orario, bénissant les mortels qui s’aventurent dans son dédale souterrain en quête de pouvoir, de fortune…
… ou de filles ?! C’est en tout cas le souhait de Bell Cranel, un aventurier novice sous la bénédiction de l’impopulaire déesse Hestia.
Sauvé de justesse par la belle Aiz Wallenstein, une épéiste hors pair, Bell s’engage à suivre ses traces et à devenir un aventurier digne de se mesurer à elle.

Bien décidé à relever ce nouveau défi, Bell plonge dans le mystérieux Donjon avec une énergie nouvelle qui ne manquera pas d’attirer l’attention de certains dieux.

Merci aux éditions Ofelbe pour cette lecture !

Mon avis

Bell Cranel, jeune aventurier de 14 ans, parcourt le Donjon de la cité-labyrinthe d’Orario pour suivre l’adage de son grand-père :

Ce que tout homme désir, c’est se constituer un harem !

Ambiance. Il rêve de sauver des demoiselles en détresse, qui tomberaient amoureuses de sa force, son charisme. Et parce qu’elles ont été sauvées par ce preux aventurier, elles tomberaient dans ses bras. Sauf que là, dans le Donjon, la personne en détresse, c’est lui. Le preux aventurier est une aventurière, ça remet tout de suite les idées en place. Bell Cranel n’est qu’un aventurier de niveau un qui n’impressionne personne, ce qui l’amène à revoir ses objectifs à la baisse et se concentrer plus sur sa progression qu’autre chose…

Rentrons dans le vif du sujet : j’ai eu de grosses difficultés avec la représentation de la femme. Les premières illustrations donnent le ton : des déesses qui se touchent la poitrine. Toutes les femmes ont des grosses poitrines, sont belles et finissent une par une part tomber amoureuses de Bell (un harem sauvage apparaît). Il y a en tout et pour tout quatre hommes pour une pléthore de femmes sexualisées, quand ce n’est pas Hestia la déesse femme-enfant qui ne fait pas les frais des descriptions sur son physique d’enfant à gros seins. Infantilisée et sexualisée, on a le combo gagnant pour une image de la femme réussie ! (non). Rares sont les femmes qui sont épargnées. Moi qui a l’habitude de fuir les ecchis pour éviter de tomber sur ce genre de choses, voir les codes de ce genre dans un roman, ça ne passe toujours pas. J’aurais essayé !

Heureusement, ma lecture a été sauvée par le background autour des Dieux et Déesses, les Familias, la Guilde, la cité, ou encore le système de progression. C’est très intéressant, et sur bien des points. Ici nous suivons surtout la Familia de Hestia, composée de la Déesse et de Bell, mais je ne serais pas étonnée qu’elle gagne en membres (féminins) par la suite.Le tout dans une présentation qui me fait beaucoup penser aux jeux-vidéos, bien que ce soit aujourd’hui ambigüe de mélanger la fantasy et la SF à ce genre de présentations depuis les grosses séries comme Sword Art Online ou LOG Horizon. Ici ça va, on arrive à comprendre assez rapidement que ce n’est pas un jeu.  Mais j’ai l’impression que l’on met ça à toutes les sauces juste parce que ça marche, et cela n’a rien d’original.

En bref, une lecture en demi-teinte. Bien que j’ai adoré le background, j’hésite à m’intéresser à la suite. Un harem, une présentation façon jeux-vidéos… Ces deux points manquent d’originalité. Sans cela, j’aurais pu avoir plus d’intérêt pour la série, mais j’en ressort trop blasée pour ça.

[Chronique] Morwenna – Jo Walton

[Chronique] Morwenna – Jo Walton

Morwenna

  • Éditeur : Folio (2016)
  • Pages : 417
  • Genre : Fantasy
  • Prix : 8.20€
  • Acheter Morwenna

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Merci aux éditions Folio et à Livraddict pour cette lecture !

Mon avis

Morwenna – qui préfère qu’on l’appelle Mori – est une jeune galloise très loin de son pays. Fuyant sa mère, et tentant de faire le deuil de sa sœur jumelle, elle tente de faire sa petite vie dans l’école privée d’Arlinghust. Mais entre son père qu’elle n’avait jamais vu, les sœurs de ce dernier, son handicap et les fées, est-ce qu’elle pourra retrouver une vie calme pour finir ses études ?

C’est difficile de résumer ce livre sans en dire trop. L’ambiance y est particulière, c’est un récit à la fois beau et étrange.  Mais en tout cas, il ne m’a pas laissée indifférente. On suit Mori à travers son journal intime, où elle raconte sans détours ses journées, ses théories, la magie,  ses liens avec les gens qui l’entoure… On commence avec son arrivée à Arlinghust, pour finir là où tout a commencé, ses racines : Le pays de Galles.

Car il faut savoir qu’il n’y a pas tellement d’action ni de rebondissements, c’est juste la vie d’une jeune fille scolarisée, dotée de pouvoirs, bien qu’avec la magie on pourrait y voir une métaphore du passage à la vie adulte. Au final, le côté fantasy est très peu présent dans ce one shot. Tout dépend si l’on est plus terre à terre et que l’on part sur l’idée de la métaphore, où si on accepte pleinement la magie présente.

Comme l’indique le résumé, il y a énormément de références à des titres majeurs de la science-fiction des années 60-80 (pour faire large), mais il n’y a pas besoin d’être lecteur de SF pour les saisir, Mori expliquant assez souvent pourquoi elle en vient à ce livre, ce passage, ce personnage, cet auteur… En tout cas, c’est un roman qui se lit vite, c’est assez fluide et Jo Walton a un vocabulaire riche.

Le roman est parsemé de jolies citations sur les lecteurs, les livres et les bibliothèques qui ont fait chavirer mon coeur de lectrice, dont en voici une en particulier :

Bibliotropes, a dit Hugh. Comme les tournesols sont héliotropes, nous sommes naturellement attirés par la librairie.

En bref, Morwenna est une jolie fantasy assez soft pour ceux qui ne seraient pas habitués par ce genre. Un roman que l’on peut lire pour son côté magique, ou alors se contenter d’y voir une métaphore sur le passage de la vie adulte. Dans tous les cas, ce n’est pas un roman qui vous laissera indifférent !

[Chronique] Half Bad, tome 3 : Quête noire – Sally Green

[Chronique] Half Bad, tome 3 : Quête noire – Sally Green

half bad 3


L’alliance des sorciers libres a été dispersée. Comme tous ses compagnons, Nathan se cache. Mais il ne renonce pas à la guerre, sa guerre. Une amulette secrète lui donnerait le pouvoir de sauver l’Alliance.
Nathan part à sa recherche, au risque de s’y perdre, et de perdre tout ce qu’il aime.

Mon avis

La fin du deuxième tome m’avait choquée. Je n’ai jamais autant détesté un personnage de fiction de ma vie. Je n’ai jamais non plus fait autant d’allers-retours chez ma libraire en attendant impatiemment la sortie de ce tome final. L’attente a été tellement longue que je n’ai pas pu me retenir de lire les premières pages en VO à la librairie Shakespeare & Co. Moi, une lectrice masochiste ? A peine… 😉

Et aujourd’hui je fais face à un coup de cœur monumental, et je ne m’en suis toujours pas remise ! Tout dans ce dernier tome, dans cette conclusion, était parfait. Tellement que j’en ai pleuré à la fin, j’ai du aller chercher des fins alternatives sur fanfiction.net, chose que je n’avais pas fait depuis la mort de mes personnages préférés dans Harry Potter. Heureusement, les lectrices anglophones partagent ma détresse et ont déjà réécrit les derniers chapitres !

Parce que la relation de Nathan et Gabriel… Mon Dieu, que d’émotions ! Quand Sally Green a introduit ce personnage, j’ai tout de suite shippé les deux jeunes hommes, en bonne fujoshi qui se respecte. J’ai croisé les doigts tellement forts pour voir cette relation aboutir… Et dans ce dernier tome, on voit toute l’influence de Gabriel sur Nathan, tout ce qu’il est pour lui… C’est tellement beau au milieu de toute cette violence

Car c’est un tome où Nathan se jette à corps perdu dans ses ultimes objectifs. Sa vengeance, sa haine le consume au point de ne laisser que des cadavres dans son sillage. Sally Green arrive à nous faire ressentir tout ce que Nathan est entrain de vivre sous nos yeux, c’est tellement fort, on ne peut pas en sortir indemne de cette lecture, clairement pas. La narration est particulière, mais je me suis vite habituée, la plume de l’auteure a été ma nouvelle addiction. La saga est tellement prenante que j’ai eu du mal à commencer ma lecture suivante. Alors imaginez un peu quand j’ai appris que les droits de la saga ont été rachetés par la Fox pour en faire une adaptation !

Bon et bien voilà, on y est. C’est la fin. Je ne réalise toujours pas. Depuis que j’ai fini Quête noire, j’erre sur internet, glanant toutes les infos possibles et inimaginables sur une potentielle et prochaine adaptation de Half Bad. Je n’ai jamais été autant accro à une saga depuis Harry Potter, c’est dire tout l’amour que je porte à cette trilogie face à la saga qui m’a vue grandir.

En bref, c’est avec tristesse que je referme ce dernier tome, triste que ce soit fini, triste de cette fin. Sally Green m’aura transportée jusqu’au bout, c’est le genre de saga où l’on est obligés de les relire au moins une fois par an. Le rendez-vous est pris, à l’année prochaine !

[Chronique] Le guide de survie de l’enfant normal dans un monde magique – Fabrice Colin

[Chronique] Le guide de survie de l’enfant normal dans un monde magique – Fabrice Colin

Le guide de survie de l'enfant normal dans un monde magique


– Ce crapaud est-il vraiment un prince ?
– Quelle musique écouter avec un troll ?
– Mon petit frère est un extraterrestre
– Que faut-il emporter dans une quête ?

Ces questions te hantent ? Tu es confronté(e) à l’une de ces situations ? Alors ouvre vite ce livre et lis-le sans attendre ! C’est une question de survie…

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture ! 

Mon avis

Les enfants sont hantés par certaines questions, et pas forcément celles que vous croyez. Que faut-il emporter dans une quête ? Comment survivre dans l’estomac d’un ogre ? (réponse : de la même façon que si vous êtes dans l’estomac du Hamsterzilla) Mon animal familier vient-il d’un autre monde ?
En tant que parent, vous ne pouvez apporter de réponses à ce genre de questions ? Alors ce guide est fait pour vous également !

Ce guide est illustré, avec des dessins qui donnent le ton ! L’ambiance est complètement décalée et satisfera les plus jeunes lecteurs. Car après tout, ce guide est pour les enfants ! En outre, le guide est composé de questions-réponses, de portraits pour par exemple faire la différence entre une momie et une mamie, des interviews d’enfants et de créatures sur leurs expériences, ainsi que des tops.

L’auteur, Fabrice Colin, reprend les bases de guides que j’ai déjà pu voir sur internet, sur divers sites spécialisés ou non dans tel ou tel domaine, et a réussi à détourner tout ça, avec une très grande habilité, pour en faire un guide fantastique destiné aux plus jeunes. C’est un guide très drôle, absurde et bourré de second degré, une source inépuisable de rires pour qui apprécie les univers de fantasy et fantastique.

En bref, Le guide de survie de l’enfant normal dans un monde magique est un petit condensé de rigolades en tout genre, plutôt bien amené et bien pensé, que les jeunes lecteurs apprécieront !

[Chronique] Prince Captif, tome 2 : Le guerrier – C.S. Pacat

[Chronique] Prince Captif, tome 2 : Le guerrier – C.S. Pacat

prince captif 2

  • Éditeur : Milady (2015)
  • Pages : 415
  • Genre : Fantasy, M/M
  • Prix : 14.90€
  • Acheter Le guerrier

Alors que leurs royaumes sont sur le point d’entrer en guerre, Damen et son nouveau maître, le prince Laurent, doivent échanger les intrigues de palais contre la violence ouverte des champs de bataille. Contraint de dissimuler son identité, Damen est de plus en plus attiré par le dangereux et charismatique Laurent. Mais alors que la fragile confiance entre les deux hommes se renforce, les secrets de leurs passés risquent de leur porter un coup fatal… 

Mon avis

Laurent et Damen évoluent loin du Palais dans ce deuxième tome, mais les intrigues de Vère les suivent où qu’ils soient. Parti aux frontières du pays sur les ordres de son oncle avec son esclave, Laurent va devoir déjouer les plans machiavéliques due régent, tandis que Damen se démène pour garder son secret et garder son maitre en vie. Alors que le nom de Damen et sa véritable fonction risquent d’être dévoilés à tout moment, et qu’il va devoir choisir entre son prince et son pays, les complots s’enchainent…

Quel plaisir que de retrouver ces deux-là ! Autant le premier tome était loin de tout rapport minimum amical entre les deux hommes – oui, le fouet, les menaces, tout ça – , ici il règne une tension sexuelle affolante ! Et bien que le moment sexe tarde à venir (l’auteure est sadique), c’est une scène très, très érotique qui nous est livrée ici. Le sadisme de C.S. Pacat va jusqu’à nous rajouter un chapitre bonus qui revient sur cette scène où Laurent et Damen explorent de nouveaux horizons avec une sacré surprise à la clé… Heureusement que la suite est pour avril, car je vous avoue que je ne pourrais pas tenir plus longtemps !

Parce que mis à part le sexe, cette fin ! Pendant tout le roman, on vit des intrigues à la Kushiel, très prenantes et où on se demande comment nos personnages principaux vont s’en sortir. Mais la fin, la fin ! Laurent est très fort, c’est notre Mélisandre, il n’y a pas à dire. Pas aussi perfide, mais pour avoir autant de coups d’avance et pour arriver pile à cette conclusion, je ne serais pas étonnée si certaines révélations devaient arriver dans le prochain tome !

Laurent reste tout de même un mystère. Bien qu’il s’ouvre un peu plus dans ce tome, on reste tout de même sur notre faim et j’aimerais bien voir ce personnage solitaire parler plus, se détendre et se laisser aller avec un Damen qui lui ne pense qu’à sa porte de sortie qu’il peut obtenir en suivant son maitre. Toujours obsédé par le reconquête de son royaume, il essaye de survivre et de suivre tant bien que mal le rythme de ces intrigues. Nous en apprendrons peut-être plus sur lui dans le prochain tome, en tout cas je l’espère !

En bref, ce deuxième tome est à la hauteur du premier. Bien qu’ici Laurent et Damen passent à la vitesse supérieure, rien n’est gagné et tout se jouera dans le dernier et troisième tome. Les scènes de sexe ne sont pas obscènes et sont plus calées sur le consentement que dans le premier, au contraire ça transpire d’érotisme tellement c’est bien écrit. L’attente de quelques mois est dure, très dure !

[Chronique] La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

[Chronique] La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

la passe miroir 2


Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Mon avis

On reprend ce deuxième tome avec les derniers évènements du premier, à savoir la rencontre de Ophélie et Farouk, l’esprit de famille du Pôle. Mais la situation à la Citacielle devient de plus en plus compliquée quand des nobles disparaissent sans laisser de traces. A qui la jeune liseuse va-t-elle pouvoir faire confiance, alors que tous semblent attendre qu’elle fasse un faux pas, que Thorn est encore plus fuyant qu’avant et révèle pourquoi il voulait spécifiquement Ophélie comme femme, et que sa famille va bientôt arriver à la cour ?

Ah, ce deuxième tome ! Quand j’ai fini ma lecture, j’en étais toute retournée ! Coup de cœur pour cette suite ? Assurément ! J’avais déjà déclenché l’alerte coup de cœur pour le premier, mais comment faire autrement ? Déjà, le contexte de Les disparus du Clairdelune est plus sombre, plus sérieux, on parle de disparitions, de potentiels décès, d’un danger imminent qui plane au dessus de Ophélie qui semble être la prochaine à disparaître si le coupable n’est pas trouvé. Ce qui m’a surtout marquée, c’est la perfidie et la manipulation, bien plus présentes dans ce tome. Et la relation (enfin, relation est un grand mot) de la liseuse avec Farouk ne va pas l’aider à se faire des amis, surtout parmi ceux qui détestent son fiancé, Thorn (à savoir, la cour complète).

Et Thorn, en parlant de lui… Dans le premier tome, il me donnait l’impression d’être un ours mal-léché totalement misanthrope, ici il arrive -avec beaucoup de mal – à dévoiler ses sentiments (enfin, surtout on devine, parce que ça reste Thorn), et nous le croisons bien plus souvent dans ce tome-là ! Ophélie et lui vont-ils réussir à construire quelque chose avec tous ces complots autour d’eux ? Oh, et mention spéciale à la mère de Ophélie, qui m’aura bien faite rire quand elle rencontre elle aussi Farouk !

On découvre petit à petit qu’il y a un lien religieux derrière tout cela. Dieu est de la partie, et il n’a pas franchement envie de rire, et ses adeptes non plus. Et avec cette fin, tout ceci me fait penser à A la croisée des mondes, quand le père de Lyra se lance dans une guerre contre Dieu. Est-ce que cela sera le cas aussi dans La passe-miroir ? I don’t know, mais on verra bien. En tout cas, cette fin chamboule tout – et m’a bien chamboulée aussi – et laisse ouvert tout un champ de possibilités que j’ai hâte de découvrir dans le prochain tome !

En bref, ce deuxième tome surpasse mes espérances et je suis presque déçue de l’avoir fini aussi vite, l’attente pour le prochain tome va être longue. Plus de sérieux, plus d’émotions et un contexte bien plus sombre apporte plus de maturité à cette saga – non pas qu’elle en ai eu nécessairement besoin. Les disparus du Clairdelune comblera tous les fans de la saga qui attendait avec impatience le grand retour des fiancés.

[Chronique] Half Bad, tome 2 : Nuit rouge – Sally Green

[Chronique] Half Bad, tome 2 : Nuit rouge – Sally Green

half bad 2


Fuir, toujours fuir. Nathan n’a pas le choix.
Les sorciers blancs le pourchassent ; les sorciers noirs le haïssent ; la fille qu’il aime l’a peut-être trahi.
Sans compter que le Don reçu de son père fait de lui une créature indomptable et sanguinaire.
La guerre des sorciers s’engage. Nathan doit choisir son camp.
Mais de tous ses ennemis, le plus redoutable pourrait bien être lui-même.

Mon avis

La suite de Half Bad, je l’attendais avec impatience. Puis la PàL astronomique n’aidant pas, j’ai du attendre avant de me plonger dans ce deuxième tome – encore merci à ma binomette Cece de m’avoir lancé sur cette lecture !
Pour resituer l’histoire, Nathan a fuit le repère de Mercury, laissant derrière lui Gabriel et Annalise. Tandis que son cœur balance entre ces deux-là, Nathan doit composer avec le sauvetage de la demoiselle, le retour de son père dans sa vie et la guerre entre sorciers blancs et sorciers noirs, ainsi que son statut de semi-code fugitif… Pas simple du tout, en gros.

En bonne fujoshi qui se respecte, je shippe Nathan et Gabriel depuis le premier tome, et l’auteure ne laissant que peu d’indices sur les choix de notre personnage principal, il a fallu faire travailler son imagination (ce qui ne m’a pas dérangée outre-mesure…). Pour ceux qui l’on lu, vous avez du deviner ma réaction à la fin de ce deuxième tome donc ! Et en continuant sur le sujet, parlons d’Annalise. Je n’ai jamais autant détesté un personnage ! Depuis le premier tome, elle et moi, ça ne colle pas. Je la sent tellement fausse, tellement exaspérante ! Et très franchement, avec les évènement de Nuit Rouge, comment ne pas la détester encore plus ?

– Les gens bons le restent dans l’adversité. Pas uniquement quand ça leur est facile. Ta mère l’était véritablement.

On rencontre enfin le fameux Marcus un peu plus longuement que dans le premier tome. Et je ne m’attendais pas à ça ! Décrit comme un personnage ultra-violent, meurtrier, insaisissable, qui fait attention à tous les détails pour que tout se déroule bien dans Traque Blanche… Ici nous rencontrons un père qui retrouve son fils, et à part deux-trois intimidations, ce n’est pas ce Marcus calculateur que nous lisons. Ici il est inquiet, prend des décisions qui vont à l’encontre de ses convictions. C’est un personnage qui se révèle touchant, un peu versé dans le sarcasme quand il ne menace personne de mort où qu’il discute avec Nathan, mais c’est tout. Que s’est il passé entre le psychopathe du premier tome et ce personnage-là de Nuit Rouge ?

J’ai franchement aimé ce deuxième tome, ça a été un coup de cœur pour moi. Bourré d’action, de sarcasme, de retournements de situations et de révélation, le tout relevé avec une touche minime de romantisme, il apporte un sacré tournant dans cette saga. Et cette fin, mon Dieu… J’en reste toujours scotchée. L’attente jusqu’au troisième tome va être longue, très longue…

[Chronique] Le goût des cendres – Maëlig Duval

[Chronique] Le goût des cendres – Maëlig Duval

le goût des cendres


Une jeune fille de province ambitieuse traverse guerre, révolution et épidémie avec toujours le même but : revenir vers sa famille auréolée de gloire.
Alors que les combats font rage aux frontières du royaume, elle s’introduit auprès des puissants d’une grande ville concurrente de la capitale et participe à un complot contre le roi.
D’amis en ennemis, d’espoirs en désillusions, elle se lancera par amour au cœur d’une insurrection, affrontera les préjugés pour sauver sa vie, connaîtra la traîtrise et l’amitié, sans jamais oublier son objectif : rentrer au pays et y être adulée.

Mon avis

Aldire part de chez elle pour retrouver son fiancé qui ne lui donne plus de nouvelles. Parti pour sauver leur région, elle s’imagine le pire et veut en avoir le cœur net. Et… C’est tout, parce qu’il n’y a pas réellement d’intrigue dans ce livre, d’ailleurs ceci ne concerne que la première partie, puisque j’ai abandonné ma lecture après ça.

Je n’avais tout simplement pas l’impression d’avancer dans cette histoire, et quand je suis arrivée à la fin de la première partie, je me suis rendue compte qu’il m’avait fallut trois jours pour lire ces 150 pages ! Je me suis dit « tout ça pour ça ? ». Parce que en faite, Aldire ne sauve pas son fiancé par amour, mais juste pour la gloire et ça m’a paru vide de sens. Le personnage en lui-même ne m’a pas plus touchée que ça, j’ai déjà eu du mal à me faire à son parlé,  mais en plus l’auteure n’est pas cohérente. Un coup elle décrit ce personnage comme excessivement prude, et plus loin elle met en scène Aldire, qui, sur un malentendu, veut faire don de son corps au premier inconnu venu qui lui promet de l’aider à sauver son fiancé…

Côté écriture, ça manque de fluidité et globalement, je n’ai pas apprécié le style de l’auteure. Son univers est trop riche pour un one shot, on en est à la limite de l’overdose. Et ce qui m’a surtout gênée, c’est qu’un pan entier de l’histoire n’est pas écrit, il a lieu dans les premières pages, mais c’est tout. Alors qu’on y fait référence tout un tas de fois dans la première partie, comme si nous étions censés nous souvenir de ce moment – le fameux voyage pour aller sauver le fiancé – , où Aldire rencontre tel personnage qui lui apprend telle chose. Alors qu’à côté, il y a un tas de descriptions inutiles qui alourdissent l’histoire, du style description de tel personnage ultra-secondaire qui se rhabille après avoir troussé une noble encore plus secondaire dans le palais…

Bref, Le goût des cendres (une référence au Maître des illusions de Donna Tartt ?) est un roman qui m’avait attirée par sa couverture et son résumé, mais pour moi, cela s’arrête là.