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[Chronique] L’entretien – Antoine Gaiani

[Chronique] L’entretien – Antoine Gaiani

l'entretien

  • Éditeur : House made of dawn (2014)
  • Pages : 91
  • Genre : Contemporain
  • Prix : 2.04€
  • Acheter titre livre

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cet entretien d’embauche. Laurel Montant le sent bien. Est-ce le fait qu’il ait oublié montre et mallette ou bien les drôles de questions de son interlocuteur ? Et qui est cet impoli masqué qui se trouve avec lui dans la salle d’attente ? Un récit kafkaïen qui perd le lecteur dans une histoire qui pourrait bien s’avérer plus complexe que prévue.

Merci aux éditions House made of dawn et au forum Au coeur de l’imaginarium pour cette lecture !

Mon avis

Edit du transfert de blog, mai 2016 : J’ai écris initialement cet article en novembre 2014, pour le forum Au coeur de l’Imaginarium, mais je ne l’ai jamais publié. J’attendais l’aval de l’administrateur, que je n’ai jamais eu. Peu de temps après, j’ai quitté leur équipe pour des raisons que j’ai longuement détaillées sur la page du blog, à l’époque. Aujourd’hui – et en exclusivité, chanceux ! 😀 – voici mon avis sur L’entretien !

Écrire une chronique sur une nouvelle n’est jamais chose aisée. Mais quand cette nouvelle ne me fait ni chaud, ni froid, ça le devient encore plus…

On suit Laurel qui doit se rendre à un entretien d’embauche. Mais une fois devant son nouveau patron, il apprend que celui-ci n’est autre que le Passeur des âmes vers le Paradis ou l’Enfer… Car il va bientôt mourir, étant dans un état plutôt grave suite à un accident. Mais Laurel ne l’entend pas de cette oreille, et essaye de comprendre l’énigme de sa mort et comment revivre…

Non pas que je me sois ennuyée pendant ma lecture, mais elle ne m’a absolument pas affectée. L’histoire manque terriblement d’action : en effet, Laurel écoute le Passeur parler de sa vie, lui rappeler ses nombreuses fautes, Laurel nie, essaye de trouver une solution pour s’enfuir, mais rien de plus, au final. Et oui, ce n’est qu’un entretien : le Passeur énumère les fautes, Laurel se pose des questions, ils parlent ensemble jusqu’à la conclusion finale et… c’est tout. Alors certes, il y a tout de même des révélations et de nombreux rebondissements, mais je n’ai rien ressenti non plus de ce côté là : l’étonnement, la stupéfaction, … Rien. Ce qui est plutôt ennuyant, car je m’attends toujours à passer par un panel d’émotions tout au long de ma lecture, ce qui, à mon humble avis, fait vivre l’histoire que nous lisons.

Si tout cela ne m’a absolument pas touchée, c’est que les personnages manquent de vie, ils ne sont pas tellement approfondis. Laurel est un homme qui n’accepte pas la situation aussi facilement que le Passeur le voudrait. A par nier, vouloir partir, et avoir ses petites erreurs rappelées par le Passeur, on en sait pas plus sur ce personnage au final. Tout comme le Passeur, nous n’en savons pas plus également sur lui, si ce n’est qu’il est là pour attendre que Laurel passe de vie à trépas.

Mais dans l’ensemble, cette nouvelle est plutôt bien écrite et se laisse lire, tant l’écriture de l’auteur est fluide. Il n’y a pas de fautes, la syntaxe est bonne, on arrive très vite à la fin sans avoir vu les pages défiler. Mais pour ma part, c’est tout ce que je peux ressortir de cette lecture.

En bref, une petite histoire qui se laisse lire, mais qui ne ma pas plus touchée que ça.

[Chronique] Highschool of the Dead, Volume 1 – Shouji Sato & Daisuke Sato

[Chronique] Highschool of the Dead, Volume 1 – Shouji Sato & Daisuke Sato

HOTD 1


La journée du 13 avril avait commencé comme une matinée ordinaire au pensionnat de Takashi. Mais alors qu’il sèche les cours et s’apprête à faire une petite sieste sur la terrasse de l’établissement. Il aperçoit devant le portail un professeur se faire dévorer par ce qui semble bien être un mort-vivant… Tout bascule alors dans l’horreur et le gore. Takashi va tenter de quitter l’enceinte de l’établissement en compagnie de Rei, son amie d’enfance. Elle sera accompagnée de quelques autres élèves et Mlle Marikawa, l’infirmière sexy et étourdie. Mais rien ne dit que la situation sera plus reluisante à l’extérieur…Le monde est contaminé par une maladie qui transforme les humains en morts-vivants. Des lycéens ainsi qu’une infirmière scolaire s’engagent alors dans une course effrénée pour essayer de leur échapper. Contre les morsures et autres griffures, les voilà armés de battes de base-ball, de piquets et tout ce qui permet de broyer les crânes des infâmes créatures… La lutte pour la survie commence… Et il n’y a pas d’antidote !

Mon avis

Cette série m’a toujours intéressée, mais je ne sais pas, rien ne me poussait à acheter le premier tome. Donc quand j’ai vu qu’un ami l’avait, je l’ai emprunté, histoire de voir si je suivrais ou pas. Premier tome fini, je ne sais pas si je vais continuer, je crois que j’aurais besoin de lire le deuxième tome pour pouvoir me prononcer définitivement.

Takashi sèche les cours, et comme d’habitude se prépare à aller faire une sieste sur la terrasse de son lycée. Il fixe le portail, et voit deux professeurs se faire dévorer par un mort-vivant. Ni une ni deux, il part chercher son amie d’enfance, Rei, et son petit ami Hisashi, dans l’espoir de s’en sortir. Le virus du mort-vivant se répand à une vitesse hallucinante dans le lycée, où il ne reste plus grand monde de vivant, en dehors d’un otaku, de deux filles et d’une infirmière, qui vont tout faire pour s’échapper du bâtiment.

Histoire que l’on voit se répéter depuis plusieurs années avec la zombie-mania, on y trouve rien d’exceptionnel: apocalypse zombie, contamination par la morsure, gens terrifiés, d’autres pas très net qui veulent prendre le pouvoir pour contrôler les survivants, bref rien de neuf au pays des morts-vivants. Ajoutons à cela une méga dose de fanservice pour le public masculin qui ne me plaît pas spécialement. Pour rappel, le fanserv est « une pratique des médias qui consiste à alimenter la passion des fans et leurs fantasmes avec des contenus digressifs ou superflus qui leur sont spécialement destinées, généralement par le biais de situations à forte connotation sexuelle ou érotique. » Ici zooms toutes les deux cases sous les jupes des lycéennes, des poitrines proéminentes, des filles qui se retrouvent dans des positions assez étranges… Et on s’en passerait bien !

Côté graphismes, rien de bien exceptionnel non plus, c’est bien dessiné, mais pas forcément détaillé. Les personnages sont bien travaillés, on les reconnait sans peine d’un bout à l’autre du tome. L’orientation des prises de vue façon « caméra », donne un côté dynamique qui accentue la sensation d’urgence.

En bref, j’en ressort mitigée, je lirais le tome deux pour voir si je lirais la suite ou pas…