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[Chronique] Là où les lumières se perdent – David Joy

[Chronique] Là où les lumières se perdent – David Joy

Là où les lumières se perdent


L’histoire sombre, déchirante et sauvage d’un jeune homme en quête de rédemption.

Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d’enfance, Maggie Jenkins, Jacob préfère garder ses distances. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter, régler les affaires de son père de la façon la plus expéditive qui soit. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve confronté à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer pour ses actes ou bien suivre la voie paternelle ? Alors que le filet judiciaire se resserre autour de lui, Jacob a encore l’espoir de sauver son âme pour mener une vie normale avec Maggie. Mais cela ne pourra se faire sans qu’il affronte son père, bien décidé à le retenir près de lui.

Merci aux éditions Sonatine pour cette lecture !

Mon avis

Jacob Mc Neely est le fils de Charly, le baron de la drogue du coin. Alors qu’il a arrêté les cours pour travailler avec son père, il retombe amoureux de Maggie Jenkins, son amour d’enfance à qui tout réussit. Alors Jacob, déjà pas bien aidé par les tâches que lui donne son père comme passer à tabac des gens, il va se mettre dans les ennuis jusqu’au cou juste pour ce nouveau coup de foudre…

Vu comme ça, cela ne ressemble pas du tout au résumé de l’éditeur. Dans Là où les lumières se perdent, il n’est pas vraiment question d’une rédemption, et l’histoire du filet judiciaire qui se ressert autour de notre personnage principal, j’en cherche encore la trace. Pourtant si cela avait été comme ce résumé, j’aurais pu y trouver un intérêt.

Parce que soyons clairs, j’ai l’impression que l’histoire n’a jamais démarré. Et comme c’est un roman court, cette impression s’accentue très vite, en plus d’avoir une autre désagréable impression, celle qu’il manque quelque chose, même après avoir fini ma lecture. C’est peut-être la traduction qui donne ces effets, ou alors c’était déjà le cas dans la version originale, mais je suis définitivement passée à côté.

On peut tout de même lui reconnaître que c’est un roman fluide qui se lit très vite. Il est bourré de rebondissements, mais il y n’y a rien de foufou. Le contenu reste prévisible, et la fin ne m’a fait ni chaud, ni froid. Ce n’est pas un roman que l’on va lire pour son côté positif : il n’en a pas. Il n’y a pas de joie, de bonheur, un seul acte positif. Alors évidemment, on se lasse vite. Pourtant, j’en ai lu du roman noir, mais j’arrivais à ressentir les émotions que l’auteur voulait nous transmettre. Malheureusement, ici ce n’est pas le cas.

Je ne me suis pas attachée aux personnages. Maggie est trop parfaite pour être réaliste, les « méchants » sont trop manichéens, les personnages qui oscillent entre le bien et le mal sont clichés. Concernant Jacob, il manque de caractère. Il n’est qu’un spectateur passif de sa propre vie, ce qui ne m’a pas aidée non plus.

Bref, Là où les lumières se perdent est un roman dont j’en attendais beaucoup, mais qui ne m’a pas plus touchée que ça. Peut-être suis-je passée à côté, peut-être qu’il n’était pas fait pour moi. Toujours est-il qu’il me laisse un sentiment d’inachevé même plusieurs semaines après l’avoir fini.

[Chronique] Bi no kyoujin, Volume 2 – Reibun Ike

[Chronique] Bi no kyoujin, Volume 2 – Reibun Ike

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Kabu a décidé d’éliminer Sagawa et de devenir parrain. Nirasawa, son amant, est prêt à tout pour apporter la preuve que Sagawa et Xia Chen sont liés et ainsi aider Kabu à prendre la tête du clan.
Le plan de Nirasawa étant très risqué, Kabu prend alors conscience de ce que le gamin, qu’il a formé comme simple sous-fifre, est prêt à faire pour lui.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Kabu se rend compte que finalement, laisser la succession à son oncle n’est pas vraiment l’idée du siècle. Il souhaite à la fois prendre la tête du clan, récupérer Nirasawa et mettre fin aux agissements de son oncle… Mais celui-ci n’a pas dit son dernier mot et fait rentrer dans la partie Xiao Chen, un ennemi du Clan…

Ce deuxième volume est la suite directe du premier, qui mettait en scène l’histoire d’amour d’un yakuza qui refusait de prendre la succession de son père et se retrouvait déchiré entre perdre son amant ou perdre une partie de ses sociétés pour prouver à son oncle qu’il était bel et bien de son côté.

L’ambiance de cette suite est pesante. Comme Kabu et Nirasawa, nous ne savons pas où tout cela va nous mener entre les trahisons qui se profilent et la violence omniprésente. En tout cas, tout ça nous tient en haleine ! Car tous sont prêts à aller jusqu’au bout, aller jusqu’à mourir s’il le faut, mais certains (coucou Kabu) seront-ils prêts à laisser leur amant mourir si la situation l’exige ? Même si il a été formé pour ça ? Bref, ce deuxième volume est un concentré de rebondissements et d’action.

Graphiquement, on reste dans la même veine que pour le premier volume. Des planches pleines de violence, avec une touche old school dans la mise en page et la façon de gérer le clair obscur, qui n’est pas sans me déplaire. Rajoutons à ça les (rares) scènes de sexe qui sont tout simplement exquises.

Globalement, Bi no Kyoujin est une petite duologie à découvrir, que l’on ai lu Bi no Isu ou non. Entre affaires de clans, amour et trahison, chaque lectrice de yaoï y trouvera son compte !

[Chronique] Haut-Royaume, tome 2 : L’héritier – Pierre Pevel

[Chronique] Haut-Royaume, tome 2 : L’héritier – Pierre Pevel

haut royaume 2


Après les derniers événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de la garde d Onyx, garante de l’autorité du souverain. Mais la reine, aussi ambitieuse qu impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le royaume se trouve plus divisé que jamais. Les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais ils finissent toujours par s’accomplir.

Mon avis

Dur dur de résumer ce deuxième tome sans spoiler. Très franchement, avec la fin du premier tome, je ne savais pas comment allait s’ouvrir celui-ci. J’avais plusieurs théories, of course, et la pire de mes théories que j’avais imaginé, celle dont j’espère ne jamais voir une ligne… Et bien Pierre Pevel l’a fait. Et il a été cruel.

Il a joué avec mes nerfs pendant toute la première partie du roman. J’étais démoralisée et j’avais envie d’arrêter ma lecture là. Heureusement, mon homme l’avait lu avant moi et a su me motiver pour que je n’abandonne pas ! Et je le remercie, car après ce début, j’ai retrouvé très vite l’ambiance du tome 1 🙂 (Et surtout, j’ai hurlé de joie, mais je ne vous en dirais pas plus 😉 )

Ce deuxième tome n’est pas centré sur Lorn, chaque personnage, même secondaire, a le droit à son petit moment (de gloire) (ou pas), et nous font découvrir plus en détails qui ils sont, leurs faux-semblants, complots, attitudesCes personnages que l’on pensait bien connaître apparaissent  sous un autre jour, et pas forcément le meilleur. On découvre des facettes différentes, et cela donne un second souffle très intéressant !

Le contexte géopolitique se complexifie. C’est la guerre ! Tous les coups sont permis, même les moins judicieux… L’Obscure a une place encore plus importante ici et je ne serais pas étonnée que la fin se fera en fonction de ce que l’Obscure aura réussi à faire ou pas auprès de nos protagonistes.

Quant à la fin, je crois que c’est une spécialité de l’auteur que de nous abandonner. Et oui, nous avons encore affaire avec une fin ouverte qui apporte de nouvelles perspectives très intéressantes pour la suite. Le fameux héritier sera-t-il celui de la prophétie des Dragons ?

En bref, c’est une suite dans la lignée du premier tome. Ceux qui avait peur avec la fin du un : accrochez-vous jusqu’à la fin de la première partie, vous aurez de belles surprises ! En attendant, moi je retourne hiberner jusqu’à la sortie du prochain tome…

[Chronique] Crossroad, l’intégrale – Rohan Lockhart

[Chronique] Crossroad, l’intégrale – Rohan Lockhart

crossroad intégrale


LAST DELIVERY
Alors que la nuit tombe sur les environs de New-York, une voiture pénètre dans un hangar pour prendre en charge sa cargaison. Son chauffeur s’est fait une promesse : ce sera sa dernière livraison. Finies les magouilles entre gangs, fini le banditisme. Ce soir, il raccroche.
Mais ce qui devait être une mission tranquille et sans soucis se révèle très vite bien plus complexe, lorsqu’il se trouve forcé de prendre une décision qui va changer sa vie, mais pas comme il l’entendait.

MIDNIGHT DRIVE
Isaac et Joaquim n’aspirent qu’à trouver un endroit où s’aimer, loin de leurs vies passées. Et peut-être, quelque part, y rencontrer le bonheur et la paix. Un jour après l’autre, ils continuent leur voyage jusqu’à, finalement, s’arrêter dans la petite ville d’Everett dans l’état de Washington.
Ici, plus rien ne peut venir ternir leurs regards, ni obscurcir ce qui fait battre leur cœur plus vite. Rien sauf peut-être eux même…
Entre un quotidien dans lequel ils se perdent et des non-dits qui les écorchent, Isaac et Joaquim vont comprendre que le plus grand des ennemis est souvent en soi. Et qu’il est bien plus difficile de reconstruire ce qu’ils ont eux-mêmes brisés.

Merci aux éditions MxM Bookmark et à Babelio pour cette lecture !

Mon avis

Crossroad, première partie : Last Delivery. Joaquim, livreur pour les gangs, trimballe dans son coffre des colis qu’on envoie pas par La poste : drogue, armes, corps… Mais il veut raccrocher, en finir avec tout ça, juste après cette ultime livraison. Sauf que le contenu du colis de cette nuit respire encore…
Deuxième partie : Midnight Drive. Joaquim et Isaac s’installent à Everett, mais dès le départ, rien ne va pour Isaac. Joa le présente comme son cousin au lieu de le présenter comme son homme, il ne trouve pas de travail ou alors des jobs qui ne l’intéressent pas, Joaquim s’éloigne, ne rentre plus le soir, ne le touche plus… Alors quand Joaquim se réveille un matin et retrouve la maison vidée de la présence d’Isaac, il se lance à sa recherche dans tous les États-Unis avec peu d’espoir.

La première partie est un road-trip entre Joaquim et son colis, qui fuient le gang qui attendait le corps. Ils roulent direction la Californie, mais cela ne va pas être de tout repos, loin de là ! L’action est omniprésente et les évènements s’enchainent assez rapidement. Mais la suite est beaucoup plus sombre et encore plus mature que ce début. On plonge en plein dans l’enfer des gangs, avec la violence qui caractérise ces groupes, et c’est assez trash !

Midnight Drive met aussi sur le tapis la question de l’acceptation de soi, de son orientation sexuelle, le poids du regard des autres… Car le couple Joa/Isaac bat de l’aile, et c’est à ce moment là où Rohan devient complètement sadique et ne nous laisse pas un poil d’indice. On ne sait pas si Joaquim va retrouver son amant et si c’est le cas, est-ce que ce dernier va l’accepter ? On découvre le tout en même temps que Joa, et c’est assez frustrant !

Et comme les chapitres alternent entre les points de vue des deux hommes, on va suivre leur cheminement d’un bout à l’autre du pays, les voir réfléchir sur ces mois à Everett, leurs sentiments, faire le point où ils en sont. C’est une partie difficile par son côté vraiment violent, une partie qui nous malmène entre ces deux personnages qui sont de vraies têtes de mules quand ils s’y mettent.

Mais l’épilogue est magnifique et apporte une conclusion qui me satisfait énormément ! Il apporte une certaine douceur à l’histoire, et j’aurais très envie de retrouver Joaquim et Isaac plus tard, même dans une nouvelle. Même l’idée d’un crossover entre la next-gen de GMO Project et Crossroad m’est venue, mais je crois bien que pour ces deux-là, c’est la fin…

En bref, l’intégrale permet de passer rapidement à la suite, car le premier tome de la duologie était très court – mais était un condensé d’action et de rebondissements. Midnight Drive apporte une part très sombre à l’histoire, entre la violence, la remise en question de Joaquim et Isaac, on se demande si ils auront droit eux aussi à leur happy end…

[Chronique] Bi no Kyoujin, Volume 1 – Reibun Ike

[Chronique] Bi no Kyoujin, Volume 1 – Reibun Ike

bi no kyoujin


Pour certains, ce sentiment s’apparente à du sado-masochisme, pour Kabu et Nirasawa, c’est de l’amour.
Alors que Kabu s’apprête à prendre la relève de son père à la tête du clan, Nirasawa est toujours présent à ses côtés et le soutient. Leur relation est toujours aussi torturée, mais rien ne peut s’opposer à l’irrésistible obsession qu’ils ont l’un envers l’autre.

Merci aux éditions Taïfu Comics et à Babelio pour cette lecture !

Mon avis

Kabu est le fils d’un boss yakuza. Bien qu’il marche dans ses traces, Kabu ne se considère – et ne s’accepte – pas en tant que yakuza. La santé du boss n’étant pas au top, il se doit de désigner ses successeurs, dont son fils. Mais celui-là ne l’entend pas de cette oreille et annonce à son oncle Sagawa qu’il lui laisse sa succession. Mais Sagawa se rend compte que s’il est nommé boss, il aura toujours moins de ressources que Kabu et exige de celui-ci qu’il lui cède soit une de ses sociétés, soit son homme de main et amant, Nirasawa… L’amour passera-t-il avant tout, ou le yakuza préfèrera-t-il garder ses sociétés ?

Bi no Kyoujin (deux tomes de prévus) est la suite de Bi no Isu, sorti en 2008 (2012 en France). N’ayant pas lu ce one-shot, il aurait été normal que je sois perdue. Mais heureusement, cela n’a pas été le cas grâce au premier bonus du manga, qui arrive quelques planches après le début des hostilités. C’est un flashback qui revient sur la rencontre particulière de Kabu et Nirasawa, et comment ils en sont venus à collaborer ensemble (et plus si affinités). Avec ce bonus, on se retrouve bien armés pour comprendre la suite, et surtout ce qui lie ces deux hommes.

Car Kabu et Nirasawa entretiennent une relation charnelle. Bien que l’on peut douter des sentiments du fils du boss, Nirasawa assume totalement son amour pour son maitre et amant. C’est le jour et la nuit entre les deux hommes. Tandis que Kabu incarne le seme viril avec du poil, peu porté sur les sentiments, direct et franc dans ses paroles jusqu’à en manquer de tact, Nirasawa est quant à lui l’uke aux traits plus féminins, qui assume ses sentiments, mais qui fait un peu vierge effarouchée par moments (surtout quand son amant est très direct).

Qui dit yaoï, dit scènes intimes entre les deux hommes, qui sont nombreuses – et heureusement, pas au détriment de l’histoire – puisque Kabu exprime clairement ses envies sexuelles – bien plus que Nirasawa. Ces scènes sont pour la plupart violentes, sans ignorer la notion de consentement, mais chargées d’érotisme. Graphiquement c’est beau, et l’on ne peut qu’apprécier ces visuels.

En bref, Bi no Kyoujin est une suite qui se laisse apprécier, même si on n’a pas lu le début, grâce à un bonus qui nous ramène à la rencontre des deux amants. Sous fond de trafic de drogues et succession chez les yakuza, on ne peut qu’espérer que Kabu et Nirasawa pourront vivre pleinement leur histoire !

[Chronique] Roi de pique – Kat Spears

[Chronique] Roi de pique – Kat Spears

le roi de pique


Jesse, jeune homme cynique, est coupé de ses propres sentiments depuis le suicide de sa mère. Au lycée, ses combines et son tempérament de manipulateur sont bien connus de ses camarades et du personnel. Un jour, Ken lui demande de lui arranger un rendez-vous avec une certaine Bridget. Mais lorsque Jesse rencontre la jeune fille, sa carapace se fragilise.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Traumatisé par la mort de sa mère, Jesse, 17 ans, alias Sway (qui est le titre VO de Roi de pique), s’est coupé de ses sentiments. Il n’a qu’une amie, qui l’aide dans le petit commerce qu’il s’est monté : vente de corrigés, de devoirs, de papiers d’identités, de drogue, d’alcool, rendez-vous arrangés… Quasi tous les élèves lui doivent un service et même le proviseur s’est laissé avoir par les services de son élève. Bref, on peut tout obtenir de Sway, à condition d’avoir de quoi payer et d’être prêt à lui rendre un service un jour ou un autre. Quand Ken, quaterback un peu idiot du lycée, lui demande de lui arranger un rendez-vous avec Bridget, Jesse redécouvre l’amour, même si cela va mettre son entreprise en péril…

Ma première réaction a été « ça ? Pour un public visé d’environ 14 ans ? » (Parce qu’il faut savoir qu’on reçoit les service presse de chez Nathan avec un communiqué où est indiqué, entre autres, l’âge du public visé). Un livre avec de la drogue, de l’alcool, des prostituées et le sujet de la mort ? Euh… Vraiment ? Je sais que notre société évolue (je me sent vieille en disant ça, du haut de mes 22 ans), mais je l’aurais plus mit pour des jeunes d’environ 16 ans, pas moins. Ça m’a vraiment choquée au départ, mais une fois la surprise passée, j’ai pu apprécier pleinement ce roman.

J’ai tout de suite adoré le cynisme de Jesse, les personnages sarcastiques, quand c’est bien tourné, sont en général mes préférés. L’humour est très présent et fait passer des sujets importants (drogue, ect…) avec légèreté, et quand on parle de la mort, on ne tombe pas dans le larmoyant. En gros, c’est arrivé il y a des années et il n’y a pas de quoi en faire tout en drame et ça j’apprécie, car on reste dans le ton du roman. Léger.

 – Ben, tu t’en fous peut-être, mais moi, je voudrais que quelqu’un s’intéresse à qui je suis vraiment. Peut-être que je n’ai pas envie d’être comme toi.
– Mais putain, ça change quoi ? Tout le monde joue un rôle en permanence. Personne n’est sincère. D’accord, toi, il y a des trucs que tu ne peux pas cacher, comme ta façon de marcher ou de parler, mais on ment tous tout le temps sur qui on est et sur ce qu’on ressent.


Jesse
, c’est un peu le côté dark side avec son trafic, il est cynique et se refuse la moindre petite empathie, vit avec son père qui est toujours en tourné dans les bars locaux avec son groupe de rock, entre l’alcool et les filles faciles. Sway se fout un peu de tout, pour généraliser. Alors qu’à côté, Bridget c’est un peu le rayon de soleil dans sa vie : jolie, intelligente, altruiste, elle s’implique dans une association pour handicapé depuis que son frère l’est. Elle aime les gens, la vie… Bref tout le contraire de Sway, et les opposés s’attirent, c’est bien connu !

Côté écriture, pour un premier roman de l’auteur, chapeau ! C’est un véritable pageturner, il ne m’a fallu qu’une journée pour en venir à bout. C’est fluide, le vocabulaire n’est pas des plus complexe (c’est du young adult, on en demande pas plus) et le roman est truffé de références musicales appréciables. Si Kat Spears continue sur cette lancée, il y a des chances que je lise ses futurs ouvrages !

Bref, un roman léger à l’humour décapant, mais attention à ne pas le mettre entre toutes les mains ! Et tout ça, ça sort le 10 septembre dans toutes les bonnes librairies.

😂 #sway #roidepique #onedirection

Une photo publiée par Severine Chat-Cal (@aponey_supreme) le 9 Août 2015 à 8h14 PDT

[Chronique] L’herbe bleue – Beatrice Sparks

[Chronique] L’herbe bleue – Beatrice Sparks

l'herbe bleue

  • Éditeur : Pocket (1971)
  • Pages : 212
  • Genre : Faux journal à tendances dramatiques
  • Prix : 5.30€
  • Acheter L’Herbe bleue

« L’herbe bleue » est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans.

Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n’apporte aucune solution à ce problème. C’est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l’univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.

Les noms, les dates, les lieux et certains événements ont été changés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit.

Mon avis

Il fallait que j’en parle de ce livre, même si c’est une aberration totale dans son genre. Oui, oui, une aberration. L’auteure, pas si anonyme que ça, n’est autre que Beatrice Sparks, une mormone qui s’est spécialisée dans les faux journaux intimes d’adolescents (droguée, violée, adolescente enceinte, jeune fille atteinte du SIDA, ado qui se tourne vers le satanisme, ado anorexique, ado SDF…). Bref, le point commun entre tout ce petit monde, c’est qu’ils se sont détournés des Saintes Écritures. Le message est, en gros « Voilà ce qui arrive quand on se détourne de Dieu ». Propre.

Mais je ne savais pas que ce livre était un fake jusqu’au jour où je l’ai acheté et que je suis tombée sur un post qui dénonce l’imposture. Il m’a suffit de quelques recherches pour voir que c’était malheureusement bien vrai : Beatrice Sparks, mormone de 53 ans, se faisait de l’argent en publiant des faux journaux et en se faisant passer pour une assistance sociale, thérapeute…. Bref tous les métiers qui aident les gens dans le besoin. C’est donc en sachant ça que j’ai commencé ma lecture et même si je ne l’avais pas su, le contenu m’aurait mit la puce à l’oreille !

Tout d’abord, il faut savoir que ce texte est très puritain (pas de sexe avant le mariage, entre autres), mais également homophobe, les gays n’étant pas tellement acceptés à l’époque : Alice dénonce son receleur parce qu’elle apprend qu’il est gay, ou encore sexiste : Alice pense que son frère peut devenir gay s’il voit des poils sous les bras d’une femme, on a ici le combo sexisme + homophobie. D’ailleurs, l’homophobie ne s’arrête pas qu’aux gays, les lesbiennes ne sont pas en reste, elles sont toutes décrites comme des « droguées qui se sont gouinées » (c’est tiré du texte, oui, oui).

Mais revenons au sujet principal, la drogue. Bon, j’ai bien rigolé, sincèrement. Les effets décrits sont totalement irréalistes et sortent tout droit d’un nanar sur les hippies des années 80 :

  • Les drogues douces : Alice s’habille avec des pantalons à patte d’éléphant, des gilets en laine sans manche et quand elle se drogue, elle a des sensations extra-sensorielles en dansant sur le tapis à poil long, elle sent qu’on fait un gâteau au chocolat à l’autre bout de la ville et entend quelqu’un respirer dans la maison voisine. Alice voit les sons et entends les couleurs, ne sait plus si elle est Elle, un livre, une table ou une musique.
  • Les drogues dures : Son style vestimentaire n’est plus indiqué ici. Là on rentre dans l’enfer, Alice n’est plus maîtresse de son corps !  Elle est donc violée à plusieurs reprises et quand elle est inconsciente, elle couche avec des filles. Rien ne va plus, elle a horreur de s’être fait « gouinée » (cette expression me fait franchement rire). Non, je vous rassure, elle n’a pas pris de kétamine, juste de la cocaïne !

Et si on continue le délire de l’auteure, il y a carrément des réseaux de vente de drogue dans les écoles primaires où des gamins ont de quoi acheter leur dose quotidienne (pourquoi pas). Donc évidemment, si ça se drogue si tôt, la suite est encore plus poilante. Alice fugue, elle a 15 ans et part avec une amie junkie dans une grande ville américaine, loue un appartement et devient gérante de sa propre boutique. Elle n’a que 15 ans, est-ce qu’il y a que moi que ça choque ou… ?

Sinon chapeau, concernant l’écriture on dirait vraiment une ado qui l’a écrit, il y a pas à dire. Et du côté de la fin, attention spoiler :

La fin de L'herbe bleue

Bref, du lol en barre, à ne pas lire si vous cherchez un authentique récit d’une personne qui s’est droguée.

[Chronique] Crossroad, tome 1 : Last Delivery- Rohan Lockhart

[Chronique] Crossroad, tome 1 : Last Delivery- Rohan Lockhart

last delivery


Alors que la nuit tombe sur les environs de New-York, une voiture pénètre dans un hangar pour prendre en charge sa cargaison. Son chauffeur s’est fait une promesse : ce sera sa dernière livraison. Finies les magouilles entre gangs, fini le banditisme. Ce soir, il raccroche.
Mais ce qui devait être une mission tranquille et sans soucis se révèle très vite bien plus complexe, lorsqu’il se trouve forcé de prendre une décision qui va changer sa vie, mais pas comme il l’entendait.

Mon avis

J. est livreur. Pas un livreur normal, non, car sa clientèle est particulière : les gangs. Armes, drogues, corps… Tout est livrable. Mais J. a envie de raccrocher une bonne fois pour toute. Alors qu’il est en route pour sa dernière livraison, il va ouvrir son coffre pour jeter un œil au colis. Ce qu’il va y trouver va littéralement changer sa vie…
Il est difficile d’en dire plus sans tomber dans le spoil, car Last Delivery a un court format (135 pages avec les illustrations). Mais ce format a le mérite de se lire vite !

On y rencontre donc notre livreur et sa « cargaison » dans un road-trip direction la Californie. Et le voyage ne va pas être de tout repos, car la décision de J. va le mettre dans une position… inconfortable, on va dire. Il y a beaucoup d’action dans ce premier tome, les évènements s’enchaînant très rapidement. On a clairement pas le temps de s’ennuyer. En 135 pages, l’auteure arrive à poser les bases de son intrigue et à boucler celle-ci tout en restant cohérente.

Les personnages sont très bien travaillés, en peu de pages on arrive à les cerner. L’écriture est fluide, le vocabulaire n’est pas complexe, et pour avoir vu le style de Rohan Lockhart s’affirmer avec sa saga principale, GMO Project, j’ai été ravie de voir que son écriture prenait en maturité dans Last Delivery.

Côté illustrations, c’est magnifique. J’aime le travail de Lehanan en général (que j’ai découverte grâce à GMO, comme quoi), mais là, il n’y a rien à dire. C’est totalement parfait. Les personnages sont très bien dessinés et autant dans l’attitude que dans l’expression des personnages, l’illustratrice arrive à faire passer des émotions et des sentiments. Les illustrations s’accordent parfaitement avec le texte, c’est beau et je suis à court de superlatifs pour dire combien je suis ravie de cette collaboration !

Actuellement, Rohan Lockhart travaille sur la suite de Last Delivery, et j’ai hâte de voir ce que ça va donner !

[Chronique] Haut-Royaume, tome 1 : Le chevalier – Pierre Pevel

[Chronique] Haut-Royaume, tome 1 : Le chevalier – Pierre Pevel

haut-royaume 1


Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d’autres qu’il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance.

Mon avis

Le Haut-Royaume est en plein déclin : le Roi est mourant, la Reine régente à une côte de popularité proche de celle de notre président, un Prince héritier qui fait pâle figure, son petit frère qui se drogue allègrement au kesh pour fuir tout ça ET pour renflouer les caisses de l’état, la Reine décide de vendre Angborn, une terre pour laquelle son Roi s’est vaillamment battu pour l’obtenir. Ce qui, évidemment, ne plaît à personne… Alors pour sauver le Royaume, le Roi sort de ses geôles Lorn Askariàn, le nomme Chevalier du Trône d’Onyx pour sauver le pays.

Pour mon premier Pevel, je dois dire que c’est une réussite ! On a tout ce qu’il faut dans Haut-Royaume pour passer un excellent moment : de l’épique, de la baston, de l’intrigue politique, du cliffhanger et un héros bien badass. Que demander de plus?

Ce roman est extrêmement bien écrit, c’est fluide et ça se laisse lire très facilement sans problème. Le seul problème que je soulèverais, c’est que l’auteur se répète un peu trop par moments. Disons que c’est le genre d’infos qui reviennent tellement de fois, qu’à la fin on ne peut pas s’empêcher de dire « Oui bah c’est bon, on avait compris pour le pouvoir de l’Obscure ! La première et la cinquième fois aussi… ».

Les personnages comme les décors sont très bien décrits, on arrive sans peine à imaginer une scène ou saisir la personnalité d’un personnage, important ou non, avec une mention spéciale pour Lorn. Un personnage sombre dont j’ai réussi à m’attacher, qui en veut à toutes les personnes qui ont fait qu’il est partit en prison. Lui et son chat (roux, qui plus est), sont des personnages atypiques que j’ai adoré suivre.

Par contre, l’auteur nous laisse sur notre faim ! Ce cliffangher est insoutenable, et j’ai hâte de me lancer dans le deuxième tome de la saga pour savoir ce qu’il en est vraiment !

En bref, Haut-Royaume est LE livre qu’il faut s’offrir à Noël, pour passer une bonne fin d’année !

[Chronique] La Niña Blanca – Christophe Semont

[Chronique] La Niña Blanca – Christophe Semont

la nina blanca

  • Éditeur : House made of dawn (2014)
  • Pages : 36
  • Genre : Paranormal
  • Plus édité

Même dans le milieu ultra-violent et sans pitié des cartels mexicains, on a peur de la Santa Muerte. Alors quand des barons de la drogue se font assassiner sauvagement et sans explication, la rumeur se répand comme une traînée de poudre : la Niña Blanca rôde…

Mon avis

Quand El Loco est maudit par l’homme qu’il tue pour trahison, sous les yeux des membres de son cartel, il ne se doute pas une seule seconde que la Niña Blanca va lui rendre une petite visite…

C’est un plaisir de plonger dans un nouveau texte de Christophe Semont, auteur de La malédiction de Chango, une nouvelle fort plaisante que j’ai déjà eu loisir à chroniquer. Quel grand plaisir de voir tout ce travail fournit pour une courte nouvelle, que ce soit autour des cartels, l’implication des forces de l’ordre de l’ordre et les légendes mexicaines, notamment la populaire Santa Muerte

Pour un texte aussi court (une trentaine de page), Christophe Semont arrive à planter assez rapidement le décor, la psychologie des personnages, tout ! Avec les descriptions juste des lieux et des évènements, on s’imagine sans peine où les scènes et on plonge très rapidement dans cet univers. On s’y adapte tellement vite qu’on se retrouve à la fin de la nouvelle sans avoir vu les pages défiler !

En tout cas le dépaysement est total et m’a amené à faire quelques recherches pour en savoir plus sur la Santa Muerte, tout comme j’en avais fait pour la Santeria dans la précédente nouvelle de l’auteur. Mais pendant ma lecture, j’avais hâte d’avoir la version de l’auteur sur la Niña Blanca, qui est-elle et pourquoi elle fait tout ça et la fin centrée sur ce personnage m’a grandement  satisfaite, je n’aurais pas pu rêver mieux !

Je ressort de ma lecture plus que satisfaite, c’est un coup de cœur pour moi!

Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions House Made of Dawn pour cette lecture