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[Chronique] Le passager – Jean-Christophe Grangé

[Chronique] Le passager – Jean-Christophe Grangé

Le passager

  • Éditeur : France Loisir (2012)
  • Pages : 992
  • Genre : Thriller
  • Prix : 23.99€ (Poche: 9.40€)
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Je suis l’ombre.
Je suis la proie.
Je suis le tueur.
Je suis la cible.
Pour m’en sortir, une seule option : fuir l’autre.
Mais si l’autre est moi-même ?…

Mon avis

Le Passager est le premier roman que je lis de Jean-Christophe Grangé, j’avais lu quelques critiques des ouvrages de l’auteur, et je m’attendais à un univers glauque, sombre, froid, voir gore. A la place, j’ai été accueillie par des mots familiers, en argot si vous préférez. Je me suis dit « si tu veux me faire peur avec ça, t’es mal parti ». J’ai eu du mal à m’accrocher à l’histoire, jusqu’à la page 150 où l’on rentre enfin dans l’action.

On suit la même enquête, vue par deux personnes : Mathias Freire, le psychiatre ; et Anaïs Chatelet, capitaine de police de Bordeaux. Mathias est depuis quelques mois à Bordeaux, il a demandé à y être muté, depuis le jour où il s’est réveillé dans la chambre d’une de ses patientes, Anne-Marie Straub, avec qui il avait des rapports. Ce n’est pas tant leur relation qui le gênait, mais le fait qu’elle se soit pendue pendant son sommeil avec la ceinture du psy. Quand à Anaïs, elle y est par défi. Pour prouver à tout le monde qu’elle n’a plus rien à voir avec son tortionnaire de père. Elle fera tout pour l’oublier, mais il est lié à cette enquête malgré lui.

C’est sur fond de crimes mythologiques, fugues psychiques et autres délires schizophréniques que notre histoire progresse, dans plusieurs villes de France. Cette partie géographique est assez bien détaillée, que ce soit les noms des rues aux petites villes, on s’y retrouve vite et l’on peut suivre de mémoire nos héros à travers leurs aventures. C’est une histoire qui est dans l’ensemble très bien détaillée, surtout au niveau de ce qui fait avancer l’histoire. Les décors sont aussi décrits, mais pas autant que l’histoire, et c’est un bon point. Un point qui fait avancer notre histoire assez rapidement, tout en nous laissant en immersion dans l’univers de Grangé, en nous laissant imaginer la scène. Ni trop, ni peu, Grangé sait où sont les limites.

Mais, malgré cette volonté de bien faire, on sent que l’auteur à tout donné dans les trois premières parties de ce livre, et que la quatrième est… vide. Plus de détails, c’est les décors et toutes les petites choses inutiles à l’histoire qui se récoltent tout les détails. Des pages remplies de détails. Une fin malheureusement bâclée, trop brouillon. Il veut en finir vite avec son histoire, il ne sait plus quoi dire d’autre pour faire une fin un tant soit peu du niveau des trois autres parties : on le ressent. Elle aurait mérité d’être mieux travaillée.

C’est un livre qui se laisse quand même lire, prometteur. Il est très accrocheur si on passe les 150 premières pages de stagnation et la fin brouillon. Je me laisserais bien tenter par les autres livres de Grangé, mais ils ne sont pas dans mon top-priorité pour mes prochains achats de livres.