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[Chronique] Le copain de la fille du tueur – Vincent Villeminot

[Chronique] Le copain de la fille du tueur – Vincent Villeminot


Charles vient d’intégrer un internat pour « gosses de riches », perdu au cœur des montagnes suisses. Avec Touk-E, son coloc, ils font les quatre cents coups pour tuer le temps… Jusqu’à l’arrivée de Selma. Cette fille est mystérieuse, solaire, solitaire… et fille d’un célèbre trafiquant de drogue.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Quand j’ai fermé Les traqueurs d’Antoine Bombrun, j’avais la grosse impression d’avoir perdu mon temps, et j’avais envie de lire quelque chose qui me ferait oublier cette lecture, qui relèverait le niveau. Alors quand j’ai vu qu’un roman de Vincent Villeminot traînait dans mon bureau et que je ne l’avais toujours pas lu, je me suis – limite – jetée dessus pour mieux le dévorer… Trois heures plus tard, je l’avais fini, j’étais vidée, j’étais enfin satisfaite.

Car c’est toujours un plaisir que d’ouvrir un roman de Vincent Villeminot. Depuis que je l’ai découvert grâce à sa saga Réseau(x), il devient rare que l’on ne cause pas de ses dernières sorties sur le blog. Et pour cause ! C’est un rare auteur dont je peux acheter tous les romans les yeux fermés. Car je sais que je ne serais jamais déçue. Et encore une fois, c’est le cas ici. Voyons donc ce qui se cache derrière ce titre qu’on relit toujours deux fois, Le copain de la fille du tueur…

Ici nous faisons la rencontre de Charles, un étudiant. C’est le fils d’un écrivain célèbre, mais malheureusement mourant. Il a été envoyé par ce dernier poursuivre ses études en Suisse, dans un internat pour « gosses de riches ». Il y vit une scolarité des plus normales (et relativement calme) jusqu’au jour où Touk-E fait son arrivée à l’internat. Touk-E se révèle être un élève intriguant, et ce côté-là va attirer Charles qui va voir sa vision des choses changer du tout au tour. Mais sa vie va vraiment prendre un tournant inattendu quand Selma, fille d’un trafiquant de drogues va rejoindre elle aussi les rangs des élèves…

Comme d’habitude, on retrouve la patte de Vincent Villeminot. Son humour particulier, qu’il sait si bien distiller au fil des pages, au bon endroit, au bon moment. C’est aussi un oneshot très rythmé, très descriptif et également mélancolique. Des mois après sa lecture, je me souviens encore de la sortie en forêt de Charles et Selma, j’arrive encore à imaginer les différents décors qu’ils ont traversé, la mélancolie du moment, ce qu’ils ont partagé. C’est un des passages qui m’a le plus touchée !

Les personnages mettent du temps à se dévoiler, mais une fois que les révélations sur chacun d’entre eux sont faites, nous ne sommes pas déçus. Cela renforce les côtés intriguants de Touk-E et Selma de manière assez subtile ! On apprend à les découvrir au fil des pages, sans êtres bombardés d’informations à leur sujet. En clair, Vincent Villeminot a bien équilibré son histoire et la façon dont il la raconte.

En bref, face à cette romance belle et cruelle à la fois, teintée de mélancolie, mais également drôle par moments, je ne peux encore une fois que m’incliner. C’est une réussite ! Un coup de coeur amplement mérité pour ce Young Adult à la couverture qui attirera l’oeil des lecteurs 🙂

[Chronique] Le septième guerrier-mage – Paul Beorn

[Chronique] Le septième guerrier-mage – Paul Beorn

le septième guerrier mage


Lorsque Jal se réveille, perdu et agonisant, il ne se doute pas que sa survie dépendra de son serment. Celui de défendre un village face à l’immense armée conquérante qu’il vient de déserter. Une armée menée par le plus puissant des Guerriers-Mages… Bientôt, de violents cauchemars assaillent le jeune soldat, les souvenirs de douze années de sa vie jusque-là oubliées, et avec eux, des capacités insoupçonnées… Sa promesse lui permettra-t-elle de découvrir ce qu’il est vraiment ?

Merci à Livraddict et aux éditions Bragelonne pour cette lecture !

Mon avis

Jal déserte de l’armée Ostéroise, qui est entrain de raser chaque villes et villages ennemis, menée par le Vieux Dragon en personne, un guerrier-mage qui brûle tout sur son passage. Avec deux autres soldats, Jal est poursuivi par quinze cavaliers dans une petite vallée. Laissé pour mort, il est sauvé in extremis par une femme habillée en peau de loup, qui lui fait promettre de sauver sa vallée de la plus grande armée du monde, celle du Vieux Dragon. Jal, celui-qui-ose,  sera-t-il à la hauteur ?

Le septième guerrier-mage a été un sacré coup de cœur, je n’avais pas lu un roman aussi immersif depuis un petit bout de temps. Ça a été tellement plaisant à lire qu’il ne m’a fallu que trois jours pour finir à bout des 524 pages. La fluidité de l’écriture, et les descriptions ni trop longues, ni trop courtes, m’ont permis d’imaginer les différentes scènes avec facilité et de m’imprégner de l’univers de Paul Beorn.

 Le guerrier qui accorde sa confiance est comme un soldat qui relève la visière de son casque. Il en est soulagé, il respire, il croit voir le monde sous un meilleur jour. Mais, quand une flèche lui transperce l’oeil, il comprend trop tard que la confiance est un mensonge. – Maître Hokoun

L’histoire est racontée du point de vue de Jal, et malgré ce choix, il n’y a pas de temps mort, il se passe toujours quelque chose. Car, en plus de la sécurité de la vallée à sa charge, notre soldat est amnésique. Il n’a aucun souvenir de son enfance, depuis le jour où il s’est réveillé sur une plage, loin de chez lui. On découvre avec lui des bribes de ce passé fuyant, et on aperçoit un petit garçon brisé qui va tout faire pour fuir un maître manipulateur. On est loin du personnage sarcastique et avec du répondant qu’il est en temps normal. Découvrir ces passages-là ne casse pas le rythme de l’histoire, puisqu’ils servent également à l’avancement du récit et permettent à notre personnage principal d’évoluer.

De manière générale, les personnages sont tous très bien travaillés, du petit paysan, au Ka, en passant par Gloutonne, pour tous, l’auteur a prit le temps de les doter d’une personnalité qui leur est propre. Quant à la fin, jamais je ne l’aurais devinée, ça a été une sacré surprise ! On a toutes les réponses, ainsi que des révélations inattendues, je ne les avaient pas du tout vu venir.

Cette lecture a été fantastique, il y a fort à parier que je lirais les prochains ouvrages de l’auteur !

le septieme dedi

[Chronique] Le maître des illusions – Donna Tartt

[Chronique] Le maître des illusions – Donna Tartt

le maitre des illusions


En décrochant une bourse à l’université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s’entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l’opportunité de vivre une nouvelle vie. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l’avis de ses professeurs, il tente de s’introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Et il est loin d’imaginer ce que lui coûtera sa curiosité.

Mon avis

Si je me retrouve à lire Le maître des illusions, ce n’est pas grâce à sa magnifique couverture, ni au résumé, mais grâce à Valentin Musso, auteur de Les cendres froides, un roman où cette citation ouvre l’histoire :

Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. D’autres encore – nues, grésillantes, d’une horreur indélébile – sont trop terribles pour être admises. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension ; quand les cendres sont froides, que les affligés se sont retirés, qu’on regarde autour de soi pour se  retrouver – à sa grande surprise – dans un monde entièrement différent.

Valentin Musso paraphe, mais cette citation vient tout droit de ce roman. En tout cas, elle m’a plus d’emblée ! J’ai donc ajouté ce livre à ma wishlist, et le hasard faisant bien les choses, les éditions Pocket ont sorti peu de temps après une édition collector du maître des illusions. La couverture est superbe, et la quatrième de couverture n’a pas été oubliée,  en tout cas j’ai craqué et je suis l’heureuse propriétaire de ce livre magnifique :

le maitre des illusions dos

Mais revenons à l’histoire. Richard s’ennuie ferme chez ses parents qui voudraient qu’il arrête de penser aux études pour travailler à la station service de son père, mais il ne se sent pas à sa place ici. Obtenant une bourse pour l’université du Vermont, il y va sans tarder et sans se retourner. Une fois sur place, il va rentrer dans un cours très select aux élèves particuliers… Il ne sait pas encore tout ce que cette entrée va lui coûter…

C’est une histoire définitivement très perchée, où les personnages prennent toutes les décisions qui pourraient les mettre dans le pétrin à coup sûr : mais ils sont riches, ils n’ont presque aucune attache et je pourrais presque avancer qu’ils se sentent au dessus de tout. Ils ont tous une personnalité tellement atypique, mais je n’en dirais pas de peur de spoiler.

Tout acte, dans la plénitude du temps, sombre dans le néant.

L’histoire a été écrite en 1993 (l’année de ma naissance, donc 22 ans aujourd’hui), mais elle reste intemporelle, elle pourrait avoir été écrite hier que je n’aurais pas vu la différence. Cependant, niveau vocabulaire, il faut s’attendre à quelque chose de plus complexe qu’un roman jeunesse, l’auteure ayant une sacré culture, il faut s’accrocher par moment tellement les personnages partent dans des délires philosophiques autour de la littérature grecque. Le tout est servi par une écriture fluide de l’auteure, une plume très plaisante à lire.

En tout cas, j’ai beaucoup  aimé Le maître des illusions et tout cela m’a donné envie de découvrir les autres livres de Donna Tartt !

[Chronique] Phaenix : Âmes sœurs – Carina Rozenfeld

[Chronique] Phaenix : Âmes sœurs – Carina Rozenfeld

phaenix nouvelle


Psyché et Éros, Anaïa et l’homme de sa vie. Deux couples : l’un est déjà mythique, l’autre doit encore écrire sa légende.
Une nouvelle exclusive pour découvrir l’univers de la série Phænix de Carina Rozenfeld et le mythe de Psyché et Éros qui a inspiré l’auteur.
Depuis l’origine du monde, le Phænix meurt et renaît perpétuellement de ses cendres. L’être fabuleux est constitué de deux âmes sœurs. À chacune de ses résurrections, ses deux moitiés doivent se retrouver et s’aimer pour reformer l’oiseau légendaire. Car lui seul a le pouvoir d’éloigner les menaces qui pèsent sur l’humanité. Malheureusement, les deux amants ont été séparés et l’oubli de leurs vies antérieures les empêche d’être réunis…

Mon avis

Après avoir lu la duologie Phaenix, j’ai eu un peu de mal à quitter cet univers. Alors quand j’ai vu qu’il y avait également une préquelle, je me suis dit qu’il fallait absolument que je la lise, une façon d’en terminer avec cette saga coup de cœur, en quelque sorte.

On retrouve ici E. qui nous raconte de son point de vue l’arrivée d’Anya en ville, leur première rencontre, et c’est agréable d’avoir sa version de l’histoire. Également, il y a quelques scènes bonus du premier tome, du point de vue d’Anya cette fois-ci. Elles n’apportent rien à l’histoire, mais ça reste plaisant à lire. Puis enfin, nous avons le fameux mythe de Psyché et Éros, dont l’auteure s’est inspirée pour sa saga.

Si j’avais lu cette préquelle avant Phaenix, je me serais précipitée chez mon libraire pour acheter les deux tomes et les dévorer très vite. Car en très peu de pages, on devine où veut en venir l’auteure et elle sait donner envie de lire. Carina Rozenfeld a un sacré talent de conteuse, à n’en pas douter !

A lire avant, entre les deux tomes ou après, cette nouvelle ravira les fans de la saga et donneront envie aux autres de la commencer !

[Chronique] Phaenix, tome 2 : Le brasier des souvenirs – Carina Rozenfeld

[Chronique] Phaenix, tome 2 : Le brasier des souvenirs – Carina Rozenfeld

phaenix 2


Elle a tout oublié, il se souvient de chaque instant.
Depuis l’origine des temps, ils se retrouvent pour former le Phænix et faire perdurer la légende.
Mais pour que l’oiseau mythique renaisse ce ses cendres, pour qu’ils puissent se rejoindre, elle doit regagner la mémoire, et le chemin qui la mènera à sa moitié.
Anaïa a découvert qu’elle était détentrice d’un secret oublié depuis longtemps. Deux garçons qu’elle a rencontrés à la fac, Eidan et Enry, attendent d’elle qu’elle se souvienne, qu’elle recouvre sa véritable identité.
Pour y parvenir, Anaïa doit explorer les recoins les plus sombres de son inconscient et emprunter un chemin où musique et sentiments se mêlent étroitement.
Prise dans le brasier des souvenirs, il lui faudra affronter bien plus que sa mémoire oubliée, et faire face aux démons de son passé.
Mais l’amour pourra-t-il suffire à réparer ce qui a été brisé et à écarter le péril qui la guette ?

Mon avis

Anaïa cherche à retrouver la mémoire, mais rien ne vient. Pas très heureuse dans son couple, malheureuse après le départ son oiseau et par dessus tout en pleine période d’examens, la jeune fille est complètement vidée. Pour tenir le cap, elle se met en tête de retrouver la mémoire, faire revenir son oiseau, et en finir avec son couple, pour le bien du Phaenix. Et tout ça ne va pas être simple.

Deuxième tome, et déjà la conclusion de Phaenix, une duologie qui m’aura transportée jusqu’au bout. J’ai retrouvé les mêmes émotions que dans ma première lecture, ce qui m’a fait passé un très bon moment. Le choix des musiques qui nous accompagnent est toujours aussi judicieux que dans le premier tome, c’est une playlist très agréable à écouter. La conclusion de l’histoire du Phaenix est très belle, très chargée en émotions. Je pense que la fin aurait été tout aussi magnifique si elle aurait été différente.

Mais en parlant d’émotions, Carina Rozenfeld nous en fait vivre de très belle. Entre l’amour que porte Anaïa à ses amis, sa première fois, toutes ses découvertes (pas de spoil promis), et cette fin, ce livre est un véritable ascenseur émotionnel !

En bref, pour moi c’est une très bonne conclusion et je garderais un très bon souvenir de cette saga. Je compte également lire la préquelle, car je n’ai pas tellement envie de quitter le Phaenix aussi vite…

[Chronique] Phaenix, tome 1 : Les cendres de l’oubli – Carina Rozenfeld

[Chronique] Phaenix, tome 1 : Les cendres de l’oubli – Carina Rozenfeld

Phaenix 1


Anaïa a bientôt dix-huit ans. Elle a déménagé en Provence avec ses parents et y commence sa première année d’université. Passionnée de musique et de théâtre, Anaïa mène une existence normale. Jusqu’à cette étrange série de rêves troublants dans lesquels un jeune homme lui parle et cette mystérieuse apparition de grains de beauté au creux de sa main gauche. Plus étrange encore : deux garçons se comportent comme s’ils la connaissaient depuis toujours… Bouleversée par ces événements, Anaïa devra démêler le vrai du faux, comprendre qui elle est vraiment et qui saura la compléter. Elle devra souffler sur les braises mourantes de sa mémoire millénaire pour redevenir elle-même. S’ouvriront alors les portes d’une nouvelle réalité dans laquelle amour et fantastique sont étroitement liés. 

Mon avis

Alerte coup de cœur !

Anaïa vient de déménager en Provence avec ses parents. A l’université, elle se fait rapidement de nouveaux amis, dont deux étranges garçons, Eidan et Enry, qui lui tournent autour. Ils semblent tout connaître d’elle, alors qu’elle les rencontre pour la toute première fois. C’est étrange, mais ça l’a devient encore plus quand les rêves d’Anaïa se confondent avec la réalité…

J’ai trouvé ce premier tome très puissant, très chargé en émotions diverses. Il plane sur l’histoire une certaine mélancolie qui ne m’a pas lâchée avant que je ferme ce roman. Cette mélancolie s’accorde tellement avec l’histoire du Phaenix que je me suis sentie vidée à la fin.

Mais il n’y a pas que l’histoire, il y a aussi les personnages. J’ai été beaucoup plus marquée par Eidan que Enry et entre les deux, il est difficile de connaître le fin mot, tant Carina Rozenfeld brouille les pistes, au point où je me suis sentie aussi perdue qu’Anaïa, ce qui nous rapproche considérablement de ce personnage principal que j’ai adoré suivre tout du long.

L’écriture y est aussi pour beaucoup, totalement fluide. L’auteure nous livre son récit sous le ton de la confidence, raconté à la première personne, du point de vue d’Anaïa. Comme si tout cela n’était qu’une histoire racontée par une vieille amie à propos de son entrée à l’université pour des moins singulière.

Le tout est agrémenté d’une playlist musicale qui colle parfaitement avec le thème. J’ai eu pour ma part un coup de cœur pour Meaning de Cascadeur, qui reflète pour moi le contenu du livre et l’histoire du Phaenix. Je compte lire la suite très prochainement, j’ai tellement adoré que je crois que je ne pourrais pas attendre encore très longtemps !

Phaenix, mon coup de ❤ de 2015 !

Une photo publiée par Séverine – BFrei (@aponey_supreme) le

[Chronique] In these words, Volume 1 – Guilt Pleasure

[Chronique] In these words, Volume 1 – Guilt Pleasure

in these words 1


Katsuya Asano, un jeune profiler formé aux Etats-Unis, est amené à travailler pour la police de Tokyo. Il a pour mission de fournir le profil d’un tueur en série qui sévit depuis plusieurs années dans la capitale.
Grâce à son aide, l’opération est une réussite et Shinohara Keiji est enfin arrêté.
Obnubilé par la personne qui est à l’origine de son arrestation, ce dernier accepte de faire des aveux complets, mais à la condition que Katsuya soit celui qui les recueille.
À peine le jeune homme vient-il d’accepter qu’il est tourmenté nuit après nuit par le même cauchemar : un homme dont il ne voit pas le visage le retient prisonnier et le torture tout en lui murmurant à l’oreille qu’il l’aime.

La frontière entre rêve et réalité s’effondre alors brutalement pour lui…

Mon avis

In These Words, c’est l’histoire de Katsuya, un jeune profiler des Etats-Unis, qui travaille avec la police de Tokyo pour arrêter un homme qui démembre ses victimes. Une fois cet homme arrêté, il dit vouloir faire ses aveux uniquement à Katsuya. Depuis ce jour, ce dernier fait d’étranges cauchemars où il est victime d’un psychopathe qui prend un malin plaisir à le violer et le torturer. Mais un jour, la barrière entre les songes et la réalité va s’effondrer…
C’est donc dans un huis-clos que va se dérouler notre histoire, étant donné que cette opération « aveux » doit rester complètement secrète.

Cette histoire commence par un prologue écrit, et non dessiné, j’avoue avoir un peu peur de me retrouver avec light novel pendant quelques instant. Mais en faite non, c’est bel et bien un manga que je tient entre mes mains, qui me semble très prometteur !

C’est un yaoï absolument pas conventionnel, et qui s’écarte du chemin habituel qui amène généralement à de la romance, avec un grand R. Le fait que les mangakas s’éloignent des yaoïs plus traditionnels offre des belles perspectives pour la suite de la saga. Cependant, Jun et Narcissus nous promettent de la romance dans les tomes à venir, chose que j’ai pour l’instant du mal à concevoir avec nos personnages actuels. Mais j’attends de voir la suite pour me prononcer de ce côté là !

Côté graphismes, c’est beau, très très beau ! Des bonnes proportions de personnages, des émotions très bien rendues, le découpage des cases est parfait ! Les personnages sont très travaillés sans être trop stéréotypés. Quant aux décors, ils sont simple mais très parlant. Les angles de vues sont audacieux, ce qui rend la lecture plus dynamique. Un vrai chef d’œuvre visuel !

Mais à quand la suite?

Merci à Babelio et aux éditions Taifu Comics pour cette lecture !

[Chronique] Dix-neuf – Sami Mokaddem

[Chronique] Dix-neuf – Sami Mokaddem

dix-neuf

  • Éditeur : Pop libris éditions (2014)
  • Pages : 406
  • Genre : Thriller, paranormal
  • Prix : 1.86€
  • Acheter Dix-neuf

Une mystérieuse équation mathématique cachée dans une partition musicale, un livre ancien servant à invoquer des forces maléfiques, un secret enfoui au fond d’une tombe punique et une pyramide géante immergée sous les eaux des Bermudes : rien ne semble lier ces éléments, et pourtant…

Lorsque les descendants de trois peintres célèbres sont soudain tués dans trois pays différents, Viviane Silva, agent spécial, découvre que les assassins étaient sur la trace d’un message codé, dissimulé dans l’une des toiles des maîtres.
Un puzzle monstrueux se met alors en place, dévoilant une conjuration démoniaque, qui prépare, depuis le temps de l’Égypte ancienne, l’avènement du règne des Ténèbres sur terre.

Mon avis

Après un premier pas dans le monde du livre avec un recueil de nouvelles, Dix-neuf est le premier roman de l’auteur, et je dois dire que c’est une sacré surprise ! Autant de travail abattu pour un aussi beau résultat, on ne peut rêver mieux pour ce thriller qui prend ses inspirations dans les légendes Lovecraftiennes et Sumériennes pour ne citer qu’elles, mais aussi dans l’histoire avec le passé de Carthage et d’Hannibal Barca.

Mais replantons le décors : d’un côté, Ryan se réveille amnésique et apprend que des amis à lui ont disparus, laissant leur fille adoptive Renée seule. D’un autre, Viviane enquête sur la Golden Dawn (une société secrète anglaise versée dans les sciences occultes), dont leurs membres ont tué son mari et s’apprêtent à faire revenir les Anciens sur terre. Pour les aider, une médium et un professeur qui en connaît long sur Carthage répondront à leurs questions. Mais il y a aussi Adam qui court après Lilith et ses succubes, qui enlèvent des fœtus pour un sacrifice…

Bien qu’il y ai beaucoup de personnages, l’auteur se concentre sur Ryan et Viviane. Ryan, un mathématicien qui est amnésique mais qui retrouve la mémoire petit à petit, et Viviane une enquêtrice qui en connait un rayon sur le paranormal. Leurs compétences et connaissances sont complémentaires, et l’un sans l’autre ils ne pourraient pas avancer. Cependant, l’auteur ne s’attarde pas trop sur le côté psychologique des personnages et des relations qu’ils peuvent avoir entre eux pour se concentrer exclusivement sur l’enquête. Mais pour tout vous dire, j’y ai fait attention qu’à la toute fin du roman, tellement il y a d’informations et de révélations qui arrivent assez fréquemment ! Néanmoins, tout ne nous arrives pas dessus en bloc, l’auteur a su distiller tout cela pour que ça reste agréable à lire.

Alors, bien qu’au départ nos personnages évoluent chacun de leur côté, on fait très rapidement le parallèle entre les découvertes de chacun, qui vont toutes à peu près dans le même sens, car il ne le savent pas encore, mais leur but va être le même au final. En effet, bien que l’auteur pioche dans les légendes lovecraftiennes, summériennes, ou le passé de Carthage et d’Hannibal Barca, entre autres, il compare ces légendes entre elles et fait ressortir les points communs de ces histoires, et nos personnages remontent ainsi jusqu’à leurs ennemis.

Pour revenir au travail de l’auteur, j’ai adoré approfondir ce que l’on apprend déjà dans le roman avec l’annexe qui est complète. Sous forme de notes avec un numéro pour que l’on se réfère à l’endroit où l’auteur en parle dans son histoire, on en apprend plus sur certains faits. Après, libre au lecteur de creuser pour en savoir plus… D’ailleurs, tout cela m’a donné des idées de lectures qui ont inspiré ce roman (les romans de Poe, le Necronomicon, Le roi en jaune…).

Le tout servit avec une plume fluide, une histoire bien construite et grandement servit par un vocabulaire assez riche. Bien que l’enquête soit assez complexe en elle-même, elle reste assez simple à comprendre vu que l’auteur détaille l’ensemble des découvertes, ce qui reste à la portée de tous. J’ai totalement adoré suivre cette enquête et l’ambiance paranormale qui plane sur l’histoire, qui m’a énormément rappelé De fièvre et de sang de Sire Cédric, où deux personnes enquête elles aussi sur des phénomènes paranormaux. Étant également une grande fan de Lovecraft, je suis ravie de retrouver ce grand maître du fantastique ici. Ce livre est pour moi un coup de cœur !

Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions Pop Libris pour ce partenariat, ainsi qu’à l’auteur pour la dédicace !

[Chronique] Fangirl – Rainbow Rowell

[Chronique] Fangirl – Rainbow Rowell

fangirl

  • Éditeur : Milady (2014)
  • Pages : 505
  • Genre : Young Adult
  • Prix : 17.70€
  • Acheter Fangirl

Cath est fan de Simon Snow.
Okay, le monde entier est fan de Simon Snow…

Mais pour Cath, être une fan résume sa vie – et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa soeur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c’est ce qui les a aidé à surmonter la fuite de leur mère.
Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l’univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films.
La soeur de Cath s’est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s’en passer. Elle n’en éprouve pas l’envie.

Maintenant qu’elles sont à l’université, Wren a annoncé à Cath qu’elle ne voulait pas qu’elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d’écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots…
Mais elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n’a jamais vraiment été seul.

Pour Cath, la question est : va-t-elle réussir à s’habituer à cette nouvelle vie ?
Peut-elle le faire sans que Wren lui tienne la main ? Est-elle prête à vivre sa propre vie ? Ecrire ses propres histoires ?
Et veut-elle vraiment grandir si c’est synonyme d’abandonner Simon Snow ?

 

Mon avis

Fangirl est une petite pépite. Vous savez, le genre de pépite qui vous fait sortir de votre zone de confort, qui vous fait lire du Young Adult alors que vous n’êtes pas une aficionados du genre. Qui vous fait aimer un livre que vous avez emprunté « juste pour voir », parce que le résumé a quelque chose d’attirant, qu’il vous parle. Et bien voilà, Fangirl c’est un peu tout ça pour moi.

Je vous avoue que j’avais très peur quand même de me lancer dans cette lecture. Bien au delà de sortir de ma zone de confort, j’ai beaucoup trop entendu parler de Rainbow Rowell sur la blogo cette année, et j’avais peur d’être déçue tout simplement. Mais finalement, c’est très bien passé!

Parce que Fangirl, c’est vraiment que de la romance. Il ne faut pas chercher au dessus, plus loin ou autre : c’est de l’amour. C’est Cath qui se retrouve pour la première fois de sa vie sans sa sœur jumelle et qui découvre qu’autour d’elle, il existe des gens, et que ces gens peuvent être vos amis, et plus si affinité.

Je me suis beaucoup identifiée à Cath, une fille un peu misanthrope sur les bords, qui ne fait confiance à personne, qui à plein d’amis sur internet (♥), et qui écrit des fanfictions (j’en écrivais, maintenant je ne tiens plus que ce blog). J’ai beaucoup apprécié ce personnage, qui sait se remettre en cause et a des réactions drôle par moment.

Le tout est très bien écrit, c’est fluide, il y a des péripéties là où il faut pour tenir le lecteur en haleine, juste assez pour donner envie d’y revenir le plus rapidement possible. Il y a pas mal de références tout au long du livre, à Harry Potter, Twilight, le Hobbit, le SdA, Battlestar Galactica… et j’en passe, j’en ai très certainement ratés, mais je pense en avoir saisit la plupart.

En bref, c’est un coup de cœur et je remercie ma binômette Cece de me l’avoir choisi pour notre Choose me a Book 🙂

[Chronique] Réseau(x) : Black Urubu – Vincent Villeminot

[Chronique] Réseau(x) : Black Urubu – Vincent Villeminot

black urubu

  • Éditeur : Nathan (2014)
  • Pages : 23
  • Genre : Thriller
  • Exemplaire téléchargeable gratuitement sur lire en live

Lana vit les deux garçons entrer dans le café où elle les attendait. Ses yeux brillèrent. Cèsar était à Barcelone depuis l’avant-veille, et elle se doutait qu’il viendrait ici, sur les ramblas, au café Durrutti, passer une fin de soirée selon ses anciennes habitudes. Du moins la toute jeune femme, 21 ans, l’espérait-elle.

Elle resta quelques instants encore, assise à sa table rencognée dans la pénombre, au fond du petit bar à tapas. Elle attendit pour se montrer, savourant sa propre impatience. Une boule lui serrait le ventre. Que dirait Cèsar, en la voyant ici ce soir ? Serait-il surpris, distant, fraternel ? Avec lui, elle ne savait jamais sur quel pied danser. C’était ainsi depuis l’enfance.

Mon avis

Black Urubu raconte l’avant. Avant les PIFR (Play it for real), la BCA (Black Clowns Army), avant Nada#1. Deux ans avant Réseau(x), nous retrouvons Cèsar et Vittorio, fêtant la vente de TMWYK (Tell me who ya kill), son application qui permet de mettre en scène grâce à une photo, une personne qui se fait tuer. Cèsar se retrouve insulté sur les réseaux sociaux pour avoir accepté de vendre son application qui était gratuite et l’un d’eux, un politicien (accessoirement un ancien ami), va aller jusqu’à dire que c’est un vautour… Rejoint par Lana, ils vont capturer trois urubus noirs pour les lâcher à la permanence de ce politicien…

Est-ce que cette courte nouvelle est indispensable à la saga? Et bien, pas vraiment. Il n’y a pas de révélations croustillantes, ni quoi que ce soit d’autre. On reprend vraiment que ce que l’on a fait que survoler dans les deux premiers tomes, sur les débuts de Cèsar, la BCA et les PIFR et sa relation avec Lana, comment elle est passée au stade d’amie d’enfance à amie et plus si affinités.

Toujours aussi bien écrit, bien que ce soit une courte nouvelle, l’auteur y a accordé autant d’attention qu’à ses romans, ça a donc été un véritable plaisir que de retrouver notre nada préféré !

Mais pour qui aurait totalement accroché à l’univers et au talent de Vincent Villeminot comme moi, je ne peux que recommander de se plonger au plus vite dans cette nouvelle!