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[Chronique] Maestra – L.S. Hilton

[Chronique] Maestra – L.S. Hilton

maestra

  • Éditeur : Robert Laffont (2016)
  • Pages : 372
  • Genre : Thriller érotique
  • Prix : 18.90€
  • Acheter Maestra

Le jour, Judith Rashleigh est assistante dans un hôtel de ventes aux enchères londonien qui l’exploite malgré ses diplômes et son talent. La nuit, elle officie dans un bar à hôtesses où elle séduit sans effort.
Judith sait qu’elle doit jouer le jeu. Pour faire carrière et pour charmer les hommes, elle a appris à être une gentille fille… Jusqu’à ce qu’elle découvre une gigantesque escroquerie autour d’une fausse toile de maître. Licenciée avant d’avoir pu faire éclater le scandale, Judith décide de fuir avec un riche client sur la Côte d’Azur. Là-bas, un monde décadent et corrompu les attend. Là-bas, elle goûtera à la vengeance. La gentille fille deviendra femme fatale.

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture !

Mon avis

Judith est assistante auprès d’un grand groupe qui gère des ventes aux enchères d’œuvres d’art. Désabusée par ce milieu où elle pensait avoir plus de considérations, elle se met à travailler en parallèle dans un bar de nuit où elle joue les hôtesses sexy auprès d’hommes volages, jusqu’au jour où elle découvre une escroquerie à l’hôtel des ventes, et qu’elle se retrouve virée avant d’avoir pu creuser cette affaire. Judith décide donc de fuir avec un de ses clients du bar, direction la France…

Le sexe, ça fait vendre, que ce soit bon ou mauvais, ça on l’a bien compris avec Fifty Shades. Du coup, quand Maestra a débarqué dans nos contrées, la presse généraliste n’a pas hésité, que dis-je, s’est empressée de faire le lien avec la saga de E.L. James, alors que ces livres n’ont rien en commun ( C’est à se demander si ces journalistes lisent vraiment les livres… Ou juste les communiqués de presse). Mais est-ce que Maestra est bon ? J’en ressort sacrément mitigée…

Ce roman est un thriller érotique, et je ne suis pas convaincue par ce mélange, l’auteure n’ayant pas su doser correctement les deux genres. D’un côté, on a le thriller qui ne m’a pas convaincue. Maestra porte cette étiquette pour ses trois-quatre meurtres et sa pseudo-enquête de fin un poil tirée par les cheveux. Concernant le côté érotique, ce n’est pas ça non plus. Alors oui, la notion de consentement est respectée ici, Judith assume et vit pleinement sa sexualité, mais c’est tout. Ce n’est pas émoustillant, rien. On reste dans une surenchère entre les meurtres et les scènes de sexe, l’auteure n’ayant pas su s’arrêter à temps. Toujours ce problème de dosage. Rajoutons à ça des personnages pas attachants, malgré le passé larmoyant qu’on essaye de leur coller…

Mais cela reste fluide, L.S. Hilton a du vocabulaire et on ne tombe pas dans une répétition agaçante. Il y a une bonne documentation sur le marché des œuvres d’art et tout ce qui entoure ce domaine, et c’est bien le seul point positif de Maestra. Il paraît qu’une suite serait prévue, mais que raconter de plus, si ce n’est que de continuer à surenchérir sur les deux tableaux ? Sexe, meurtres, et alors ? Quoi d’autre ? Car c’est comme cela que nous est présentée la fin. Il paraît même qu’un film verra le jour, mais alors là, ne comptez pas sur moi, de même si la fameuse suite est publiée un jour.

En bref, Maestra est un thriller érotique absolument pas convainquant, qui reste dans la surenchère du début à la fin. Les personnages ne sont pas attachants, le seul côté que j’ai apprécié, c’est quand Judith remettait le pied à l’étrier et se remettait dans le marché des œuvres d’art. Mais comme cela ne dure pas longtemps au profit de plus de meurtres et de sexe…

[Chronique] Les loups de Riverdance, tome 1 : Lucas – H.V. Gavriel

[Chronique] Les loups de Riverdance, tome 1 : Lucas – H.V. Gavriel

les loups de riverdance 1

  • Éditeur : Milady (2014)
  • Pages : 600
  • Genre : Bit-Lit
  • Prix poche : 8.20€
  • Acheter Lucas

Lucas parcourt les États-Unis sans jamais oser poser ses bagages. Le jeune homme se sait traqué. Pourtant, lorsqu’il s’installe dans cette petite ville des North Cascades, il ne peut s’empêcher d’espérer autre chose de la vie. Au point de baisser sa garde. Jusqu’au jour où les ténèbres de son passé le retrouvent et commencent à massacrer méthodiquement son entourage. Son salut viendra de Marcus. Un homme beau, fort, plus âgé, qui fait battre le coeur de Lucas. Mais Marcus est avant tout un loup-garou et la nature même de Lucas est pour lui une abomination… 

Mon avis

Lucas fuit depuis toujours. Menacé – pour ne pas dire harcelé – par sa famille, qui n’hésite pas à laisser des cadavres non loin de chez lui pour lui fait comprendre qu’ils ne sont jamais loin, Lucas a une vie totalement instable. Alors que le jeune homme fuit une nouvelle fois, il pose ses maigres bagages dans une ville infestée de loups-garous…

A force d’en entendre parler, il était temps que je me lance dans cette saga ! J’ai passé un bon moment de lecture, mais il y a quelques petites choses qui m’ont dérangée.

Tout d’abord, les répliques de Lucas sont peu naturelles, c’est poussif, et par moment on ne reconnait plus le personnage tellement ça ne correspond pas du tout. Mais quand Marcus discute avec Lucas, je n’ai noté aucune différence entre leurs dialogues, on reste dans le même ton, le même emploi des mots, les mêmes tournures. Heureusement que les noms sont indiqués, sinon je pense que je les aurais confondus, ces deux-là !

L’histoire peine à débuter. On piétine, on tâtonne, mais une fois dedans, on ne s’arrête plus et il devient difficile d’arrêter sa lecture tellement c’est bon. Cependant, le passé de Lucas ne m’a pas plus intéressée que cela. C’est bien d’avoir toutes les informations en main, mais là c’était trop, et ces nombreux flashbacks très longs cassent le rythme de la lecture. Je vous avoue que j’ai fini par survoler ces passages, mais cela n’a rien changé à ma compréhension de l’histoire : j’avais toutes les informations principales, le reste est superflu.

C’est superflu pour des tas de raisons, mais surtout pour une seule : la répétition. Lucas répète tellement de fois que son père ne s’est jamais occupé de lui, par exemple, que quand on revient sur un flashback qui dure plusieurs pages sur son père qui n’était pas tendre avec lui, ça devient lourd pour le lecteur.
On peine aussi à savoir qu’elle est la vraie nature de Lucas. C’est trop long, et j’aurais aimé avoir l’information beaucoup plus vite.

H.V Gavriel, l’auteure de cette saga, est française. Et pourtant, elle a su retranscrire à la perfection les lieux, les mœurs, les habitudes des américains. On s’y croirait vraiment. Par contre, ce n’était pas obligé de parler de Beacon Hill. Clin d’œil ou pas à la série de MTV Teen Wolf, c’est comme appeler un personnage Fenrir quand on parle de loups-garous : c’est cliché.

L’univers des loups est très bien amené, ainsi que la romance fantastique, qui n’empiète pas trop sur l’intrigue principale. L’auteure a su doser les deux, et c’est agréable. La romance est accompagnée de scènes intimes très très chaudes et très bien écrites, personnellement j’en redemande ! Pour rester dans le sujet, j’ai adoré que la notion de consentement soit respectée et que dès qu’il s’agit de viol, le personnage ne tombe pas dans un syndrome de Stockholm foireux.

En bref, vous me connaissez, la bit-lit, ça passe ou ça casse, chez moi. Et bien avec Les loups de Riverdance, malgré ses défauts, ça passe. Parce que l’intrigue reste bien menée, parce qu’on ne transforme pas le personnage principal en objet sexuel mi-bestiole inconnue, mi-bestiole vue et revue dans ce genre de livres. Ce n’est pas malsain. Et c’est le principal. Est-ce que je signe pour le deuxième tome ? Oui, bien évidemment ! 

[Chronique] Konshoku Melancholic – Ringo Yuki

[Chronique] Konshoku Melancholic – Ringo Yuki

konshoku melancholic


Souffrant d’un complexe d’infériorité, Miyashita est un lycéen passionné par la peinture qui passe ses journées isolé dans la salle d’art pour y peindre. Intrigué par ce dernier, Nishimura, un lycéen au caractère enjoué, décide de pénétrer dans son antre pour apprendre à le connaître et l’aider à s’ouvrir au monde, petit à petit. 

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Konshoku Melancholic est un recueil de nouvelles softs, s’adressant aux novices en yaoï. En effet, les thèmes abordés restent banals et tous sous le même format de la relation impossible/improbable, mais qui va finir par se réaliser. Un schéma très classique décliné ici en 11 nouvelles, les premières de Ringo Yuki.

Chaque couple est toujours composé au minimum d’une personne jeune, un lycéen où qui a l’âge de l’être. Les rencontres se font au lycée, dans un bar ou là où habitent nos protagonistes. Et c’est toujours le jeu du « j’aimerais qu’il me remarque/que notre amitié passe à quelque chose de plus intime », avec les mêmes interrogations qui ne sont jamais très loin. Ce n’est pas que cela ne m’intéresse pas, mais ayant déjà lu pas mal de yaoï sur les mêmes thèmes, j’ai tendance à me tourner aujourd’hui vers des scénarios plus originaux.

Côté graphismes, j’adore la couverture avec ses tons chauds. Une fois à l’intérieur, il y a d’énormes problèmes de proportions qui reviennent assez régulièrement. Mis à part les personnages les plus âgés, tous les autres se ressemblent d’une nouvelle à l’autre, alors que nous changeons de couples à chaque fois. Les têtes des personnages passent d’une expression à l’autre en une case, tant la mangaka a voulu faire passer de nombreuses émotions différentes – mais très vives, et cela donne l’impression de passer du coq à l’âne sans que ce soit forcément cohérent (ou alors les personnages sont bipolaires et on ne m’a rien dit). Quant aux décors,  ils sont quasi-inexistants. On peut passer d’une page très bien travaillée, à plusieurs planches bâclées, la qualité est vraiment inégale.

En bref, Konshoku Melancholic n’est pas un mauvais yaoï, loin de là, mais son thème vu et revu et les graphismes bâclés ne plairont pas forcément aux initiés. Quant à ceux qui découvriraient le genre via ce manga, ce côté soft et ces thèmes assez simple leur donneront très certainement envie de creuser un peu plus pour découvrir d’autres titres.

[Chronique] Esclave de sang – Tasha Lann

[Chronique] Esclave de sang – Tasha Lann

esclave de sang


Mon nom est Evy Dumas et je suis une jeune étudiante tout ce qu’il y a de plus banale. Du moins je l’étais jusqu’à ce que j’aie le malheur d’accepter de suivre mes amis à la fête universitaire d’octobre.Ils se sont bien amusés.
Pour moi… disons que la soirée a été intéressante.
Me voilà maintenant ballottée entre la France et l’Écosse, entre la fac et une cité hors du temps dirigée par cinq types carrément flippants.
Des vampires…
Comme ce gars – sublime – qui se croit en droit de diriger ma vie simplement parce que je l’ai vu planter ses crocs dans le cou d’une fille.
Cela vous paraît difficile à croire ?
Et pourtant…

Merci aux éditions Calepin pour cette lecture !

Mon avis

Evy est une étudiante droite dans ses bottes : pas d’alcool, pas de garçon, très impliquée dans ses études et son petit boulot à la fac. Alors qu’elle accompagne ses deux meilleures amies à une soirée d’un de leurs camarades, une étudiante va disparaitre. Une soirée qui va changer la vie de Evy de tout au tout…

C’est un roman que j’ai lu d’une traite, mais qui me laisse dubitative. Je me demande si une suite est prévue, car ce livre me fait l’effet d’un gros prologue à quelque chose de plus grand, plus dans le ton de A.B.I.E ou encore de Éclat nocturne. Tout se déroule trop vite, on a très peu d’indications temporelles donc il est dur de se situer dans le temps et de savoir combien de temps les choses durent (sauf une fois où un délais en semaine et lâché, mais j’en reste surprise, étant donné que l’auteure y passe très peu de temps). Je pense que plus de descriptions sur certains moments auraient aidé aussi à mieux comprendre le comportement de Evy à la fin, par exemple, car vu comment elle repousse son vampire tout le temps (sauf en hypnose, évidemment), ça ne colle pas des masses.

La fin en général me parait assez brute, elle me laisse un gout d’inachevé, ainsi que le sentiment que ce livre n’est que le premier tome d’une saga. Du moins, je l’espère ! Parce que j’aimerais bien en apprendre plus sur l’univers vampirique de Tasha Lann, même si je vous avoue que j’ai eu un peu peur quand Jehan, vampire de son état, s’est inscrit à la fac pour retrouver une humaine, avec un style vestimentaire que ne renierait pas Stefan Salvatore de Vampire Diaries… Et il ne brule pas au soleil, malheureusement.

Evy est une jolie fille qui s’ignore, attire tous les beaux mecs, mais qui continue à se dévaloriser (cliché, je sais). En parlant des « beaux mecs », c’est une belle bande psychopathes. Un violeur qui tente de profiter de Evy quand elle a trop bu, un autre qui la sauve mais qui profite quand même de son état d’ébriété, et un autre qui n’a pas connaissance de la notion de consentement quand la demoiselle lui dit non dans sa chambre étudiante… Visiblement, aucun de ces gars n’a vu la vidéo Tea Consent. Mention tout de même aux scènes de sexe sous hypnose qui sont très érotiques, bien amenées et bien écrites (bien que je doute que la notion de consentement soit encore respectée à ce niveau-là, l’hypnose ne permettant pas d’agir de soi-même).

Bref, Esclave de sang est une petite bit-lit pas très longue, assez commune et qui souffre de quelques clichés. Le sentiment d’inachevé me fait penser qu’une suite devrait voir le jour, et je serais très intéressée de voir ce que cela donnerait. Et n’oubliez pas, ne forcez personne à boire une tasse thé !

[Chronique] Prince Captif, tome 2 : Le guerrier – C.S. Pacat

[Chronique] Prince Captif, tome 2 : Le guerrier – C.S. Pacat

prince captif 2

  • Éditeur : Milady (2015)
  • Pages : 415
  • Genre : Fantasy, M/M
  • Prix : 14.90€
  • Acheter Le guerrier

Alors que leurs royaumes sont sur le point d’entrer en guerre, Damen et son nouveau maître, le prince Laurent, doivent échanger les intrigues de palais contre la violence ouverte des champs de bataille. Contraint de dissimuler son identité, Damen est de plus en plus attiré par le dangereux et charismatique Laurent. Mais alors que la fragile confiance entre les deux hommes se renforce, les secrets de leurs passés risquent de leur porter un coup fatal… 

Mon avis

Laurent et Damen évoluent loin du Palais dans ce deuxième tome, mais les intrigues de Vère les suivent où qu’ils soient. Parti aux frontières du pays sur les ordres de son oncle avec son esclave, Laurent va devoir déjouer les plans machiavéliques due régent, tandis que Damen se démène pour garder son secret et garder son maitre en vie. Alors que le nom de Damen et sa véritable fonction risquent d’être dévoilés à tout moment, et qu’il va devoir choisir entre son prince et son pays, les complots s’enchainent…

Quel plaisir que de retrouver ces deux-là ! Autant le premier tome était loin de tout rapport minimum amical entre les deux hommes – oui, le fouet, les menaces, tout ça – , ici il règne une tension sexuelle affolante ! Et bien que le moment sexe tarde à venir (l’auteure est sadique), c’est une scène très, très érotique qui nous est livrée ici. Le sadisme de C.S. Pacat va jusqu’à nous rajouter un chapitre bonus qui revient sur cette scène où Laurent et Damen explorent de nouveaux horizons avec une sacré surprise à la clé… Heureusement que la suite est pour avril, car je vous avoue que je ne pourrais pas tenir plus longtemps !

Parce que mis à part le sexe, cette fin ! Pendant tout le roman, on vit des intrigues à la Kushiel, très prenantes et où on se demande comment nos personnages principaux vont s’en sortir. Mais la fin, la fin ! Laurent est très fort, c’est notre Mélisandre, il n’y a pas à dire. Pas aussi perfide, mais pour avoir autant de coups d’avance et pour arriver pile à cette conclusion, je ne serais pas étonnée si certaines révélations devaient arriver dans le prochain tome !

Laurent reste tout de même un mystère. Bien qu’il s’ouvre un peu plus dans ce tome, on reste tout de même sur notre faim et j’aimerais bien voir ce personnage solitaire parler plus, se détendre et se laisser aller avec un Damen qui lui ne pense qu’à sa porte de sortie qu’il peut obtenir en suivant son maitre. Toujours obsédé par le reconquête de son royaume, il essaye de survivre et de suivre tant bien que mal le rythme de ces intrigues. Nous en apprendrons peut-être plus sur lui dans le prochain tome, en tout cas je l’espère !

En bref, ce deuxième tome est à la hauteur du premier. Bien qu’ici Laurent et Damen passent à la vitesse supérieure, rien n’est gagné et tout se jouera dans le dernier et troisième tome. Les scènes de sexe ne sont pas obscènes et sont plus calées sur le consentement que dans le premier, au contraire ça transpire d’érotisme tellement c’est bien écrit. L’attente de quelques mois est dure, très dure !

[Chronique] Viewfinder, Volume 3 – Ayano Yamane

[Chronique] Viewfinder, Volume 3 – Ayano Yamane

viewfinder 3


Feilong est de retour au Japon, bien décidé à s’emparer de ce qu’Asami l’a empêché de voler. Et pour ce faire, tous les moyens sont bons, surtout les plus indécents ! De nouveau, Takaba se retrouve entre les deux hommes au détriment de sa vie paisible. Qui du yakuza ou du membre des Triades aura la mainmise sur le jeune paparazzi ?

Mon avis

Feilong is baaack! Je l’avais bien dit dans mon dernier avis, ce long passage sur le passé commun d’Asami et de Feilong ne pouvait présagé  qu’une seule chose: son retour. Et il est pas très content de s’être fait piqué les informations dans le premier tome, donc il a envie que tout le monde sache qu’il : 1.est en colère 2.veut se faire Takaba pour embêter Asami 3.veut tuer des gens 4.veut récupérer les infos qui ne lui appartiennent pas 5.se comporter comme une fille, dixit Asami.

Moi qui déplorait un manque de rapprochement entre Takaba et Asami, c’est chose faite dans ce troisième tome qui plaira énormément aux fans de boy’s love! Et avec un Feilong qui tente le tout pour récupérer ce qu’il veut, il ne va pas faire dans la dentelle. Il tentera le tout, en passant par la violence et les menaces pour se faire entendre, ce qui ne plaira pas à Asami.

Ce tome réconciliera les fans de la série qui étaient déçu par le deuxième tome, bien en dessous des attentes. Cependant, le chassé-croisé constant entre le yakuza et le membre des Triades pourra bien énerver certains lecteurs, vu que l’action en elle-même ne se déroule que dans les dernières pages de ce tome, laissant les lecteurs naviguer entre les menaces de l’un, et des scènes de sexe à 75% présentes avec l’autre.

Des nouvelles sont encore présentes dans ce troisième tome, deux cette fois-ci:

Baked Sweet Glasses : une histoire peu palpitante et assez banale. Fujiya est commercial pour vendre des slips, et son dernier rendez-vous avec un homme d’affaire, Mikami, ne s’est pas très bien déroulé. Pour se faire pardonner, il lui offrira plusieurs cadeaux, notamment des gâteaux fait-maison. Mikami fini par être touché et couche avec Fujiya. Bref, une nouvelle qui ne me plaît pas plus que ça.

D.N.A of Love : La suite, un flashback sur les deux pères, comment ils se sont rencontrés et comment ils en sont venus à partager des sentiments l’un pour l’autre. Très sincèrement, je n’en voit pas l’utilité et je me suis plus ennuyer qu’autre chose.

[Chronique] Viewfinder, Volume 2 – Ayano Yamane

[Chronique] Viewfinder, Volume 2 – Ayano Yamane

viewfinder 2


Après sa confrontation avec Asami et les yakuzas au Japon, Feilong, le chef de la mafia chinoise rentre à Hongkong. Il se souvient alors de sa première rencontre avec Asami, il y a longtemps, quand son père était encore en vie et qu’il officiait sous les ordres de son frère Yancui comme éxécuteur de la mafia de Hong Kong. C’est à ce moment qu’est apparu Asami, qui bouleversa la vie de Feilong jusqu’à laisser des traces indélébiles…

Mon avis

Je m’attendais beaucoup à ce que l’on voit la relation Takaba/Asami évoluer, mais ce n’est pas le cas. En dehors d’un chapitre, le reste du manga est un flashback sur la vie de Feilong, personnage que l’on croisera bien plus souvent dans le tome 03 et la suite de D.N.A of Love.

Viewfinder : En effet, en dehors du premier chapitre, on ne revoit plus du tout Takaba. Ça faisait un petit moment qu’il ne voyait plus Asami et il cherchait des réponses. Comme une de ses connaissances qui est dans la police en cherchait aussi, ils se rendent ensemble dans un des clubs super-select’ de Asami, dans l’espoir de trouver des réponses, mais tout ne se passera pas comme ils l’auront prévu!

Même si on regrette (énormément) que Yamane laisse Takaba de côté pour introduire Feilong, l’histoire de ce dernier est intéressante, puisqu’elle met en scène sa rencontre avec Asami, ce qui nous laisse imaginer que ce ne sera pas simple dans les prochains tomes pour Takaba, si Feilong a toujours envie de Asami…

Nous ne savons pas si Feilong va revenir auprès de Asami pour se venger ou jouer avec lui, voir même essayer de construire un semblant de relation, la mangaka s’étant vraiment penché uniquement sur leur passé commun. Ce deuxième tome est donc ce que l’on pourrait appeler un tome d’introduction pour la suite.

En bref, une bonne suite pour Viewfinder, même si je regrette de ne pas avoir vu plus que ça Takaba. L’introduction de Feilong est extrêmement longue, mais met en avant les sentiments qu’il y a eu à ce moment là. J’ai hâte de lire la suite!

D.N.A of Love : Histoire bien moins complexe que Viewfinder, je ne m’attendais pas à ce qu’une suite sois publiée dans ce tome. Dans ce chapitre, on reprend les deux amis Hiyama et Mizuno. La mère de ce dernier étant partie en voyage, c’est son père qui s’occupe de la cuisine. Mais il cuisine tellement mal que Mizuno tombe malade. Quand le père de Hiyama l’apprend, il prétexte une visite de courtoisie pour aller les voir, mais surtout pour voir son amant, qui est autre que le père de Mizuno… Pendant que les adultes discutent au rez-de-chaussé, Mizuno en profite pour sauter sur son camarade, qui finit une fois de plus par se laisser faire…

Ce n’était pas ma nouvelle préférée dans le premier tome, ça a été une surprise de la voir continuer ici. Malheureusement, une certaine routine se dessine petit à petit, celle de Mizuno qui saute sur Hiyama qui fini toujours par accepter. Espérons que Yamane ne continuera pas dans cette voie-là.

En bref, le tome complet m’a plu, mais je reste un peu déçue de ne pas voir plus que ça Takaba, j’en attend beaucoup du troisième tome et de l’évolution de la relation entre Asami et le jeune photographe, qui se retrouvera très certainement parasitée par Feilong.

[Chronique] Viewfinder, Volume 1 – Ayano Yamane

[Chronique] Viewfinder, Volume 1 – Ayano Yamane

viewfinder 1


Takaba Akihito est photographe indépendant et son travail l’amène à prendre de nombreux risques. À cause d’un scoop trop vite étouffé, il se met à dos Asami, un dangereux mais séduisant yakuza. Pourra-t-il lui échapper ?

Mon avis

Viewfinder est LE yaoi incontournable de la collection Asuka Boy’s Love ! Paru dans le magazine de prépublication BexBoy, il a su me tapé dans l’œil et j’ai profité de la Japan Expo de cette année pour pouvoir me le procurer…

Le yaoi, c’est quoi ? Le mot yaoi est un terme employé pour caractériser une histoire lorsque celle-ci fait référence à des relations homosexuelles entre deux hommes. Généralement il y a un Seme (dominant) et un Uke (soumis) dans les relations présentées dans les Boy’s Love.

Bref, Viewfinder c’est l’histoire de Takaba, un jeune photographe cherchant des scoops grâce à une source policière, qui se retrouve à poursuivre Asami, un yakuza plutôt connu pour ses trafics de drogue. Sachant que Takaba essaye à tout prix de prendre un cliché de lui dans une situation compromettante, il l’enlèvera et lui fera subir toute sorte de sévices sexuels particulièrement hard (ici le  »public averti » en couverture prend tout son sens) qui finiront au final par plaire au photographe, qui apparemment n’a pas l’air d’être traumatisé de ce faire violer à chaque chapitre… Mais le dernier chapitre nous laisses entrevoir que cette relation évoluera sûrement par de l’amour, ce que nous espérons pour Takaba ! Mais ce premier tome est composé de trois autres histoires, Love Lesson, D.N.A of Love, et Risky Society : God Bless my Justice.

Love Lesson : Histoire plutôt simpliste mettant en scène Yûsuke, un jeune élève de seconde qui se fait  »toucher » par un pervers dans le bus le conduisant à son école. Heureusement, Ichijô, un élève de terminal qui prenait le même bus, le défend et lui permet de se tirer de cette situation quelque peu honteuse. Mais Ichijô n’est pas celui qu’il laisse prétendre, et cherchant Yûsuke, trouve le moyen de coucher avec et de remettre ça à plus tard en lui piquant son paquet de cigarettes. Ce n’est pas mon histoire favorite en tout cas.

D.N.A of Love : Cette fois-ci l’auteur met en scène Hiyama qui a surprit son père et celui de son ami Mizuno à l’hôtel où il livrait du vin, qui se tiennent la main et qui on l’air plus que proche. Persuadé qu’il se passe quelque chose entre eux deux, il prévient Mizuno qui décide de se rendre là-bas pour en avoir le cœur net. Ils tombent sur leurs pères main dans la main, et prennent la décision de prendre la chambre voisine à celle de leurs pères, mais une fois sur place, Hiyama succombe à l’envie de faire la même chose à Mizuno, qui malgré quelques réticences, finira par se laisser faire…

Risky Society – God Bless my Justice : Risky Society est une organisation gouvernementale qui forme des personnes ayant des capacités spéciales, comme la télékinésie, le télépathie, la force surhumaine, ect. Ici nous suivons Tôdô Akira, Yûto Myashita et Rei Yukimura, trois agents de la RS en plein travail. Nous remontons sur l’arrivée d’Akira à l’agence 3 mois plutôt, pour finir au final sur une affaire qui tourne mal et qui finit, on ne le sait comment, dans le lit de Rei, qui couche avec Akira. Cette histoire est très brouillon, et aurait mérité d’être un peu plus travaillée.

Au niveau du dessin, les personnages sont très expressifs et nous emmènent dans un univers à part entière, cohérent. Les dessins sont détaillés, assez mature. Chaque personnage à son caractère propre mit en relief par une diversité visuelle intéressante. En bref, un plaisir pour les yeux !