Archives de
Étiquette : avis

[Chronique] Journal d’un vampire, tome 01 : L’éveil – L.J. Smith

[Chronique] Journal d’un vampire, tome 01 : L’éveil – L.J. Smith

avis vampire diaries livre

  • Éditeur : Hachette / Le Livre de poche (2007)
  • Pages : 448
  • Genre : Bit-Lit
  • Prix : 7.90 €
  • Acheter L’éveil

Dès l’arrivée de Stefan Salvatore à Fell’s Church, Elena, la reine du lycée, se jure de le séduire. D’abord distant, le garçon aux allures d’ange rebelle finit par céder à sa passion dévorante et lui révéler son terrible secret. Quelques siècles plus tôt, la femme qu’il aimait l’a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon. Des événements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan mais Elena est convaincue de son innocence. Et si Damon, vampire cruel et assoiffé de sang, était derrière tout cela ? L’histoire est-elle amenée à se répéter ? Le récit captivant de deux frères vampires déchirés par l’amour d’une même femme. Un triangle amoureux d’une dangereuse sensualité.

Mon avis

Est-il vraiment utile de présenter encore Vampire Diaries ? Diffusé en long-large-travers, ordre et désordre par la télé française, on sait tous plus ou moins que Elena croise Stefan au lycée, futur amour de sa vie. Mais, ce qu’elle ne sait pas, c’est que la rencontre avec son soupirant va – bien évidemment – faire basculer sa vie.

Et c’est comme cela que j’en suis arrivée au roman. La série avait fini par me sortir par les yeux et j’imaginais que le livre serait sûrement meilleur, après tout ils nous l’ont fait assez souvent, détruire une saga. Mais pas du tout !

Dès les premières pages, Elena exaspère au plus haut point. C’est l’archétype de la Reine du lycée, du type Reine Abeille et son essaim qui lui tourne autour. Et attention si le sujet du moment où les autres ne gravitent plus autour d’elle, c’est la fin du monde. Alors imaginez un peu quand Stefan l’ignore purement et simplement ! Elle a besoin de tellement d’attention qu’elle en est désagréable avec tout le monde.

Je me suis donc rabattue sur les vampires. Peine perdue, au 21è siècle ils aiment toujours se faire passer pour des lycéens et mangent des écureuils. Je suis à deux doigts d’invoquer Anne Rice ou Morgane Caussarieu.  J’ai commencé à rire nerveusement quand Stefan explique son vampirisme à Elena… Et qu’elle répond à la positive en lui proposant son sang. En règle générale, leur relation m’a beaucoup trop fait lever les yeux au ciel. Déso pas déso.

A la fin du premier tome, les premières pages de la suite sont proposées. Ça a enterré ma décision de ne pas continuer la saga, tout simplement. Si j’avais ris nerveusement 250 pages plus tôt, j’en ai franchement éclaté de rire tellement le retournement de situation est beaucoup trop gros et présenté d’une façon qui sonne peu naturelle pour passer.

Il est vraiment temps d’en finir avec les vampires beaux, gentils, mais méga trop torturé. Non ? 

[Chronique] Bird Box – Josh Malerman

[Chronique] Bird Box – Josh Malerman

bird box

  • Éditeur : Le Livre de poche (2014)
  • Pages : 380
  • Genre : Science-Fiction, Horreur
  • Prix : 15.90 €
  • Acheter Bird Box

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Mon avis

Depuis qu’Ils sont arrivés, il ne faut surtout pas regarder dehors. Vous pourriez devenir fous. Ce n’était qu’une rumeur au début. Après tout, des gens qui en tuent d’autres puis mettent fin à leurs jours, c’est malheureusement monnaie courante. Mais ça s’est amplifié. Parce qu’ils ont vu quelque chose qui les a poussés à passer à l’acte. Qui sont-Ils, d’où viennent-Ils ? Le monde entier se pose ces questions, tandis que Malorie se prépare à accoucher au milieu de cette horreur…

Ça a été une véritable surprise ! D’abord attirée par la couverture, je ne pensais pas découvrir un tel récit. Premier roman de Josh Malerman et dont les droits appartiennent à Netflix pour un film (21 décembre 2018, retenez cette date !), Bird Box a tout de la science-fiction horrifique et survivaliste.

On a ici la population mondiale, affolée par une créature, qui n’est jamais décrite ou encore nommée. Nous essayons de deviner qui Elles sont, d’où est-ce qu’Elles viennent, leur but ? On devine tout juste leur présence, quand un personnage ne vient pas mettre un coup de pieds dans nos certitudes. Car personne ne s’accorde sur ce qui est dehors. Véritables créatures ou folie collective ? Tant de questions, et si peu de réponses… Et c’est là où réside tout l’intêret de Bird Box. C’est un roman qui se rapproche de ceux de Lovecraft : des créatures innomables que l’on ne voit pas, que l’on devine et la folie ambiante… Le maître de l’horreur n’aurait pas renié ce titre !

Malorie, une femme forte au milieu du chaos

Le personnage que nous suivons ici est Malorie. Enceinte au début de la crise, elle va se retrouver obligée d’accoucher au milieu du chaos ambiant. Et devoir plus tard, élever ses enfants dans le noir, de façon quasi-militaire. Pour leur survie à tous. C’est une femme forte, qui a beaucoup de courage et qui nous surprends toujours plus au fil des pages. Au détriment des hommes qui préfèrent se ranger derrière leurs peurs, Malorie essaye de contenir les siennes pour survivre.

D’une façon plus globale, je ne me suis pas attachée aux autres personnages – en quelques lignes on peut les perdres assez vite. Cependant, on est très vite pris dans la spirale de leurs émotions. On a peur avec eux, on sursaute quand un nouveau venu frappe à la porte. Leur détresse est palpable. J’étais tellement prise dans l’histoire que j’ai eu du mal à la quitter !

Et tout cela nous tient en haleine. Le pire, ce sont les derniers chapitres. Je n’ai pas pu lâcher mon livre à ce moment-là ! Tout au long de l’histoire, on alterne entre le passé et le présent, pour mieux comprendre le contexte de Bird Box. Et là où j’admire le talent de Josh Malerman, c’est que le rythme n’est pas cassé par ces allers-retours, tout reste fluide et cohérent. Vous avez ici un véritable pageturner !

En bref, il vous reste un peu plus de 3 mois pour dévorer Bird Box avant la sortie du film. Coup de coeur certifié !

[Chronique] Freaks’ Squeele, tome 1 : Etrange université – Florent Maudoux

[Chronique] Freaks’ Squeele, tome 1 : Etrange université – Florent Maudoux

freaks squeele étrange université


À la Faculté des Études Académiques des Héros, Chance, Xiong Mao et Ombre entament le cursus qui fera d’eux des super-héros aptes à sauver le monde et ses environs. Du moins l’espèrent-ils ! Ces trois nouvelles recrues vont découvrir les joies de la vie universitaire, la concurrence sans pitié entre étudiants, les professeurs sadiques et le stress des examens. Une université pour apprendre à gérer son image et obtenir son permis de super héros : il fallait y penser !

Mon avis

Quand j’ai travaillé en librairie lors de mes cinq longues années Caennaises, j’ai fait de belles découvertes. C’était la partie cool du job. Elle était rangée à part, à hauteur de pieds – là où personne ne regardait. La tranche des BD a attiré mon regard. Quand j’ai vu « Florent Maudoux », il y a quelque chose qui me disait que ce nom ne m’était pas inconnu… Et j’ai mis une semaine à capter que ce nom est sur plusieurs affiches dans mon bureau, des affiches qui datent puisqu’elles sont toutes sorties du jeu Confrontation de feu Rackham ! #TeamPasDouée

Et il a fallu que je me fasse violence pour ne pas lire d’une traite la saga sur mon lieu de travail…

Nous suivons ici Chance, Ombre et Xiong Mao, tous trois élèves de la Faculté d’Études Académique… des Héros ! (FEAH)? Une école aux élèves particuliers (sorcière, loup, change-forme, valkyrie…), au gardien assez spécial pour ne pas en dire plus. Et le Directeur ? Il m’a tout l’air d’être un sacré radin qui visiblement, aime bien mettre en scène ses élèves pour avoir toujours plus.

Vous l’aurez deviné, nous sommes dans un univers où les héros ont limite pignon sur rue, où ils suivent des études pour avoir le droit d’exercer le métier de héros (à la One Punch Man pour les plus jeunes). Et c’est définitivement cool, tout ça. C’est cohérent, ça se lit d’une traite et nous ne sommes pas perdus. En effet, le premier tome installe l’univers, présente les personnages et nous intègre petit à petit à l’histoire bien particulière de nos trois élèves.

Un univers graphique qui ne ressemble à aucun autre

Côté dessin… Il n’y a rien à redire. C’est beau, c’est fluide. Les scènes de combats sont d’un style très cinéma, mélangé au coup de crayon qui se rapproche plus du manga, ça donne un sacré résultat. Le tout en noir et blanc, Florent Maudoux maîtrise son art et perso, j’en redemande.

En bref, j’ai aimé cette entrée en matière et j’ai très envie de découvrir la suite ! En furetant sur Elbakin et Livraddict, j’ai pu découvrir qu’il y avait également des one-shots, des spin-offs, un roman et peut-être un dessin animé – projet en stand-by depuis 2009. De longues heures de lecture en perspective !

[Chronique] Nous sommes tous des féministes – Chimamanda Ngozi Adichie

[Chronique] Nous sommes tous des féministes – Chimamanda Ngozi Adichie

nous sommes tous des feministes


«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Mon avis

Ça faisait longtemps qu’on avait pas parlé féminisme par ici, n’est-ce pas ? Et bien nous allons rattraper ça avec Nous sommes tous des féministes, un incontournable. C’est la retranscription d’un TED Talk de Chimamanda Ngozi Adichie, autrice Nigériane née en 1977 et qui a gagné différents prix littéraires pour ses livres.

Dans ce TED Talk, elle revient sur son expérience en tant que femme noire, au Nigéria. Comment les hommes se comportent envers les femmes, ce mot « féministe » lancé plus comme un reproche qu’autre chose, comment les garçons et les filles sont élevées dans cette société patriarcale. L’impact que ça a aujourd’hui sur tout le monde. Car oui, vous l’aurez deviné au titre, nous sommes tous concernés par le féminisme.

C’est un discours féministe dans lequel je me suis beaucoup reconnue. Chaque phrase m’a parlée, m’a touchée. Tout est si vrai. Ce texte est très court, mais apporte tellement que je regrette de l’avoir laissé dormir aussi longtemps dans ma bibliothèque. Il est clair, accessible et va droit au but. C’est vraiment à la portée de n’importe qui – et j’insiste bien là dessus parce que c’est le genre de texte qui devrait être lu par le plus grand nombre.

L’exigence du féminisme militant

Cela reste l’expérience de Chimanda, donc évidemment son discours est hétérocentré et n’est que très peu inclusif. Personnellement, cela ne m’a pas plus dérangée que cela, pour deux raisons. La première, c’est son expérience à elle.
Et ensuite, on ne peut pas attendre que toutes les personnes parlant féminisme, le fasse en incluant toutes les minorités dans son discours. Une non-connaissance du sujet, un manque d’expérience, un oubli parce que l’on se focalise d’abord sur son ressenti… Bref c’est largement excusable.

C’est une chose que j’ai vu reproché à l’autrice, alors que cela ne devrait pas l’être. Et c’est aussi un problème du militantisme actuel, celui d’exiger que tous ses interlocuteurs soient forcément bien éveillés face à tous les sujets qui touchent de près ou de loin au féminisme. Alors que… Non, personne n’est à 100% déconstruit et connait ces sujets sur le bout des doigts, ou encore moins est safe. Et pour ça je vous renvoie à l’article de Buffy Mars sur Tout est politique, qui en parle mieux que moi 😉

Les Marieuses

Mais il n’y a pas que le TED Talk de Chimamanda dans ce livre, mais aussi « Les Marieuses« . Et cette courte histoire est vraiment très bonne ! En si peu de pages, je suis rentrée dans l’histoire, je suis tombée sous la charme. Cela se termine bien trop vite, une quarantaine de pages dont je suis arrivée très vite au bout. Qu’à cela ne tienne, j’ai découvert ici une autrice à la plume formidable, et il me tarde de découvrir ses autres livres !

En bref, Nous sommes tous des féministes, c’est un incontournable. Que l’on soit féministe ou non, l’ouvrage est à la portée de tous, et permet de s’éveiller un peu plus sur le sujet, tout en découvrant Chimamanda Ngozi Adichie. Au faite, je vous ai dit que c’était un coup de coeur ? 😉 

[Chronique] Les cartographes, tome 2 : Le Passage d’Or – S.E. Grove

[Chronique] Les cartographes, tome 2 : Le Passage d’Or – S.E. Grove


1892. Un an s’est écoulé depuis que Sophia et Theo sont revenus à Boston. Après des mois de recherches, Sophia découvre que la clé pour retrouver ses parents se trouve dans un Âge lointain, en Europe, sous la forme d’un journal laissé par sa mère. La jeune fille part donc à l’aventure à travers les océans, guidée par une mystérieuse carte mémorielle de cet Âge. Mais à la dernière minute, Theo ne peut l’accompagner. Entre intrigues politiques et menace de guerre, il va devoir enquêter pour prouver l’innocence de Shadrack, l’oncle de Sophia, accusé de meurtre..

Merci à Nathan pour cette lecture ! 

Mon avis

On retrouve Théo et Sophia, toujours dans la quête de cette dernière : retrouver ses parents, perdus dans un autre âge… Mais lequel ? Et alors qu’ils doivent prendre le bateau ensemble afin de trouver de nouvelles réponses, Théo assiste à l’arrestation de Shadrack et se doit coûte que coûte de prouver son innocence !

C’est un tome où on oublie certains défauts du premier : fini les facilités et les passages cousus de fil blanc ! Bien que j’ai mis 2 ans à le finir à cause de sa densité et de son rythme, j’ai plutôt apprécié cette lecture.

Des histoires, il y en a trois. Trois personnages, trois intrigues, où tout s’entre-mêle. Pour récapituler, nous avons donc Sophia, Théo, mais aussi Mina – à travers son journal. Mais celui-ci vient casser le rythme. Autant suivre et alterner entre les deux jeunes est assez facile et on se retrouve à switcher sans trop de difficultés. Cependant, avec un tome où il n’y a – au final – que très peu d’action, c’est une grosse impression de lire une histoire à part avec ce journal. 

Et là où nous n’avons plus le journal, on commence à voir poindre de petites incohérences dans le background – pas impactantes pour la suite de l’histoire. Mais disons que si un personnage voit son cheval fuire de peur, qu’on lui annonce qu’on a rien pu faire pour lui… C’est pas pour retrouver ce même personnage 2 pages plus loin – 10 minutes se sont écoulées – à tenir son fidèle destrier par la bride.

Globalement, l’écriture est bonne concernant la trame principale – celle de Sophia. Je pense que c’est ce qui me fait aimer cette saga, parce que l’intrigue politique ne me touche pas plus que cela. Pourtant lectrice de A Song of Ice and Fire, disons qu’ici l’intrigue politique m’a fait l’effet d’une histoire d’un sombre méchant dans un Picsou Magazine. Ni plus, ni moins.

En bref, j’ai l’air assez négative sur cette lecture, j’en garde pourtant un bon souvenir. J’ai bien aimé l’histoire, et cet univers dont on ne voit pas les limites. J’ai hâte de connaître la fin. Peut-être aurons-nous droit à un happy-end ? 

[Chronique] Sorceleur, tome 01 : Le dernier voeu – Andrzej Sapkowski

[Chronique] Sorceleur, tome 01 : Le dernier voeu – Andrzej Sapkowski

chronique sorceleur tome 01 le dernier voeu andrzej sapkowski


Geralt de Riv est un personnage étrange, une bizarrerie de la nature, un mutant qui, grâce à la magie et à un long entraînement, mais aussi grâce à un mystérieux élixir, est devenu un meurtrier parfait. Ses cheveux blancs, ses yeux nyctalopes et son manteau noir effrayent et fascinent. Il parcourt des contrées pittoresques en gagnant sa vie comme chasseur de monstres. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur. Car Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un Sorceleur. Il est unique.
Au cours de ses aventures, il rencontrera une autoritaire mais généreuse prêtresse, un troubadour paillard au grand cœur, et une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux. Amis d’un jour, amours d’une nuit.
Mais au bout de sa quête, peut-être pourra-t-il prononcer son dernier vœu : retrouver son humanité perdue…

Mon avis

Geralt de Riv est une sorte de mutant. Mais pas n’importe lequel, il est Sorceleur. Son job ? Tueur à gages de monstres et autres créatures magiques qui peuplent les contrées de Nilfgaard. Mais ce n’est pas sans danger, car l’on commence son histoire par son arrivée au temple de Melitele, où il va devoir se reposer avant de repartir chasser. Et en attendant, il se remémore certaines de ses chasses…

Je connaissais déjà l’univers et un bout d’histoire du sorceleur grâce aux jeux The Witcher, qui sont tirés des livres. Il est donc tout naturel que mon choix se soit porté sur ce premier tome lors d’une des fameuses OP de Bragelonne. Et je ne regrette pas mon choix, car j’ai adoré ! Vraiment, c’est le mot. Revenir sur le passé de Geralt, son histoire, Yennefer ou encore sa rencontre avec Jaskier, c’est vraiment ce que je souhaitais en lisant ce premier tome.

Les retours dans le passé se suivent assez bien, il n’est pas vraiment conseillé de choisir son propre ordre de lecture ici, comparé aux recueils de nouvelles plus classiques. Surtout qu’entre chaques nouvelles, on revient au présent et il serait dommage de rater ça !

C’est tout un mélange de fantasy, légendes et de mythologies savamment orchestré, qui est très facile d’accès. Agréable à lire, fluide, à l’univers et au bestiaire très riches. Mais les explications ne tardent pas à venir pour ces derniers, une personne qui n’a pas touché aux jeux ne sera pas perdu. En tout cas, c’est de la fantasy pure et dure comme on fait plus !

De plus j’ai vraiment apprécié, de par mon expérience en tant que gameuse, de retrouver le Geralt des jeux. Cette cohérence entre les deux supports et très agréable à la lecture, l’immersion est d’autant plus simple et plus agréable. Et c’est rare que cela arrive, quand on voit les romans Assassin’s Creed ! Il va vraiment falloir que je lise la suite du Sorceleur

En bref, ce premier tome répond totalement à mes attentes, mes questionnements. Je suis ravie de retrouver le Sorceleur ici, et d’approfondir cet univers que j’apprécie énormément. Ce serait presque un coup de coeur, dites !

[Chronique] Treize raisons – Jay Asher

[Chronique] Treize raisons – Jay Asher

  • Éditeur : Albin Michel (2010)
  • Pages : 284
  • Genre : Drame
  • Prix : 6.90 €
  • Acheter 13 raisons

Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

Mon avis

TRIGGER WARNING : Harcèlement scolaire, Suicide, Agressions sexuelles. Si ce genre de situations est gênante ou inconfortable à lire pour toi, il est encore temps de changer de page !

Hannah Baker s’est suicidée. Quelques mots pour certains une réalité pour d’autres. Mais avant de partir, elle a laissé sept cassettes où elle accuse treize personnes des treize raisons qui l’ont poussées à passer à l’acte, en laissant comme ultime instruction de faire passer les cassettes à la personne suivante.
Clay Jensen est l’un des treize. Mais qu’a-t-il bien pu faire, si ce n’est de ne pas lui avoir avoué ses sentiments assez tôt, assez vite ? Pour lui, l’écoute commence, et la descente dans les secrets d’Hannah également…

Si vous n’avez jamais entendu parlé de Treize Raisons (Why), c’est que vous viviez coupés du monde ces dernières années, non ? Avec l’adaptation en série par Netflix et les polémiques autour de celle-ci, personne n’y a échappé. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai découvert le livre. Après mon bingwatching de la saison 1, je voulais voir ce qu’il en était. D’habitude, le livre est éloigné de son adaptation, c’est la plupart du temps mieux et beaucoup plus complet. Et donc, nous y voilà. Ça a été une très grande surprise de voir que la série arrive à suivre le livre d’aussi près ! Sur ce coup là, je dis chapeau.

Mais comparé à la série qui m’a prise aux tripes, le livre ne m’a pas plus touchée que ça. Peut-être parce que je connaissais déjà l’histoire, ses tenants et ses aboutissants. Enfin, je pleure encore la mort de Dobby et Dumbledore quand je relis ou revisionne pour la énième fois Harry Potter alors, bon… Je reste dubitative. Disons qu’après autant de temps, je n’ai pas assez de souvenirs assez clair de ma lecture alors que d’autres restent gravées en moi même après une seule lecture. Bref, je m’en remettrais (mais heureusement que j’avais mes notes) !

Mais revenons à nos moutons. C’est un récit riche qui alterne les points de vue de Hannah et Clay – du moins, les cassettes de Hannah -. Celle-ci reste très lucide sur ce qu’elle s’apprête à faire, tout au long de son enregistrement.

Dans ceux-là, nous découvrons ce qu’a vécu Hannah depuis qu’elle est sortie avec Justin. Harcèlement, agression sexuelle, isolement, et j’en passe. Mais rassurez-vous : Jay Asher aborde ces moments avec plus de tact et avec un côté moins glorificateur que Netflix. A la lecture, ce sont des moments plus sobres, racontés par une lycéenne qui y met toutes ses émotions, son vécu. De là, on assiste à un véritable effet papillon avec ces enregistrements, chaque actes ayant une conséquence sur la suite, les personnages, les évènements… Et cela ce suit, sans incohérences, d’une traite.

En bref, c’est un livre assez court, qui se lit assez vite. Mais il ne m’a pas autant parlé que son adaptation. Peut-être que je suis passée à côté, sur ce coup-là ! Mais j’en reste assez satisfaite de l’avoir lu. Disons que pour ma part, le visionnage de la série m’aura suffit.

[Chronique] La Brigade de l’ombre, tome 2 : Ne te fie à personne – Vincent Villeminot

[Chronique] La Brigade de l’ombre, tome 2 : Ne te fie à personne – Vincent Villeminot

chronique la brigade de lombre tome 2 ne te fie a personne vincent villeminot


Le type tressaillit en sentant le métal froid des menottes.
– Capitaine Jobert… Brigade des goules.
Elle vit les épaules se raidir, il commença à trembler.
– Tu comprends de quoi je te parle ?
– Je… Je…
Il se mit à pleurer, comme un môme.
– C’est la première fois ? demanda Diane.
– J’ai… j’ai blessé quelqu’un ?
Elle éprouva soudain un profond sentiment de pitié et de colère mêlées.
« Blessé ? si tu savais… Tu n’imagines même pas. »

Merci aux éditions Casterman et à Livraddict pour cette lecture !

Mon avis

Dans le premier tome de La Brigade de l’ombre, première saga noire de Vincent Villeminot à destination d’un jeune public, les goules tuaient. Et c’était là toute la raison de l’existence de la Brigade de Marcowicz. Derrière ces simples meurtres, il y a des contaminés. Et une haine de ces contaminés qui se transforment en goule, c’est un sujet assez tabou dans la société. Ne te fie à personne passe un cran au dessus : maintenant, quelqu’un s’en prend aux contaminés, d’une manière assez violente. Des goules meurent. La Brigade, bien que cela ne rentre pas dans son champ d’action, va tenter de résoudre cette affaire sans trop faire de bruit, alors que Brabant essaye à tout prix de faire tomber Marcowicz et son équipe…

A la fin du premier tome, j’imaginais que la suite pourrait très bien se lire indépendamment, vu que l’enquête était bouclée dans les dernières pages avec son lot de conclusions. Et bien c’est le cas ! On repart sur une toute nouvelle enquête, même si j’émet quelques réserves. Certe, on peut suivre intégralement cette nouvelle enquête sans problème, mais c’est tout. Si on veut saisir toute l’importe du syndrôme, la contamination, le Zoo, les goules, mieux saisir pourquoi les personnes réagissent à tel ou tel moment, il faut lire le premier tome, indubitablement. Je ne pense pas que l’on puisse tout saisir sans cette lecture.

Ce deuxième tome reste captivant et effrayant, Vincent Villeminot a réussi son pari. N’oublions pas que c’est sa première saga dans ce genre ! Nous retrouvons ici un découpage des chapitres assez court, dont le rythme se retrouve cassé par les extraits du journal d’Adé, la benjamine de Marcowicz. Et ce n’est pas un mal, cela permet de souffler entre les chapitres qui restent intenses, et de découvrir une nouvelle atmosphère, un autre état d’esprit.

Les personnages restent très liés les uns aux autres, une action d’un d’entre eux aura forcément un impact sur d’autres, et ainsi de suite, dans une parfaite cohérence. On aime retrouver cette Brigade particulière, aux membres atypiques, qui deviennent de plus en plus mystérieux (Jimy Hendrix pour ne citer que lui !) quand à côté des révélations tombent sur d’autres.

Et en parlant de révélations, on commence à avoir des débuts de réponses par rapport à certaines choses révélées dans La prochaine fois ce sera toi (d’où l’intêret de le lire avant). Mais aussi de nouvelles questions, tout est fait pour nous tenir en haleine et donner envie de lire la suite !

En bref, ce deuxième tome de La Brigade de l’ombre est bon. Il reste dans la lignée du premier, globalement il n’y a rien à redire, si ce n’est qu’il est temps que je m’attaque au dernier tome !

[Chronique] La débauche – Esparbec

[Chronique] La débauche – Esparbec

chronique debauche esparbec


Imaginez un jeune homme qu’on éjecte d’un pensionnat religieux parce qu’il s’y comporte fort mal. Ses parents, n’en voulant plus, le confient à son frère aîné âgé de vingt ans de plus que lui, et chez qui il fait connaissance de sa belle-sœur… Laquelle aurait l’âge d’être sa mère. L’âge seulement, parce que sinon la funeste Armande, femme perverse jusqu’à la moelle, n’a vraiment rien de maternel. Ce serait plutôt le genre marâtre… et obsédée sexuelle.
 » Tiens, tiens, se dit cette mégère, en voyant débarquer le novice. Un grand dadais, un puceau attardé ! Ma foi, pourquoi ne pas nous distraire avec lui ?  »
Vous allez lire le récit de ces  » distractions « . Et ne vous attendez surtout pas à rigoler !

Merci à La Musardine pour cette lecture ! 

Mon avis

Gérard a 17 ans quand il se retrouve renvoyé du pensionnat religieux où il était élève, à cause de pratiques qu’on ne pourrait qualifier d’orthodoxes. Ses parents l’envoient chez son frère avec qui il avait peu de contact à cause de leur trop grande différence d’âge. Gérard va y faire la rencontre de Armande, sa belle-soeur. D’abord froide et assez sévère, elle va très vite révéler un autre aspect de sa personnalité… Bref, Gérard va taper dans l’oeil d’Armande qui va tout faire pour essayer de le dévergonder plus qu’il ne l’est déjà !

De tous les romans de Esparbec que j’ai pu lire, La débauche est de loin le plus soft de ma collection de cet auteur. Mais l’histoire commence assez rapidement, on est vite plongés dedans. Et comme c’est raconté à la première personne, on est aux premières loges ! Ce qui est bien avec Esparbec, c’est qu’on y va jamais par quatre chemins. Avec des situations et pratiques toujours aussi variées, il y en a pour tous les goûts et de quoi nous tenir en haleine jusqu’à la fin de notre lecture. Disons qu’ici, Esparbec est un des rares auteurs où on peut se permettre d’acheter ses livres les yeux fermés, on sait que la qualité sera toujours au rendez-vous 🙂

C’est un roman assez court – 156 pages seulement ! – , mais il n’en faut pas plus pour que nos protagonistes arrivent à leurs fins. C’est une histoire entraînante, addictive, mais surtout terriblement émoustillante. On se demande jusqu’où iront Armande, Gérard, son frère et toutes les personnes qui les approchent. Car personne n’est en reste ! A chaque fois que l’on croise un nouveau personnage, on se demande si lui aussi n’a pas son rôle à jouer dans la débauche de la belle-soeur, sans trop vouloir spoiler !

La fin m’a énormément surprise, je ne m’attendais pas à cette révélation de la part de l’auteur. Est-ce qu’il y a une suite à cette histoire, est-ce que nous la lirons à jour ? Je l’espère !

En bref, La débauche est un roman assez soft, mais qui reste dans la veine des autres romans de l’auteur. Une lecture courte, mais très plaisante ! 

[Chronique] Harry Potter et l’enfant maudit – J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

[Chronique] Harry Potter et l’enfant maudit – J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

chronique harry potter lenfant maudit rowling thorne tiffany


Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis

Nous revoilà plongés dans l’univers de Harry Potter, dix-neuf ans plus tard. Albus va faire sa rentrée à Poudlard avec Rose (la fille de Hermione et Ron) et Scorpius (le fils de Drago). Mais pour Albus, même si il est entouré de ses amis, vivre avec toute l’histoire de son père, « Le Garçon Qui A Survécu », est plus un fardeau et source de vives inquiétudes pour le jeune homme qui se retrouve avec une pression monstre qui l’empêche d’être tout simplement heureux…

Ce livre, c’est un cadeau de ma maman, qui a supporté mon impatience folle à chaque sortie des tomes de la saga et des films. Autant vous dire que sur tout le trajet du retour, je n’ai fait que dévorer ce roman de bout en bout !

Comme vous le savez sans doute déjà, c’est le script de la pièce de théâtre The Cursed Child. Il ne faut donc pas s’attendre à un roman ou à retrouver les personnages que nous connaissions à travers les romans. Tout d’abord, parce qu’ils ont grandi et donc on forcément changé (prise de maturité, etc…) et que J.K. Rowling n’a pas écrit une ligne du script. Mais surtout parce que le théâtre c’est de l’éxagération pour mettre en avant des sentiments, des émotions, des traits de caractère. Ainsi Ron paraîtra plus comme l’élément comique de la pièce, Hermione et Ginny comme des femmes très sérieuses et Harry tourmenté par tout ce qu’il va vivre… Bref vous avez compris l’idée.

Les révélations qui sont faites dans cette pièce, paraissent au premier abord innatendues, mais en y regardant de plus près, c’est du fan-service. Tout est là pour contenter les fans de la première heure, il y a très peu de prises de risques, même dans les révélations finales. Cela me rappelle beaucoup les périodes d’après lecture où l’on cherchait toutes les théories possibles et inimaginables sur internet ! 🙂

Beaucoup de nostalgie se dégage de cette lecture, mais aussi un questionnement par rapport à Albus et à Scorpius et leur relation. Cette bromance est la bromance la plus intense que je n’ai jamais lu (à part dans les yaoï, mais ça ne finit pas de la même façon 😀 ), que j’en reste pensive. Tout dans leurs réactions, leurs mots, me font penser à autre chose que la simple relation amicale que l’on nous présente. Sérieusement, les auteurs auraient glissé un « Albus embrasse Scorpius » que je n’aurais pas été étonnée. Pour en avoir discuté avec plusieurs personnes, il en ressort que nous sommes persuadés que Albus et Scorpius étaient bel et bien en couple dans une autre version de la pièce, mais que quelqu’un a demandé à ce que ce ne soit pas le cas. Ou nous le saurons jamais, ou J.K. Rowling fera le même type d’annonce que pour l’homosexualité d’Albus Dumbledore. Après tout elle nous a bien prouvé qu’elle en était capable !

Mais c’est dommage – si c’est le cas – de ne pas l’avoir dit dans la pièce directement. Et c’est même dommage tout court, cela aurait été la seule prise de « risque » dans l’écriture de ce script et aurait amené un peu de fraîcheur dans cette saga 100% hétérosexuelle – ce qui n’est absolument pas représentatif de la réalité, monde magique ou non.

En bref, j’ai totalement apprécié ma lecture, je me suis laissée prendre au jeu et je suis rentrée facilement dans l’univers de Harry vu par deux auteurs différents. J’en suis ressortie complètement nostalgique et avec l’envie de me refaire un énième marathon des films. Cela manque cependant de renouveau et de prises de risque, mais cela a été assez efficace sur le moment pour me faire passer deux heures de plaisir.