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[Update] Bilan 2016, où l’instant du pavé annuel

[Update] Bilan 2016, où l’instant du pavé annuel

Mes cher.e.s compatriotes,

Il est temps pour moi de faire le bilan annuel, qui pour une fois, ne porte pas le doux nom de Bilan Livresque 20xx. (Et de balancer un pavé aussi énorme, voir plus gros que les autres années). Parce que livresquement, le blog est au point mort depuis 2-3 mois. Depuis ces 2-3 mois, je ne lis plus – enfin, j’ai repris récemment avec une fanfiction (une relecture) qui je savais me redonnerai envie de dévorer du pavé comme avant (aucun commentaire sur son rated, les vieilles habitudes ont la vie dure hein :mrgreen: ) – .

Et avant, le blog a perdu son rythme effréné de quasi un article tous les deux jours. Quand je dis aux personnes qui ont débarqué dans ma vie récemment que mon record l’année dernière était de 183 livres lus, leur réaction était assez énorme 😆 (Et encore ils ne savent pas pour 2014 et les 215 livres lus…). Mais qu’est-ce qui s’est passé pour que je perde mon rythme et le temps de lire ?

Tout d’abord, j’ai raccroché avec Pôle Emploi. J’ai quitté le côté demandeur pour bosser avec eux. L’expérience était très intéressante, enrichissante, parfois énervante, mais j’en retire surtout du positif. Et alors que mon contrat devait continuer jusqu’en février, il s’est terminé fin octobre pour la formation que je rêvais de faire. Oui oui, ENFIN 😀 Quand j’ai su que mon projet allait se concrétiser, ça a été la joie ! Et comme j’ai envie de mener mon projet bien, et jusqu’au bout, il a fallu que je sacrifie la lecture, le blog et Livraddict, mettre mon petit monde fait de livres entre parenthèses pour huit mois. J’entame le troisième, et je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis longtemps.

Je suis dans mon élément, les gen.te.s que je rencontre sont tous plus intéressant.e.s les un.e.s que les autres, j’apprends des choses que j’aime. J’aime être fatiguée en rentrant, continuer à bosser quand même, c’est tellement… Vivifiant de se dire qu’on est fatigué pour avoir fait quelque chose que l’on aime, tout en bâtissant son avenir pierre par pierre. Ma vie est géniale depuis que j’ai commencé cette formation. Et franchement ? C’est. Grave. Cool. (C’est grave cool qui est devenu mon expression favorite, parce que j’ai que ça en tête quand je découvre une nouvelle chose depuis la rentrée 😆 ).

Tout ça pour dire, que Frei, ès-admin tyrannique, lectrice compulsive et chroniqueuse qui ne mâche pas ses mots a du un peu raccrocher le tablier avec cette nouvelle vie 🙂 Mais je vais revenir petit à petit, j’ai quelques lectures en stock à chroniquer et certaines qui vont venir, même si je ne pense pas lire autant qu’avant – si j’atteins les 100 livres lus fin 2017, ce sera énorme.

Bon, et si j’arrêtais de parler de moi et qu’on parlait un peu lecture ?

Les 10 articles les plus lus cette année

#1 Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd (345 vues)
#2 Black Butler, Volume 1 de Yana Toboso (326 vues)
#3 Half Bad, tome 3 : Quête noire de Sally Green (325 vues)
#4 Le consentement sexuel dans la littérature (313 vues)
#5 Doubt, Volume 1 de Yoshiki Tonogai (308 vues)
#6 Le passager – Jean-Christophe Grangé (302 vues)
#7 Détective Conan, Volume 1 de Gosho Aoyama (300 vues)
#8 God Child, Volume 1 de Kaori Yuki (300 vues)
#9 Vampire Knight, Volume 1 de Matsuri Hino (298 vues)
#10 Boy’s Next Door de Kaori Yuki (292 vues)

Je ne vous cache pas que c’est le top 10 annuel le plus étonnant pour moi. Mis à part le #1, le #3 et le #4 je ne m’y attendais absolument pas puisque le reste sont de vieux articles, qui remontent pour certains aux débuts du blog. Mais comme cette année il y a eu le transfert sur WordPress, ça fait presque sens ! En tout cas, c’est très très serré et j’espère que cette nouvelle année va un peu éclaircir tout ça (mais ça me fait plaisir de ne plus voir TFIOS dans le top, vraiment :’) )

Les livres lus cette année : 85 !

Comme chaque année, je vous renvoie à la barre de recherche, je n’ai pas listé les liens 😉

Les livres lus en 2016

Si je ne devais retenir que quelques titres parmi cette – longue – liste, je retiendrais : Les limites de l’enchantement de Graham Joyce (effet planant garanti et la dernière édition de chez Folio est carrément sexy). Les lancements de Kasane – La voleuse de visage et de Deadlock (ouais, rien à voir), qui graphiquement m’ont faite rêver. Les romans de Rohan Lockhart. J’ai pas besoin d’expliciter je crois :p
La couleur des sentiments, un monument. La découverte de Brandon Sanderson via sa mini-série Légion. Les fins des sagas Chroniques Lunaires et Half Bad (toujours pas remise de celle-là, btw). Et encore tellement d’autres ! Mais je pourrais facilement citer la moitié de la liste ahah…

Et pour 2017 ?

Je ne vous cache pas que ça va être un peu dur, mais je me suis mise un minima de 50 livres pour cette année. En plus de la formation, les examens qui vont arriver et le stage, je ne sais pas si j’arriverai à les atteindre, mais j’y crois ! 😀 Et si on doit parler de mes objectifs personnels, finir ma formation et travailler dans le domaine du numérique sont mes objectifs principaux (et tout ce qui en découle, avec les projets persos qui se montent petit à petit). Pour l’instant, c’est déjà pas mal :p

Sur ces belles paroles, je vous souhaite à tous une bonne année, et que vos découvertes livresques soient à la hauteur de vos espérances ! Surtout les fins de saga qui vont sortir cette année et qui s’annoncent très prometteuses… 😉

A bientôt !

Frei

[Chronique] Les mots entre mes mains – Guinevere Glasfurd

[Chronique] Les mots entre mes mains – Guinevere Glasfurd

les mots entre mes mains


Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n’ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut-être leur avenir ? A partir d’une histoire d’amour avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse en avance sur son temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or ».

Merci aux éditions Préludes pour cette lecture !

Mon avis

Helena Jans van der Strom est une jeune servante. Elle se prépare à une vie de domesticité des plus simples, si ce n’est sa soif d’apprendre à lire et écrire. Mais sa vie va basculer quand René Descartes va venir habiter chez son maître et faire basculer du tout au tout les habitudes de Helena

On commence l’histoire à un moment crucial de la vie notre jeune domestique, obligée de partir. Mais où ? Et pourquoi ? Qui est cet homme à l’air sévère qui l’accompagne ? Autant de questions qui vont vite trouver réponse puisque l’on se retrouve vite propulsés dans un flashback qui nous ramène au premier jour où Helena cherchait une maison où travailler. Et cela, jusqu’au fameux jour où elle doit partir, puis sa suite, maintenant que nous avons tous les éléments en mains.

Et quels éléments ! On a sous nos yeux une histoire d’amour cruelle, mais belle dans sa finalité. Nous avons un homme qui n’assume pas ses actes, parce qu’il a peur pour sa réputation, guidé par un domestique aigri et jaloux. Et de l’autre, une femme amoureuse, constamment rappelée à son rôle de Femme, servant de surcroît et rien d’autre. Cela correspond totalement aux mœurs de l’époque (vous me direz, certains agissent encore comme cela aujourd’hui, malheureusement). Pour ça, on peut dire que l’auteure respecte totalement la période de l’Histoire choisie, que ce soit au niveau des tenues, du langage, du comportement… La religion a tout autant sa place également, étant très présente du début à la fin. Rien n’est oublié, pour une immersion réussie !

On peut y voir une critique de l’époque : le sexisme ordinaire, l’apprentissage réservé aux hommes, l’importance de la religion qui enfermait les hommes comme Galilée, qui osaient remettre en question des choses fondamentales comme la forme de la Terre… Mais c’est surtout et avant tout une histoire d’amour, et il ne faut pas s’attendre à ce que le reste soit plus développé que cela.

La plume de Guinevere Glasfurd est fluide, elle a un vocabulaire riche, mais pas complexe pour autant.  Une plume qui touche au plus profond des émotions, avec de la colère, de la jalousie, de l’incompréhension, de l’amour. Entre son immersion plus que réaliste et ses personnes très bien travaillés, on a ici une petite pépite de la rentrée littéraire, qui saura vous faire voyager !

En bref, Les mots entre mes mains est une romance historique basée sur une histoire vraie : celle d’un amour entre Descartes et une servante. Bien sûr, ce qui l’entour n’est qu’une fiction, mais une fiction bien écrite et qui vous prendra aux tripes !